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Dans la Tanière Mondial 2010 – Lions indomptables : Retour au bercail sans tambour ni trompette

C’était prévisible. Et cela n’a vraiment surpris personne. Les Lions indomptables ont été accueillis comme de vulgaires anonymes vendredi dernier à l’aéroport international de Nsimalen. En effet, Personne ou presque n’est venue leur souhaiter comme il est de coutume la bienvenue. Si ce n’est quelques journalistes et une vingtaine de fans qui ont fait le déplacement pour venir plutôt crier leur ras-le-bol. D’ailleurs, ces derniers brandissaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Vous ne méritez plus notre soutien. Vous nous avez déçus. Vous êtes la honte de ce pays ».
 

Une image forte et un message qui semblaient traduire le dégoût de tout un peuple après une prestation pitoyable au Mondial 2010 de leur équipe fanion. Trois matchs, trois défaites, 1ère nation à être éliminée de la compétition. Une tanière sans cesse encline aux querelles et aux ego et comme si cela ne suffisait pas, un coach aux choix tactiques lamentables qui n’ont finalement fait qu’enfoncer l’équipe. Même si certaines langues laissaient croire quelques jours après l’annonce du passage obligatoire de l’équipe nationale par Yaoundé qu’on verra quand même à leur descente d’avion de nombreux supporters quoique énervés et surexcités, il n’en a rien été de tout cela.

Même Paul Le Guen qui exigeait des garanties pour sa sécurité s’est rendu compte qu’il n’en avait pas vraiment besoin. Pour tout dire, le retour des Lions Indomptables sur le sol camerounais n’a pas drainé les foules. Les maigres supporters qui étaient là étaient venus « régler leurs comptes ». C’est-à-dire vomir au grand jour ce qu’ils pensent concrètement de leur équipe. Pendant que quelques-uns estimaient que les 45 millions synonymes de prime de participation que chaque joueur a reçus aurait pu servir à quelque chose de « constructif » pour le pays, d’autres lâchaient des insultes aux joueurs qui, tête baissée, sont rentrés directement dans un couloir aménagé pour la circonstance.

En effet, les mesures de sécurité prises à l’aéroport étaient disproportionnées et ont expressément empêché tout contact avec les joueurs. « Regarde moi les mouilleurs comme ça. Vous êtes sortis de la compétition avant même d’avoir joué tous vos trois matchs de poule. Quelle honte ! Tout ce que vous savez faire de mieux c’est de manger l’argent du contribuable camerounais. Vous méritez une bonne fessée », hurlaient les fans.  « Seul Stéphane Mbia est venu nous voir. Les autres savent ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils ont préféré fuir »,  regrettent-ils. On avait annoncé dans le programme une conférence de presse où quelques joueurs devaient y prendre part. Mais finalement, personne n’a pointé le nez. Seul Paul Le Guen s’est présenté devant les rares hommes de médias qui se sont déplacés. Pendant  une vingtaine de minutes, le technicien Breton est resté fidèle au discours qu’il avait déjà tenu avant de quitter le sol sud-africain. « C’est un échec que j’assume », a-t-il déclaré. « J’ai commis quelques erreurs, notamment dans le choix des 23. Je pensais que le groupe serait harmonieux, ce qui n’a pas été le cas. Le grand déballage tant attendu sur la vie du groupe n’a pas été largement abordé. « J’en dis ce que je veux, pas ce que vous voulez entendre » a tranché le français.

A la question d’un journaliste quant au devenir de son contrat avec les Lions indomptables, l’entraîneur national a répondu de façon laconique : « Cette question ne concerne que moi et ceux avec qui j’ai discuté de contrat lorsqu’on m’a engagé ». Réagissant à une autre question sur sa démission, Paul Le Guen a répondu « je sais que c’est ce que vous souhaitez. Je dois en discuter avec ceux là qui m’ont engagé et puis je partirais sans doute ». Pour sa part, le capitaine Eto’o Fils qu’on a vu venir murmurer quelques phrases dans l’oreille de Linus Pascal Fouda, le team press manager de l’équipe nationale avant de fondre dans les couloirs, a demandé pardon au peuple camerounais suite à leur contreperformance. Quelques secondes seulement après l’échange avec la presse, les décors ont très vite été débarrassés ; un peu comme si on voulait absolument en finir avec ce cauchemar de Lions qui n’a que trop duré. De sources dignes de foi, Le Guen aurait aussitôt quitté le pays après la conférence de presse. Quant aux joueurs, ils sont repartis à l’hôtel Mont Febe d’où, nous apprend certaines sources, une rencontre avec le Premier ministre est prévue dans les prochains jours.

christian.tchapmi

 

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C’était prévisible. Et cela n’a vraiment surpris personne. Les Lions indomptables ont été accueillis comme de vulgaires anonymes vendredi dernier à l’aéroport international de Nsimalen. En effet, Personne ou presque n’est venue leur souhaiter comme il est de coutume la bienvenue. Si ce n’est quelques journalistes et une vingtaine de fans qui ont fait le déplacement pour venir plutôt crier leur ras-le-bol. D’ailleurs, ces derniers brandissaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Vous ne méritez plus notre soutien. Vous nous avez déçus. Vous êtes la honte de ce pays ».
 

Une image forte et un message qui semblaient traduire le dégoût de tout un peuple après une prestation pitoyable au Mondial 2010 de leur équipe fanion. Trois matchs, trois défaites, 1ère nation à être éliminée de la compétition. Une tanière sans cesse encline aux querelles et aux ego et comme si cela ne suffisait pas, un coach aux choix tactiques lamentables qui n’ont finalement fait qu’enfoncer l’équipe. Même si certaines langues laissaient croire quelques jours après l’annonce du passage obligatoire de l’équipe nationale par Yaoundé qu’on verra quand même à leur descente d’avion de nombreux supporters quoique énervés et surexcités, il n’en a rien été de tout cela.

Même Paul Le Guen qui exigeait des garanties pour sa sécurité s’est rendu compte qu’il n’en avait pas vraiment besoin. Pour tout dire, le retour des Lions Indomptables sur le sol camerounais n’a pas drainé les foules. Les maigres supporters qui étaient là étaient venus « régler leurs comptes ». C’est-à-dire vomir au grand jour ce qu’ils pensent concrètement de leur équipe. Pendant que quelques-uns estimaient que les 45 millions synonymes de prime de participation que chaque joueur a reçus aurait pu servir à quelque chose de « constructif » pour le pays, d’autres lâchaient des insultes aux joueurs qui, tête baissée, sont rentrés directement dans un couloir aménagé pour la circonstance.

En effet, les mesures de sécurité prises à l’aéroport étaient disproportionnées et ont expressément empêché tout contact avec les joueurs. « Regarde moi les mouilleurs comme ça. Vous êtes sortis de la compétition avant même d’avoir joué tous vos trois matchs de poule. Quelle honte ! Tout ce que vous savez faire de mieux c’est de manger l’argent du contribuable camerounais. Vous méritez une bonne fessée », hurlaient les fans.  « Seul Stéphane Mbia est venu nous voir. Les autres savent ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils ont préféré fuir »,  regrettent-ils. On avait annoncé dans le programme une conférence de presse où quelques joueurs devaient y prendre part. Mais finalement, personne n’a pointé le nez. Seul Paul Le Guen s’est présenté devant les rares hommes de médias qui se sont déplacés. Pendant  une vingtaine de minutes, le technicien Breton est resté fidèle au discours qu’il avait déjà tenu avant de quitter le sol sud-africain. « C’est un échec que j’assume », a-t-il déclaré. « J’ai commis quelques erreurs, notamment dans le choix des 23. Je pensais que le groupe serait harmonieux, ce qui n’a pas été le cas. Le grand déballage tant attendu sur la vie du groupe n’a pas été largement abordé. « J’en dis ce que je veux, pas ce que vous voulez entendre » a tranché le français.

A la question d’un journaliste quant au devenir de son contrat avec les Lions indomptables, l’entraîneur national a répondu de façon laconique : « Cette question ne concerne que moi et ceux avec qui j’ai discuté de contrat lorsqu’on m’a engagé ». Réagissant à une autre question sur sa démission, Paul Le Guen a répondu « je sais que c’est ce que vous souhaitez. Je dois en discuter avec ceux là qui m’ont engagé et puis je partirais sans doute ». Pour sa part, le capitaine Eto’o Fils qu’on a vu venir murmurer quelques phrases dans l’oreille de Linus Pascal Fouda, le team press manager de l’équipe nationale avant de fondre dans les couloirs, a demandé pardon au peuple camerounais suite à leur contreperformance. Quelques secondes seulement après l’échange avec la presse, les décors ont très vite été débarrassés ; un peu comme si on voulait absolument en finir avec ce cauchemar de Lions qui n’a que trop duré. De sources dignes de foi, Le Guen aurait aussitôt quitté le pays après la conférence de presse. Quant aux joueurs, ils sont repartis à l’hôtel Mont Febe d’où, nous apprend certaines sources, une rencontre avec le Premier ministre est prévue dans les prochains jours.

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C’était prévisible. Et cela n’a vraiment surpris personne. Les Lions indomptables ont été accueillis comme de vulgaires anonymes vendredi dernier à l’aéroport international de Nsimalen. En effet, Personne ou presque n’est venue leur souhaiter comme il est de coutume la bienvenue. Si ce n’est quelques journalistes et une vingtaine de fans qui ont fait le déplacement pour venir plutôt crier leur ras-le-bol. D’ailleurs, ces derniers brandissaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Vous ne méritez plus notre soutien. Vous nous avez déçus. Vous êtes la honte de ce pays ».
 

Une image forte et un message qui semblaient traduire le dégoût de tout un peuple après une prestation pitoyable au Mondial 2010 de leur équipe fanion. Trois matchs, trois défaites, 1ère nation à être éliminée de la compétition. Une tanière sans cesse encline aux querelles et aux ego et comme si cela ne suffisait pas, un coach aux choix tactiques lamentables qui n’ont finalement fait qu’enfoncer l’équipe. Même si certaines langues laissaient croire quelques jours après l’annonce du passage obligatoire de l’équipe nationale par Yaoundé qu’on verra quand même à leur descente d’avion de nombreux supporters quoique énervés et surexcités, il n’en a rien été de tout cela.

Même Paul Le Guen qui exigeait des garanties pour sa sécurité s’est rendu compte qu’il n’en avait pas vraiment besoin. Pour tout dire, le retour des Lions Indomptables sur le sol camerounais n’a pas drainé les foules. Les maigres supporters qui étaient là étaient venus « régler leurs comptes ». C’est-à-dire vomir au grand jour ce qu’ils pensent concrètement de leur équipe. Pendant que quelques-uns estimaient que les 45 millions synonymes de prime de participation que chaque joueur a reçus aurait pu servir à quelque chose de « constructif » pour le pays, d’autres lâchaient des insultes aux joueurs qui, tête baissée, sont rentrés directement dans un couloir aménagé pour la circonstance.

En effet, les mesures de sécurité prises à l’aéroport étaient disproportionnées et ont expressément empêché tout contact avec les joueurs. « Regarde moi les mouilleurs comme ça. Vous êtes sortis de la compétition avant même d’avoir joué tous vos trois matchs de poule. Quelle honte ! Tout ce que vous savez faire de mieux c’est de manger l’argent du contribuable camerounais. Vous méritez une bonne fessée », hurlaient les fans.  « Seul Stéphane Mbia est venu nous voir. Les autres savent ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils ont préféré fuir »,  regrettent-ils. On avait annoncé dans le programme une conférence de presse où quelques joueurs devaient y prendre part. Mais finalement, personne n’a pointé le nez. Seul Paul Le Guen s’est présenté devant les rares hommes de médias qui se sont déplacés. Pendant  une vingtaine de minutes, le technicien Breton est resté fidèle au discours qu’il avait déjà tenu avant de quitter le sol sud-africain. « C’est un échec que j’assume », a-t-il déclaré. « J’ai commis quelques erreurs, notamment dans le choix des 23. Je pensais que le groupe serait harmonieux, ce qui n’a pas été le cas. Le grand déballage tant attendu sur la vie du groupe n’a pas été largement abordé. « J’en dis ce que je veux, pas ce que vous voulez entendre » a tranché le français.

A la question d’un journaliste quant au devenir de son contrat avec les Lions indomptables, l’entraîneur national a répondu de façon laconique : « Cette question ne concerne que moi et ceux avec qui j’ai discuté de contrat lorsqu’on m’a engagé ». Réagissant à une autre question sur sa démission, Paul Le Guen a répondu « je sais que c’est ce que vous souhaitez. Je dois en discuter avec ceux là qui m’ont engagé et puis je partirais sans doute ». Pour sa part, le capitaine Eto’o Fils qu’on a vu venir murmurer quelques phrases dans l’oreille de Linus Pascal Fouda, le team press manager de l’équipe nationale avant de fondre dans les couloirs, a demandé pardon au peuple camerounais suite à leur contreperformance. Quelques secondes seulement après l’échange avec la presse, les décors ont très vite été débarrassés ; un peu comme si on voulait absolument en finir avec ce cauchemar de Lions qui n’a que trop duré. De sources dignes de foi, Le Guen aurait aussitôt quitté le pays après la conférence de presse. Quant aux joueurs, ils sont repartis à l’hôtel Mont Febe d’où, nous apprend certaines sources, une rencontre avec le Premier ministre est prévue dans les prochains jours.

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C’était prévisible. Et cela n’a vraiment surpris personne. Les Lions indomptables ont été accueillis comme de vulgaires anonymes vendredi dernier à l’aéroport international de Nsimalen. En effet, Personne ou presque n’est venue leur souhaiter comme il est de coutume la bienvenue. Si ce n’est quelques journalistes et une vingtaine de fans qui ont fait le déplacement pour venir plutôt crier leur ras-le-bol. D’ailleurs, ces derniers brandissaient une pancarte sur laquelle on pouvait lire « Vous ne méritez plus notre soutien. Vous nous avez déçus. Vous êtes la honte de ce pays ».
 

Une image forte et un message qui semblaient traduire le dégoût de tout un peuple après une prestation pitoyable au Mondial 2010 de leur équipe fanion. Trois matchs, trois défaites, 1ère nation à être éliminée de la compétition. Une tanière sans cesse encline aux querelles et aux ego et comme si cela ne suffisait pas, un coach aux choix tactiques lamentables qui n’ont finalement fait qu’enfoncer l’équipe. Même si certaines langues laissaient croire quelques jours après l’annonce du passage obligatoire de l’équipe nationale par Yaoundé qu’on verra quand même à leur descente d’avion de nombreux supporters quoique énervés et surexcités, il n’en a rien été de tout cela.

Même Paul Le Guen qui exigeait des garanties pour sa sécurité s’est rendu compte qu’il n’en avait pas vraiment besoin. Pour tout dire, le retour des Lions Indomptables sur le sol camerounais n’a pas drainé les foules. Les maigres supporters qui étaient là étaient venus « régler leurs comptes ». C’est-à-dire vomir au grand jour ce qu’ils pensent concrètement de leur équipe. Pendant que quelques-uns estimaient que les 45 millions synonymes de prime de participation que chaque joueur a reçus aurait pu servir à quelque chose de « constructif » pour le pays, d’autres lâchaient des insultes aux joueurs qui, tête baissée, sont rentrés directement dans un couloir aménagé pour la circonstance.

En effet, les mesures de sécurité prises à l’aéroport étaient disproportionnées et ont expressément empêché tout contact avec les joueurs. « Regarde moi les mouilleurs comme ça. Vous êtes sortis de la compétition avant même d’avoir joué tous vos trois matchs de poule. Quelle honte ! Tout ce que vous savez faire de mieux c’est de manger l’argent du contribuable camerounais. Vous méritez une bonne fessée », hurlaient les fans.  « Seul Stéphane Mbia est venu nous voir. Les autres savent ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils ont préféré fuir »,  regrettent-ils. On avait annoncé dans le programme une conférence de presse où quelques joueurs devaient y prendre part. Mais finalement, personne n’a pointé le nez. Seul Paul Le Guen s’est présenté devant les rares hommes de médias qui se sont déplacés. Pendant  une vingtaine de minutes, le technicien Breton est resté fidèle au discours qu’il avait déjà tenu avant de quitter le sol sud-africain. « C’est un échec que j’assume », a-t-il déclaré. « J’ai commis quelques erreurs, notamment dans le choix des 23. Je pensais que le groupe serait harmonieux, ce qui n’a pas été le cas. Le grand déballage tant attendu sur la vie du groupe n’a pas été largement abordé. « J’en dis ce que je veux, pas ce que vous voulez entendre » a tranché le français.

A la question d’un journaliste quant au devenir de son contrat avec les Lions indomptables, l’entraîneur national a répondu de façon laconique : « Cette question ne concerne que moi et ceux avec qui j’ai discuté de contrat lorsqu’on m’a engagé ». Réagissant à une autre question sur sa démission, Paul Le Guen a répondu « je sais que c’est ce que vous souhaitez. Je dois en discuter avec ceux là qui m’ont engagé et puis je partirais sans doute ». Pour sa part, le capitaine Eto’o Fils qu’on a vu venir murmurer quelques phrases dans l’oreille de Linus Pascal Fouda, le team press manager de l’équipe nationale avant de fondre dans les couloirs, a demandé pardon au peuple camerounais suite à leur contreperformance. Quelques secondes seulement après l’échange avec la presse, les décors ont très vite été débarrassés ; un peu comme si on voulait absolument en finir avec ce cauchemar de Lions qui n’a que trop duré. De sources dignes de foi, Le Guen aurait aussitôt quitté le pays après la conférence de presse. Quant aux joueurs, ils sont repartis à l’hôtel Mont Febe d’où, nous apprend certaines sources, une rencontre avec le Premier ministre est prévue dans les prochains jours.

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Un rêve d’Amérique

Enfin l’espoir ! De grâce, pour une heure, pour un jour, ne jouons pas les blasés, les prudents, les sceptiques. –

Après ce 4 novembre déjà historique, avouons que nous sommes pris, presque tous, d’un sentiment de bonheur. Pour une heure ou pour un jour, laissons parler l’enthousiasme, celui qui déferle sur la planète. Depuis quelques heures, les Américains espèrent ; depuis quelques heures, le monde entier se sent mieux. Le bonheur ? Une idée neuve en Amérique. Il suffit d’imaginer un instant le résultat inverse : un sénateur raide et conservateur flanqué d’une mystique béotienne reconduisant pour quatre ans la politique brutale de George W. Bush. Un cauchemar moral, un film d’horreur politique. Au contraire, les symboles se bousculent dans l’imaginaire de ce jour d’exception. L’idéal d’Abraham Lincoln, le rêve de Martin Luther King, la Nouvelle Frontière de John et Robert Kennedy : quatre espoirs interrompus, quatre prophètes du réel immolés, qui revivent, l’espace d’un moment, par la grâce de ce scrutin. Ce sont les symboles d’une Amérique qui aime l’avenir. Les symboles de l’Amérique qu’on aime.

Il sera temps, demain, de mesurer les difficultés de la tâche, de dissiper les illusions, de disséquer les faiblesses du nouvel élu. On le pressent, il porte plus de promesses qu’il ne peut en satisfaire. Il prendra en charge les intérêts d’un Etat autant que les rêves de ses électeurs. Il devra composer avec les froides réalités de la géopolitique. Il n’est peut-être pas le héros du progressisme que fantasme la gauche française. Il est sans doute plus enclin au compromis et à la manœuvre que ne le pensent la plupart de ses partisans. Mais sa victoire montre que le monde peut changer et, pour une fois, changer en mieux.

Obama peut interrompre le cours de cette révolution conservatrice qui domine le monde depuis l’élection de Ronald Reagan. Enfin, les valeurs de solidarité, d’attention aux faibles, de justice seront représentées à la Maison Blanche. Enfin, on ne va pas essayer de nous faire croire que l’intérêt des milliardaires se confond avec celui du peuple. Enfin, les Américains peuvent espérer une meilleure protection sociale, un contrôle sur Wall Street, des crédits pour la santé, pour l’éducation, pour l’environnement. En un mot, ils peuvent espérer une société plus humaine, qui montre aux autres nations que la justice concrète n’est pas toujours un objectif utopique.

Ensuite parce le vainqueur du 4 novembre est un homme du siècle nouveau. Métis, ancien travailleur social, petit-fils d’une Africaine, Barack Hussein Obama a choisi d’être américain. Son histoire montre que l’identité n’est pas forcément un fait de nature qui enferme les hommes dans leur naissance mais aussi l’adhésion lucide à des principes démocratiques. Avec Obama, c’est un peu du Sud et de sa souffrance qui entre dans la capitale du Nord. Avec Obama, c’est beaucoup de notre monde mélangé qui accède à la plus haute fonction. Tout cela semble candide, virtuel, hypothétique ? Peut-être. Mais pour une heure, pour un jour, il faut essayer d’y croire. Essayer de croire que, pour la première fois, depuis longtemps, le Nouveau Monde peut mériter son nom.

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