Sa Majesté Ibrahim Mbombo Njoya : « Le Nguon n’est pas un événement folklorique »
Sa Majesté Ibrahim Mbombo Njoya,roi des Bamoun.
JNM – Comment se sent le roi après le huitième Nguon qu’il a organisé ?
Je me sens très fatigué, mais c’est une fatigue agréable. Les Bamoun m’ont fait énormément plaisir parce qu’ils ont tous contribué à la réussite de cette fête.
Comment pensez-vous punir ceux qui freinent le développement du royaume comme vous l’ont demandé les Mfonanguon ?
C’est un problème d’ensemble. Ce problème est présent un peu partout, c’est comme la corruption. Il faut d’abord analyser pour comprendre les raisons pour lesquelles ceux qui freinent le développement agissent ainsi. C’est soit parce qu’ils sont dans le besoin, soit parce qu’ils n’ont pas d’espoir. Car, quand on a de l’espoir pour un lendemain meilleur, il y a des choses qu’on ne peut pas faire. C’est ça la loi de la vie. En fonction donc de ce que nous découvrirons, nous agirons en conséquence.
Que dites-vous à ceux qui pensent que le Nguon n’est plus qu’un simple folklore ?
Le Nguon n’a rien de folklorique parce qu’on n’a rien ajouté à ce qui se passait au temps de nos ancêtres. Sauf qu’aujourd’hui, la population a augmenté, les mœurs ont également changé et on est obligé de s’adapter à l’environnement présent. Mais sinon, nous n’avons rien inventé et en plus c’est une façon de transmettre notre histoire aux jeunes générations. C’est ceux qui n’aiment pas la culture qui parlent de folklore. Et tous ces gens qui viennent de partout ne sont pas attirés par le folklore. Dans le Noun, il y en a qui me demandent d’organiser le Nguon tous les ans, mais avec le travail que cela demande, deux ans de préparation sont insuffisants.

