Juliette Ombang : Le Yafawe devient autonome
La présidente du Yaoundé Fashion Week présente le Salon qui débute le 13 février prochain.
Propos recueillis par Eugène Dipanda – Plusieurs fois ajourné et après plusieurs années d’éclipse, on reparle du Salon africain de créateurs de mode. Que s’est-il passé entre-temps ?
Le Yafawe a été reporté une seule fois. Nous avions voulu, au départ, un Salon biennal, la perspective de l’élection présidentielle 2004 n’a pas rassuré les participants étrangers, ce qui ne nous a pas permis de faire le Salon.
En 2005, nous n’avons pas pu avoir le soutien des sponsors du fait qu’à la même période, se tenait le Salon national de l’entreprise, Promote, qui a pour but de permettre aux grandes entreprises la promotion de leurs produits ; ces derniers étant les mêmes que nous avions contactés, ils ne pouvaient donc pas, de manière efficace, sponsoriser et gérer les deux événements. Par ailleurs, la vision que j’avais du Salon alors était grandiose et très coûteuse. Il a fallu redimensionner l’événement.
Quelles garanties avons-nous donc que ce Salon international se tiendra bel et bien cette fois-ci ?
Pour sa deuxième édition, nous avons choisi le site de l’hôtel de ville, où le Salon se tiendra effectivement du 13 au 17 février 2007. Les affiches sont faites, nous savons qui sont nos partenaires, les billets d’avion des invités sont payés, les réservations d’hôtel sont bouclées pour tous les participants, les spots sont diffusés sur au moins trois chaîne de télévision locales, les invitations pour la cérémonie d’ouverture sont parties, le montage des stand dans le hall principal de l’hôtel de ville commence le dimanche 11 février… Je pense que vous avez-là toutes les garanties !
Par rapport à la première édition, quelle est la spécificité du Yafawe cette année ?
Cette année, le Yafawe devient un Salon autonome. Nous instaurons le concours jeunes stylistes, nous initions une formation sur la photographie de mode, et enfin nous initions également les trophées Aiguille d’or et d’argent.
Quels sont les stylistes étrangers attendus au Yafawe 2007 ?
Nous attendons Dasha, Jour J et Abdoulaye Niasse du Sénégal ; Linda Sithole et Soliswa Hudson d’Afrique du Sud ; Michael Gamor et Naode Okai du Ghana ; Alphadi du Niger, pour ne citer que ceux-là.
En marge du Salon, vous organisez un atelier de formation sur la photographie de mode. Que visez-vous à travers cette initiative ?
Cette formation a pour but de permettre aux photographes camerounais de faire autre chose que la photo pour les cérémonies de mariages, réunions, deuils et autres. C’est leur permettre de faire les photos de nos collections de mode, pour nous empêcher d’aller toujours chercher des photographes à l’étranger. C’est également pour leur permettre de travailler de manière artistique, en collaboration avec des entreprises de publicité et de communication pour leur compte.
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