Droit d’auteur : Une assemblée sous haute tension
L’Ag extraordinaire d’une frange de la Cmc prévue ce jour à Yaoundé a été interdite. –
- Publié le Lundi 25 juin 2012 13:45
- Écrit par Justin Blaise Akono
Le conflit dans le secteur du droit d’auteur semble devenir endogène, après les péripéties, en cours, du conflit larvé entre la Cameroon music corporation (Cmc) à qui le ministère de la Culture a retiré l’agrément lui permettant de remplir sa mission de collecte et de répartition du droit d’auteur en 2008 et la société civile camerounaise de l’art musical (Socam). Depuis le 4 juin dernier, un groupe est né à l’intérieur du conseil d’administration que préside Sam Mbende : celui que dirige Joseph Mbanga, ancien vice président.
La bande à Joseph Mbanga, composée entre autres d’Ange Ebogo Emérent, Victorien Essono, Messi Ambroise, Che John Minang, Gabriel Tchuinte, Moussa Haïssam, Géneviève Biloa et Blaise Nkene, a organisé un conseil d’administration le 4 juin dernier à Yaoundé. Conseil à l’issue duquel elle a prévu tenir ce jour 25 juin 2012 au Palais des congrès une assemblée générale de la Cmc, dite Assemblée générale extraordinaire, aux fins de dissoudre la société de gestion du droit d’auteur, qui ne fonctionne plus depuis mai 2008. Cependant, la rencontre d’aujourd’hui pourrait ne pas se tenir, si l’on s’en tient à l’arrêté du sous-préfet de Yaoundé II, arrêté qui date du 20 juin dernier.
En effet, l’administrateur civil principal Kildafi Tiguieke Boukar écrit : « est et demeure interdite… la tenue de l’assemblée générale extraordinaire de la Cmc, qui est censée se tenir le 25 juin au Palais des Congrès de Yaoundé, aux motifs de menaces à l’ordre public et défaut de qualité de monsieur Messi Ambroise révélé par les dispositions statutaires de la Cmc ». Au cas où les organisateurs de cette Ag extraordinaire s’entêtaient, le sous-préfet de Yaoundé II attire leur attention sur le fait qu’ils auraient affaire au commissaire de Police du 8e arrondissement, au commissaire spécial de Yaoundé II et au commandant de brigade de Mbankolo.
La tension était déjà montée le 15 juin dernier lorsque Sam Mbende, lors d’une session de la Cmc « légale » a décidé d’exclure de son conseil les administrateurs qui organisent cette Ag extraordinaire, pour sédition. D’ailleurs, ces derniers ont porté plainte pour « divers dérives et manquements consécutifs de délits d’abus de confiance, de faux en écriture privée et de commerce, propagation de fausses nouvelles, apologie de certains crimes et délits, chantage et menaces sous conditions ». Les proches de Sam Mbende voient une vicieuse main de la Socam, qui veut dissoudre la Cmc. D’ailleurs, l’un des administrateurs de la Cmc, Messi Ambroise, est aussi administrateur de la Socam.

