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Hélène Froissard : On affine notre professionnalisme aux Etats-Unis

Membre du groupe Nubians, elle présente leurs projets musicaux et parle du 3e album en cours.
Propos recueillis par Marion Obam –


Au Cameroun on commence à s’inquiéter de ce silence, pas de concert ni d’album depuis quelques années. Que se passe t-il ?
Nous sommes pourtant là. En ce moment, nous tournons beaucoup aux Etats-Unis. Nous rentrons en studio très bientôt pour la conception du troisième album. Nous sommes vraiment désolées pour les Camerounais, car c’est notre pays et nous aimerions faire plus que cela. Cependant, nous espérons pouvoir faire un concert au Cameroun avant la fin de l’année 2007 et au plus tard début 2008. Nous attendons des invitations pour des concerts et si certaines modalités sont réglées nous viendrons revisiter notre répertoire avec nos frères et sœurs du Cameroun.

Les Camerounais pourront-ils se reconnaître dans cet album en préparation?
Nous sommes de vrais Camerounaises. Des ewondos. Quand on se déplace on sait qui nous sommes. Nous n’avons pas besoin de mettre absolument du "camerounais" dans nos albums, puisque c’est déjà inscrit dans nos gènes. On n’aime pas trop s’exprimer en avance sur ce que sera notre album, car l’inspiration est capricieuse et surtout que nous ne sommes que des instruments de Dieu. Mais, le produit est dans les bonnes marmites. Nous resterons fidèles à notre style qui s’enrichira de nos rencontres et émotions.

Pourquoi votre choix professionnel s’est-il porté sur les Etats-Unis ?
C’est plutôt les Etats-Unis qui nous ont choisi. Quand notre premier album est sorti en 1998, ce sont les Américains qui ont répondu massivement à cette nouvelle proposition musicale. On peut dire aujourd’hui que ce pays est notre principal territoire commercial. C’est l’endroit où on vend le plus de disques au monde. Par exemple, sur le premier album où nous étions proche du disque d’or, nous avons vendu 500.000 exemplaires. Et pour le second, nous avons écoulé 280.000 exemplaires. Ce dernier album a eu beaucoup moins de succès parce que la promotion n’a pas suivi. Cela s’est fait dans un contexte diplomatique assez difficile, les Etats-Unis étant en guerre contre l’Irak. Il s’y est développé un sentiment anti-français, et nous chantons essentiellement en français. Ils n’ont pas voulu jouer les chansons à la radio encore moins les clips à la télé. Mais ça reste notre territoire principal et ça faisait longtemps qu’on n’avait pas été jouer là-bas. Donc, c’était nécessaire qu’on aille reprendre le contact avec le public.

Cet environnement influence t-il votre travail ?
Notre travail est guidé par toutes les influences. C’est-à-dire que nos compositions vont se nourrir des influences françaises, africaines, américaines, etc. Cette année, par exemple, nous avons beaucoup bossé avec les enfants de 6 à 11 ans dans différents cadres, dans différentes occasions. Nous avons écris une comédie musicale pour enfants. Cette expérience va influencer notre travail à venir, pas musicalement mais surtout au niveau des lyrics, du texte. Il y a tellement de choses à dire au contact de ces êtres. Les Etats-Unis, c’est surtout un pays où on s’aguerri et où on affine son professionnalisme. On a besoin de savoir ce qui se passe, les avancées technologiques au niveau du son. Mais aussi, rencontrer les artistes. Ceci nous permet d’être au contact d’autres influences et de rencontrer toute une génération originale, prolifique et inspirée d’artistes. On se nourrit forcément de tout cela pour le prochain album.

Les Nubians ont été invitées au Gabao 2007 pour travailler avec des artistes femmes qui sont dans le courant hip hop, comment s’est structuré ce travail ?
Les Master Class se sont bien déroulés. Nous avons commencé à travailler la technique vocale. C’est valable aussi bien pour les chanteurs que pour les rappeurs. Car tout est autour du souffle, de la respiration, de la précision du texte, de la justesse. Au début, les filles étaient étonnées par ce qu’on leur demandait de faire. Mais, en fin d’atelier, elles mêmes ce sont rendues compte du pas qu’elles avaient fait et des sensations qu’elles ont vécues. Ce qu’on a fait a débloqué quelque chose en elles. Ensuite nous avons attaqué leur répertoire. Ce sont des artistes confirmées, il faut maintenant optimiser leurs qualités, faire en sorte que le chant soit le plus juste possible. Trouver par exemple de nouveaux arrangements de voix, travailler la prestation scénique. C’est la Camerounaise Lady B l’artiste la plus aboutie de toutes. Elle doit mettre son album sur le marché avant la fin de l’année, son produit est mûr. Yollande de la Rdc a une vraie écriture de hip hop. Elle crache son flow comme une mitrailleuse. Elle a simplement besoin d’être coaché en studio pour exploser.

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Des concerts contre la piraterie

Henri Fotso croit en la sensibilisation pour contenir la piraterie des œuvres musicales dans des proportions acceptables à défaut de l’éradiquer. “ A côté des actions répressives prises par les sociétés de droits d’auteurs, il est important de parler au cœur des acteurs de la piraterie dans un cadre détendu ” précise le journaliste, secrétaire général du Comité musical de lutte contre la piraterie.
Cette association présidée par l’artiste Papillon, entend organiser une série de quatre concerts de musique avec Pierrette Adams et Papillon du 18 au 21 mai à Yaoundé et Douala. Ces spectacles devraient être présentés par Consty Eka. L’objectif de ces concerts est d’attirer l’attention des publics sur l’impact négatif de la piraterie sur les œuvres musicales. Déjà, une vaste campagne de communication est lancée à Douala pour susciter l’adhésion des partenaires autour du projet. L’action du Comité musical entend s’étendre aux prisons (Kondengui et New Bell) et hôpitaux (Hôpital central de Yaoundé et Laquintinie de Douala). Des remises de dons y sont prévues
 

Le messager
Le 04-04-2007

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Cette association présidée par l’artiste Papillon, entend organiser une série de quatre concerts de musique avec Pierrette Adams et Papillon du 18 au 21 mai à Yaoundé et Douala. Ces spectacles devraient être présentés par Consty Eka. L’objectif de ces concerts est d’attirer l’attention des publics sur l’impact négatif de la piraterie sur les œuvres musicales. Déjà, une vaste campagne de communication est lancée à Douala pour susciter l’adhésion des partenaires autour du projet. L’action du Comité musical entend s’étendre aux prisons (Kondengui et New Bell) et hôpitaux (Hôpital central de Yaoundé et Laquintinie de Douala). Des remises de dons y sont prévues
 

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Le 04-04-2007

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Le 04-04-2007

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