Non classé

Le discours de Samuel Mack-Kit

Message de fin d’année

Kamerunaises, Kamerunais, des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,

L’Upc vous souhaite une Bonne Année 2008.
Cette nouvelle année sera celle du 60e anniversaire de l’Union des Populations du Cameroun (Upc).
Mais avant d’évoquer quelques initiatives pour cette nouvelle année, il convient de faire un bref arrêt sur l’année 2007 qui s’achève.
2007, une année difficile, certes, mais une année de luttes qui redonne l’espoir.

Constat de difficultés

Oui ! Une année difficile. En effet, on note:

• L’augmentation abusive des prix des produits de première nécessité. Ainsi :
Entre 2002 et 2007, le kilo de maquereau a augmenté de 38 % ; le kilo de viande de bœuf sans os de 50 % ; le litre d’huile de palme de 100 % ; le cagot de tomates de 128 % ; le sac de manioc de 50 kg de 214 % ; etc…
Il est inutile de multiplier les exemples. Dans tous les domaines, l’augmentation du coût de la vie a été générale.
Compte tenu de l’uniformisation des prix, la tendance nationale est à la hausse partout dans le pays.
Or, les revenus de l’écrasante majorité des Kamerunais, salariés ou non n’ont pas augmenté. Bien au contraire on note une régression inquiétante du pouvoir d’achat et même dans certains cas, des revenus nominaux.
Notre sol est fertile. La nourriture pourrit dans nos campagnes. Un bon réseau routier pourrait contribuer à diminuer le coût des denrées de première nécessité dans les villes tout en procurant des revenus réguliers aux paysans tout en contribuant à diminuer l’exode rural.
Notre réseau routier est devenu un véritable piège mortel pour les usagers. C’est par dizaines que l’on compte le nombre de décès par accident de voie publique, chaque semaine.
• Les dysfonctionnements de l’Aes-Sonel posent un véritable problème de souveraineté à propos de la production et de la gestion de notre énergie, un des facteurs incontournables pour l’industrialisation. L’Upc avait prévenu en son temps, en affirmant qu’il était dangereux de confier le patrimoine énergétique du pays à des opérateurs privés, de surcroît étrangers.
L’Oms (Organisation mondiale de la Santé) s’inquiète de la situation de la santé au Kamerun. Selon elle, cette situation se dégrade depuis les années 1990. Elle note la présence de 4000 médecins kamerunais, surtout des spécialistes, à l’étranger contre 400 seulement au Kamerun. Résultat, il y a un médecin pour 10 000 habitants en ville et un médecin pour 40 000 dans les zones défavorisées. L’espérance de vie au Kamerun aujourd’hui est de 46 ans ! Alors qu’au Gabon par exemple, elle est de 53 ans et en France de 80 ans. La situation de nos hôpitaux est catastrophique. Tout le monde le vit tous les jours, mais les pouvoirs publics sont aux abonnés absents, là aussi.

• La situation de l’école ressemble à celle de la santé. Les résultats d’une enquête en 2000/2001, montrant une relation entre scolarisation et pauvreté, restent d’actualité en 2007. Ainsi, le taux de scolarisation d’enfants de 6 à 14 ans issus de ménages pauvres, est de 74,1 % alors que celui des enfants de ménages non pauvres, est de 82,9 %.
Les multiples écoles privées semblent avoir pour objectif l’enrichissement de leurs fondateurs et non l’éducation scolaire de nos enfants. Ici aussi, l’Etat a renoncé à l’une de ses fonctions cardinales.

• L’insécurité a de nouveau atteint la cote d’alerte ; les agressions se multiplient, souvent avec assassinats. Les diplomates non plus ne sont pas épargnés.

• L’incident de Bakassi au mois de novembre 2007, qui a vu la mort de plus
d’une vingtaine de nos compatriotes, a étalé au grand jour, l’ampleur de l’incurie du gouvernement Rdpc. Il a démontré que nos frontières ne sont pas suffisamment protégées.
La vérité sur cet évènement doit se faire. C’est pour le gouvernement un devoir, entre autres, à la mémoire des victimes.

• Les incidents de Bata en Guinée équatoriale, le 5 décembre 2007, interpellent fortement le gouvernement Rdpc. Où qu’ils se trouvent, les Kamerunais ont droit à leur sécurité assurée par leur gouvernement.
Ces événements sont graves, déplorables et condamnables et il doivent l’être par tout patriote africain. En effet, l’intégration africaine, la libre circulation des personnes en Afrique et dans la sous-région, doit être la préoccupation majeure de nos gouvernants.

• La corruption continue à battre des records en silence.
Une fois de plus, le Kamerun a été classé “ premier pays le plus corrompu de l’Afrique ”.
La lutte contre la corruption de monsieur Biya est une farce. Les poursuites sélectives, l’impunité générale et les procès inachevés continuent de plus belle.

• Les élections municipales et législatives des 22 juillet et 30 septembre 2007 ont été un gros problème pour le peuple kamerunais, dans la mesure où, à cette occasion, le Rdpc a manifesté avec encore beaucoup plus de force que par le passé, sa volonté de revenir au parti unique. La fraude a été tellement présente et gigantesque que des diplomates en poste à Yaoundé, sans doute choqués, ont oublié leur devoir de réserve, pour souhaiter publiquement la mise sur pied d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni), afin d’avoir des élections transparentes et équitables au Kamerun. C’est pourquoi l’évènement le plus important à l’occasion de ces élections a été le refus massif des Kamerunais d’aller voter. Mais, comme il fallait s’y attendre, le Rdpc s’est déclaré doublement vainqueur avec 153 députés sur 180 dans une Assemblée nationale taillée sur mesures et 303 communes sur 363.

• Les patriotes kamerunais ont été sensibles au mois de février 2007 aux difficultés affrontées par le peuple frère de Guinée où sévit la dictature de monsieur Lansana Conté, président de la République. La dure grève menée pendant plusieurs semaines par le peuple de Guinée, a obligé le régime du président Lansana Conté à desserrer provisoirement l’étau et à prendre en compte les revendications des populations.

• En Côte d’Ivoire, les adversaires du processus de paix (Accord de Ouagadougou) n’ont pas baissé les bras. Ils ont multiplié les obstacles. Les élections souhaitées par le président Laurent Gbagbo avant le 31 décembre 2007, n’auront pas lieu. Elles ont été reportées au premier semestre 2008. Nous devons continuer à suivre avec une attention particulière le combat du peuple frère de Côte d’Ivoire.

• A Dakar au Sénégal, le nouveau Président français, a émis une série d’insultes grossières à l’endroit des Africains. Chaque patriote kamerunais s’est senti personnellement visé.

• L’élection de ce monsieur à la présidence de la République française au mois de mai 2007, avait déjà été pour les Kamerunais, dans leur écrasante majorité, une mauvaise nouvelle. Le président français ne se cache pas pour affirmer son mépris des Africains. Son refus de repentance, c’est-à-dire le regret des méfaits de la politique française en Afrique : de la traite des nègres à la colonisation, est tout simplement stupéfiant de suffisance et d’arrogance ; ceci est illustré par l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad. En même temps, ce refus semble trahir des convictions négrières profondes.

• Devant l’offensive des Etats-Unis et de la Chine pour promouvoir leurs intérêts en Afrique, les pays européens tentent de prendre un raccourci pour maintenir leurs privilèges sur le continent. Les Accords de partenariat économique (Ape) entre les pays européens et les pays africains, visent à obtenir une préférence de faite pour les pays européens de la part des pays africains et de la sorte, imposer fondamentalement un échange inégal. Les gouvernements africains, majoritairement, ont manifesté leur réticence à conclure ce nouveau pacte colonial entre le pot de fer (Europe) et le pot de terre (Afrique). Mais le gouvernement du Rdpc a trouvé bon de signer.

2007, une année de réveil et de luttes
Face à ces difficultés aussi bien sur le plan national que sur le plan international, le peuple kamerunais se réveille et manifeste de plus en plus sa volonté de mettre un terme aux lamentations stériles : “ On va faire comment ? ” Au lieu de continuer à gémir devant ces difficultés, notre peuple semble avoir choisi la lutte comme l’Upc ne cesse de l’y appeler, car, l’expérience a prouvé que seule la lutte paie. Ainsi, la résistance, bien que fragile, s’étend sur tout le territoire national ; mais elle est impitoyablement noyée dans le sang :
– A Garoua 2 militants tués pour avoir tenté de s’opposer à la fraude électorale.
– A Abong Mbang, 2 lycéens tués pour avoir revendiqué le rétablissement de l’électricité dans la ville afin qu’ils puissent travailler.
– A Buea, comme en 2006, 2 étudiants ont encore été tués cette année pour avoir manifesté pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
– A Yaoundé, 2 jeunes bend-skineurs abattus au marché Mokolo.
– Sans compter des jeunes abattus isolément, notamment dans le Moungo.
Il faut aussi noter le combat des salariés de la fonction publique pour retrouver le “ niveau de leur salaire de décembre 1992 et leur revalorisation de 30 % pour tenir compte du coup actuel de la vie et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les agents de l’Etat ”.

Quelles perspectives pour 2008
Lutter ! Lutter encore ! Lutter toujours, jusqu’à la satisfaction des justes revendications de notre peuple.
La vie économique, politique et sociale de notre pays est bloquée. L’impasse devant laquelle nous nous trouvons, s’épaissit chaque année davantage. Il ne peut en être autrement. Notre taux de croissance diminue : 2,9 % en 2007 contre 3,2 % en 2006 !
La persistance de nos diverses et multiples difficultés, est la traduction de l’incapacité du pays jusqu’à présent à changer ceux des dirigeants incompétents, corrompus ou égoïstes qui lui sont imposés depuis 1960.
Il faut donc tout mettre en œuvre pour rendre le changement possible.
Le peuple kamerunais, dans un passé récent, a obligé le Rdpc à revenir au multipartisme.
Le peuple kamerunais, en 2008, doit obliger le Rdpc à accepter la mise en place d’un code électoral démocratique, équitable et transparent.

C’est pourquoi :
– L’Upc appelle chaque Kamerunaise et chaque Kamerunais à s’engager personnellement dans le Forum Nationale Démocratique (Fnd) dont le but est d’amener le Rdpc à accepter la mise en place d’un Code électoral démocratique.
– L’Upc se félicite de l’engagement dans ce projet de Forum de plusieurs partis, associations et personnalités. Nous les appelons à continuer avec nous ce combat auquel nous invitons tout le monde. Tous les Kamerunais savent bien qu’un Code électoral démocratique est la clé qui ferait sauter le verrou que le Rdpc a mis sur le chemin du changement.
– L’Upc invite notre Peuple à multiplier les luttes sectorielles pour améliorer ses conditions de vie. Pas un seul jour sans lutte quelque part à l’intérieur du triangle national. Que des Comités d’Action pour le Changement se créent partout pour changer la vie.
– L’Upc, dont 2008 est l’année du 60e anniversaire de sa création et le 50e anniversaire de l’ignoble assassinat de son Secrétaire Général Ruben Um Nyobè, fera connaître ses initiatives pour participer aux diverses luttes que notre Peuple va engager pour s’approprier de nouveau son destin.
– L’Upc en 2008, année du 50e anniversaire du NON historique du Peuple frère de Guinée au référendum néocolonialiste de De Gaulle en septembre 1958 ; et aussi année du 50e anniversaire de la première Conférence des peuples d’Afrique organisée en décembre 1958 à Accra au Ghana à l’initiative du président Kwame N’Krumah, est, plus que jamais, solidaire des luttes des peuples africains.
– L’Upc en 2008 demande à la diaspora kamerunaise de continuer à s’investir dans la lutte de notre peuple pour le changement démocratique.
– La Direction de l’Upc appelle tous les Upécistes à redoubler d’efforts et à être à l’avant-garde des luttes partout dans le pays.
– L’Upc, en 2008, invite notre Peuple à veiller sur la sécurité des étrangers africains et non africains qui résident dans notre pays. Nous avons besoin de l’amitié des autres peuples que nous ne devons jamais confondre avec leurs gouvernants. L’Upc sait que l’amitié des autres peuples a toujours été acquise au Peuple kamerunais.
Kamerunaises, Kamerunais des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,
L’Upc vous souhaite une fois encore, une bonne et heureuse année 2008, une année de luttes, de succès et de bonheur personnel à chacun et à chacune de vous.
Douala, le 31 décembre 2007

Docteur Samuel Mack-Kit,
président de l’Upc

*Le titre est de la rédaction
 

Le messager
Le 04-01-2008

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Le discours de Samuel Mack-Kit

Message de fin d’année

Kamerunaises, Kamerunais, des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,

L’Upc vous souhaite une Bonne Année 2008.
Cette nouvelle année sera celle du 60e anniversaire de l’Union des Populations du Cameroun (Upc).
Mais avant d’évoquer quelques initiatives pour cette nouvelle année, il convient de faire un bref arrêt sur l’année 2007 qui s’achève.
2007, une année difficile, certes, mais une année de luttes qui redonne l’espoir.

Constat de difficultés

Oui ! Une année difficile. En effet, on note:

• L’augmentation abusive des prix des produits de première nécessité. Ainsi :
Entre 2002 et 2007, le kilo de maquereau a augmenté de 38 % ; le kilo de viande de bœuf sans os de 50 % ; le litre d’huile de palme de 100 % ; le cagot de tomates de 128 % ; le sac de manioc de 50 kg de 214 % ; etc…
Il est inutile de multiplier les exemples. Dans tous les domaines, l’augmentation du coût de la vie a été générale.
Compte tenu de l’uniformisation des prix, la tendance nationale est à la hausse partout dans le pays.
Or, les revenus de l’écrasante majorité des Kamerunais, salariés ou non n’ont pas augmenté. Bien au contraire on note une régression inquiétante du pouvoir d’achat et même dans certains cas, des revenus nominaux.
Notre sol est fertile. La nourriture pourrit dans nos campagnes. Un bon réseau routier pourrait contribuer à diminuer le coût des denrées de première nécessité dans les villes tout en procurant des revenus réguliers aux paysans tout en contribuant à diminuer l’exode rural.
Notre réseau routier est devenu un véritable piège mortel pour les usagers. C’est par dizaines que l’on compte le nombre de décès par accident de voie publique, chaque semaine.
• Les dysfonctionnements de l’Aes-Sonel posent un véritable problème de souveraineté à propos de la production et de la gestion de notre énergie, un des facteurs incontournables pour l’industrialisation. L’Upc avait prévenu en son temps, en affirmant qu’il était dangereux de confier le patrimoine énergétique du pays à des opérateurs privés, de surcroît étrangers.
L’Oms (Organisation mondiale de la Santé) s’inquiète de la situation de la santé au Kamerun. Selon elle, cette situation se dégrade depuis les années 1990. Elle note la présence de 4000 médecins kamerunais, surtout des spécialistes, à l’étranger contre 400 seulement au Kamerun. Résultat, il y a un médecin pour 10 000 habitants en ville et un médecin pour 40 000 dans les zones défavorisées. L’espérance de vie au Kamerun aujourd’hui est de 46 ans ! Alors qu’au Gabon par exemple, elle est de 53 ans et en France de 80 ans. La situation de nos hôpitaux est catastrophique. Tout le monde le vit tous les jours, mais les pouvoirs publics sont aux abonnés absents, là aussi.

• La situation de l’école ressemble à celle de la santé. Les résultats d’une enquête en 2000/2001, montrant une relation entre scolarisation et pauvreté, restent d’actualité en 2007. Ainsi, le taux de scolarisation d’enfants de 6 à 14 ans issus de ménages pauvres, est de 74,1 % alors que celui des enfants de ménages non pauvres, est de 82,9 %.
Les multiples écoles privées semblent avoir pour objectif l’enrichissement de leurs fondateurs et non l’éducation scolaire de nos enfants. Ici aussi, l’Etat a renoncé à l’une de ses fonctions cardinales.

• L’insécurité a de nouveau atteint la cote d’alerte ; les agressions se multiplient, souvent avec assassinats. Les diplomates non plus ne sont pas épargnés.

• L’incident de Bakassi au mois de novembre 2007, qui a vu la mort de plus
d’une vingtaine de nos compatriotes, a étalé au grand jour, l’ampleur de l’incurie du gouvernement Rdpc. Il a démontré que nos frontières ne sont pas suffisamment protégées.
La vérité sur cet évènement doit se faire. C’est pour le gouvernement un devoir, entre autres, à la mémoire des victimes.

• Les incidents de Bata en Guinée équatoriale, le 5 décembre 2007, interpellent fortement le gouvernement Rdpc. Où qu’ils se trouvent, les Kamerunais ont droit à leur sécurité assurée par leur gouvernement.
Ces événements sont graves, déplorables et condamnables et il doivent l’être par tout patriote africain. En effet, l’intégration africaine, la libre circulation des personnes en Afrique et dans la sous-région, doit être la préoccupation majeure de nos gouvernants.

• La corruption continue à battre des records en silence.
Une fois de plus, le Kamerun a été classé “ premier pays le plus corrompu de l’Afrique ”.
La lutte contre la corruption de monsieur Biya est une farce. Les poursuites sélectives, l’impunité générale et les procès inachevés continuent de plus belle.

• Les élections municipales et législatives des 22 juillet et 30 septembre 2007 ont été un gros problème pour le peuple kamerunais, dans la mesure où, à cette occasion, le Rdpc a manifesté avec encore beaucoup plus de force que par le passé, sa volonté de revenir au parti unique. La fraude a été tellement présente et gigantesque que des diplomates en poste à Yaoundé, sans doute choqués, ont oublié leur devoir de réserve, pour souhaiter publiquement la mise sur pied d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni), afin d’avoir des élections transparentes et équitables au Kamerun. C’est pourquoi l’évènement le plus important à l’occasion de ces élections a été le refus massif des Kamerunais d’aller voter. Mais, comme il fallait s’y attendre, le Rdpc s’est déclaré doublement vainqueur avec 153 députés sur 180 dans une Assemblée nationale taillée sur mesures et 303 communes sur 363.

• Les patriotes kamerunais ont été sensibles au mois de février 2007 aux difficultés affrontées par le peuple frère de Guinée où sévit la dictature de monsieur Lansana Conté, président de la République. La dure grève menée pendant plusieurs semaines par le peuple de Guinée, a obligé le régime du président Lansana Conté à desserrer provisoirement l’étau et à prendre en compte les revendications des populations.

• En Côte d’Ivoire, les adversaires du processus de paix (Accord de Ouagadougou) n’ont pas baissé les bras. Ils ont multiplié les obstacles. Les élections souhaitées par le président Laurent Gbagbo avant le 31 décembre 2007, n’auront pas lieu. Elles ont été reportées au premier semestre 2008. Nous devons continuer à suivre avec une attention particulière le combat du peuple frère de Côte d’Ivoire.

• A Dakar au Sénégal, le nouveau Président français, a émis une série d’insultes grossières à l’endroit des Africains. Chaque patriote kamerunais s’est senti personnellement visé.

• L’élection de ce monsieur à la présidence de la République française au mois de mai 2007, avait déjà été pour les Kamerunais, dans leur écrasante majorité, une mauvaise nouvelle. Le président français ne se cache pas pour affirmer son mépris des Africains. Son refus de repentance, c’est-à-dire le regret des méfaits de la politique française en Afrique : de la traite des nègres à la colonisation, est tout simplement stupéfiant de suffisance et d’arrogance ; ceci est illustré par l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad. En même temps, ce refus semble trahir des convictions négrières profondes.

• Devant l’offensive des Etats-Unis et de la Chine pour promouvoir leurs intérêts en Afrique, les pays européens tentent de prendre un raccourci pour maintenir leurs privilèges sur le continent. Les Accords de partenariat économique (Ape) entre les pays européens et les pays africains, visent à obtenir une préférence de faite pour les pays européens de la part des pays africains et de la sorte, imposer fondamentalement un échange inégal. Les gouvernements africains, majoritairement, ont manifesté leur réticence à conclure ce nouveau pacte colonial entre le pot de fer (Europe) et le pot de terre (Afrique). Mais le gouvernement du Rdpc a trouvé bon de signer.

2007, une année de réveil et de luttes
Face à ces difficultés aussi bien sur le plan national que sur le plan international, le peuple kamerunais se réveille et manifeste de plus en plus sa volonté de mettre un terme aux lamentations stériles : “ On va faire comment ? ” Au lieu de continuer à gémir devant ces difficultés, notre peuple semble avoir choisi la lutte comme l’Upc ne cesse de l’y appeler, car, l’expérience a prouvé que seule la lutte paie. Ainsi, la résistance, bien que fragile, s’étend sur tout le territoire national ; mais elle est impitoyablement noyée dans le sang :
– A Garoua 2 militants tués pour avoir tenté de s’opposer à la fraude électorale.
– A Abong Mbang, 2 lycéens tués pour avoir revendiqué le rétablissement de l’électricité dans la ville afin qu’ils puissent travailler.
– A Buea, comme en 2006, 2 étudiants ont encore été tués cette année pour avoir manifesté pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
– A Yaoundé, 2 jeunes bend-skineurs abattus au marché Mokolo.
– Sans compter des jeunes abattus isolément, notamment dans le Moungo.
Il faut aussi noter le combat des salariés de la fonction publique pour retrouver le “ niveau de leur salaire de décembre 1992 et leur revalorisation de 30 % pour tenir compte du coup actuel de la vie et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les agents de l’Etat ”.

Quelles perspectives pour 2008
Lutter ! Lutter encore ! Lutter toujours, jusqu’à la satisfaction des justes revendications de notre peuple.
La vie économique, politique et sociale de notre pays est bloquée. L’impasse devant laquelle nous nous trouvons, s’épaissit chaque année davantage. Il ne peut en être autrement. Notre taux de croissance diminue : 2,9 % en 2007 contre 3,2 % en 2006 !
La persistance de nos diverses et multiples difficultés, est la traduction de l’incapacité du pays jusqu’à présent à changer ceux des dirigeants incompétents, corrompus ou égoïstes qui lui sont imposés depuis 1960.
Il faut donc tout mettre en œuvre pour rendre le changement possible.
Le peuple kamerunais, dans un passé récent, a obligé le Rdpc à revenir au multipartisme.
Le peuple kamerunais, en 2008, doit obliger le Rdpc à accepter la mise en place d’un code électoral démocratique, équitable et transparent.

C’est pourquoi :
– L’Upc appelle chaque Kamerunaise et chaque Kamerunais à s’engager personnellement dans le Forum Nationale Démocratique (Fnd) dont le but est d’amener le Rdpc à accepter la mise en place d’un Code électoral démocratique.
– L’Upc se félicite de l’engagement dans ce projet de Forum de plusieurs partis, associations et personnalités. Nous les appelons à continuer avec nous ce combat auquel nous invitons tout le monde. Tous les Kamerunais savent bien qu’un Code électoral démocratique est la clé qui ferait sauter le verrou que le Rdpc a mis sur le chemin du changement.
– L’Upc invite notre Peuple à multiplier les luttes sectorielles pour améliorer ses conditions de vie. Pas un seul jour sans lutte quelque part à l’intérieur du triangle national. Que des Comités d’Action pour le Changement se créent partout pour changer la vie.
– L’Upc, dont 2008 est l’année du 60e anniversaire de sa création et le 50e anniversaire de l’ignoble assassinat de son Secrétaire Général Ruben Um Nyobè, fera connaître ses initiatives pour participer aux diverses luttes que notre Peuple va engager pour s’approprier de nouveau son destin.
– L’Upc en 2008, année du 50e anniversaire du NON historique du Peuple frère de Guinée au référendum néocolonialiste de De Gaulle en septembre 1958 ; et aussi année du 50e anniversaire de la première Conférence des peuples d’Afrique organisée en décembre 1958 à Accra au Ghana à l’initiative du président Kwame N’Krumah, est, plus que jamais, solidaire des luttes des peuples africains.
– L’Upc en 2008 demande à la diaspora kamerunaise de continuer à s’investir dans la lutte de notre peuple pour le changement démocratique.
– La Direction de l’Upc appelle tous les Upécistes à redoubler d’efforts et à être à l’avant-garde des luttes partout dans le pays.
– L’Upc, en 2008, invite notre Peuple à veiller sur la sécurité des étrangers africains et non africains qui résident dans notre pays. Nous avons besoin de l’amitié des autres peuples que nous ne devons jamais confondre avec leurs gouvernants. L’Upc sait que l’amitié des autres peuples a toujours été acquise au Peuple kamerunais.
Kamerunaises, Kamerunais des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,
L’Upc vous souhaite une fois encore, une bonne et heureuse année 2008, une année de luttes, de succès et de bonheur personnel à chacun et à chacune de vous.
Douala, le 31 décembre 2007

Docteur Samuel Mack-Kit,
président de l’Upc

*Le titre est de la rédaction
 

Le messager
Le 04-01-2008

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Le discours de Samuel Mack-Kit

Message de fin d’année

Kamerunaises, Kamerunais, des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,

L’Upc vous souhaite une Bonne Année 2008.
Cette nouvelle année sera celle du 60e anniversaire de l’Union des Populations du Cameroun (Upc).
Mais avant d’évoquer quelques initiatives pour cette nouvelle année, il convient de faire un bref arrêt sur l’année 2007 qui s’achève.
2007, une année difficile, certes, mais une année de luttes qui redonne l’espoir.

Constat de difficultés

Oui ! Une année difficile. En effet, on note:

• L’augmentation abusive des prix des produits de première nécessité. Ainsi :
Entre 2002 et 2007, le kilo de maquereau a augmenté de 38 % ; le kilo de viande de bœuf sans os de 50 % ; le litre d’huile de palme de 100 % ; le cagot de tomates de 128 % ; le sac de manioc de 50 kg de 214 % ; etc…
Il est inutile de multiplier les exemples. Dans tous les domaines, l’augmentation du coût de la vie a été générale.
Compte tenu de l’uniformisation des prix, la tendance nationale est à la hausse partout dans le pays.
Or, les revenus de l’écrasante majorité des Kamerunais, salariés ou non n’ont pas augmenté. Bien au contraire on note une régression inquiétante du pouvoir d’achat et même dans certains cas, des revenus nominaux.
Notre sol est fertile. La nourriture pourrit dans nos campagnes. Un bon réseau routier pourrait contribuer à diminuer le coût des denrées de première nécessité dans les villes tout en procurant des revenus réguliers aux paysans tout en contribuant à diminuer l’exode rural.
Notre réseau routier est devenu un véritable piège mortel pour les usagers. C’est par dizaines que l’on compte le nombre de décès par accident de voie publique, chaque semaine.
• Les dysfonctionnements de l’Aes-Sonel posent un véritable problème de souveraineté à propos de la production et de la gestion de notre énergie, un des facteurs incontournables pour l’industrialisation. L’Upc avait prévenu en son temps, en affirmant qu’il était dangereux de confier le patrimoine énergétique du pays à des opérateurs privés, de surcroît étrangers.
L’Oms (Organisation mondiale de la Santé) s’inquiète de la situation de la santé au Kamerun. Selon elle, cette situation se dégrade depuis les années 1990. Elle note la présence de 4000 médecins kamerunais, surtout des spécialistes, à l’étranger contre 400 seulement au Kamerun. Résultat, il y a un médecin pour 10 000 habitants en ville et un médecin pour 40 000 dans les zones défavorisées. L’espérance de vie au Kamerun aujourd’hui est de 46 ans ! Alors qu’au Gabon par exemple, elle est de 53 ans et en France de 80 ans. La situation de nos hôpitaux est catastrophique. Tout le monde le vit tous les jours, mais les pouvoirs publics sont aux abonnés absents, là aussi.

• La situation de l’école ressemble à celle de la santé. Les résultats d’une enquête en 2000/2001, montrant une relation entre scolarisation et pauvreté, restent d’actualité en 2007. Ainsi, le taux de scolarisation d’enfants de 6 à 14 ans issus de ménages pauvres, est de 74,1 % alors que celui des enfants de ménages non pauvres, est de 82,9 %.
Les multiples écoles privées semblent avoir pour objectif l’enrichissement de leurs fondateurs et non l’éducation scolaire de nos enfants. Ici aussi, l’Etat a renoncé à l’une de ses fonctions cardinales.

• L’insécurité a de nouveau atteint la cote d’alerte ; les agressions se multiplient, souvent avec assassinats. Les diplomates non plus ne sont pas épargnés.

• L’incident de Bakassi au mois de novembre 2007, qui a vu la mort de plus
d’une vingtaine de nos compatriotes, a étalé au grand jour, l’ampleur de l’incurie du gouvernement Rdpc. Il a démontré que nos frontières ne sont pas suffisamment protégées.
La vérité sur cet évènement doit se faire. C’est pour le gouvernement un devoir, entre autres, à la mémoire des victimes.

• Les incidents de Bata en Guinée équatoriale, le 5 décembre 2007, interpellent fortement le gouvernement Rdpc. Où qu’ils se trouvent, les Kamerunais ont droit à leur sécurité assurée par leur gouvernement.
Ces événements sont graves, déplorables et condamnables et il doivent l’être par tout patriote africain. En effet, l’intégration africaine, la libre circulation des personnes en Afrique et dans la sous-région, doit être la préoccupation majeure de nos gouvernants.

• La corruption continue à battre des records en silence.
Une fois de plus, le Kamerun a été classé “ premier pays le plus corrompu de l’Afrique ”.
La lutte contre la corruption de monsieur Biya est une farce. Les poursuites sélectives, l’impunité générale et les procès inachevés continuent de plus belle.

• Les élections municipales et législatives des 22 juillet et 30 septembre 2007 ont été un gros problème pour le peuple kamerunais, dans la mesure où, à cette occasion, le Rdpc a manifesté avec encore beaucoup plus de force que par le passé, sa volonté de revenir au parti unique. La fraude a été tellement présente et gigantesque que des diplomates en poste à Yaoundé, sans doute choqués, ont oublié leur devoir de réserve, pour souhaiter publiquement la mise sur pied d’une Commission électorale nationale indépendante (Ceni), afin d’avoir des élections transparentes et équitables au Kamerun. C’est pourquoi l’évènement le plus important à l’occasion de ces élections a été le refus massif des Kamerunais d’aller voter. Mais, comme il fallait s’y attendre, le Rdpc s’est déclaré doublement vainqueur avec 153 députés sur 180 dans une Assemblée nationale taillée sur mesures et 303 communes sur 363.

• Les patriotes kamerunais ont été sensibles au mois de février 2007 aux difficultés affrontées par le peuple frère de Guinée où sévit la dictature de monsieur Lansana Conté, président de la République. La dure grève menée pendant plusieurs semaines par le peuple de Guinée, a obligé le régime du président Lansana Conté à desserrer provisoirement l’étau et à prendre en compte les revendications des populations.

• En Côte d’Ivoire, les adversaires du processus de paix (Accord de Ouagadougou) n’ont pas baissé les bras. Ils ont multiplié les obstacles. Les élections souhaitées par le président Laurent Gbagbo avant le 31 décembre 2007, n’auront pas lieu. Elles ont été reportées au premier semestre 2008. Nous devons continuer à suivre avec une attention particulière le combat du peuple frère de Côte d’Ivoire.

• A Dakar au Sénégal, le nouveau Président français, a émis une série d’insultes grossières à l’endroit des Africains. Chaque patriote kamerunais s’est senti personnellement visé.

• L’élection de ce monsieur à la présidence de la République française au mois de mai 2007, avait déjà été pour les Kamerunais, dans leur écrasante majorité, une mauvaise nouvelle. Le président français ne se cache pas pour affirmer son mépris des Africains. Son refus de repentance, c’est-à-dire le regret des méfaits de la politique française en Afrique : de la traite des nègres à la colonisation, est tout simplement stupéfiant de suffisance et d’arrogance ; ceci est illustré par l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad. En même temps, ce refus semble trahir des convictions négrières profondes.

• Devant l’offensive des Etats-Unis et de la Chine pour promouvoir leurs intérêts en Afrique, les pays européens tentent de prendre un raccourci pour maintenir leurs privilèges sur le continent. Les Accords de partenariat économique (Ape) entre les pays européens et les pays africains, visent à obtenir une préférence de faite pour les pays européens de la part des pays africains et de la sorte, imposer fondamentalement un échange inégal. Les gouvernements africains, majoritairement, ont manifesté leur réticence à conclure ce nouveau pacte colonial entre le pot de fer (Europe) et le pot de terre (Afrique). Mais le gouvernement du Rdpc a trouvé bon de signer.

2007, une année de réveil et de luttes
Face à ces difficultés aussi bien sur le plan national que sur le plan international, le peuple kamerunais se réveille et manifeste de plus en plus sa volonté de mettre un terme aux lamentations stériles : “ On va faire comment ? ” Au lieu de continuer à gémir devant ces difficultés, notre peuple semble avoir choisi la lutte comme l’Upc ne cesse de l’y appeler, car, l’expérience a prouvé que seule la lutte paie. Ainsi, la résistance, bien que fragile, s’étend sur tout le territoire national ; mais elle est impitoyablement noyée dans le sang :
– A Garoua 2 militants tués pour avoir tenté de s’opposer à la fraude électorale.
– A Abong Mbang, 2 lycéens tués pour avoir revendiqué le rétablissement de l’électricité dans la ville afin qu’ils puissent travailler.
– A Buea, comme en 2006, 2 étudiants ont encore été tués cette année pour avoir manifesté pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
– A Yaoundé, 2 jeunes bend-skineurs abattus au marché Mokolo.
– Sans compter des jeunes abattus isolément, notamment dans le Moungo.
Il faut aussi noter le combat des salariés de la fonction publique pour retrouver le “ niveau de leur salaire de décembre 1992 et leur revalorisation de 30 % pour tenir compte du coup actuel de la vie et l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les agents de l’Etat ”.

Quelles perspectives pour 2008
Lutter ! Lutter encore ! Lutter toujours, jusqu’à la satisfaction des justes revendications de notre peuple.
La vie économique, politique et sociale de notre pays est bloquée. L’impasse devant laquelle nous nous trouvons, s’épaissit chaque année davantage. Il ne peut en être autrement. Notre taux de croissance diminue : 2,9 % en 2007 contre 3,2 % en 2006 !
La persistance de nos diverses et multiples difficultés, est la traduction de l’incapacité du pays jusqu’à présent à changer ceux des dirigeants incompétents, corrompus ou égoïstes qui lui sont imposés depuis 1960.
Il faut donc tout mettre en œuvre pour rendre le changement possible.
Le peuple kamerunais, dans un passé récent, a obligé le Rdpc à revenir au multipartisme.
Le peuple kamerunais, en 2008, doit obliger le Rdpc à accepter la mise en place d’un code électoral démocratique, équitable et transparent.

C’est pourquoi :
– L’Upc appelle chaque Kamerunaise et chaque Kamerunais à s’engager personnellement dans le Forum Nationale Démocratique (Fnd) dont le but est d’amener le Rdpc à accepter la mise en place d’un Code électoral démocratique.
– L’Upc se félicite de l’engagement dans ce projet de Forum de plusieurs partis, associations et personnalités. Nous les appelons à continuer avec nous ce combat auquel nous invitons tout le monde. Tous les Kamerunais savent bien qu’un Code électoral démocratique est la clé qui ferait sauter le verrou que le Rdpc a mis sur le chemin du changement.
– L’Upc invite notre Peuple à multiplier les luttes sectorielles pour améliorer ses conditions de vie. Pas un seul jour sans lutte quelque part à l’intérieur du triangle national. Que des Comités d’Action pour le Changement se créent partout pour changer la vie.
– L’Upc, dont 2008 est l’année du 60e anniversaire de sa création et le 50e anniversaire de l’ignoble assassinat de son Secrétaire Général Ruben Um Nyobè, fera connaître ses initiatives pour participer aux diverses luttes que notre Peuple va engager pour s’approprier de nouveau son destin.
– L’Upc en 2008, année du 50e anniversaire du NON historique du Peuple frère de Guinée au référendum néocolonialiste de De Gaulle en septembre 1958 ; et aussi année du 50e anniversaire de la première Conférence des peuples d’Afrique organisée en décembre 1958 à Accra au Ghana à l’initiative du président Kwame N’Krumah, est, plus que jamais, solidaire des luttes des peuples africains.
– L’Upc en 2008 demande à la diaspora kamerunaise de continuer à s’investir dans la lutte de notre peuple pour le changement démocratique.
– La Direction de l’Upc appelle tous les Upécistes à redoubler d’efforts et à être à l’avant-garde des luttes partout dans le pays.
– L’Upc, en 2008, invite notre Peuple à veiller sur la sécurité des étrangers africains et non africains qui résident dans notre pays. Nous avons besoin de l’amitié des autres peuples que nous ne devons jamais confondre avec leurs gouvernants. L’Upc sait que l’amitié des autres peuples a toujours été acquise au Peuple kamerunais.
Kamerunaises, Kamerunais des villes et des campagnes,
Chers Compatriotes,
L’Upc vous souhaite une fois encore, une bonne et heureuse année 2008, une année de luttes, de succès et de bonheur personnel à chacun et à chacune de vous.
Douala, le 31 décembre 2007

Docteur Samuel Mack-Kit,
président de l’Upc

*Le titre est de la rédaction
 

Le messager
Le 04-01-2008

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Non classé

Bts : Norbert Ndong aperçu à Douala

Le directeur du développement de l’enseignement supérieur disparu depuis le 21 juin loge dans un hôtel.
Denis Nkwebo –


La nouvelle de la présence à Douala de Norbert Ndong, directeur du développement de l’enseignement supérieur au ministère de l’Enseignement supérieur (Minesup), circule depuis avant-hier, mardi 10 juillet. De sources universitaires, le responsable de l’organisation de l’examen du brevet des techniciens supérieurs (Bts) qui a disparu depuis le 21 juin dernier après la volatilisation de plus de 250 millions Fcfa représentant les frais de correction dudit examen, a été aperçu, "à deux reprises", dans l’enceinte de l’université de Douala (Ud).
La première fois remonte au jeudi 5 juillet 2007, date à laquelle se tenait le conseil de l’Ud. "Le doyen de l’une de nos facultés a aussitôt appelé au Minesup pour rendre compte de la situation", a confié un enseignant à Mutations. Toujours est-il que le lendemain vendredi 6 juillet, Norbert Ndong s’est à nouveau rendu à l’université où se tenait cette fois, un conseil d’administration. Ses collègues enseignants qui l’ont vu n’étaient d’ailleurs pas tous au fait de ses ennuis.

Une autre source à l’Ud confie que la gendarmerie a été saisie de la présence de cet homme prétendument en fuite qui affichait une assurance déconcertante. A la gendarmerie, notre source indique par ailleurs que le directeur du développement de l’enseignement supérieur habite actuellement dans un établissement hôtelier de l’arrondissement de Douala 5ème : "nous ne pouvons pas en dire plus pour des raisons évidentes". Notre informateur ajoute qu’en raison des dispositions du nouveau code de procédure pénale, seul le procureur de la République initiateur des poursuites à Yaoundé, peut les autoriser à interpeller Norbert Ndong. Toujours est-il que des gendarmes, cinq au total, auraient été aperçus près de l’enceinte de l’Ud, à la cité Sic lundi soir et durant la journée de mardi. Les mêmes gendarmes, selon un témoin, ont maintenu la veille autour d’un hôtel situé au quartier Bonamoussadi. Une filature serait donc en cours. Un responsable de la police judiciaire a également affirmé que l’information était vraie. "Pour l’instant, nous ne pouvons pas intervenir sans mandat", explique-t-il, pour justifier l’indifférence de la Pj dans une affaire qui fait grand bruit.

Décisions
Au fait, qui protège donc Norbert Ndong? Des sources à la gendarmerie et à la police évoquent des pressions montées par un membre influent de l’actuelle équipe gouvernementale. C’est lui qui constituerait donc le principal blocage à la poursuite de la procédure judiciaire qui est visiblement grippée. Malgré cette intrusion de quelques personnalités de la République, la machine administrative semble se mettre en branle contre M. Ndong. Un responsable de l’université de Douala, le même qui avait saisi le Minesup de la présence du directeur du développement de l’enseignement supérieur à Douala, a indiqué qu’une procédure disciplinaire devait en principe être engagée contre le "fuyard". Ce depuis avant-hier.

Au ministère de l’Enseignement supérieur, on estime que le dossier " Norbert Ndong " est plus ou moins classé. Un proche du ministre Fame Ndongo nous a confié hier au téléphone que l’heure était à la résolution effective des problèmes causés par cette disparition et que la situation des corrections des épreuves du Bts était en bonne voie. Pour le reste, " le ministre a fait ce qu’il y avait à faire. D’une part, il a saisi le Premier ministre et le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République pour faire le point de la situation. Et d’autre part, il a effectivement porté plainte et considère désormais que c’est à la justice de faire son travail ".

Il faut rappeler que c’est à travers un communiqué publié dans les colonnes de Cameroon-tribune que le ministre de l’Enseignement supérieur a attiré l’attention de l’opinion publique sur cette affaire. Le communiqué, signé par ordre par le conseiller technique, assurant les fonctions de secrétaire général par intérim, appelait en effet "Monsieur le professeur Norbert Ndong, directeur du Développement de l’Enseignement supérieur, absent de son poste depuis le 21 juin 2007, à se présenter au cabinet de monsieur le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur dès diffusion du présent communiqué, pour affaire urgente le concernant." Jusqu’à présent, Norbert Ndong n’a pas été revu dans les couloirs du Minesup.

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