Chutes de la Lobé : rencontres préparoitoires vers l’inscription comme patrimoine de l’humanité
Une formation en vue de la préparation du dossier d’inscription du site au Patrimoine mondial ouverte hier à Yaoundé. –
Katri Lisitzin, experte suédoise travaillant pour l’Unesco revient des chutes de la Lobé, dans le département de l’Océan, où elle a séjourné lundi et mardi derniers. De retour dans la capitale, elle figurait en bonne place hier au séminaire de préparation du dossier d’inscription de ces chutes au Patrimoine mondial de l’Humanité, organisé dans un hôtel de la place. La formation, ouverte par l’Inspecteur général du Mincult au nom du chef de département, concerne différents ministères et autres administrations. Selon Boniface Noah, toute l’opération revêt « un enjeu important », dont « les effets induits » pour le Cameroun ne sont pas à négliger. D’où son souhait que les participants donnent le meilleur d’eux-mêmes durant ces travaux qui s’achèvent demain.
Pour Benoît Sossou, directeur du Bureau Unesco basé à Yaoundé, cet atelier organisé par le gouvernement camerounais est un « indicateur éloquent de l’engagement des plus hautes autorités du pays » pour la préservation de perles de la Nature. « Nous encourageons le Cameroun à aller de l’avant, plusieurs biens [à travers le pays] possédant des valeurs universelles exceptionnelles », a poursuivi Benoît Sossou. Pour lui, étant donné le « grand intérêt que le directeur général de l’Unesco a manifesté pour les chutes de la Lobé », l’organisation continuera d’apporter son soutien au Cameroun, qui compte, depuis 1987, la Réserve du Dja parmi les biens inscrits au Patrimoine mondial.
La formation entamée hier portera sur diverses questions : la gestion du paysage culturel, la préparation du dossier, l’interaction de la nature et de la culture, etc. Katri Lisitzin, qui a jugé sa descente aux chutes « très enrichissante », estime que sur le terrain les populations sont « très engagées ». Les responsables formés à Yaoundé ne peuvent pas se permettre moins.
A.N

