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TV et radios au Cameroun : demandez le programme !*

Renc’Art :

Les radios et les télévisions nationales disent n’avoir pas toujours les budgets dont elles ont besoin pour la production de leurs programmes. Elles ont cependant, pour certaines, l’obligation d’animer les écrans sonore et visuel, 24h sur 24. Comment donc réussir la sinécure d’occuper l’antenne et l’écran sans moyens, en donnant aux auditeurs et aux téléspectateurs l’impression d’une certaine vitalité ? Lorsque la CRTV était la seule télévision au Cameroun, la recette consistait à boucher les trous avec de vieux programmes allemands de transtel/Cologne: sport, cinéma, etc., avec comme intermèdes, des vidéoclips. Les nouvelles télévisons dont plusieurs n’ont pas encore la chance de vider les poubelles de certaines grandes chaînes occidentales et américaines ont une recette passepartout pour pallier l’absence de programme ; cette recette est constituée de deux principaux éléments : les vidéoclips et les débats.

Mapouka, coupé-décalé, bikutsi, Makossa, Bensikin… presque toutes les musiques s’accompagnent dorénavant de danses lascives, exécutées très souvent par de jeunes femmes, généralement sommairement vêtues et aux gestes suggestifs. Messages grivois et autres gauloiseries sont les ingrédients classiques des vidéoclips où tout se joue autour du bas-ventre. Du pain béni ces vidéoclips, qu’on peut servir en boucle pendant des heures.
L’autre recette magique, ce sont les débats : Magic FM, RTS, TBC, pour ne citer que les radios sévissant à Yaoundé, ont leurs spécialistes : des «Sabitous», c’est-à-dire des gens «qui discourent sur tout et surtout sur ce qu’ils connaissent le moins». A la TV, d’Equinoxe à STV en passant par New TV, Canal 2, Ariane…se sont, à quelques exceptions près les mêmes. Le Débat du dimanche, la République, le Citoyen …ils volent de plateau en plateau. Dépositaires de la science infuse, ils peuvent pérorer des heures durant, passant allègrement d’un sujet à un autre : les Lions indomptables, le budget de l’Etat du Cameroun, 2011, la Constitution, la situation en Guinée, à Madagascar, les élections au Gabon, la crise financière mondiale…

Ils seraient prêts à répondre à des questions sur la physique quantique, la thermodynamique et la chimie inorganique…la physique nucléaire même. Ils sont généralement conviés au débat par des présentateurs-commentateurs à l’égo surdimensionné, eux-mêmes plus ou moins au fait de tout. Leurs titres et grades et surtout leur longue expérience : ils sont disposés à en parler mais sans parfois se rappeler les titres exacts de leurs thèses, les universités devant lesquelles ils les ont défendues, les noms de quelques uns de leurs professeurs et surtout ceux de leurs condisciples. Certain agrégé d’économie omniprésent sur les ondes et les plateaux serait ainsi seul sur sa liste d’admission au prestigieux magistère; il n’est en effet ni agrégé français ni reconnu dans le cercle des agrégés du CAMES.

Ces débatteurs de haut vol ont une compétence essentiellement orale. On ne leur reconnait en effet que très peu ou pas du tout d’écrits, même pas sur les questions dont ils prétendent être spécialistes. On peut aussi les soupçonner de lire très peu, puisqu’à l’exception de quelques chiffres glanés dans les rapports et bilan annuels de certaines organisations internationales, ils citent généralement si peu les autres et surtout les spécialistes connus de leur domaine. Ces derniers temps, plusieurs de ces «sondeurs de la complexité», futurologues autres métaphysiciens se sentent de plus en plus naturellement des âmes de leaders : pour capitaliser leur audience, ils deviennent ainsi, les uns après les autres, qui chef de parti, qui leader d’opinion, qui personnalité autoproclamée de la société civile, etc.

Au demeurant, s’il vaut mieux débattre d’un problème quitte à ne pas le résoudre plutôt que le résoudre sans en avoir débattu, force est cependant de constater que les débats radios et TV autour de questions qui ressortissent de champs du savoir dûment délimités et les propositions de solutions qui s’en dégagent n’ont de chance d’avoir de pertinence que si la plupart de nos experts des ondes et du petit écran se résolvent à choisir un couloir, un champ de spécialisation, à faire leurs classes avant d’y faire valoir quelque prétention à éclairer l’opinion nationale ou internationale.

Par Marcelin Vounda Etoa*

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Mapouka, coupé-décalé, bikutsi, Makossa, Bensikin… presque toutes les musiques s’accompagnent dorénavant de danses lascives, exécutées très souvent par de jeunes femmes, généralement sommairement vêtues et aux gestes suggestifs. Messages grivois et autres gauloiseries sont les ingrédients classiques des vidéoclips où tout se joue autour du bas-ventre. Du pain béni ces vidéoclips, qu’on peut servir en boucle pendant des heures.
L’autre recette magique, ce sont les débats : Magic FM, RTS, TBC, pour ne citer que les radios sévissant à Yaoundé, ont leurs spécialistes : des «Sabitous», c’est-à-dire des gens «qui discourent sur tout et surtout sur ce qu’ils connaissent le moins». A la TV, d’Equinoxe à STV en passant par New TV, Canal 2, Ariane…se sont, à quelques exceptions près les mêmes. Le Débat du dimanche, la République, le Citoyen …ils volent de plateau en plateau. Dépositaires de la science infuse, ils peuvent pérorer des heures durant, passant allègrement d’un sujet à un autre : les Lions indomptables, le budget de l’Etat du Cameroun, 2011, la Constitution, la situation en Guinée, à Madagascar, les élections au Gabon, la crise financière mondiale…

Ils seraient prêts à répondre à des questions sur la physique quantique, la thermodynamique et la chimie inorganique…la physique nucléaire même. Ils sont généralement conviés au débat par des présentateurs-commentateurs à l’égo surdimensionné, eux-mêmes plus ou moins au fait de tout. Leurs titres et grades et surtout leur longue expérience : ils sont disposés à en parler mais sans parfois se rappeler les titres exacts de leurs thèses, les universités devant lesquelles ils les ont défendues, les noms de quelques uns de leurs professeurs et surtout ceux de leurs condisciples. Certain agrégé d’économie omniprésent sur les ondes et les plateaux serait ainsi seul sur sa liste d’admission au prestigieux magistère; il n’est en effet ni agrégé français ni reconnu dans le cercle des agrégés du CAMES.

Ces débatteurs de haut vol ont une compétence essentiellement orale. On ne leur reconnait en effet que très peu ou pas du tout d’écrits, même pas sur les questions dont ils prétendent être spécialistes. On peut aussi les soupçonner de lire très peu, puisqu’à l’exception de quelques chiffres glanés dans les rapports et bilan annuels de certaines organisations internationales, ils citent généralement si peu les autres et surtout les spécialistes connus de leur domaine. Ces derniers temps, plusieurs de ces «sondeurs de la complexité», futurologues autres métaphysiciens se sentent de plus en plus naturellement des âmes de leaders : pour capitaliser leur audience, ils deviennent ainsi, les uns après les autres, qui chef de parti, qui leader d’opinion, qui personnalité autoproclamée de la société civile, etc.

Au demeurant, s’il vaut mieux débattre d’un problème quitte à ne pas le résoudre plutôt que le résoudre sans en avoir débattu, force est cependant de constater que les débats radios et TV autour de questions qui ressortissent de champs du savoir dûment délimités et les propositions de solutions qui s’en dégagent n’ont de chance d’avoir de pertinence que si la plupart de nos experts des ondes et du petit écran se résolvent à choisir un couloir, un champ de spécialisation, à faire leurs classes avant d’y faire valoir quelque prétention à éclairer l’opinion nationale ou internationale.

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Les radios et les télévisions nationales disent n’avoir pas toujours les budgets dont elles ont besoin pour la production de leurs programmes. Elles ont cependant, pour certaines, l’obligation d’animer les écrans sonore et visuel, 24h sur 24. Comment donc réussir la sinécure d’occuper l’antenne et l’écran sans moyens, en donnant aux auditeurs et aux téléspectateurs l’impression d’une certaine vitalité ? Lorsque la CRTV était la seule télévision au Cameroun, la recette consistait à boucher les trous avec de vieux programmes allemands de transtel/Cologne: sport, cinéma, etc., avec comme intermèdes, des vidéoclips. Les nouvelles télévisons dont plusieurs n’ont pas encore la chance de vider les poubelles de certaines grandes chaînes occidentales et américaines ont une recette passepartout pour pallier l’absence de programme ; cette recette est constituée de deux principaux éléments : les vidéoclips et les débats.

Mapouka, coupé-décalé, bikutsi, Makossa, Bensikin… presque toutes les musiques s’accompagnent dorénavant de danses lascives, exécutées très souvent par de jeunes femmes, généralement sommairement vêtues et aux gestes suggestifs. Messages grivois et autres gauloiseries sont les ingrédients classiques des vidéoclips où tout se joue autour du bas-ventre. Du pain béni ces vidéoclips, qu’on peut servir en boucle pendant des heures.
L’autre recette magique, ce sont les débats : Magic FM, RTS, TBC, pour ne citer que les radios sévissant à Yaoundé, ont leurs spécialistes : des «Sabitous», c’est-à-dire des gens «qui discourent sur tout et surtout sur ce qu’ils connaissent le moins». A la TV, d’Equinoxe à STV en passant par New TV, Canal 2, Ariane…se sont, à quelques exceptions près les mêmes. Le Débat du dimanche, la République, le Citoyen …ils volent de plateau en plateau. Dépositaires de la science infuse, ils peuvent pérorer des heures durant, passant allègrement d’un sujet à un autre : les Lions indomptables, le budget de l’Etat du Cameroun, 2011, la Constitution, la situation en Guinée, à Madagascar, les élections au Gabon, la crise financière mondiale…

Ils seraient prêts à répondre à des questions sur la physique quantique, la thermodynamique et la chimie inorganique…la physique nucléaire même. Ils sont généralement conviés au débat par des présentateurs-commentateurs à l’égo surdimensionné, eux-mêmes plus ou moins au fait de tout. Leurs titres et grades et surtout leur longue expérience : ils sont disposés à en parler mais sans parfois se rappeler les titres exacts de leurs thèses, les universités devant lesquelles ils les ont défendues, les noms de quelques uns de leurs professeurs et surtout ceux de leurs condisciples. Certain agrégé d’économie omniprésent sur les ondes et les plateaux serait ainsi seul sur sa liste d’admission au prestigieux magistère; il n’est en effet ni agrégé français ni reconnu dans le cercle des agrégés du CAMES.

Ces débatteurs de haut vol ont une compétence essentiellement orale. On ne leur reconnait en effet que très peu ou pas du tout d’écrits, même pas sur les questions dont ils prétendent être spécialistes. On peut aussi les soupçonner de lire très peu, puisqu’à l’exception de quelques chiffres glanés dans les rapports et bilan annuels de certaines organisations internationales, ils citent généralement si peu les autres et surtout les spécialistes connus de leur domaine. Ces derniers temps, plusieurs de ces «sondeurs de la complexité», futurologues autres métaphysiciens se sentent de plus en plus naturellement des âmes de leaders : pour capitaliser leur audience, ils deviennent ainsi, les uns après les autres, qui chef de parti, qui leader d’opinion, qui personnalité autoproclamée de la société civile, etc.

Au demeurant, s’il vaut mieux débattre d’un problème quitte à ne pas le résoudre plutôt que le résoudre sans en avoir débattu, force est cependant de constater que les débats radios et TV autour de questions qui ressortissent de champs du savoir dûment délimités et les propositions de solutions qui s’en dégagent n’ont de chance d’avoir de pertinence que si la plupart de nos experts des ondes et du petit écran se résolvent à choisir un couloir, un champ de spécialisation, à faire leurs classes avant d’y faire valoir quelque prétention à éclairer l’opinion nationale ou internationale.

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Les radios et les télévisions nationales disent n’avoir pas toujours les budgets dont elles ont besoin pour la production de leurs programmes. Elles ont cependant, pour certaines, l’obligation d’animer les écrans sonore et visuel, 24h sur 24. Comment donc réussir la sinécure d’occuper l’antenne et l’écran sans moyens, en donnant aux auditeurs et aux téléspectateurs l’impression d’une certaine vitalité ? Lorsque la CRTV était la seule télévision au Cameroun, la recette consistait à boucher les trous avec de vieux programmes allemands de transtel/Cologne: sport, cinéma, etc., avec comme intermèdes, des vidéoclips. Les nouvelles télévisons dont plusieurs n’ont pas encore la chance de vider les poubelles de certaines grandes chaînes occidentales et américaines ont une recette passepartout pour pallier l’absence de programme ; cette recette est constituée de deux principaux éléments : les vidéoclips et les débats.

Mapouka, coupé-décalé, bikutsi, Makossa, Bensikin… presque toutes les musiques s’accompagnent dorénavant de danses lascives, exécutées très souvent par de jeunes femmes, généralement sommairement vêtues et aux gestes suggestifs. Messages grivois et autres gauloiseries sont les ingrédients classiques des vidéoclips où tout se joue autour du bas-ventre. Du pain béni ces vidéoclips, qu’on peut servir en boucle pendant des heures.
L’autre recette magique, ce sont les débats : Magic FM, RTS, TBC, pour ne citer que les radios sévissant à Yaoundé, ont leurs spécialistes : des «Sabitous», c’est-à-dire des gens «qui discourent sur tout et surtout sur ce qu’ils connaissent le moins». A la TV, d’Equinoxe à STV en passant par New TV, Canal 2, Ariane…se sont, à quelques exceptions près les mêmes. Le Débat du dimanche, la République, le Citoyen …ils volent de plateau en plateau. Dépositaires de la science infuse, ils peuvent pérorer des heures durant, passant allègrement d’un sujet à un autre : les Lions indomptables, le budget de l’Etat du Cameroun, 2011, la Constitution, la situation en Guinée, à Madagascar, les élections au Gabon, la crise financière mondiale…

Ils seraient prêts à répondre à des questions sur la physique quantique, la thermodynamique et la chimie inorganique…la physique nucléaire même. Ils sont généralement conviés au débat par des présentateurs-commentateurs à l’égo surdimensionné, eux-mêmes plus ou moins au fait de tout. Leurs titres et grades et surtout leur longue expérience : ils sont disposés à en parler mais sans parfois se rappeler les titres exacts de leurs thèses, les universités devant lesquelles ils les ont défendues, les noms de quelques uns de leurs professeurs et surtout ceux de leurs condisciples. Certain agrégé d’économie omniprésent sur les ondes et les plateaux serait ainsi seul sur sa liste d’admission au prestigieux magistère; il n’est en effet ni agrégé français ni reconnu dans le cercle des agrégés du CAMES.

Ces débatteurs de haut vol ont une compétence essentiellement orale. On ne leur reconnait en effet que très peu ou pas du tout d’écrits, même pas sur les questions dont ils prétendent être spécialistes. On peut aussi les soupçonner de lire très peu, puisqu’à l’exception de quelques chiffres glanés dans les rapports et bilan annuels de certaines organisations internationales, ils citent généralement si peu les autres et surtout les spécialistes connus de leur domaine. Ces derniers temps, plusieurs de ces «sondeurs de la complexité», futurologues autres métaphysiciens se sentent de plus en plus naturellement des âmes de leaders : pour capitaliser leur audience, ils deviennent ainsi, les uns après les autres, qui chef de parti, qui leader d’opinion, qui personnalité autoproclamée de la société civile, etc.

Au demeurant, s’il vaut mieux débattre d’un problème quitte à ne pas le résoudre plutôt que le résoudre sans en avoir débattu, force est cependant de constater que les débats radios et TV autour de questions qui ressortissent de champs du savoir dûment délimités et les propositions de solutions qui s’en dégagent n’ont de chance d’avoir de pertinence que si la plupart de nos experts des ondes et du petit écran se résolvent à choisir un couloir, un champ de spécialisation, à faire leurs classes avant d’y faire valoir quelque prétention à éclairer l’opinion nationale ou internationale.

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Ndeley Mokoso : Un nouvelliste à l’œil perspicace mais pas imposant

Connu comme un conteur de légende, il était aussi peintre, poète, journaliste et même député.

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Ndeley Mokoso est l’un des plus connus et respectés des écrivains de la première génération d’écrivains camerounais de langue anglaise. Conteur de légende, il commença à écrire après avoir rejoint le British Council Literary and Art Group au Nigeria, durant les années 1950. Ses récits, pièces écrites après cette expérience, furent diffusés sur Radio Nigeria, à Enugu. Entre 1955 et 1970, Mokoso gagna une série de compétitions littéraires, parmi lesquelles les plus importantes sont le Concours de la Nouvelle de la Nigerian Broadcasting Corporation (Nbc), en 1955. Il fut plus tard le lauréat du concours de la nouvelle que Radio Cameroun organisa pour commémorer les dix ans d’indépendance de notre pays.
Les récits de Ndeley Mokoso ont été publiés dans de nombreux magazines, dont « Balafon », l’édition russe de « Panorama II », « Wasafiri », un magazine sur les nouvelles perspectives de la littérature africaine, des Caraïbes, d’Asie et des Noirs d’Angleterre. Il fut également publié dans « Cameroon Life Magazine ». Ndeley Mokoso compte parmi les auteurs camerounais de nouvelles les plus publiés dans les anthologies, ses récits ayant été publiés dans « The Anchor Book of Modern African stories », coédité par Chinua Achebe, et « Global Cultures : A Transnational Short Stories Reader », entre autres.
La publication de sa collection de nouvelles, « Man Pass Man and Other Stories » en 1986 fut le couronnement d’une carrière d’écrivain de plus de trente ans. Cette collection sera vite inclue dans le curriculum d’écoles secondaires au Cameroun. Les critiques décrivent Ndeley Mokoso comme « représentant une voix fraîche et originale de la littérature africaine. Il a un œil perspicace mais pas imposant, qui découvre des détails, et il écrit avoir une vision lucide de la société contemporaine d’Afrique centrale ».
Ndeley Mokoso publiait encore ses nouvelles et était occupé par un certain nombre de manuscrits, dont ses mémoires, « Nothing to Something », quand il mourut le 9 juin 2004, en Angleterre. Il était aussi un peintre reconnu, ainsi qu’un poète, qui fit ses études à Sasse College à Buea, en 1946, avant d’aller au Nigeria où il travailla pour le gouvernement de l’Eastern Nigeria, à Enugu, et puis comme producteur de radio et reporter en chef à la Nigerian Broadcasting Corporation. A son retour au Cameroun, après la réunification, il servit comme directeur des Relations publiques à la Cameroon Development Corporation (Cdc), de 1961 à 1970, avant d’être élu à l’Assemblée nationale fédérale. Il deviendra bientôt le directeur du personnel de la Sonara, avant sa retraite du service public en 1986.
Il demeure l’un des plus populaires ambassadeurs de la littérature camerounaise anglophone.

Dibussi Tande et Joyce Ashuntantang
(correspondance particulière)

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