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Le corps de Joseph Bessala oublié à la morgue ?

Dimanche matin, 30 mai 2010, au domicile de la famille du médaillé d’argent des Jeux Olympiques de Mexico 1968, situé au quartier Omnisport à Yaoundé (derrière pharmacie du stade), l’ambiance est au deuil. A l’entrée de la demeure, on peut apercevoir les deux battants de la  porte centrale toujours grandement ouverts, et des bancs disposés à la véranda comme au lendemain du 24 avril 2010, date du décès de « Grand Joe ».  Les meubles sont rangés le long des murs, laissant le centre vide. Cela fait subodorer qu’il est occupé par des matelas qu’on peut apercevoir rangés dans le couloir, une fois la nuit tombée.
 

Plus d’un mois après la disparition du champion, sa famille n’a pas encore organisé ses obsèques. Sa veuve se montre peu loquace sur la question. Au reporter de Le Messager qui veut savoir si le programme des obsèques de « Grand Joe » est connu, elle lance laconiquement : « Allez voir au ministère,  (Ndlr, ministère des Sports et de l’éducation physique)», avant de se remettre à son plat de sauce de « Mbongo Tchobi » accompagnée de banane plantain qu’elle partage avec une dizaine de personnes qui ont visiblement veillé avec elle,  et ce, depuis le 24 avril dernier. Sur l’insistance du reporter, Madame Bessala ajoute, presque sur un ton de reproche : « C’est vous les journalistes qui devez me dire, je vous ai toujours dit ce que je sais. J’ai toujours répondu à vos questions. Mais là, je n’en sais absolument rien, allez au ministère. Ce n’est pas nous (Ndlr, les membres de la famille) qui décidons », tranche-t-elle amère ; avant de congédier son interlocuteur par un sec « bon dimanche ».

Dans le voisinage des Bessala, on croit savoir la raison de cette amertume. Un tenancier d’échoppe très courue dans le coin dit que la famille du champion est désemparée par les multiples renvois de ses obsèques.  « On leur avait dit qu’il faut attendre la célébration, le 20 mai 2010, du cinquantenaire. Maintenant que c’est passé, la famille craint qu’on lui demande d’attendre la fin de la Coupe du monde », souligne-t-il.

Pas de trace de la lettre de condoléance de Biya

Le même tenancier d’échoppe ajoute que la frustration des membres de la famille est également causée par l’absence de la lettre de condoléance du chef de l’Etat qui ne lui serait pas parvenue. Interrogée sur la question, la veuve qui s’est braquée, se refuse à toute déclaration et renvoie une fois de plus le reporter au MINSEP. Là-bas, un responsable de la cellule de communication explique que c’est un « non évènement » dans la mesure où, la fameuse lettre sera envoyée au moment de l’organisation des obsèques. « Le président le fera certainement quand il décidera d’obsèques officielles ou non », ajoute-t-il avant de préciser que lesdites  obsèques se tiendraient dans quelques semaines. Il n’en dira pas plus, justifiant cela par l’absence du maître des céans, Michel Zoah, en mission au Portugal où les Lions Indomptables affrontent ce jour la sélection nationale locale. Mais des informations recoupées auprès d’autres sources internes indiquent que trois réunions se sont déjà tenues pour les besoins de la cause, sans qu’on ne puisse arrêter un calendrier final pour les obsèques du premier médaillé olympique camerounais. Les mêmes sources indiquent que la plus récente, organisée la semaine dernière, a achoppé sur la question des travaux préalables aux obsèques dans le  village du champion. Selon elle, ces travaux financés par l’Etat camerounais devraient s’achever avant qu’on envisage son inhumation. En attendant,  la dépouille de Joseph Bessala reste au frais à la morgue, près de 40 jours après qu’il se soit éteint à l’hôpital général de Yaoundé.

Rodrigue N. TONGUE

 

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Le corps de Joseph Bessala oublié à la morgue ?

Dimanche matin, 30 mai 2010, au domicile de la famille du médaillé d’argent des Jeux Olympiques de Mexico 1968, situé au quartier Omnisport à Yaoundé (derrière pharmacie du stade), l’ambiance est au deuil. A l’entrée de la demeure, on peut apercevoir les deux battants de la  porte centrale toujours grandement ouverts, et des bancs disposés à la véranda comme au lendemain du 24 avril 2010, date du décès de « Grand Joe ».  Les meubles sont rangés le long des murs, laissant le centre vide. Cela fait subodorer qu’il est occupé par des matelas qu’on peut apercevoir rangés dans le couloir, une fois la nuit tombée.
 

Plus d’un mois après la disparition du champion, sa famille n’a pas encore organisé ses obsèques. Sa veuve se montre peu loquace sur la question. Au reporter de Le Messager qui veut savoir si le programme des obsèques de « Grand Joe » est connu, elle lance laconiquement : « Allez voir au ministère,  (Ndlr, ministère des Sports et de l’éducation physique)», avant de se remettre à son plat de sauce de « Mbongo Tchobi » accompagnée de banane plantain qu’elle partage avec une dizaine de personnes qui ont visiblement veillé avec elle,  et ce, depuis le 24 avril dernier. Sur l’insistance du reporter, Madame Bessala ajoute, presque sur un ton de reproche : « C’est vous les journalistes qui devez me dire, je vous ai toujours dit ce que je sais. J’ai toujours répondu à vos questions. Mais là, je n’en sais absolument rien, allez au ministère. Ce n’est pas nous (Ndlr, les membres de la famille) qui décidons », tranche-t-elle amère ; avant de congédier son interlocuteur par un sec « bon dimanche ».

Dans le voisinage des Bessala, on croit savoir la raison de cette amertume. Un tenancier d’échoppe très courue dans le coin dit que la famille du champion est désemparée par les multiples renvois de ses obsèques.  « On leur avait dit qu’il faut attendre la célébration, le 20 mai 2010, du cinquantenaire. Maintenant que c’est passé, la famille craint qu’on lui demande d’attendre la fin de la Coupe du monde », souligne-t-il.

Pas de trace de la lettre de condoléance de Biya

Le même tenancier d’échoppe ajoute que la frustration des membres de la famille est également causée par l’absence de la lettre de condoléance du chef de l’Etat qui ne lui serait pas parvenue. Interrogée sur la question, la veuve qui s’est braquée, se refuse à toute déclaration et renvoie une fois de plus le reporter au MINSEP. Là-bas, un responsable de la cellule de communication explique que c’est un « non évènement » dans la mesure où, la fameuse lettre sera envoyée au moment de l’organisation des obsèques. « Le président le fera certainement quand il décidera d’obsèques officielles ou non », ajoute-t-il avant de préciser que lesdites  obsèques se tiendraient dans quelques semaines. Il n’en dira pas plus, justifiant cela par l’absence du maître des céans, Michel Zoah, en mission au Portugal où les Lions Indomptables affrontent ce jour la sélection nationale locale. Mais des informations recoupées auprès d’autres sources internes indiquent que trois réunions se sont déjà tenues pour les besoins de la cause, sans qu’on ne puisse arrêter un calendrier final pour les obsèques du premier médaillé olympique camerounais. Les mêmes sources indiquent que la plus récente, organisée la semaine dernière, a achoppé sur la question des travaux préalables aux obsèques dans le  village du champion. Selon elle, ces travaux financés par l’Etat camerounais devraient s’achever avant qu’on envisage son inhumation. En attendant,  la dépouille de Joseph Bessala reste au frais à la morgue, près de 40 jours après qu’il se soit éteint à l’hôpital général de Yaoundé.

Rodrigue N. TONGUE

 

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Dimanche matin, 30 mai 2010, au domicile de la famille du médaillé d’argent des Jeux Olympiques de Mexico 1968, situé au quartier Omnisport à Yaoundé (derrière pharmacie du stade), l’ambiance est au deuil. A l’entrée de la demeure, on peut apercevoir les deux battants de la  porte centrale toujours grandement ouverts, et des bancs disposés à la véranda comme au lendemain du 24 avril 2010, date du décès de « Grand Joe ».  Les meubles sont rangés le long des murs, laissant le centre vide. Cela fait subodorer qu’il est occupé par des matelas qu’on peut apercevoir rangés dans le couloir, une fois la nuit tombée.
 

Plus d’un mois après la disparition du champion, sa famille n’a pas encore organisé ses obsèques. Sa veuve se montre peu loquace sur la question. Au reporter de Le Messager qui veut savoir si le programme des obsèques de « Grand Joe » est connu, elle lance laconiquement : « Allez voir au ministère,  (Ndlr, ministère des Sports et de l’éducation physique)», avant de se remettre à son plat de sauce de « Mbongo Tchobi » accompagnée de banane plantain qu’elle partage avec une dizaine de personnes qui ont visiblement veillé avec elle,  et ce, depuis le 24 avril dernier. Sur l’insistance du reporter, Madame Bessala ajoute, presque sur un ton de reproche : « C’est vous les journalistes qui devez me dire, je vous ai toujours dit ce que je sais. J’ai toujours répondu à vos questions. Mais là, je n’en sais absolument rien, allez au ministère. Ce n’est pas nous (Ndlr, les membres de la famille) qui décidons », tranche-t-elle amère ; avant de congédier son interlocuteur par un sec « bon dimanche ».

Dans le voisinage des Bessala, on croit savoir la raison de cette amertume. Un tenancier d’échoppe très courue dans le coin dit que la famille du champion est désemparée par les multiples renvois de ses obsèques.  « On leur avait dit qu’il faut attendre la célébration, le 20 mai 2010, du cinquantenaire. Maintenant que c’est passé, la famille craint qu’on lui demande d’attendre la fin de la Coupe du monde », souligne-t-il.

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Le même tenancier d’échoppe ajoute que la frustration des membres de la famille est également causée par l’absence de la lettre de condoléance du chef de l’Etat qui ne lui serait pas parvenue. Interrogée sur la question, la veuve qui s’est braquée, se refuse à toute déclaration et renvoie une fois de plus le reporter au MINSEP. Là-bas, un responsable de la cellule de communication explique que c’est un « non évènement » dans la mesure où, la fameuse lettre sera envoyée au moment de l’organisation des obsèques. « Le président le fera certainement quand il décidera d’obsèques officielles ou non », ajoute-t-il avant de préciser que lesdites  obsèques se tiendraient dans quelques semaines. Il n’en dira pas plus, justifiant cela par l’absence du maître des céans, Michel Zoah, en mission au Portugal où les Lions Indomptables affrontent ce jour la sélection nationale locale. Mais des informations recoupées auprès d’autres sources internes indiquent que trois réunions se sont déjà tenues pour les besoins de la cause, sans qu’on ne puisse arrêter un calendrier final pour les obsèques du premier médaillé olympique camerounais. Les mêmes sources indiquent que la plus récente, organisée la semaine dernière, a achoppé sur la question des travaux préalables aux obsèques dans le  village du champion. Selon elle, ces travaux financés par l’Etat camerounais devraient s’achever avant qu’on envisage son inhumation. En attendant,  la dépouille de Joseph Bessala reste au frais à la morgue, près de 40 jours après qu’il se soit éteint à l’hôpital général de Yaoundé.

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Dimanche matin, 30 mai 2010, au domicile de la famille du médaillé d’argent des Jeux Olympiques de Mexico 1968, situé au quartier Omnisport à Yaoundé (derrière pharmacie du stade), l’ambiance est au deuil. A l’entrée de la demeure, on peut apercevoir les deux battants de la  porte centrale toujours grandement ouverts, et des bancs disposés à la véranda comme au lendemain du 24 avril 2010, date du décès de « Grand Joe ».  Les meubles sont rangés le long des murs, laissant le centre vide. Cela fait subodorer qu’il est occupé par des matelas qu’on peut apercevoir rangés dans le couloir, une fois la nuit tombée.
 

Plus d’un mois après la disparition du champion, sa famille n’a pas encore organisé ses obsèques. Sa veuve se montre peu loquace sur la question. Au reporter de Le Messager qui veut savoir si le programme des obsèques de « Grand Joe » est connu, elle lance laconiquement : « Allez voir au ministère,  (Ndlr, ministère des Sports et de l’éducation physique)», avant de se remettre à son plat de sauce de « Mbongo Tchobi » accompagnée de banane plantain qu’elle partage avec une dizaine de personnes qui ont visiblement veillé avec elle,  et ce, depuis le 24 avril dernier. Sur l’insistance du reporter, Madame Bessala ajoute, presque sur un ton de reproche : « C’est vous les journalistes qui devez me dire, je vous ai toujours dit ce que je sais. J’ai toujours répondu à vos questions. Mais là, je n’en sais absolument rien, allez au ministère. Ce n’est pas nous (Ndlr, les membres de la famille) qui décidons », tranche-t-elle amère ; avant de congédier son interlocuteur par un sec « bon dimanche ».

Dans le voisinage des Bessala, on croit savoir la raison de cette amertume. Un tenancier d’échoppe très courue dans le coin dit que la famille du champion est désemparée par les multiples renvois de ses obsèques.  « On leur avait dit qu’il faut attendre la célébration, le 20 mai 2010, du cinquantenaire. Maintenant que c’est passé, la famille craint qu’on lui demande d’attendre la fin de la Coupe du monde », souligne-t-il.

Pas de trace de la lettre de condoléance de Biya

Le même tenancier d’échoppe ajoute que la frustration des membres de la famille est également causée par l’absence de la lettre de condoléance du chef de l’Etat qui ne lui serait pas parvenue. Interrogée sur la question, la veuve qui s’est braquée, se refuse à toute déclaration et renvoie une fois de plus le reporter au MINSEP. Là-bas, un responsable de la cellule de communication explique que c’est un « non évènement » dans la mesure où, la fameuse lettre sera envoyée au moment de l’organisation des obsèques. « Le président le fera certainement quand il décidera d’obsèques officielles ou non », ajoute-t-il avant de préciser que lesdites  obsèques se tiendraient dans quelques semaines. Il n’en dira pas plus, justifiant cela par l’absence du maître des céans, Michel Zoah, en mission au Portugal où les Lions Indomptables affrontent ce jour la sélection nationale locale. Mais des informations recoupées auprès d’autres sources internes indiquent que trois réunions se sont déjà tenues pour les besoins de la cause, sans qu’on ne puisse arrêter un calendrier final pour les obsèques du premier médaillé olympique camerounais. Les mêmes sources indiquent que la plus récente, organisée la semaine dernière, a achoppé sur la question des travaux préalables aux obsèques dans le  village du champion. Selon elle, ces travaux financés par l’Etat camerounais devraient s’achever avant qu’on envisage son inhumation. En attendant,  la dépouille de Joseph Bessala reste au frais à la morgue, près de 40 jours après qu’il se soit éteint à l’hôpital général de Yaoundé.

Rodrigue N. TONGUE

 

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Willy Ombé : Le percussionniste qui monte

Le jeune père a attrapé le virus de la percussion il y a quatre ans.
Parfait Tabapsi –




Depuis quelques semaines, Willy est très occupé. Occupé à répéter avec l’artiste centrafricaine Idyle, jeune chanteuse centrafricaine qui prépare actuellement des concerts au Cameroun. Un emploi du temps très chargé pour ce jeune percussionniste dont le nom commence à revenir sur les lèvres de ceux-là qui préparent des spectacles de musique chez nous.
Cette aura naissante, Willy Ombé la doit à sa décision de se lancer dans la percussion il y a de cela près de cinq ans maintenant. Une décision qui s’est justifiée à l’époque par "l’envie d’apporter quelque chose de nouveau par rapport à cet aspect de notre musique qui commençait à mourir. Il y avait comme un vide après la dispersion du groupe Otoulbaka en 2002 et dont les compositions résonnent encore dans ma mémoire. Cette décision s’est faite tout naturellement dans la mesure où j’étais déjà batteur".

Une décision qui a profité de l’opportunité de l’organisation d’un atelier par l’Association Meka de Elise Mballa Meka pour se conforter. "Je garde un très bon souvenir de cet atelier de percussion, puisqu’un maître tambour venu du Burkina pour l’occasion n’a pas peu contribué à nous initier et à nous conforter dans ce choix". A la suite d’ailleurs, le jeune homme sera invité à Ouagadougou où un autre atelier lui permettra d’affiner son art. On est en 2005. Et à son retour au pays, il se donne pour objectif de "faire une intrusion dans nos musiques où je comptais introduire la technique du djembé que je venais d’apprendre". C’est ainsi que le groupe "Abiali Percussions" va voir le jour avec la participation de camarades partageant le même feeling.

Une envie de valorisation qui n’empêche pas à Willy de faire le tour des événements majeurs ici dans le secteur. Ainsi en est-il des éditions successives du festival de danse Abok i Ngoma ou Le Kolatier qui vient de s’achever à Douala. Une aubaine pour ce jeune artiste qui a pour ambition de faire valoir son talent au-delà des frontières nationales comme ce fût le cas par le passé en Roumanie en 2004 ou au Niger en 2005. Et comme ça pourrait être bientôt avec les rendez-vous annoncés pour des spectacles en Rca et au Burkina.

Mais en attendant, il "dépanne" les artistes ça et là, sans désespérer de l’avenir puisque "dans le milieu, on trouve plein de jeunes qui s’intéressent aux percussions. J’ai comme le sentiment que nous sommes suivis", expose-t-il. Sauf que les difficultés ne manquent pas au bataillon. "Nous souffrons beaucoup du manque de lieux de spectacles chez nous. C’est peut-être pourquoi les groupes camerounais ont du mal à tourner depuis quatre ans". Un vrai problème qui n’occulte point un autre lié "à l’absence de financement.

Conséquence, de bons projets n’existent plus et c’est le niveau musical même qui en pâti." Toutes choses qui "démotivent et poussent ceux qui pouvaient aider à élever le niveau à s’en aller". C’est pourquoi il invite "les services compétents à mettre sur pied une politique culturelle crédible et organisée qui tienne compte de toutes les spécificités de notre culture et de ses composantes". C’est à cet aune sans doute que "le niveau pourra être relevé". Et que de jeunes percussionnistes de sa trempe pourront suivre les traces de l’illustre aîné Brice Wassy qui brille de mille feux à l’international et à qui Willy Ombé voue un culte.

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