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30 ans de prison pour Siyam Siwé

Le Tribunal de grande instance du Wouri a également infligé 15 ans de prison à l’ex-PCA , Edouard Etonde Ekoto.

Les quatre accusés déclarés coupables de crime de détournement et coaction au préjudice du Port autonome de Douala ont écopé de peines oscillant entre 10 et 30 ans. Le verdict a été prononcé vers minuit et demi dans la nuit de mercredi à jeudi. Ainsi, Alphonse Siyam Siwé, l’ex-directeur général au moment de la commission des faits : 30 ans de prison ferme ; Siéwé Nitcheu François Marie, directeur des Infrastructures portuaires : 25 ans; Edouard Etonde Ekoto, en sa qualité de président du conseil d’administration,15 ans de prison, alors que Ewodo Noah, directeur général adjoint, écope de 10 ans de prison ferme. Le président du Tribunal le juge Mougol a déclaré que les accusés avaient bénéficié de circonstances atténuantes du fait qu’il s’agit de cas de délinquance primaire. C’est pourquoi les peines de prison peuvent paraître légères, au vu du montant détourné. La confiscation des biens des quatre prévenus a également été demandée.

Sur tous les chefs d’accusation retenus, une dizaine environ, Alphonse Siyam Siwé a été reconnu coupable pour une demi-douzaine de détournements : 400 millions de francs liés au processus de mise en concession du Pad, 180 millions en termes de libéralités, plus de 400 millions en gestion financière, une quarantaine de millions de détournement de mobiliers, 10 milliards dans les infrastructures et le paiement des consultants, entre autres.

Pour ce qui est d’Edouard Etonde Ekoto, il a été condamné au sujet du paiement de 500 millions au profit de l’entreprise AITI, alors qu’il est relaxé du chef d’escroquerie foncière. Quant à Ewodo Noah, il a été reconnu coupable de détournement de la somme de 18 millions en terme de libéralités dans le cadre de la gestion financière, tandis que Siéwé Nitcheu est reconnu coupable de détournement de 2 milliards de francs CFA en paiement des services des consultants.

Quelques heures plus tôt, prenant la parole pour ses réquisitions, le représentant du ministère public avait requis une condamnation à vie pour les quatre accusés. Et c’est avec un soulagement non feint que les autres neuf relaxés ont accueilli le verdict du tribunal dont un avocat a salué l’indépendance. C’est ainsi que Babila Tita, Zibi Martin Théodore, Kamdem, Tcheukam Cylviane, Abessolo Etienne, Asa’na Mba Thompson, Wensitcheu Mouga, Teguel Maurice et Dingana Faustin ont été acquittés pour faits non établis ou pour infractions non constituées.

Benjamin LISSOM LISSOM

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30 ans de prison pour Siyam Siwé

Le Tribunal de grande instance du Wouri a également infligé 15 ans de prison à l’ex-PCA , Edouard Etonde Ekoto.

Les quatre accusés déclarés coupables de crime de détournement et coaction au préjudice du Port autonome de Douala ont écopé de peines oscillant entre 10 et 30 ans. Le verdict a été prononcé vers minuit et demi dans la nuit de mercredi à jeudi. Ainsi, Alphonse Siyam Siwé, l’ex-directeur général au moment de la commission des faits : 30 ans de prison ferme ; Siéwé Nitcheu François Marie, directeur des Infrastructures portuaires : 25 ans; Edouard Etonde Ekoto, en sa qualité de président du conseil d’administration,15 ans de prison, alors que Ewodo Noah, directeur général adjoint, écope de 10 ans de prison ferme. Le président du Tribunal le juge Mougol a déclaré que les accusés avaient bénéficié de circonstances atténuantes du fait qu’il s’agit de cas de délinquance primaire. C’est pourquoi les peines de prison peuvent paraître légères, au vu du montant détourné. La confiscation des biens des quatre prévenus a également été demandée.

Sur tous les chefs d’accusation retenus, une dizaine environ, Alphonse Siyam Siwé a été reconnu coupable pour une demi-douzaine de détournements : 400 millions de francs liés au processus de mise en concession du Pad, 180 millions en termes de libéralités, plus de 400 millions en gestion financière, une quarantaine de millions de détournement de mobiliers, 10 milliards dans les infrastructures et le paiement des consultants, entre autres.

Pour ce qui est d’Edouard Etonde Ekoto, il a été condamné au sujet du paiement de 500 millions au profit de l’entreprise AITI, alors qu’il est relaxé du chef d’escroquerie foncière. Quant à Ewodo Noah, il a été reconnu coupable de détournement de la somme de 18 millions en terme de libéralités dans le cadre de la gestion financière, tandis que Siéwé Nitcheu est reconnu coupable de détournement de 2 milliards de francs CFA en paiement des services des consultants.

Quelques heures plus tôt, prenant la parole pour ses réquisitions, le représentant du ministère public avait requis une condamnation à vie pour les quatre accusés. Et c’est avec un soulagement non feint que les autres neuf relaxés ont accueilli le verdict du tribunal dont un avocat a salué l’indépendance. C’est ainsi que Babila Tita, Zibi Martin Théodore, Kamdem, Tcheukam Cylviane, Abessolo Etienne, Asa’na Mba Thompson, Wensitcheu Mouga, Teguel Maurice et Dingana Faustin ont été acquittés pour faits non établis ou pour infractions non constituées.

Benjamin LISSOM LISSOM

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Le Tribunal de grande instance du Wouri a également infligé 15 ans de prison à l’ex-PCA , Edouard Etonde Ekoto.

Les quatre accusés déclarés coupables de crime de détournement et coaction au préjudice du Port autonome de Douala ont écopé de peines oscillant entre 10 et 30 ans. Le verdict a été prononcé vers minuit et demi dans la nuit de mercredi à jeudi. Ainsi, Alphonse Siyam Siwé, l’ex-directeur général au moment de la commission des faits : 30 ans de prison ferme ; Siéwé Nitcheu François Marie, directeur des Infrastructures portuaires : 25 ans; Edouard Etonde Ekoto, en sa qualité de président du conseil d’administration,15 ans de prison, alors que Ewodo Noah, directeur général adjoint, écope de 10 ans de prison ferme. Le président du Tribunal le juge Mougol a déclaré que les accusés avaient bénéficié de circonstances atténuantes du fait qu’il s’agit de cas de délinquance primaire. C’est pourquoi les peines de prison peuvent paraître légères, au vu du montant détourné. La confiscation des biens des quatre prévenus a également été demandée.

Sur tous les chefs d’accusation retenus, une dizaine environ, Alphonse Siyam Siwé a été reconnu coupable pour une demi-douzaine de détournements : 400 millions de francs liés au processus de mise en concession du Pad, 180 millions en termes de libéralités, plus de 400 millions en gestion financière, une quarantaine de millions de détournement de mobiliers, 10 milliards dans les infrastructures et le paiement des consultants, entre autres.

Pour ce qui est d’Edouard Etonde Ekoto, il a été condamné au sujet du paiement de 500 millions au profit de l’entreprise AITI, alors qu’il est relaxé du chef d’escroquerie foncière. Quant à Ewodo Noah, il a été reconnu coupable de détournement de la somme de 18 millions en terme de libéralités dans le cadre de la gestion financière, tandis que Siéwé Nitcheu est reconnu coupable de détournement de 2 milliards de francs CFA en paiement des services des consultants.

Quelques heures plus tôt, prenant la parole pour ses réquisitions, le représentant du ministère public avait requis une condamnation à vie pour les quatre accusés. Et c’est avec un soulagement non feint que les autres neuf relaxés ont accueilli le verdict du tribunal dont un avocat a salué l’indépendance. C’est ainsi que Babila Tita, Zibi Martin Théodore, Kamdem, Tcheukam Cylviane, Abessolo Etienne, Asa’na Mba Thompson, Wensitcheu Mouga, Teguel Maurice et Dingana Faustin ont été acquittés pour faits non établis ou pour infractions non constituées.

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Le Tribunal de grande instance du Wouri a également infligé 15 ans de prison à l’ex-PCA , Edouard Etonde Ekoto.

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Sur tous les chefs d’accusation retenus, une dizaine environ, Alphonse Siyam Siwé a été reconnu coupable pour une demi-douzaine de détournements : 400 millions de francs liés au processus de mise en concession du Pad, 180 millions en termes de libéralités, plus de 400 millions en gestion financière, une quarantaine de millions de détournement de mobiliers, 10 milliards dans les infrastructures et le paiement des consultants, entre autres.

Pour ce qui est d’Edouard Etonde Ekoto, il a été condamné au sujet du paiement de 500 millions au profit de l’entreprise AITI, alors qu’il est relaxé du chef d’escroquerie foncière. Quant à Ewodo Noah, il a été reconnu coupable de détournement de la somme de 18 millions en terme de libéralités dans le cadre de la gestion financière, tandis que Siéwé Nitcheu est reconnu coupable de détournement de 2 milliards de francs CFA en paiement des services des consultants.

Quelques heures plus tôt, prenant la parole pour ses réquisitions, le représentant du ministère public avait requis une condamnation à vie pour les quatre accusés. Et c’est avec un soulagement non feint que les autres neuf relaxés ont accueilli le verdict du tribunal dont un avocat a salué l’indépendance. C’est ainsi que Babila Tita, Zibi Martin Théodore, Kamdem, Tcheukam Cylviane, Abessolo Etienne, Asa’na Mba Thompson, Wensitcheu Mouga, Teguel Maurice et Dingana Faustin ont été acquittés pour faits non établis ou pour infractions non constituées.

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DICTIONNAIRE DES NOMS PROPRES SAWA

Dis-moi comment tu t’appelles…
Au-delà de la signification des noms portés par les Sawa, cet ouvrage donne également le symbole totémique de chacun de ces noms ainsi que les traités signés par les dignitaires de la côte du Cameroun de 1840 à 1900

Ekindi évoque le crissement du pas. Ceux qui portent ce nom sont “ d’une remarquable vitalité, courageux et ne sont guère démoralisés par les échecs. Sans le faire savoir, ils ont un grand sens de l’amitié. En somme, ils aident leurs amis de manière souterraine. Ils surmontent leur timidité avec aisance ” leurs symbole totémique est le buffle (gnati en duala). Ainsi le dictionnaire (bialati) mis au point par Ekuala Ebele civilement dénommé Moïse A. Ekwalla comporte 1500 noms que l’on retrouve essentiellement dans l’aire géographique Sawa (région côtière du Cameroun). Parmi les 1500 noms répertoriés, 400 sont encore largement répandus de nos jours. Tous les 1500 vont de paire avec leur symbole ou valeur totémique. “ Cette dernière est aisée lorsqu’elle correspond au sens emblématique du nom lui-même. Dans le cas contraire, il s’agit d’une science tout autre pour les noms Sawa et peut-être africains ”. Selon le révérend pasteur Edoubé, préfacier de cet ouvrage. Celui-ci comporte trois parties. La première répertorie les 400 noms les plus courants, avec la singularité du caractère de ceux qui les portent. A en croire l’auteur, au regard des archives compulsées, à chaque nom, il a affecté un symbole totémique qui est un animal, un poisson, un oiseau, un arbre ou un arbuste. Le totem étant non seulement un interdit, mais également un parent ou un ancêtre mythique.
Avec les aléas des temps, explique-t-il, certains noms ont subi des transformations. Citant les archives de Edimo Ekoko secrétaire d’état civil des années 50 – 60 à Akwa, dont le manuscrit date de 1918, Dibongo est devenu Dibonguè, Dikia est devenu Dika, Ku est devenu Kuo, etc. Certains noms ont même disparu. Raison pour laquelle la deuxième partie du livre comporte le 1100 noms que ne portent plus les contemporains. Le souci de clarté a néanmoins porté l’auteur à mentionner ce qu’ils évoquent. Si de nos jours, on n’est pas choqué lorsqu’une personne se nomme Dale (la pierre), Mbassa (la croix), Mondo (la queue), Epundé (le furoncle), on sursaute plutôt devant quelqu’un qui s’appellerait Songo (la tombe), Mpemba (le nez) ou Lowina (le pus).

Défi et rappel à l’ordre
Dans la troisième partie de ce dictionnaire, sont consignés des divers traités et lettres signés entre 1840 et 1900 par les dignitaires Sawa. Soupçonnant de duplicité les interlocuteurs européens (négociants et missionnaires) les représentants locaux de l’époque optaient pour des pseudonymes anglicisés. Ce qui ne les a pas épargnés de la politique de la canonnière et de la potence le moment venu.
L’autre originalité de ce livre repose sur son titre duala : Bialati. Et l’auteur d’expliquer : à l’écoute d’un débat focalisé sur l’empire du Mwanamotapa dont Zimbabwé était la capitale entre le IX et le XVII siècle, un intervenant lui a soufflé que “ dictionnaire ” correspondait à Bialati. Ce qui voudrait dire “ biala ba lati no ” (les mots assemblés). D’où la traduction visée à la couverture de son manuel. Ce qui voudrait aussi dire que l’ouvrage de Moïse Ekwala est le résultat d’un travail de la fourmi et de l’abeille ; une œuvre de recherche, faite de patience et de persévérance. D’où ce mot du préfacier, le pasteur Edoubé qui loue l’initiative de l’auteur qui n’écrit pas pour se faire aduler mais plutôt “ pour partager le fruit d’un héritage familial restructuré et approfondi… ” Pour ce préfacier, ce livre est donc un défi et un rappel à l’ordre.
Un défi à tout un peuple et à tous les peuples d’Afrique, une perche tendue pour un retour à l’usage de nos valeurs intimes et identitaires dont l’élément est la langue ; l’origine de toute vie et cément de tout peuple. Un rappel également à chacun de nous pour que nous fassions preuve de sagesse dans le choix des noms de nos enfants. Au lieu de prénommer un enfant Falone ou Phalone (Phalus) et l’exposer à une vie de légèreté pourquoi ne pas l’appeler simplement Ndolo, Ebossè, Ebongué, Bona… Etant donné que “ la tradition bantoue dans une moindre mesure celle de la collectivité sawa concède à tout nouveau-né un nom qui lui est propre. Ce nom est généralement tiré d’une circonstance particulière ”. Bien que ce ne soit pas une évidence, écrit il dans la note aux lecteurs, derrière chaque nom peut se cacher des sentiments, un caractère voire un comportement et un destin commun à tous ceux qui le portent. Ainsi un nom peut revêtir un message d’une importance capitale qui pourra influencer la vie de celui qui le porte.
Le dictionnaire de Moïse A. Ekwalla doit avoir une place prépondérante dans nos bibliothèques familiales. Il est un jalon important pour d’autres recherches qu’il peut bien inspirer. Malgré quelques coquilles insignifiantes décelées par endroits.

Ekuala Ebelè – Bialati ba 1500 mina…–Editions ImpriMedia. Bonanjo – Duala – Novembre 

Par Jacques Doo Bell
Le 07-08-2006

http://www.lemessager.net

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