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Beac : La tête de Philibert Andzembe au gibet

Le gouverneur a été «rappelé» dans son pays «en vue de son remplacement», et l’ambiance successorale est orageuse.

Philibert Andzembe n’a point été aperçu à son poste mardi par la plupart de ses proches collaborateurs. Il devait, hier, présider les travaux du Comité de politique monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Beac). Ces assises ont été reportées sine die. Une autre réunion, celle de coordination des services, s’est par contre tenue dans les locaux de la Banque centrale au quartier Elig-Essono à Yaoundé, sous la direction de l’un des vice-gouverneurs, Rigobert Roger Andely. Dans un climat pesant, les participants avaient la tête ailleurs. Sur les derniers développements de la situation au sein de la banque centrale.

En effet, c’est après minuit qu’un communiqué, lu à la télévision nationale gabonaise à l’issue du premier conseil ministériel du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a annoncé le «rappel du gouverneur de la Beac en vue de son remplacement». Le gouvernement de ce pays décidait en outre de «faire arrêter les fonctionnaires gabonais présumés impliqués et résidant sur le territoire national», après les «malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs Cfa au Bureau extérieur de Paris». Il s’engageait à «faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par l’Institution ainsi que les investigations de la Brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte». L’institution est certes «un organisme international et indépendant», reconnaît la République gabonaise, qui néanmoins «souhaite vivement que les autres pays membres participent activement à la recherche de solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Il n’a fallu que quelques heures, apprend-on, entre la décision du nouveau président et l’arrivée toutes affaires cessantes à Libreville hier matin, du désormais ex-gouverneur de la Beac en poste depuis juillet 2007. Du coup, c’est un vent de panique qui s’est levé sur la tour de verre et de marbre du quartier Elig-Essono, transformée depuis quelques semaines en véritable maison hantée. Normal : c’est la première fois, dans l’histoire de la Beac, créée en novembre 1972 et qui débuta ses activités en avril de l’année suivante, qu’on est appelé à vivre ce scénario en forme de psychodrame financier (lire plus bas).

Limogeage
Dans les habitudes de la Banque, aucun cas de figure ne prévoit le «rappel» du gouverneur par son pays. Dans la diplomatie, ce terme revêt une mesure conservatoire dans une situation de crise entre des Etats. Visiblement, le gouvernement gabonais a voulu anticiper sur d’éventuels poursuites judiciaires contre Philibert Andzembe, qui désormais ne jouit d’aucune immunité et peut de ce fait se mettre à la disposition de la justice. En attendant que son limogeage soit entériné par le sommet des chefs d’Etat de la Cemac annoncé pour le mois de novembre à Bangui, en République centrafricaine. Philibert Andzembe parti, les supputations sont désormais ouvertes sur sa succession. Et c’est ici que se trouve la source de toutes les inquiétudes.
En période normale, l’intérim échoit à un vice-gouverneur aux pouvoirs de décision toutefois limités. En attendant que le sommet des chefs d’Etat de la sous-région pourvoie au poste. En l’occurrence, c’est la réunion annoncée en novembre prochain à Bangui (Centrafrique) qui aura à désigner le nouveau patron de la Beac. Mais d’ici là, l’ambiance délétère pourrait se dégrader et bien de dégâts se produire. «Nous avons vécu une première période intérimaire en 1990 avec le Congolais Jean Edouard Sathoud, lorsque le gouverneur Casimir Oyé Mba a été appelé comme Premier ministre de son pays.

Son compatriote Rigobert Roger Andely, à son tour, en 2007, après le départ de Jean Félix Mamalépot, tint les rênes de la maison pendant trois mois qui ressemblèrent à des siècles», explique un haut cadre de la Beac ayant requis l’anonymat. Le règne de M. Andely, se souvient une autre source, fut marqué par une chasse aux sorcières et la promotion de «petits amis». Toutes choses qui installèrent l’intrigue et la délation dans une maison où la discrétion et les bonnes manières sont des règles cardinales. «Aucun cadre sérieux ne veut entendre parler d’intérim en ce moment, et surtout pas de celui de Rigobert Roger Andely, qui ce matin se posait déjà en monarque absolu pendant la réunion de coordination», indique notre haut cadre.
Bien plus, le rappel par son pays de Philibert Andzembe est vécu comme une injustice par beaucoup de ses collaborateurs qui le considèrent comme un martyr de la mal gouvernance qui a abouti, il y a quelques mois, à la découverte du vaste scandale financier du Bureau extérieur de Paris qui porte sur quelque 19 milliards de francs distraits. «Ses ennemis ont manipulé l’information. C’est bien lui qui a levé le lièvre, mais qui aujourd’hui est dans la position de l’impliqué», regrette l’un de ses anciens collaborateurs.

Félix C. Ebolé Bola

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Le gouverneur a été «rappelé» dans son pays «en vue de son remplacement», et l’ambiance successorale est orageuse.

Philibert Andzembe n’a point été aperçu à son poste mardi par la plupart de ses proches collaborateurs. Il devait, hier, présider les travaux du Comité de politique monétaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Beac). Ces assises ont été reportées sine die. Une autre réunion, celle de coordination des services, s’est par contre tenue dans les locaux de la Banque centrale au quartier Elig-Essono à Yaoundé, sous la direction de l’un des vice-gouverneurs, Rigobert Roger Andely. Dans un climat pesant, les participants avaient la tête ailleurs. Sur les derniers développements de la situation au sein de la banque centrale.

En effet, c’est après minuit qu’un communiqué, lu à la télévision nationale gabonaise à l’issue du premier conseil ministériel du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a annoncé le «rappel du gouverneur de la Beac en vue de son remplacement». Le gouvernement de ce pays décidait en outre de «faire arrêter les fonctionnaires gabonais présumés impliqués et résidant sur le territoire national», après les «malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs Cfa au Bureau extérieur de Paris». Il s’engageait à «faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par l’Institution ainsi que les investigations de la Brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte». L’institution est certes «un organisme international et indépendant», reconnaît la République gabonaise, qui néanmoins «souhaite vivement que les autres pays membres participent activement à la recherche de solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Il n’a fallu que quelques heures, apprend-on, entre la décision du nouveau président et l’arrivée toutes affaires cessantes à Libreville hier matin, du désormais ex-gouverneur de la Beac en poste depuis juillet 2007. Du coup, c’est un vent de panique qui s’est levé sur la tour de verre et de marbre du quartier Elig-Essono, transformée depuis quelques semaines en véritable maison hantée. Normal : c’est la première fois, dans l’histoire de la Beac, créée en novembre 1972 et qui débuta ses activités en avril de l’année suivante, qu’on est appelé à vivre ce scénario en forme de psychodrame financier (lire plus bas).

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Dans les habitudes de la Banque, aucun cas de figure ne prévoit le «rappel» du gouverneur par son pays. Dans la diplomatie, ce terme revêt une mesure conservatoire dans une situation de crise entre des Etats. Visiblement, le gouvernement gabonais a voulu anticiper sur d’éventuels poursuites judiciaires contre Philibert Andzembe, qui désormais ne jouit d’aucune immunité et peut de ce fait se mettre à la disposition de la justice. En attendant que son limogeage soit entériné par le sommet des chefs d’Etat de la Cemac annoncé pour le mois de novembre à Bangui, en République centrafricaine. Philibert Andzembe parti, les supputations sont désormais ouvertes sur sa succession. Et c’est ici que se trouve la source de toutes les inquiétudes.
En période normale, l’intérim échoit à un vice-gouverneur aux pouvoirs de décision toutefois limités. En attendant que le sommet des chefs d’Etat de la sous-région pourvoie au poste. En l’occurrence, c’est la réunion annoncée en novembre prochain à Bangui (Centrafrique) qui aura à désigner le nouveau patron de la Beac. Mais d’ici là, l’ambiance délétère pourrait se dégrader et bien de dégâts se produire. «Nous avons vécu une première période intérimaire en 1990 avec le Congolais Jean Edouard Sathoud, lorsque le gouverneur Casimir Oyé Mba a été appelé comme Premier ministre de son pays.

Son compatriote Rigobert Roger Andely, à son tour, en 2007, après le départ de Jean Félix Mamalépot, tint les rênes de la maison pendant trois mois qui ressemblèrent à des siècles», explique un haut cadre de la Beac ayant requis l’anonymat. Le règne de M. Andely, se souvient une autre source, fut marqué par une chasse aux sorcières et la promotion de «petits amis». Toutes choses qui installèrent l’intrigue et la délation dans une maison où la discrétion et les bonnes manières sont des règles cardinales. «Aucun cadre sérieux ne veut entendre parler d’intérim en ce moment, et surtout pas de celui de Rigobert Roger Andely, qui ce matin se posait déjà en monarque absolu pendant la réunion de coordination», indique notre haut cadre.
Bien plus, le rappel par son pays de Philibert Andzembe est vécu comme une injustice par beaucoup de ses collaborateurs qui le considèrent comme un martyr de la mal gouvernance qui a abouti, il y a quelques mois, à la découverte du vaste scandale financier du Bureau extérieur de Paris qui porte sur quelque 19 milliards de francs distraits. «Ses ennemis ont manipulé l’information. C’est bien lui qui a levé le lièvre, mais qui aujourd’hui est dans la position de l’impliqué», regrette l’un de ses anciens collaborateurs.

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Le gouverneur a été «rappelé» dans son pays «en vue de son remplacement», et l’ambiance successorale est orageuse.

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En effet, c’est après minuit qu’un communiqué, lu à la télévision nationale gabonaise à l’issue du premier conseil ministériel du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a annoncé le «rappel du gouverneur de la Beac en vue de son remplacement». Le gouvernement de ce pays décidait en outre de «faire arrêter les fonctionnaires gabonais présumés impliqués et résidant sur le territoire national», après les «malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs Cfa au Bureau extérieur de Paris». Il s’engageait à «faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par l’Institution ainsi que les investigations de la Brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte». L’institution est certes «un organisme international et indépendant», reconnaît la République gabonaise, qui néanmoins «souhaite vivement que les autres pays membres participent activement à la recherche de solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Il n’a fallu que quelques heures, apprend-on, entre la décision du nouveau président et l’arrivée toutes affaires cessantes à Libreville hier matin, du désormais ex-gouverneur de la Beac en poste depuis juillet 2007. Du coup, c’est un vent de panique qui s’est levé sur la tour de verre et de marbre du quartier Elig-Essono, transformée depuis quelques semaines en véritable maison hantée. Normal : c’est la première fois, dans l’histoire de la Beac, créée en novembre 1972 et qui débuta ses activités en avril de l’année suivante, qu’on est appelé à vivre ce scénario en forme de psychodrame financier (lire plus bas).

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Dans les habitudes de la Banque, aucun cas de figure ne prévoit le «rappel» du gouverneur par son pays. Dans la diplomatie, ce terme revêt une mesure conservatoire dans une situation de crise entre des Etats. Visiblement, le gouvernement gabonais a voulu anticiper sur d’éventuels poursuites judiciaires contre Philibert Andzembe, qui désormais ne jouit d’aucune immunité et peut de ce fait se mettre à la disposition de la justice. En attendant que son limogeage soit entériné par le sommet des chefs d’Etat de la Cemac annoncé pour le mois de novembre à Bangui, en République centrafricaine. Philibert Andzembe parti, les supputations sont désormais ouvertes sur sa succession. Et c’est ici que se trouve la source de toutes les inquiétudes.
En période normale, l’intérim échoit à un vice-gouverneur aux pouvoirs de décision toutefois limités. En attendant que le sommet des chefs d’Etat de la sous-région pourvoie au poste. En l’occurrence, c’est la réunion annoncée en novembre prochain à Bangui (Centrafrique) qui aura à désigner le nouveau patron de la Beac. Mais d’ici là, l’ambiance délétère pourrait se dégrader et bien de dégâts se produire. «Nous avons vécu une première période intérimaire en 1990 avec le Congolais Jean Edouard Sathoud, lorsque le gouverneur Casimir Oyé Mba a été appelé comme Premier ministre de son pays.

Son compatriote Rigobert Roger Andely, à son tour, en 2007, après le départ de Jean Félix Mamalépot, tint les rênes de la maison pendant trois mois qui ressemblèrent à des siècles», explique un haut cadre de la Beac ayant requis l’anonymat. Le règne de M. Andely, se souvient une autre source, fut marqué par une chasse aux sorcières et la promotion de «petits amis». Toutes choses qui installèrent l’intrigue et la délation dans une maison où la discrétion et les bonnes manières sont des règles cardinales. «Aucun cadre sérieux ne veut entendre parler d’intérim en ce moment, et surtout pas de celui de Rigobert Roger Andely, qui ce matin se posait déjà en monarque absolu pendant la réunion de coordination», indique notre haut cadre.
Bien plus, le rappel par son pays de Philibert Andzembe est vécu comme une injustice par beaucoup de ses collaborateurs qui le considèrent comme un martyr de la mal gouvernance qui a abouti, il y a quelques mois, à la découverte du vaste scandale financier du Bureau extérieur de Paris qui porte sur quelque 19 milliards de francs distraits. «Ses ennemis ont manipulé l’information. C’est bien lui qui a levé le lièvre, mais qui aujourd’hui est dans la position de l’impliqué», regrette l’un de ses anciens collaborateurs.

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Le gouverneur a été «rappelé» dans son pays «en vue de son remplacement», et l’ambiance successorale est orageuse.

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En effet, c’est après minuit qu’un communiqué, lu à la télévision nationale gabonaise à l’issue du premier conseil ministériel du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, a annoncé le «rappel du gouverneur de la Beac en vue de son remplacement». Le gouvernement de ce pays décidait en outre de «faire arrêter les fonctionnaires gabonais présumés impliqués et résidant sur le territoire national», après les «malversations financières provisoirement évaluées à 19 milliards de francs Cfa au Bureau extérieur de Paris». Il s’engageait à «faciliter les enquêtes des cabinets d’audits mandatés par l’Institution ainsi que les investigations de la Brigade financière française auprès de qui la Beac a porté plainte». L’institution est certes «un organisme international et indépendant», reconnaît la République gabonaise, qui néanmoins «souhaite vivement que les autres pays membres participent activement à la recherche de solutions pour restaurer la sérénité et la crédibilité de la Beac».

Il n’a fallu que quelques heures, apprend-on, entre la décision du nouveau président et l’arrivée toutes affaires cessantes à Libreville hier matin, du désormais ex-gouverneur de la Beac en poste depuis juillet 2007. Du coup, c’est un vent de panique qui s’est levé sur la tour de verre et de marbre du quartier Elig-Essono, transformée depuis quelques semaines en véritable maison hantée. Normal : c’est la première fois, dans l’histoire de la Beac, créée en novembre 1972 et qui débuta ses activités en avril de l’année suivante, qu’on est appelé à vivre ce scénario en forme de psychodrame financier (lire plus bas).

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En période normale, l’intérim échoit à un vice-gouverneur aux pouvoirs de décision toutefois limités. En attendant que le sommet des chefs d’Etat de la sous-région pourvoie au poste. En l’occurrence, c’est la réunion annoncée en novembre prochain à Bangui (Centrafrique) qui aura à désigner le nouveau patron de la Beac. Mais d’ici là, l’ambiance délétère pourrait se dégrader et bien de dégâts se produire. «Nous avons vécu une première période intérimaire en 1990 avec le Congolais Jean Edouard Sathoud, lorsque le gouverneur Casimir Oyé Mba a été appelé comme Premier ministre de son pays.

Son compatriote Rigobert Roger Andely, à son tour, en 2007, après le départ de Jean Félix Mamalépot, tint les rênes de la maison pendant trois mois qui ressemblèrent à des siècles», explique un haut cadre de la Beac ayant requis l’anonymat. Le règne de M. Andely, se souvient une autre source, fut marqué par une chasse aux sorcières et la promotion de «petits amis». Toutes choses qui installèrent l’intrigue et la délation dans une maison où la discrétion et les bonnes manières sont des règles cardinales. «Aucun cadre sérieux ne veut entendre parler d’intérim en ce moment, et surtout pas de celui de Rigobert Roger Andely, qui ce matin se posait déjà en monarque absolu pendant la réunion de coordination», indique notre haut cadre.
Bien plus, le rappel par son pays de Philibert Andzembe est vécu comme une injustice par beaucoup de ses collaborateurs qui le considèrent comme un martyr de la mal gouvernance qui a abouti, il y a quelques mois, à la découverte du vaste scandale financier du Bureau extérieur de Paris qui porte sur quelque 19 milliards de francs distraits. «Ses ennemis ont manipulé l’information. C’est bien lui qui a levé le lièvre, mais qui aujourd’hui est dans la position de l’impliqué», regrette l’un de ses anciens collaborateurs.

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Liliane Youta Njamfa : La maîtresse des

Elle a remporté la coupe du Cameroun du jeu de dames le 28 septembre 2008 à Yaoundé.
Josiane Tchakounté (Stagiaire) –




C’est en l’absence de sa concurrente de l’Ouest qui n’a pas pu se déplacer en raison de sa maladie que Liliane Youta a pu remporter son titre. Ce qui ne veut pas dire qu’elle a démérité cette place de championne comme a tenu à le rappeler le Directeur technique national du jeu de dames Luc Eloka Epoda au cours de la remise des trophées aux vainqueurs Durant les finales de la coupe du Cameroun disputées dimanche 28 septembre à l’espace culturel Oyenga au quartier Fouda, Liliane était la seule femme dans la salle où se déroulait la compétition et sur qui se posaient des regards inquisiteurs.

Il y a de cela trois ans qu’elle a vraiment commencé à s’intéresser au jeu de dames et c’est grâce à un communiqué radio qu’elle décide de participer à sa toute première compétition d’envergure nationale. Aujourd’hui, son rêve est de participer à des compétitions au niveau international pour affronter d’autres femmes qui partagent avec elle la même passion : "je souhaiterais affronter d’autres femmes au niveau international et ne pas me limiter uniquement au Cameroun. Je compte participer aux prochains championnats d’Afrique de jeu de dames qui vont se tenir en décembre prochain à Conakry (Guinée) ".

Benjamine d’une famille de trois enfants, Liliane Youta commence à s’intéresser à ce sport en regardant ses deux frères aînés jouer aux dames. Elle continue sa formation dans les bars de son quartier où des hommes jouent au "damier" chaque soir. S’attirant parfois, le mépris de ces hommes qui se réclament l’exclusivité de la pratique du jeu de dames : "Quand je me rendais dans les bars pour regarder les hommes jouer au damier, il y’en a qui me chassaient et me demandaient de retourner à mes marmites".

Même si elle fait du jeu de dames sa passion, ce sport reste pour Liliane une simple distraction. Toutefois, elle continue de croire que les femmes devraient s’intéresser au jeu de dames. "Je demande aux femmes de s’intéresser à ce sport qui peut toujours être un moyen de gagner sa vie. Un Homme doit être polyvalent. Si les femmes jouent déjà au football, pourquoi pas au jeu de dames" a-t-elle déclaré avec pugnacité.
En attendant la prochaine compétition, elle continue de vendre des sous-vêtements pour enfants et des bijoux. Ce qui lui permet de subvenir à ses besoins, vu qu’elle n’est pas mariée et n’a pas d’enfants "pour le moment", comme elle tient bien à le préciser.

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