Obala : Mgr Bayemi prend possession de sa cathèdre
Le nouvel ordinaire des lieux a été intronisé hier par Mgr Victor Tonyé Bakot. –
Les fidèles du diocèse d’Obala étaient en fête hier, 02 février 2010. Et pour cause, l’église catholique qui est au Cameroun célébrait la consécration du deuxième évêque d’Obala, Mgr Sosthène Léopold Bayemi Matjei. Pour cette cérémonie particulièrement courue, c’est la place des fêtes d’Obala qui a été choisie comme cadre. Ici justement, des populations venues de la Haute-Sanaga et de la Lékié (les deux départements qui forment le diocèse), mais aussi du Nyong-et-Kellé la contrée d’origine du nouveau berger, ont tenu à faire la fête. Et pour cela, il y a eu des sons et des couleurs. Trois chorales pour animer la messe d’intronisation ayant pour principal consécrateur, l’archevêque de Yaoundé, Mgr Victor Tonyé Bakot.
Mais aussi des groupes de danse venus à la fois de la Haute-Sanaga, de la Lékié, du Nyong-et-Kellé, du Mfoundi et de Douala. C’est pour cette raison qu’on a dansé à tout rompre au cours de la célébration eucharistique de près de six heures de temps qui aura été ponctuée de nombreuses prises de parole publiques. Dans la foule comme parmi le clergé réuni, le pagne de circonstance aura également été l’un des parements les plus remarqués. Dans la ville d’Obala où le maire Simon Pierre Ediba qui a souhaité la bienvenue à tous les hôtes de la cité, a pris des dispositions particulières, l’on a également constaté une toilette particulière. C’est ainsi que les ruelles très poussiéreuses en ce temps de sécheresse ont été arrosées.
La place des fêtes a fait elle aussi, sa toilette des grands jours. A l’entrée comme à la sortie, l’on pouvait lire sur les banderoles apposées, les souhaits de bienvenue au nouvel évêque dont les armoiries étaient également visibles. Notamment, sa devise: "Christ est notre paix". Obala, à une quarantaine de kilomètres de la capitale Yaoundé, a donc connu une effervescence particulière hier.
Un peu comme lors du sacre du désormais évêque émérite, Jérôme Owono en août 1987. Comme à l’époque, la ville se trouve en chantier en ce mois de janvier 2010. Elle devra accueillir comme en ces temps là, la fameuse Nationale 1 qui la traverse de part en part. D’après certaines sources, elle attend également d’autres travaux d’aménagements de sa voirie. Pour l’office solennel d’intronisation de Mgr Sosthène Léopold Bayemi, plus de 150 prêtres, une centaine de religieux, tout ce que le Cameroun compte d’évêques et archevêques à l’exception de l’évêque émérite de Sangmelima, Mgr Raphaël Marie Ze. Tous "unis dans la prière, étaient là pour le soutien au nouveau patron du diocèse". Mais également, au jeune retraité. Il faut donc comprendre pourquoi ces deux acteurs de la célébration d’hier auront été, aux côtés de Mgr Victor Tonyé Bakot, les maîtres de la parole. Pour Sosthène Léopold Bayemi, il place son ministère sous le signe de "la paix dans l’optique du développement et l’allègement des souffrances du peuple de Dieu qui est à Obala".
Rudesses
Au cours de l’échange qu’il a eu avec les journalistes à la fin de la messe, le prélat a relevé qu’on lui a dit qu’il vient à la rencontre d’un peuple dynamique. Il veut en profiter au maximum pour le conduire dans la foi et l’organisation sociale afin que le Ciel lui donne en abondance. Pour Jérôme Owono Mimboé, le diocèse est riche de ses ressources humaines. Il est potentiellement riche de diverses autres ressources. L’évêque émérite d’Obala qui a esquissé son propre bilan a reconnu des écueils et difficultés liées aux incompréhensions et rudesses de l’existence. Dans la présentation qu’il a faite du diocèse d’Obala, il a tenu à rassurer à la fois clergé, le nouvel ordinaire des lieux et les laïcs qu’un travail immense a été fait. Mais que beaucoup reste encore à faire. Mais avant lui, au cours de l’homélie, Mgr Tonyé Bakot a rappelé les missions de l’évêque. S’il s’agit d’emblée d’une triptyque: Enseigner, sanctifier et gouverner le peuple de Dieu, il va jusqu’au détail dans un texte qu’il a remis au nouveau consacré pour une lecture plus approfondie. L’archevêque de Yaoundé a suggéré à son jeune confrère d’en faire le livre de chevet aux fins de le lire si souvent.
A côté de la parole les festivités d’Obale hier, auront également brillé par le rituel de la consécration: Bénédiction des insignes, litanies des saints, imposition des mains par des confrères en guise d’admission à la dignité d’évêque et au collège épiscopal, onction de la tête, remise de l’évangile, de la calotte, du bâton de pasteur de l’anneau en signe de fidelité à Dieu et l’allégeance du presbyterium au consacré. La fête hier à Obala, c’était également, la présence des officiels étatiques. Pour ce faire, le chef de l’Etat s’est fait représenté par le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda. D’ailleurs, Paul Biya offert, comme il l’a fait depuis le début de c e périple qui a conduit l’épiscopat camerounais, du Nord-Ouest, à l’Est en passant par Obala et bientôt Mbalmayo avec les 25 ans d’épiscopat de Mgr Adalbert Ndzana, des valises chapelle à tous les élus. Il a également remis des valises étuis pour le port des ornements de messe aux différents prélats célébrés. Sur la même lancée, la grande famille Bassa-Mpoo-Bati a offert un véhicule de marque Toyotya Prado au fils consacré. Sa famille d’accueil a équipé sa résidence d’un "salon de valeur", d’un grand écran plasma et de divers autres accommodements.
Léger Ntiga, à Obala

