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Crtv : Tension autour d’un conseil d’adm

Crtv : Tension autour d’un conseil d’administration.

Les nominations du directeur général bloquées pour " documentation incomplète ".
Wamba Sop


La 16e session extraordinaire du conseil d’administration de la Cameroon Radio And Television (Crtv) s’est tenue vendredi, 11 janvier 2008 à Yaoundé dans une ambiance des plus insolites. Les travaux qui n’ont duré qu’une quinzaine de minutes ont eu pour cadre la salle des conférences du ministère de la Communication au lieu de la tour d’aluminium de Mballa 2. Avec pour seul point à l’ordre du jour, le redéploiement des responsables à l’office de radio et télévision du Cameroun, le conseil présidé par Jean Pierre Biyiti bi Essam, son président, par ailleurs ministre de la Communication (Mincom), a renvoyé à plus tard, l’examen des propositions de nominations faites par le directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulke.

Selon le communiqué final de ladite session, "le président, après avoir souligné l’importance de la délicatesse de l’exercice, a entretenu le conseil des conditions nécessaires au déroulement harmonieux des délibérations (…) Constatant que l’ensemble de la documentation nécessaire à une appréciation objective des propositions n’a pas été fournie, le conseil a décidé de renvoyer l’examen desdites propositions à une date ultérieure, le temps pour la direction générale de la Crtv de réunir cette documentation". De l’avis de quelques administrateurs avec qui nous avons pu échanger, le déroulement des travaux de vendredi dernier n’aura pas été un long fleuve tranquille.

Si l’on s’en tient aux indiscrétions, l’actuel directeur de l’Information Tv (Di Tv), Charles Ndongo aurait dû être muté au même poste à la radio, pour résultats insuffisants. Alain Belibi son adjoint et certains de ses proches collaborateurs comme Serge Mbida, Jean Pierre Efouba Onana, Alex Mimbang, Mbanda Ephraim Goghomo, entre autres, devraient être remis à la disposition du ministère de la Communication.
Dans le même ordre d’idées, Georges Ewane, le chef de cellule des reportages présidentiels devait être remplacé par François Marc Modzom. De même que Joseph Clément Omgba en service à la même cellule, en était débarqué au profit de Willy Ngbwa Esso. Gilbert Haman Kaïgama, le directeur des Ressources humaines dans cette mouvance, voit rompre le contrat le liant à la Crtv au profit de Jean Tobie Hond (actuellement chef de la division juridique au Mincom). Par les propositions de promotions, on note le retour de Bernard Alphonse Libot dans cette maison qu’il a quittée pour les services du Premier ministre. C’est à lui que devait échoir le poste de chef de division des Reportage spéciaux laissé vacant par Joseph Le depuis sa nomination comme directeur adjoint du cabinet civil du président de la République.

Mais aussi Michel Njock Abanda proposé directeur de l’information Tv, avec pour adjoint Adamu Musa. Des projets de texte pour lesquels des membres du conseil d’administration auraient demandé les résultats de l’appel à candidature pour trier les suivants sur la liste à chaque poste. Bien plus, face à cette insuffisance des résultats excipée par le directeur général de la Crtv au sujet du Di Tv, les administrateurs ont demandé comment peut-il être muté à la radio si tel est vraiment le cas. De même que le conseil a demandé au Dg de produire un dossier disciplinaire pour chacun des cas.
Un autre membre du conseil d’administration ayant pris part aux travaux donne une autre version des faits, indiquant qu’il n’y a pas eu de discussions entre eux dès lors que le président a indiqué, en prenant connaissance des propositions, qu’il fallait les compléter par des fiches individuelles. Il ajoute que, sur ce qu’il a pu lire, MM Alain Belibi, Serge Mbida ou Jean Pierre Efouba Onana n’étaient pas proposés à des responsabilités, mais rien n’indiquait qu’ils devaient être renvoyés au ministère de la Communication.

Selon une autre source, M. Amadou Vamoulke, excédé, aurait fait savoir que son prédécesseur avait les mains libres et que le conseil veut le bâillonner. Une attitude qui aurait irrité Mme Epée, l’un des administrateurs qui a demandé la suspension de la séance. Le Dg de la Crtv, que nous avons eu au téléphone hier soir, n’a pas souhaité s’exprimer dans le détail sur le sujet, indiquant simplement qu’il ne voulait pas polémiquer et qu’il respectait le secret du conclave. ajoutant cependant qu’il n’avait aucun problème personnel avec qui que ce soit et promettant de répondre à nos questions lorsque le projet de nomination sera passé. Face à ce qui apparaît comme un blocage, rendez-vous a été pris pour ce vendredi; M. Amadou Vamoulke ayant dit pouvoir être prêt dès mercredi.

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Les nominations du directeur général bloquées pour " documentation incomplète ".
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La 16e session extraordinaire du conseil d’administration de la Cameroon Radio And Television (Crtv) s’est tenue vendredi, 11 janvier 2008 à Yaoundé dans une ambiance des plus insolites. Les travaux qui n’ont duré qu’une quinzaine de minutes ont eu pour cadre la salle des conférences du ministère de la Communication au lieu de la tour d’aluminium de Mballa 2. Avec pour seul point à l’ordre du jour, le redéploiement des responsables à l’office de radio et télévision du Cameroun, le conseil présidé par Jean Pierre Biyiti bi Essam, son président, par ailleurs ministre de la Communication (Mincom), a renvoyé à plus tard, l’examen des propositions de nominations faites par le directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulke.

Selon le communiqué final de ladite session, "le président, après avoir souligné l’importance de la délicatesse de l’exercice, a entretenu le conseil des conditions nécessaires au déroulement harmonieux des délibérations (…) Constatant que l’ensemble de la documentation nécessaire à une appréciation objective des propositions n’a pas été fournie, le conseil a décidé de renvoyer l’examen desdites propositions à une date ultérieure, le temps pour la direction générale de la Crtv de réunir cette documentation". De l’avis de quelques administrateurs avec qui nous avons pu échanger, le déroulement des travaux de vendredi dernier n’aura pas été un long fleuve tranquille.

Si l’on s’en tient aux indiscrétions, l’actuel directeur de l’Information Tv (Di Tv), Charles Ndongo aurait dû être muté au même poste à la radio, pour résultats insuffisants. Alain Belibi son adjoint et certains de ses proches collaborateurs comme Serge Mbida, Jean Pierre Efouba Onana, Alex Mimbang, Mbanda Ephraim Goghomo, entre autres, devraient être remis à la disposition du ministère de la Communication.
Dans le même ordre d’idées, Georges Ewane, le chef de cellule des reportages présidentiels devait être remplacé par François Marc Modzom. De même que Joseph Clément Omgba en service à la même cellule, en était débarqué au profit de Willy Ngbwa Esso. Gilbert Haman Kaïgama, le directeur des Ressources humaines dans cette mouvance, voit rompre le contrat le liant à la Crtv au profit de Jean Tobie Hond (actuellement chef de la division juridique au Mincom). Par les propositions de promotions, on note le retour de Bernard Alphonse Libot dans cette maison qu’il a quittée pour les services du Premier ministre. C’est à lui que devait échoir le poste de chef de division des Reportage spéciaux laissé vacant par Joseph Le depuis sa nomination comme directeur adjoint du cabinet civil du président de la République.

Mais aussi Michel Njock Abanda proposé directeur de l’information Tv, avec pour adjoint Adamu Musa. Des projets de texte pour lesquels des membres du conseil d’administration auraient demandé les résultats de l’appel à candidature pour trier les suivants sur la liste à chaque poste. Bien plus, face à cette insuffisance des résultats excipée par le directeur général de la Crtv au sujet du Di Tv, les administrateurs ont demandé comment peut-il être muté à la radio si tel est vraiment le cas. De même que le conseil a demandé au Dg de produire un dossier disciplinaire pour chacun des cas.
Un autre membre du conseil d’administration ayant pris part aux travaux donne une autre version des faits, indiquant qu’il n’y a pas eu de discussions entre eux dès lors que le président a indiqué, en prenant connaissance des propositions, qu’il fallait les compléter par des fiches individuelles. Il ajoute que, sur ce qu’il a pu lire, MM Alain Belibi, Serge Mbida ou Jean Pierre Efouba Onana n’étaient pas proposés à des responsabilités, mais rien n’indiquait qu’ils devaient être renvoyés au ministère de la Communication.

Selon une autre source, M. Amadou Vamoulke, excédé, aurait fait savoir que son prédécesseur avait les mains libres et que le conseil veut le bâillonner. Une attitude qui aurait irrité Mme Epée, l’un des administrateurs qui a demandé la suspension de la séance. Le Dg de la Crtv, que nous avons eu au téléphone hier soir, n’a pas souhaité s’exprimer dans le détail sur le sujet, indiquant simplement qu’il ne voulait pas polémiquer et qu’il respectait le secret du conclave. ajoutant cependant qu’il n’avait aucun problème personnel avec qui que ce soit et promettant de répondre à nos questions lorsque le projet de nomination sera passé. Face à ce qui apparaît comme un blocage, rendez-vous a été pris pour ce vendredi; M. Amadou Vamoulke ayant dit pouvoir être prêt dès mercredi.

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La 16e session extraordinaire du conseil d’administration de la Cameroon Radio And Television (Crtv) s’est tenue vendredi, 11 janvier 2008 à Yaoundé dans une ambiance des plus insolites. Les travaux qui n’ont duré qu’une quinzaine de minutes ont eu pour cadre la salle des conférences du ministère de la Communication au lieu de la tour d’aluminium de Mballa 2. Avec pour seul point à l’ordre du jour, le redéploiement des responsables à l’office de radio et télévision du Cameroun, le conseil présidé par Jean Pierre Biyiti bi Essam, son président, par ailleurs ministre de la Communication (Mincom), a renvoyé à plus tard, l’examen des propositions de nominations faites par le directeur général de la Crtv, Amadou Vamoulke.

Selon le communiqué final de ladite session, "le président, après avoir souligné l’importance de la délicatesse de l’exercice, a entretenu le conseil des conditions nécessaires au déroulement harmonieux des délibérations (…) Constatant que l’ensemble de la documentation nécessaire à une appréciation objective des propositions n’a pas été fournie, le conseil a décidé de renvoyer l’examen desdites propositions à une date ultérieure, le temps pour la direction générale de la Crtv de réunir cette documentation". De l’avis de quelques administrateurs avec qui nous avons pu échanger, le déroulement des travaux de vendredi dernier n’aura pas été un long fleuve tranquille.

Si l’on s’en tient aux indiscrétions, l’actuel directeur de l’Information Tv (Di Tv), Charles Ndongo aurait dû être muté au même poste à la radio, pour résultats insuffisants. Alain Belibi son adjoint et certains de ses proches collaborateurs comme Serge Mbida, Jean Pierre Efouba Onana, Alex Mimbang, Mbanda Ephraim Goghomo, entre autres, devraient être remis à la disposition du ministère de la Communication.
Dans le même ordre d’idées, Georges Ewane, le chef de cellule des reportages présidentiels devait être remplacé par François Marc Modzom. De même que Joseph Clément Omgba en service à la même cellule, en était débarqué au profit de Willy Ngbwa Esso. Gilbert Haman Kaïgama, le directeur des Ressources humaines dans cette mouvance, voit rompre le contrat le liant à la Crtv au profit de Jean Tobie Hond (actuellement chef de la division juridique au Mincom). Par les propositions de promotions, on note le retour de Bernard Alphonse Libot dans cette maison qu’il a quittée pour les services du Premier ministre. C’est à lui que devait échoir le poste de chef de division des Reportage spéciaux laissé vacant par Joseph Le depuis sa nomination comme directeur adjoint du cabinet civil du président de la République.

Mais aussi Michel Njock Abanda proposé directeur de l’information Tv, avec pour adjoint Adamu Musa. Des projets de texte pour lesquels des membres du conseil d’administration auraient demandé les résultats de l’appel à candidature pour trier les suivants sur la liste à chaque poste. Bien plus, face à cette insuffisance des résultats excipée par le directeur général de la Crtv au sujet du Di Tv, les administrateurs ont demandé comment peut-il être muté à la radio si tel est vraiment le cas. De même que le conseil a demandé au Dg de produire un dossier disciplinaire pour chacun des cas.
Un autre membre du conseil d’administration ayant pris part aux travaux donne une autre version des faits, indiquant qu’il n’y a pas eu de discussions entre eux dès lors que le président a indiqué, en prenant connaissance des propositions, qu’il fallait les compléter par des fiches individuelles. Il ajoute que, sur ce qu’il a pu lire, MM Alain Belibi, Serge Mbida ou Jean Pierre Efouba Onana n’étaient pas proposés à des responsabilités, mais rien n’indiquait qu’ils devaient être renvoyés au ministère de la Communication.

Selon une autre source, M. Amadou Vamoulke, excédé, aurait fait savoir que son prédécesseur avait les mains libres et que le conseil veut le bâillonner. Une attitude qui aurait irrité Mme Epée, l’un des administrateurs qui a demandé la suspension de la séance. Le Dg de la Crtv, que nous avons eu au téléphone hier soir, n’a pas souhaité s’exprimer dans le détail sur le sujet, indiquant simplement qu’il ne voulait pas polémiquer et qu’il respectait le secret du conclave. ajoutant cependant qu’il n’avait aucun problème personnel avec qui que ce soit et promettant de répondre à nos questions lorsque le projet de nomination sera passé. Face à ce qui apparaît comme un blocage, rendez-vous a été pris pour ce vendredi; M. Amadou Vamoulke ayant dit pouvoir être prêt dès mercredi.

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Cinéma : Paris à tout prix est dans les salles

La réalisatrice a présenté son film à la presse vendredi dernier à Yaoundé.
Justin Blaise Akono – Joséphine Ndagnou avait annoncé la sortie de son film, "Paris à tout prix", au mois d’août 2007. Mais, avant la présentation officielle prévue le 9 août prochain, la réalisatrice, par ailleurs scénariste et actrice principale du film, l’a projeté vendredi dernier au Centre culturel français (Ccf) François Villon de Yaoundé, pour la traditionnelle rencontre avec la presse. Le public, venu nombreux en plus des journalistes, a été embarqué dans la galère de l’immigration, l’aventure périlleuse qui doit mener Suzy (Joséphine Ndagnou) de son "sous-quartier" de Yaoundé vers ce même lieu, le cœur plein de déception en passant par Paris.

"Paris à tout prix" est en effet l’histoire de cette jeune camerounaise vivant dans la pauvreté. Elle rêve d’aller à Paris pour pouvoir sortir sa famille de la misère. Entre tentatives veines d’achat de visa et passage manqué par la frontière maritime qui sépare le Cameroun de la Guinée Equatoriale, Suzy s’engage dans la prostitution. Elle finit par avoir le visa, grâce à un ami (Armand) et s’envole pour la France. Mais, la réalité va s’avérer triste. Elle est livrée à la police par son amie après une situation irrégulière de huit mois, et retourne dans son "enfer", d’où elle était venue.
Sur cet itinéraire semé d’embûches et étalé sur 2 heures 13 minutes, Joséphine Ndagnou pose une série de problèmes : l’immigration clandestine, la prostitution, l’homosexualité, le mysticisme, et même l’individualisme de ceux qui vivent en Europe. Sur le plan technique, Joséphine Ndagnou a visiblement employé "de gros moyens", pour reprendre l’expression d’un spectateur. Tenez : un hélicoptère de l’armée de l’air camerounaise pour offrir une très belle vue de Yaoundé ; un bateau de la marine nationale pour "récupérer les clandestins en partance pour la Guinée Equatoriale"…

Pauvreté
Les scènes du premier long métrage de Joséphine Ndagnou se déroulent à Yaoundé, Campo et Kribi pour le Cameroun, et Paris pour la France. Elles se passent également de jour et de nuit. Les scènes de vente de poisson à la braise ou celles de prostitution, notamment. Selon les critiques, la plupart des plans, le son et la mise en scènes, sont admirables. Bien que certaines séquences soient jugées "inutilement longues". Le choix de la musique, la langue (le "camfranglais”) et certaines actions (bagarres), rendent le film dynamique. "Paris à tout prix" ne manque par ailleurs pas de susciter de la pitié dans la majorité de ses scènes ; même si des cris de joie sont perceptibles de temps en temps, lorsqu’une prostituée échappe à la police, par exemple. Joséphine Ndagnou compte cependant améliorer la qualité des images et du son lors du "kinéscopage" (passage au 35 mm, format pellicule ou cinéma).

Les critiques d’arts, les spécialistes et les journalistes ont fait plusieurs observations à l’issue de la projection. Robert Ekukole, directeur de la production à la télévision publique nationale, se demande ainsi où va l’héroïne qui descend aux enfers, dans un plan d’ensemble. "On quitte le personnage pour revenir épouser son environnement", lui répond la réalisatrice. A l’observation de Robert Ekukole selon laquelle on pourrait scinder le film en deux parties. A savoir "Sortir à tout prix, qui prend le dessus sur Paris à tout prix", Joséphine Ndagnou répond que "C’est un choix. C’est l’histoire de l’immigration que je voulais raconter". Le réalisateur Jean Marie Teno, lui, se demande où sont passés les hommes dans ce film.

Pour sa part, le comédien Eshu reproche à la réalisatrice d’avoir été complaisante avec les forces de l’ordre en présentant un gendarme donnant de l’argent aux jeunes fuyards afin qu’ils rentre dans leurs familles. Une image contraire à la réalité, selon ce dernier. "C’est une fiction, un gendarme paternaliste", se défend la réalisatrice. Et Evelyne Ngono à Ribama de la Crtv de lui demander, "Est-ce Ndagnou héroïne à tout prix ? Pourquoi pas une autre personne ?" Une question revenue plusieurs fois pendant la projection du film, pour illustrer la différence d’âge déjà apparente, entre Joséphine Ndagnou, adolescente dans le film Ta Zibi, aujourd’hui la quarantaine, et le rôle de la jeune fille qu’elle incarne dans son film. Et Joséphine Ndagnou d’expliquer : "J’ai taillé ce scénario sur mesure"…

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