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APE – Le président du patronat camerounais réservé

Le président du patronat camerounais réservé sur les APE 
 
APA-Yaoundé, (Cameroun) Le président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), André Siaka, a émis lundi des réserves concernant l’efficacité de l’accord intérimaire de partenariat économique signé voici une semaine avec la Communauté européenne.

S’exprimant lundi sur les ondes de la radio nationale, il a déclaré que les accords de partenariat économique (APE) entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne (UE) «ne devaient pas être signés sous la contrainte ou la menace».

«Un accord se négocie et se signe en veillant à la remise à niveau des économies et au développement des entreprises», a-t-il déclaré.

M. Siaka s’est également interrogé sur ce qui apparaît aujourd’hui comme une grosse lacune, à savoir la compensation des droits de douane perdus, maintenant que les barrières douanières seront levées entre l’UE, plus puissante, et certains pays ACP ayant conclu des accords intérimaires qui entrent en vigueur en début d’année prochaine.

La sortie du président du patronat camerounais intervient au lendemain d’un autre appel de la Plate-forme des acteurs non étatiques d’Afrique centrale (PANEAC), qui appelait les dirigeants de la sous-région à ne pas signer des APE sans avoir réglé la question des compensations des pertes de recettes douanières que va engendrer le démantèlement tarifaire provoqué par la nouvelle donne.

«Un accord de libre échange bilatéral avec l’UE, dans les conditions actuelles, ne sera d’aucun apport pour quelque pays que ce soit de la sous-région, mais contribuera à fragiliser les économies et le processus d’intégration régionale», avertissait ce regroupement de la société civile.
 

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APE – Le président du patronat camerounais réservé

Le président du patronat camerounais réservé sur les APE 
 
APA-Yaoundé, (Cameroun) Le président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), André Siaka, a émis lundi des réserves concernant l’efficacité de l’accord intérimaire de partenariat économique signé voici une semaine avec la Communauté européenne.

S’exprimant lundi sur les ondes de la radio nationale, il a déclaré que les accords de partenariat économique (APE) entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne (UE) «ne devaient pas être signés sous la contrainte ou la menace».

«Un accord se négocie et se signe en veillant à la remise à niveau des économies et au développement des entreprises», a-t-il déclaré.

M. Siaka s’est également interrogé sur ce qui apparaît aujourd’hui comme une grosse lacune, à savoir la compensation des droits de douane perdus, maintenant que les barrières douanières seront levées entre l’UE, plus puissante, et certains pays ACP ayant conclu des accords intérimaires qui entrent en vigueur en début d’année prochaine.

La sortie du président du patronat camerounais intervient au lendemain d’un autre appel de la Plate-forme des acteurs non étatiques d’Afrique centrale (PANEAC), qui appelait les dirigeants de la sous-région à ne pas signer des APE sans avoir réglé la question des compensations des pertes de recettes douanières que va engendrer le démantèlement tarifaire provoqué par la nouvelle donne.

«Un accord de libre échange bilatéral avec l’UE, dans les conditions actuelles, ne sera d’aucun apport pour quelque pays que ce soit de la sous-région, mais contribuera à fragiliser les économies et le processus d’intégration régionale», avertissait ce regroupement de la société civile.
 

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APA-Yaoundé, (Cameroun) Le président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), André Siaka, a émis lundi des réserves concernant l’efficacité de l’accord intérimaire de partenariat économique signé voici une semaine avec la Communauté européenne.

S’exprimant lundi sur les ondes de la radio nationale, il a déclaré que les accords de partenariat économique (APE) entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne (UE) «ne devaient pas être signés sous la contrainte ou la menace».

«Un accord se négocie et se signe en veillant à la remise à niveau des économies et au développement des entreprises», a-t-il déclaré.

M. Siaka s’est également interrogé sur ce qui apparaît aujourd’hui comme une grosse lacune, à savoir la compensation des droits de douane perdus, maintenant que les barrières douanières seront levées entre l’UE, plus puissante, et certains pays ACP ayant conclu des accords intérimaires qui entrent en vigueur en début d’année prochaine.

La sortie du président du patronat camerounais intervient au lendemain d’un autre appel de la Plate-forme des acteurs non étatiques d’Afrique centrale (PANEAC), qui appelait les dirigeants de la sous-région à ne pas signer des APE sans avoir réglé la question des compensations des pertes de recettes douanières que va engendrer le démantèlement tarifaire provoqué par la nouvelle donne.

«Un accord de libre échange bilatéral avec l’UE, dans les conditions actuelles, ne sera d’aucun apport pour quelque pays que ce soit de la sous-région, mais contribuera à fragiliser les économies et le processus d’intégration régionale», avertissait ce regroupement de la société civile.
 

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Patrimoine : La musique perd le Nord

La 2ème édition du Festi Musa a été une occasion de noter les difficultés des artistes de cette partie du Cameroun.
Jules Romuald Nkonlak, à Ngaoundéré – Comme par miracle, il reste quelques sièges presque normaux dans la salle vieillotte du cinéma théâtre l’Adamaoua de Ngaoundéré. Oh pas des tonnes ! Une dizaine à peine sur lesquels on peut rester assis, malgré le fait qu’ils sont éventrés et que le tissu de couleur rouge qui les recouvrait entièrement jadis, pend lamentablement sur le côté. A côté de ces quelques îlots de vie dans un océan d’inertie, des autres sièges il n’en reste qu’un lointain souvenir. On peut donc comprendre aisément que la salle soit clairsemée à l’occasion du spectacle qui clôt ce samedi 30 juin 2007 la deuxième édition du festival international des musiques sahéliennes (Festi Musa). Certes, le public n’est pas des plus nombreux. Mais il se montre particulièrement chaleureux. Ce qui peut se justifier par le fait qu’il n’a pas toujours l’occasion d’acclamer ses artistes sur scène. Amina Pulloh, Toussbanga, Garraya, Abdou Benito et les autres seront donc, au cours de leurs passages, vendredi et samedi, accompagnés par les cris de la foule, mais aussi par leurs pas de danse, car le public n’hésitera pas à monter régulièrement sur le podium des artistes.

Pour ce public comme pour les artistes, la présence du groupe soudanais Fusa Unit a constitué l’un des plus grands succès de ce festival. Vendredi après-midi, Adala Gildo, le directeur du Festi Musa, lançait, guilleret : "si les Soudanais sont là, j’ai réussi mon festival !". Et l’accueil que le public, quelques heures plus tard, a réservé à ses invités d’honneur était à la hauteur de ses attentes. Au lieu de l’orchestre qui avait jusque-là accompagné les autres artistes, le spectacle des Soudanais était composé d’un synthé programmé, qui à lui seul, avec quelques interventions d’un pianiste, faisait la partie instrumentale de la musique, avec, en accompagnement, la voie du chanteur. Pour le plus grand bonheur des spectateurs qui se sont pratiquement bousculés pour monter sur la scène et distribuer des billets de banque sans compter. Une véritable pluie de billets, et cette façon de danser particulière que l’on pouvait noter aussi bien chez le chanteur que chez ses admirateurs et qui consiste à frotter le pouce contre le majeur en se secouant lentement.

Bilan
Pas de chance donc, lors de la prestation de ces Soudanais venus du Soudan (Mouawalli Oumar et Abdelnasser Adam Maryoud), d’apprécier le son original des instruments qui produisait les belles sonorités que l’on admirait tant. Impossible, comme pour les précédents groupes et artistes de discerner le son de la flûte de berger d’un Ali par exemple (un des artistes invité), de la garraya ou encore des calangou et autre tambour traditionnel. Même si le but du festival était de garder présentes les musiques tirées du patrimoine, le public n’en avait cure et ne voulait pas bouder son bonheur de vivre un spectacle à Ngaoundéré, avec des musiciens du Septentrion. Car, comme la salle de cinéma qui est désormais dans un piteux état, comme le poste de délégué provincial de la Culture qui est pratiquement vaquant, comme l’Alliance franco-camerounaise de l’Adamaoua qui bat de l’aile, la culture et la musique en particulier perd la voix dans l’Adamaoua et peut-être tout le "grand Nord". Amina Pulloh, présidente de l’association des artistes musiciens de cette partie du pays a sur le marché un disque qui fait bouger son public, mais est presque inconnue ailleurs. Les autres groupes représentatifs de cette partie du terroir s’en sont allés chercher fortune ailleurs : Kawtal, Wainabé… Garraya est installé à Yaoundé.

Et ceux qui sont restés ne cessent de chanter leurs problèmes. Abdou Benito est un peu perdu de vue, le jeune Cheick Abdul qui dit faire la navette entre Yaoundé et Garoua avoue avoir approché tout ce que le grand Nord compte de personnes fortunées pour tenter de faire produire la maquette qu’il promène depuis quelques années. Une jeune fille qui l’a accompagné aux chœurs pendant sa prestation au Festi Musa évoque le fait que les parents voient d’un mauvais œil une carrière dans la chanson. Ce que confirme Etienne Zéna, enseignant de musique à Ngaoundéré qui affirme d’ailleurs que des parents sont venus battre certains de ses élèves qui apprenaient la musique.
Mais Adala Gildo pense que le nord du Cameroun a quelque chose à offrir en matière de musique et ne veut pas se décourager. Il a certes, lors de son discours à la soirée de clôture déploré la maigreur des fonds reçus (en dehors des 5 millions du compte d’affectation spécial du ministère de la Culture) et le faible accompagnement de certaines autorités. Pourtant, il lance, fièrement, que la troisième édition du Festi Musa se tiendra à Maroua du 3 au 5 juillet 2009.

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