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Crise centrafricaine Les premières heures de Bozizé à Yaoundé

 

Arrivé sous haute sécurité lundi dernier, il a reçu la visite du Sg/Pr et le Dsp.

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir cinq policiers à l’entrée du hall de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Pourtant hier, ils étaient présents. Il était également possible d’observer des agents de police en civil qui filtraient avec une attention peu ordinaire les entrées et les sorties des visiteurs. Ce déploiement peu ordinaire est justifié par un fait : La présence dans cet hôtel du chef d’Etat centrafricain déchu, François Bozizé, débarqué dimanche dernier du pouvoir par les rebelles de la coalition Seleka, qui sont devenus de fait les principaux maîtres de Bangui.

François Bozizé est arrivé en début de soirée avant-hier à Yaoundé à bord de six véhicules de sécurité et d’une ambulance en provenance de Bertoua, qu’il avait quitté peu avant 17 heures. Contrairement à une information relayée précédemment qu’il avait été installé au Meridien hôtel à Douala, c’est plutôt à l’hôtel Hilton de Yaoundé, qu’il va déposer ses valises aux alentours de 19h 58mn. Il est entré  par le parking sous protection des agents du Bataillon d’intervention rapide (Bir), qui ont vite fait d’établir autour de lui un périmètre de sécurité restreint, qui ne permettait pas aux curieux de pouvoir apercevoir l’ex-président centrafricain, et encore moins à ce dernier d’identifier clairement où il se trouvait. Accompagné des ses proches, François Bozizé Yagouvonda a directement emprunté l’ascenseur qui devait conduire le tombeur de Ange Félix Patassé en 2003, dans l’une des suites présidentielles de cet hôtel de luxe de Yaoundé.

Avant son arrivée, des éléments de la garde présidentielle (Gp) et du Bir ont pris possession de l’hôtel au niveau du parking et aux différents étages qui mènent à la chambre de cet hôte peu ordinaire du gouvernement camerounais. Dans le même temps, les officiers supérieurs du commissariat central n°1 et certains de leurs éléments font des va-et-vient entre le hall de l’hôtel et les étages supérieurs. Aucune autorité camerounaise n’est alors visible.

Vers 20h15mn, un véhicule de marque Peugeot 607 se gare à l’entrée du Hilton. A son bord, le général Ivo Descencio Yewo, directeur de la sécurité présidentielle (Dsp). Nous apprendrons plus tard que c’est lui qui coordonne  la sécurité de François Bozizé au Hilton. Sans grande escorte, il emprunte l’ascenseur qui l’amène directement dans la suite de l’ex-président centrafricain. Quinze minutes plus tard. Un cortège de trois voitures arrive au Hilton. A bord d’un véhicule de marque Christler, immatriculé : Ce 513 Cv, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh descend et emprunte les marches qui le conduisent également vers l’ascenseur. Une partie de sa délégation est recalée dans le hall. Certainement parce que la suite dans laquelle réside François Bozizé doit rester au maximum secrète.

Le secrétaire général de la présidence de la République, qui a  laissé entendre en journée que Bozizé était en transit au Cameroun doit s’assurer que son hôte se porte bien. A 20h53mn, il ressort. Quatre minutes plus tard, c’est au tour de Ivo Descencion de dire au revoir à François Bozizé, ainsi que le directeur des affaires générales de la présidence de la République, Hessana Mahamat, venu certainement régler les coûts de l’hébergement. A 21h10, François Bozizé reposait déjà tranquillement dans sa suite du Hilton à Yaoundé, sous haute sécurité. De sa suite au Hilton, le Général déchu a dû vivre le film de sa chute, diffusé en boucle sur les chaînes d’information satellitaires. Il a dû surtout écouter, non sans amertume, les premières annonces de Michel Djotodia, son successeur autoproclamé. Dur, dur…

Boris Bertolt
 

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Arrivé sous haute sécurité lundi dernier, il a reçu la visite du Sg/Pr et le Dsp.

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir cinq policiers à l’entrée du hall de l’hôtel Hilton de Yaoundé. Pourtant hier, ils étaient présents. Il était également possible d’observer des agents de police en civil qui filtraient avec une attention peu ordinaire les entrées et les sorties des visiteurs. Ce déploiement peu ordinaire est justifié par un fait : La présence dans cet hôtel du chef d’Etat centrafricain déchu, François Bozizé, débarqué dimanche dernier du pouvoir par les rebelles de la coalition Seleka, qui sont devenus de fait les principaux maîtres de Bangui.

François Bozizé est arrivé en début de soirée avant-hier à Yaoundé à bord de six véhicules de sécurité et d’une ambulance en provenance de Bertoua, qu’il avait quitté peu avant 17 heures. Contrairement à une information relayée précédemment qu’il avait été installé au Meridien hôtel à Douala, c’est plutôt à l’hôtel Hilton de Yaoundé, qu’il va déposer ses valises aux alentours de 19h 58mn. Il est entré  par le parking sous protection des agents du Bataillon d’intervention rapide (Bir), qui ont vite fait d’établir autour de lui un périmètre de sécurité restreint, qui ne permettait pas aux curieux de pouvoir apercevoir l’ex-président centrafricain, et encore moins à ce dernier d’identifier clairement où il se trouvait. Accompagné des ses proches, François Bozizé Yagouvonda a directement emprunté l’ascenseur qui devait conduire le tombeur de Ange Félix Patassé en 2003, dans l’une des suites présidentielles de cet hôtel de luxe de Yaoundé.

Avant son arrivée, des éléments de la garde présidentielle (Gp) et du Bir ont pris possession de l’hôtel au niveau du parking et aux différents étages qui mènent à la chambre de cet hôte peu ordinaire du gouvernement camerounais. Dans le même temps, les officiers supérieurs du commissariat central n°1 et certains de leurs éléments font des va-et-vient entre le hall de l’hôtel et les étages supérieurs. Aucune autorité camerounaise n’est alors visible.

Vers 20h15mn, un véhicule de marque Peugeot 607 se gare à l’entrée du Hilton. A son bord, le général Ivo Descencio Yewo, directeur de la sécurité présidentielle (Dsp). Nous apprendrons plus tard que c’est lui qui coordonne  la sécurité de François Bozizé au Hilton. Sans grande escorte, il emprunte l’ascenseur qui l’amène directement dans la suite de l’ex-président centrafricain. Quinze minutes plus tard. Un cortège de trois voitures arrive au Hilton. A bord d’un véhicule de marque Christler, immatriculé : Ce 513 Cv, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh descend et emprunte les marches qui le conduisent également vers l’ascenseur. Une partie de sa délégation est recalée dans le hall. Certainement parce que la suite dans laquelle réside François Bozizé doit rester au maximum secrète.

Le secrétaire général de la présidence de la République, qui a  laissé entendre en journée que Bozizé était en transit au Cameroun doit s’assurer que son hôte se porte bien. A 20h53mn, il ressort. Quatre minutes plus tard, c’est au tour de Ivo Descencion de dire au revoir à François Bozizé, ainsi que le directeur des affaires générales de la présidence de la République, Hessana Mahamat, venu certainement régler les coûts de l’hébergement. A 21h10, François Bozizé reposait déjà tranquillement dans sa suite du Hilton à Yaoundé, sous haute sécurité. De sa suite au Hilton, le Général déchu a dû vivre le film de sa chute, diffusé en boucle sur les chaînes d’information satellitaires. Il a dû surtout écouter, non sans amertume, les premières annonces de Michel Djotodia, son successeur autoproclamé. Dur, dur…

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François Bozizé est arrivé en début de soirée avant-hier à Yaoundé à bord de six véhicules de sécurité et d’une ambulance en provenance de Bertoua, qu’il avait quitté peu avant 17 heures. Contrairement à une information relayée précédemment qu’il avait été installé au Meridien hôtel à Douala, c’est plutôt à l’hôtel Hilton de Yaoundé, qu’il va déposer ses valises aux alentours de 19h 58mn. Il est entré  par le parking sous protection des agents du Bataillon d’intervention rapide (Bir), qui ont vite fait d’établir autour de lui un périmètre de sécurité restreint, qui ne permettait pas aux curieux de pouvoir apercevoir l’ex-président centrafricain, et encore moins à ce dernier d’identifier clairement où il se trouvait. Accompagné des ses proches, François Bozizé Yagouvonda a directement emprunté l’ascenseur qui devait conduire le tombeur de Ange Félix Patassé en 2003, dans l’une des suites présidentielles de cet hôtel de luxe de Yaoundé.

Avant son arrivée, des éléments de la garde présidentielle (Gp) et du Bir ont pris possession de l’hôtel au niveau du parking et aux différents étages qui mènent à la chambre de cet hôte peu ordinaire du gouvernement camerounais. Dans le même temps, les officiers supérieurs du commissariat central n°1 et certains de leurs éléments font des va-et-vient entre le hall de l’hôtel et les étages supérieurs. Aucune autorité camerounaise n’est alors visible.

Vers 20h15mn, un véhicule de marque Peugeot 607 se gare à l’entrée du Hilton. A son bord, le général Ivo Descencio Yewo, directeur de la sécurité présidentielle (Dsp). Nous apprendrons plus tard que c’est lui qui coordonne  la sécurité de François Bozizé au Hilton. Sans grande escorte, il emprunte l’ascenseur qui l’amène directement dans la suite de l’ex-président centrafricain. Quinze minutes plus tard. Un cortège de trois voitures arrive au Hilton. A bord d’un véhicule de marque Christler, immatriculé : Ce 513 Cv, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh descend et emprunte les marches qui le conduisent également vers l’ascenseur. Une partie de sa délégation est recalée dans le hall. Certainement parce que la suite dans laquelle réside François Bozizé doit rester au maximum secrète.

Le secrétaire général de la présidence de la République, qui a  laissé entendre en journée que Bozizé était en transit au Cameroun doit s’assurer que son hôte se porte bien. A 20h53mn, il ressort. Quatre minutes plus tard, c’est au tour de Ivo Descencion de dire au revoir à François Bozizé, ainsi que le directeur des affaires générales de la présidence de la République, Hessana Mahamat, venu certainement régler les coûts de l’hébergement. A 21h10, François Bozizé reposait déjà tranquillement dans sa suite du Hilton à Yaoundé, sous haute sécurité. De sa suite au Hilton, le Général déchu a dû vivre le film de sa chute, diffusé en boucle sur les chaînes d’information satellitaires. Il a dû surtout écouter, non sans amertume, les premières annonces de Michel Djotodia, son successeur autoproclamé. Dur, dur…

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François Bozizé est arrivé en début de soirée avant-hier à Yaoundé à bord de six véhicules de sécurité et d’une ambulance en provenance de Bertoua, qu’il avait quitté peu avant 17 heures. Contrairement à une information relayée précédemment qu’il avait été installé au Meridien hôtel à Douala, c’est plutôt à l’hôtel Hilton de Yaoundé, qu’il va déposer ses valises aux alentours de 19h 58mn. Il est entré  par le parking sous protection des agents du Bataillon d’intervention rapide (Bir), qui ont vite fait d’établir autour de lui un périmètre de sécurité restreint, qui ne permettait pas aux curieux de pouvoir apercevoir l’ex-président centrafricain, et encore moins à ce dernier d’identifier clairement où il se trouvait. Accompagné des ses proches, François Bozizé Yagouvonda a directement emprunté l’ascenseur qui devait conduire le tombeur de Ange Félix Patassé en 2003, dans l’une des suites présidentielles de cet hôtel de luxe de Yaoundé.

Avant son arrivée, des éléments de la garde présidentielle (Gp) et du Bir ont pris possession de l’hôtel au niveau du parking et aux différents étages qui mènent à la chambre de cet hôte peu ordinaire du gouvernement camerounais. Dans le même temps, les officiers supérieurs du commissariat central n°1 et certains de leurs éléments font des va-et-vient entre le hall de l’hôtel et les étages supérieurs. Aucune autorité camerounaise n’est alors visible.

Vers 20h15mn, un véhicule de marque Peugeot 607 se gare à l’entrée du Hilton. A son bord, le général Ivo Descencio Yewo, directeur de la sécurité présidentielle (Dsp). Nous apprendrons plus tard que c’est lui qui coordonne  la sécurité de François Bozizé au Hilton. Sans grande escorte, il emprunte l’ascenseur qui l’amène directement dans la suite de l’ex-président centrafricain. Quinze minutes plus tard. Un cortège de trois voitures arrive au Hilton. A bord d’un véhicule de marque Christler, immatriculé : Ce 513 Cv, le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh descend et emprunte les marches qui le conduisent également vers l’ascenseur. Une partie de sa délégation est recalée dans le hall. Certainement parce que la suite dans laquelle réside François Bozizé doit rester au maximum secrète.

Le secrétaire général de la présidence de la République, qui a  laissé entendre en journée que Bozizé était en transit au Cameroun doit s’assurer que son hôte se porte bien. A 20h53mn, il ressort. Quatre minutes plus tard, c’est au tour de Ivo Descencion de dire au revoir à François Bozizé, ainsi que le directeur des affaires générales de la présidence de la République, Hessana Mahamat, venu certainement régler les coûts de l’hébergement. A 21h10, François Bozizé reposait déjà tranquillement dans sa suite du Hilton à Yaoundé, sous haute sécurité. De sa suite au Hilton, le Général déchu a dû vivre le film de sa chute, diffusé en boucle sur les chaînes d’information satellitaires. Il a dû surtout écouter, non sans amertume, les premières annonces de Michel Djotodia, son successeur autoproclamé. Dur, dur…

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