Giuliani « en pleine forme », Obama à l’offensive
WASHINGTON (AFP) – Présidentielle américaine:
L’ancien maire de New York Rudy Giuliani, en difficulté dans la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine, a assuré dimanche qu’il se sentait "en pleine forme" après une brève hospitalisation, à moins de deux semaines de la première primaire.
Côté démocrate, Barack Obama est reparti à l’offensive contre Hillary Clinton, avec laquelle les sondages le placent au coude à coude dans les premiers Etats à organiser des primaires, à la veille d’une trêve des confiseurs qui s’annonce courte pour les principaux candidats.
Brièvement hospitalisé la semaine dernière, Rudy Giuliani a assuré dans un entretien diffusé dimanche qu’il se sentait désormais "très bien".
"Je me sens très bien maintenant, je me sens en pleine forme. J’ai fait des analyses, tout est revenu à 100%", a assuré l’ancien maire de New York sur la chaîne de télévision ABC, excluant notamment toute résurgence du cancer de la prostate qui l’avait forcé à renoncer à une campagne sénatoriale en 2000.
A peine deux semaines avant le début des premières primaires, et alors que son avance dans les sondages nationaux a largement fondu, M. Giuliani, 63 ans, a été hospitalisé une vingtaine d’heures entre mercredi et jeudi à Saint-Louis (Missouri, centre).
Certains médias ont évoqué un coup de froid, mais le candidat a expliqué qu’il avait en fait souffert d’une "migraine terrible".
"Je suis un survivant du cancer, alors il y a toujours cette inquiétude", a ajouté le candidat, précisant que les analyses n’avaient révélé aucune reprise et que son médecin lui avait seulement conseillé de prendre de l’aspirine.
M. Giuliani, longtemps considéré comme le favori républicain, a vu sa position chanceler dans les sondages publiés ces derniers jours: il est menacé au niveau national par l’ex-gouverneur mormon du Massachusetts (nord-est) Mitt Romney, et de plus en plus par l’ancien gouverneur et pasteur baptiste de l’Arkansas (sud), Mike Huckabee. Il se situe même loin derrière eux dans l’Iowa (centre), où les premiers caucus (assemblées d’électeurs), qui donneront le ton de la suite de la compétition, se prononceront dès le 3 janvier.
Mike Huckabee, l’étoile montante du parti républicain qui courtise les électeurs conservateurs en affichant sa foi, a provoqué une polémique dans un spot de Noël mettant en avant la valeur chrétienne de cette fête. Dimanche, il a toutefois expliqué sur CBS qu’il voulait être le président "de toute l’Amérique".
"C’est comme cela que j’ai agi en tant que gouverneur", a-t-il dit. "Les gens regardent mon bilan, et ils ne m’ont pas vu mettre une tente à l’extérieur du capitole et faire des séances de prières, et je n’ai pas remplacé son dome par un clocher", a-t-il ajouté.
Côté démocrate s’est joué dimanche un nouvel épisode de la rivalité entre les deux principaux favoris, Hillary Clinton et Barack Obama. Invité de CBS, le sénateur noir de l’Illinois (nord) est revenu à la charge contre l’ancienne Première dame.
Elle est "capable" et "solide", mais "elle tend à galvaniser l’autre camp", a-t-il souligné, mettant en avant sa propre volonté d’ouverture vers les électeurs républicains et indépendants.
Face à M. Obama, qui se présente comme le candidat du changement, Hillary Clinton fait valoir ses 35 ans d’expérience en politique.
"Dans cette élection, il ne s’agit pas de choisir le changement contre l’expérience. Le changement ne peut venir que de l’expérience", dit-elle dans un récent spot de campagne. Barack Obama n’a pas manqué de répondre, rappelant que le même argument du manque d’expérience avait été brandi contre le candidat Bill Clinton en 1992.

