iNSOLITE : Les écrans noirs de l’Awalé
Le making-off du documentaire de Thierry Michel n’a pas été projeté hier au restaurant du quartier Hippodrome à Yaoundé.
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Le cadre sylvestre du restaurant l’Awale au quartier Hippodrome de Yaoundé est sympathique et reposant. L’air y est pur et tranquillisant.
Ce restaurant dispose d’une salle au fond, qui compte 39 chaises en rotin et en lambris des bois. Ce lundi 1er juin 2009, cette salle qui a un dispositif de salle de billard, contient un objet insolite en son milieu passé : c’est un vidéoprojeteur qui attend de servir à quelque chose. «Mines de tracas», le making of de «Katanga Business», était censé être projeté dans cette salle à 18h00. A 18h13, le réalisateur Thierry Michel ; le directeur du Centre culturel français (Ccf) Hubert Maheux et la maîtresse des lieux, Françoise Mairet, font leur entrée dans la salle. A cette heure, le reporter du Jour est le seul spectateur. Ce qui n’enlève rien à l’humeur boute-en-train du réalisateur. Le stagiaire d’Ecrans noirs, Simon Barbier, et trois compères habillés aux couleurs du festival s’activent autour du vidéoprojecteur. Cela dure trois quarts d’heure et finit par avoir raison de la patience de Thierry Michel. L’on apprend que le videoprojeteur n’a pas de sortie son. Un voisin du restaurant, qui donnait un coup de main aux employés d’Ecrans noirs, vole à son domicile et ramène un nouveau videoprojeteur. Mais le bout du tunnel n’est pas visible, car les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Finalement, le réalisateur plie bagage et suit Hubert Maheux. Destination: Centre culturel français de Yaoundé où «Katanga business» est prévu à 20h pour sa deuxième projection, après la première camerounaise au palais des Congrès, à l’occasion de la soirée d’ouverture de cette 13ème édition des Ecrans noirs du cinéma africain francophone.
Maurice Simo Djom

