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Festivités : Le cinéma Abbia tourne son film

Une semaine de projection quasi gratuite, a commencé lundi dernier par un concert.
Jean-Bruno Tagne – Michael Jackson a séduit la foule nombreuse présente au cinéma Abbia de Yaoundé lundi dernier. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la semaine du cinéma. Une édition parrainée par la mairie de Yaoundé 1er. Le Michael Jackson camerounais, comme son sosie avait une chorégraphie bien rythmée qui n’a pas manqué d’arracher des tonnerres d’applaudissement du public. D’autres artistes étaient également invités à se produire : One love, un jeune rappeur aux texte mordant, Claude Ndam, Afo-Akom, etc. Après la musique, le public a eu droit au cinéma, dont le film Troie avec Brad Pitt.

Selon le directeur du cinéma Abbia, Siméon Fotso, la semaine du cinéma est pour lui une occasion de faire plaisir au public qui continue de faire confiance au cinéma Abbia, l’unique salle de la ville de Yaoundé. D’autre part, il s’agit pour les responsables du cinéma Abbia de ramener le public vers cette salle qui, malgré son monopole peine à faire salle comble.
20 000 invitations ont été confectionnées et gratuitement mises à la disposition des cinéphiles qui n’ont plus qu’à aller les retirer au cinéma Abbia. Chaque invitation leur donne droit à toutes les séances de cinéma qui iront jusqu’au 23 décembre prochain. Trois séances de cinéma sont prévues tous les jours : à 16h, 18h et 21h.

La semaine du cinéma est une nième initiative de la direction de l’Abbia. Il y a quelque temps, c’est une nouvelle sonorisation dolby stéréo qui était acquise, suivi de la baisse des tarifs du cinéma. Désormais, les avant-premières de samedi et dimanche 18h30 coûte 1500F au lieu de 2500F. Les autres séances valent 1000F et 500F notamment celle de samedi à 9h. Reste d’ici quelques mois à faire une évaluation pour savoir si toutes ces initiatives ont réussi à ramener le public au cinéma.

En bref
Tradition
"L’homme mabi ne doit avoir peur de rien". C’ est le thème qui a sous tendu l’édition 2006 du Nguma mabi, la fête traditionnelle et communautaire des Mabi, un peuple autochtone de la ville de Kribi, partagé entre l’eau et la forêt. Le Nguma s’est célébré à Kribi le 15 décembre dernier. Les activités ont démarré le 10 décembre avec la lutte traditionnelle et la nage, où s’est distingué un individu surnommé "homme poisson", parti la à nage du terminal du pipeline Tchad-Cameroun, situé à15 kilomètres de la plage de Ngoyè, lieu de l’évènement. Le Nguma mabi 2006, a été marqué par deux faits majeurs. D’abord le carnaval de kribi, un évènement que les organisateurs et curieux ont qualifié de "première mondiale", et qui est un espace d’expression des différents groupes ethniques présents à Kribi.

Mutations

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Jann Halexander

 Lassé par les études, obsédé par le piano, Jann H décide en 2003 d’exploiter son imagination au service de la musique. Il enregsitre certains morceaux avec l’aide de B.MARTIN, batteur du groupe FLETCHER’S DELIGHT, dont la plupart ne seront finalement pas conservés. En juin 2004, il enregistre de nouveaux titres, aidé par le chanteur Aurélien Merle aux arrangements…le style Halexander se met en place: étrange, austère, froid, triste. Le minimalisme règne…

Le 3 novembre 2004 sort un Maxi Démo 4 titres intitulé Brasillach 1945, tiré à… 8 exemplaires. Encore une fois, quasiment pas de promotion, et tout se vend, le dernier exemplaire trouvant acquéreur sur un site aux enchères en février 2005. Dans ce maxi, le chanteur va plus loin en chantant sur un rythme agité la plongée aux enfers de l’écrivain français Robert Brasillach, (supposé homosexuel, même s’il ne l’était probablement pas), antisémite, partisan de la collaboration et fusillé au lendemain de la Guerre. Sujet franco-français, rarement traité en chanson, qui suscite le malaise, agace ou fascine. Utilisant les technologies du web et le bouche à oreille, le chanteur poursuit sa route. Entre temps un universitaire lui consacre quelques pages sur un site consacré à l’écrivain Brasillach, rappellant la fascination que cet écrivain et son œuvre exerce encore de nos jours sur certaines personnes.

Le 6 avril 2005, le chanteur sort son premier album, HALEXANDER SONGS en indépendant (peu de distributeurs sont en effet enclins à le distribuer, le chanteur ne faisant pas de scène et créant des musiques marginales). Les arrangements sont faits par un autre artiste régional, Aurélien Merle ( le Jeu des Balcons mal Fermés). Les thèmes sont les mêmes, sur 10 titres simples, piano/voix. Dans ses délires névrotiques, Jann Halexander parle du métissage sans en faire l’apologie, l’ambivalence sexuelle- il n’a jamais nié sa bisexualité-, la folie et la Mort, fidèle amoureuse. Peu d’espérance au gré d’un album qui cette fois, ne laisse pas indifférent le quotidien Ouest France, suivi aussitôt en peu de temps de chroniques sur des sites culturels français et belges, et d’autres journaux. Jann Halexander est aussi actuellement le seul chanteur de couleur dans un créneau très particulier, la Chanson Française. Il est parfois soupçonné par ses pairs de faire des névroses un fond de commerce. L’album se vend. Ventes confidentielles, mais réelles et considérables pour un autoproduit : Jann Halexander n’est pas un chanteur virtuel mais solidement établi avec un style musical qui lui est propre, dans le paysage musical francophone. Et dont la notoriété s’affirme jour après jour, notamment dans les sphères variées de l’internet en dépit d’une relative absence médiatique, en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Algérie, Canada…ainsi en septembre, le chanteur totalise plus de 1.000 exemplaires écoulés, score honorable au regard de sa situation (autoproduit privé de distribution physique), et se produit à Paris.

En juin 2005, le pianiste est exclu d’une association de musiciens indépendants, en raison des thèmes exceptionnellement sombres, voire malsains de ses chansons, de son univers. Mais le public est déjà là et certains fans de la première heure n’hésitent pas à envoyer des messages de protestations.

Le 15 et 16 septembre, Jann Halexander se produit au sous-sol de la vieille salle du Magique, à Paris. Une salle d’une capacité de 30 à 40 personnes. Si le 15, il chante devant une dizaine de personnes à peine (l’artiste est encore peu connu, et le concert n’a pas bénéficié de promotion),le 16, il chante devant le double (voire plus). C’est en effet sur scène que l’artiste prend toute sa dimension et rappelle qu’il n’est pas virtuel. Dans une mise en scène parsemée de symboles (statuettes, globes terrestres), et sous une lumière bleue, l’artiste en chemise mauve et aux lunettes à montures noires, chante son répertoire tout en racontant une histoire. L’ambiance évoque alors les cabarets allemands des années 20, 30, notamment lorsque l’artiste entonne Brasillach 1945, aux paroles dignes d’un Bertold Brecht.

Novembre 2005 marque un tournant. Alors que l’Amant de Maman, le nouveau maxi du chanteur doit sortir le 26 janvier 2006 dans une édition limitée, l’artiste doit faire face à la multiplication des pré-commandes et à un nouvel intérêt des médias. C’est ainsi qu’une revue de luxe, Préférences, lui consacre un dossier intégral de quatre pages tandis que la presse régionale du grand ouest lui fait de nouveau les yeux doux, suivie par l’Express. L’Amant de Maman, chanson sur l’adultère voyage hors de France, encore une fois, grâce à internet et circule, avec le Noir, le Juif et la Croix, sur des blogs québecois. La nouvelle production de l’artiste est chroniquée sur des sites canadiens, des nouveaux exemplaires de Halexander Songs se vendent en Hollande et en Afrique du Sud. L’artiste outsider s’est crée un public qui ne cesse de s’agrandir et peut compter sur un cercle restreint de fans qui lui consacrent des blogs et des groupes de discussions sur internet. La chanteuse française Robert reconnait également avoir aimé la reprise par l’artiste d’un de ses titres, écrit par Amélie Nothomb lors d’une interview radio, la reprise intitulée l’Appel de la Succube figurant en cinquième position sur le maxi l’Amant de Maman.

Le cas Halexander déclenche le scepticisme, le malaise ou la fascination. Par son parcours particulier qui fait de lui une web célébrité, puisqu’il doit sa notoriété toute relative à l’outil internet. L’artiste prend peu de risques en choisissant de sortir de façon systématique des éditions limitées (renforcant la valeur de l’objet et favorisant d’une certaine façon, sans conteste un culte de la personnalité), et privilégie progressivement la scène.

Il produit par le biais de son association Structural and Co la Chanteuse Aude.

Ecoutez :

Brasillach 1945 (2005)

L’amant de Maman (2005)

Source : http://artistes.autoproduction.net

Visitez son site : http://jannhalexander.free.fr/

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Jann Halexander

 Lassé par les études, obsédé par le piano, Jann H décide en 2003 d’exploiter son imagination au service de la musique. Il enregsitre certains morceaux avec l’aide de B.MARTIN, batteur du groupe FLETCHER’S DELIGHT, dont la plupart ne seront finalement pas conservés. En juin 2004, il enregistre de nouveaux titres, aidé par le chanteur Aurélien Merle aux arrangements…le style Halexander se met en place: étrange, austère, froid, triste. Le minimalisme règne…

Le 3 novembre 2004 sort un Maxi Démo 4 titres intitulé Brasillach 1945, tiré à… 8 exemplaires. Encore une fois, quasiment pas de promotion, et tout se vend, le dernier exemplaire trouvant acquéreur sur un site aux enchères en février 2005. Dans ce maxi, le chanteur va plus loin en chantant sur un rythme agité la plongée aux enfers de l’écrivain français Robert Brasillach, (supposé homosexuel, même s’il ne l’était probablement pas), antisémite, partisan de la collaboration et fusillé au lendemain de la Guerre. Sujet franco-français, rarement traité en chanson, qui suscite le malaise, agace ou fascine. Utilisant les technologies du web et le bouche à oreille, le chanteur poursuit sa route. Entre temps un universitaire lui consacre quelques pages sur un site consacré à l’écrivain Brasillach, rappellant la fascination que cet écrivain et son œuvre exerce encore de nos jours sur certaines personnes.

Le 6 avril 2005, le chanteur sort son premier album, HALEXANDER SONGS en indépendant (peu de distributeurs sont en effet enclins à le distribuer, le chanteur ne faisant pas de scène et créant des musiques marginales). Les arrangements sont faits par un autre artiste régional, Aurélien Merle ( le Jeu des Balcons mal Fermés). Les thèmes sont les mêmes, sur 10 titres simples, piano/voix. Dans ses délires névrotiques, Jann Halexander parle du métissage sans en faire l’apologie, l’ambivalence sexuelle- il n’a jamais nié sa bisexualité-, la folie et la Mort, fidèle amoureuse. Peu d’espérance au gré d’un album qui cette fois, ne laisse pas indifférent le quotidien Ouest France, suivi aussitôt en peu de temps de chroniques sur des sites culturels français et belges, et d’autres journaux. Jann Halexander est aussi actuellement le seul chanteur de couleur dans un créneau très particulier, la Chanson Française. Il est parfois soupçonné par ses pairs de faire des névroses un fond de commerce. L’album se vend. Ventes confidentielles, mais réelles et considérables pour un autoproduit : Jann Halexander n’est pas un chanteur virtuel mais solidement établi avec un style musical qui lui est propre, dans le paysage musical francophone. Et dont la notoriété s’affirme jour après jour, notamment dans les sphères variées de l’internet en dépit d’une relative absence médiatique, en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Algérie, Canada…ainsi en septembre, le chanteur totalise plus de 1.000 exemplaires écoulés, score honorable au regard de sa situation (autoproduit privé de distribution physique), et se produit à Paris.

En juin 2005, le pianiste est exclu d’une association de musiciens indépendants, en raison des thèmes exceptionnellement sombres, voire malsains de ses chansons, de son univers. Mais le public est déjà là et certains fans de la première heure n’hésitent pas à envoyer des messages de protestations.

Le 15 et 16 septembre, Jann Halexander se produit au sous-sol de la vieille salle du Magique, à Paris. Une salle d’une capacité de 30 à 40 personnes. Si le 15, il chante devant une dizaine de personnes à peine (l’artiste est encore peu connu, et le concert n’a pas bénéficié de promotion),le 16, il chante devant le double (voire plus). C’est en effet sur scène que l’artiste prend toute sa dimension et rappelle qu’il n’est pas virtuel. Dans une mise en scène parsemée de symboles (statuettes, globes terrestres), et sous une lumière bleue, l’artiste en chemise mauve et aux lunettes à montures noires, chante son répertoire tout en racontant une histoire. L’ambiance évoque alors les cabarets allemands des années 20, 30, notamment lorsque l’artiste entonne Brasillach 1945, aux paroles dignes d’un Bertold Brecht.

Novembre 2005 marque un tournant. Alors que l’Amant de Maman, le nouveau maxi du chanteur doit sortir le 26 janvier 2006 dans une édition limitée, l’artiste doit faire face à la multiplication des pré-commandes et à un nouvel intérêt des médias. C’est ainsi qu’une revue de luxe, Préférences, lui consacre un dossier intégral de quatre pages tandis que la presse régionale du grand ouest lui fait de nouveau les yeux doux, suivie par l’Express. L’Amant de Maman, chanson sur l’adultère voyage hors de France, encore une fois, grâce à internet et circule, avec le Noir, le Juif et la Croix, sur des blogs québecois. La nouvelle production de l’artiste est chroniquée sur des sites canadiens, des nouveaux exemplaires de Halexander Songs se vendent en Hollande et en Afrique du Sud. L’artiste outsider s’est crée un public qui ne cesse de s’agrandir et peut compter sur un cercle restreint de fans qui lui consacrent des blogs et des groupes de discussions sur internet. La chanteuse française Robert reconnait également avoir aimé la reprise par l’artiste d’un de ses titres, écrit par Amélie Nothomb lors d’une interview radio, la reprise intitulée l’Appel de la Succube figurant en cinquième position sur le maxi l’Amant de Maman.

Le cas Halexander déclenche le scepticisme, le malaise ou la fascination. Par son parcours particulier qui fait de lui une web célébrité, puisqu’il doit sa notoriété toute relative à l’outil internet. L’artiste prend peu de risques en choisissant de sortir de façon systématique des éditions limitées (renforcant la valeur de l’objet et favorisant d’une certaine façon, sans conteste un culte de la personnalité), et privilégie progressivement la scène.

Il produit par le biais de son association Structural and Co la Chanteuse Aude.

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Brasillach 1945 (2005)

L’amant de Maman (2005)

Source : http://artistes.autoproduction.net

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Jann Halexander

 Lassé par les études, obsédé par le piano, Jann H décide en 2003 d’exploiter son imagination au service de la musique. Il enregsitre certains morceaux avec l’aide de B.MARTIN, batteur du groupe FLETCHER’S DELIGHT, dont la plupart ne seront finalement pas conservés. En juin 2004, il enregistre de nouveaux titres, aidé par le chanteur Aurélien Merle aux arrangements…le style Halexander se met en place: étrange, austère, froid, triste. Le minimalisme règne…

Le 3 novembre 2004 sort un Maxi Démo 4 titres intitulé Brasillach 1945, tiré à… 8 exemplaires. Encore une fois, quasiment pas de promotion, et tout se vend, le dernier exemplaire trouvant acquéreur sur un site aux enchères en février 2005. Dans ce maxi, le chanteur va plus loin en chantant sur un rythme agité la plongée aux enfers de l’écrivain français Robert Brasillach, (supposé homosexuel, même s’il ne l’était probablement pas), antisémite, partisan de la collaboration et fusillé au lendemain de la Guerre. Sujet franco-français, rarement traité en chanson, qui suscite le malaise, agace ou fascine. Utilisant les technologies du web et le bouche à oreille, le chanteur poursuit sa route. Entre temps un universitaire lui consacre quelques pages sur un site consacré à l’écrivain Brasillach, rappellant la fascination que cet écrivain et son œuvre exerce encore de nos jours sur certaines personnes.

Le 6 avril 2005, le chanteur sort son premier album, HALEXANDER SONGS en indépendant (peu de distributeurs sont en effet enclins à le distribuer, le chanteur ne faisant pas de scène et créant des musiques marginales). Les arrangements sont faits par un autre artiste régional, Aurélien Merle ( le Jeu des Balcons mal Fermés). Les thèmes sont les mêmes, sur 10 titres simples, piano/voix. Dans ses délires névrotiques, Jann Halexander parle du métissage sans en faire l’apologie, l’ambivalence sexuelle- il n’a jamais nié sa bisexualité-, la folie et la Mort, fidèle amoureuse. Peu d’espérance au gré d’un album qui cette fois, ne laisse pas indifférent le quotidien Ouest France, suivi aussitôt en peu de temps de chroniques sur des sites culturels français et belges, et d’autres journaux. Jann Halexander est aussi actuellement le seul chanteur de couleur dans un créneau très particulier, la Chanson Française. Il est parfois soupçonné par ses pairs de faire des névroses un fond de commerce. L’album se vend. Ventes confidentielles, mais réelles et considérables pour un autoproduit : Jann Halexander n’est pas un chanteur virtuel mais solidement établi avec un style musical qui lui est propre, dans le paysage musical francophone. Et dont la notoriété s’affirme jour après jour, notamment dans les sphères variées de l’internet en dépit d’une relative absence médiatique, en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Algérie, Canada…ainsi en septembre, le chanteur totalise plus de 1.000 exemplaires écoulés, score honorable au regard de sa situation (autoproduit privé de distribution physique), et se produit à Paris.

En juin 2005, le pianiste est exclu d’une association de musiciens indépendants, en raison des thèmes exceptionnellement sombres, voire malsains de ses chansons, de son univers. Mais le public est déjà là et certains fans de la première heure n’hésitent pas à envoyer des messages de protestations.

Le 15 et 16 septembre, Jann Halexander se produit au sous-sol de la vieille salle du Magique, à Paris. Une salle d’une capacité de 30 à 40 personnes. Si le 15, il chante devant une dizaine de personnes à peine (l’artiste est encore peu connu, et le concert n’a pas bénéficié de promotion),le 16, il chante devant le double (voire plus). C’est en effet sur scène que l’artiste prend toute sa dimension et rappelle qu’il n’est pas virtuel. Dans une mise en scène parsemée de symboles (statuettes, globes terrestres), et sous une lumière bleue, l’artiste en chemise mauve et aux lunettes à montures noires, chante son répertoire tout en racontant une histoire. L’ambiance évoque alors les cabarets allemands des années 20, 30, notamment lorsque l’artiste entonne Brasillach 1945, aux paroles dignes d’un Bertold Brecht.

Novembre 2005 marque un tournant. Alors que l’Amant de Maman, le nouveau maxi du chanteur doit sortir le 26 janvier 2006 dans une édition limitée, l’artiste doit faire face à la multiplication des pré-commandes et à un nouvel intérêt des médias. C’est ainsi qu’une revue de luxe, Préférences, lui consacre un dossier intégral de quatre pages tandis que la presse régionale du grand ouest lui fait de nouveau les yeux doux, suivie par l’Express. L’Amant de Maman, chanson sur l’adultère voyage hors de France, encore une fois, grâce à internet et circule, avec le Noir, le Juif et la Croix, sur des blogs québecois. La nouvelle production de l’artiste est chroniquée sur des sites canadiens, des nouveaux exemplaires de Halexander Songs se vendent en Hollande et en Afrique du Sud. L’artiste outsider s’est crée un public qui ne cesse de s’agrandir et peut compter sur un cercle restreint de fans qui lui consacrent des blogs et des groupes de discussions sur internet. La chanteuse française Robert reconnait également avoir aimé la reprise par l’artiste d’un de ses titres, écrit par Amélie Nothomb lors d’une interview radio, la reprise intitulée l’Appel de la Succube figurant en cinquième position sur le maxi l’Amant de Maman.

Le cas Halexander déclenche le scepticisme, le malaise ou la fascination. Par son parcours particulier qui fait de lui une web célébrité, puisqu’il doit sa notoriété toute relative à l’outil internet. L’artiste prend peu de risques en choisissant de sortir de façon systématique des éditions limitées (renforcant la valeur de l’objet et favorisant d’une certaine façon, sans conteste un culte de la personnalité), et privilégie progressivement la scène.

Il produit par le biais de son association Structural and Co la Chanteuse Aude.

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 Lassé par les études, obsédé par le piano, Jann H décide en 2003 d’exploiter son imagination au service de la musique. Il enregsitre certains morceaux avec l’aide de B.MARTIN, batteur du groupe FLETCHER’S DELIGHT, dont la plupart ne seront finalement pas conservés. En juin 2004, il enregistre de nouveaux titres, aidé par le chanteur Aurélien Merle aux arrangements…le style Halexander se met en place: étrange, austère, froid, triste. Le minimalisme règne…

Le 3 novembre 2004 sort un Maxi Démo 4 titres intitulé Brasillach 1945, tiré à… 8 exemplaires. Encore une fois, quasiment pas de promotion, et tout se vend, le dernier exemplaire trouvant acquéreur sur un site aux enchères en février 2005. Dans ce maxi, le chanteur va plus loin en chantant sur un rythme agité la plongée aux enfers de l’écrivain français Robert Brasillach, (supposé homosexuel, même s’il ne l’était probablement pas), antisémite, partisan de la collaboration et fusillé au lendemain de la Guerre. Sujet franco-français, rarement traité en chanson, qui suscite le malaise, agace ou fascine. Utilisant les technologies du web et le bouche à oreille, le chanteur poursuit sa route. Entre temps un universitaire lui consacre quelques pages sur un site consacré à l’écrivain Brasillach, rappellant la fascination que cet écrivain et son œuvre exerce encore de nos jours sur certaines personnes.

Le 6 avril 2005, le chanteur sort son premier album, HALEXANDER SONGS en indépendant (peu de distributeurs sont en effet enclins à le distribuer, le chanteur ne faisant pas de scène et créant des musiques marginales). Les arrangements sont faits par un autre artiste régional, Aurélien Merle ( le Jeu des Balcons mal Fermés). Les thèmes sont les mêmes, sur 10 titres simples, piano/voix. Dans ses délires névrotiques, Jann Halexander parle du métissage sans en faire l’apologie, l’ambivalence sexuelle- il n’a jamais nié sa bisexualité-, la folie et la Mort, fidèle amoureuse. Peu d’espérance au gré d’un album qui cette fois, ne laisse pas indifférent le quotidien Ouest France, suivi aussitôt en peu de temps de chroniques sur des sites culturels français et belges, et d’autres journaux. Jann Halexander est aussi actuellement le seul chanteur de couleur dans un créneau très particulier, la Chanson Française. Il est parfois soupçonné par ses pairs de faire des névroses un fond de commerce. L’album se vend. Ventes confidentielles, mais réelles et considérables pour un autoproduit : Jann Halexander n’est pas un chanteur virtuel mais solidement établi avec un style musical qui lui est propre, dans le paysage musical francophone. Et dont la notoriété s’affirme jour après jour, notamment dans les sphères variées de l’internet en dépit d’une relative absence médiatique, en France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Algérie, Canada…ainsi en septembre, le chanteur totalise plus de 1.000 exemplaires écoulés, score honorable au regard de sa situation (autoproduit privé de distribution physique), et se produit à Paris.

En juin 2005, le pianiste est exclu d’une association de musiciens indépendants, en raison des thèmes exceptionnellement sombres, voire malsains de ses chansons, de son univers. Mais le public est déjà là et certains fans de la première heure n’hésitent pas à envoyer des messages de protestations.

Le 15 et 16 septembre, Jann Halexander se produit au sous-sol de la vieille salle du Magique, à Paris. Une salle d’une capacité de 30 à 40 personnes. Si le 15, il chante devant une dizaine de personnes à peine (l’artiste est encore peu connu, et le concert n’a pas bénéficié de promotion),le 16, il chante devant le double (voire plus). C’est en effet sur scène que l’artiste prend toute sa dimension et rappelle qu’il n’est pas virtuel. Dans une mise en scène parsemée de symboles (statuettes, globes terrestres), et sous une lumière bleue, l’artiste en chemise mauve et aux lunettes à montures noires, chante son répertoire tout en racontant une histoire. L’ambiance évoque alors les cabarets allemands des années 20, 30, notamment lorsque l’artiste entonne Brasillach 1945, aux paroles dignes d’un Bertold Brecht.

Novembre 2005 marque un tournant. Alors que l’Amant de Maman, le nouveau maxi du chanteur doit sortir le 26 janvier 2006 dans une édition limitée, l’artiste doit faire face à la multiplication des pré-commandes et à un nouvel intérêt des médias. C’est ainsi qu’une revue de luxe, Préférences, lui consacre un dossier intégral de quatre pages tandis que la presse régionale du grand ouest lui fait de nouveau les yeux doux, suivie par l’Express. L’Amant de Maman, chanson sur l’adultère voyage hors de France, encore une fois, grâce à internet et circule, avec le Noir, le Juif et la Croix, sur des blogs québecois. La nouvelle production de l’artiste est chroniquée sur des sites canadiens, des nouveaux exemplaires de Halexander Songs se vendent en Hollande et en Afrique du Sud. L’artiste outsider s’est crée un public qui ne cesse de s’agrandir et peut compter sur un cercle restreint de fans qui lui consacrent des blogs et des groupes de discussions sur internet. La chanteuse française Robert reconnait également avoir aimé la reprise par l’artiste d’un de ses titres, écrit par Amélie Nothomb lors d’une interview radio, la reprise intitulée l’Appel de la Succube figurant en cinquième position sur le maxi l’Amant de Maman.

Le cas Halexander déclenche le scepticisme, le malaise ou la fascination. Par son parcours particulier qui fait de lui une web célébrité, puisqu’il doit sa notoriété toute relative à l’outil internet. L’artiste prend peu de risques en choisissant de sortir de façon systématique des éditions limitées (renforcant la valeur de l’objet et favorisant d’une certaine façon, sans conteste un culte de la personnalité), et privilégie progressivement la scène.

Il produit par le biais de son association Structural and Co la Chanteuse Aude.

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