Angelique Kidjo wins Grammy!
Congratulations to Angelique Kidjo on winning the Best Contemporary World Music Album Grammy for "Djin Djin"!
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L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle arme les responsables de la Scaap et de la Sociladra.
Eugène Dipanda –
Dans tous les pays du monde, la gestion collective du droit d’auteur charrie des enjeux multiformes, auxquels personne ne saurait se dérober. Au Cameroun particulièrement, les quatre sociétés de gestion collective du droit d’auteur créées à la faveur d’une loi de 2000 réorganisant le secteur, ne semblent pas encore détenir l’ensemble des clés nécessaires à une pratique efficiente de leur travail. D’où l’importance du séminaire organisé par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi) et le gouvernement camerounais, qui se tient depuis lundi dernier à Yaoundé.
Pour ce cours spécifique sur le droit d’auteur, qui s’achève vendredi le 12 octobre prochain, les délégués viennent de la Société civile des arts audiovisuels et photographiques (Scaap) et de la Société civile de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra).
Il est donc essentiellement question de l’administration des droits liés à la reprographie, aux arts dramatiques et à l’audiovisuel. Une occasion pour Daouda Mouchangou et Elise Mballa, respectivement Pca de la Scaap et de la Sociladra, de rappeler à quoi renvoie exactement le concept de droit d’auteur, ainsi que toutes les personnes assujetties au paiement des redevances y relatives. "Les Camerounais ne savent pas encore ce que c’est que le droit d’auteur, encore moins pourquoi on leur demande de payer. Ils doivent savoir qu’ils consomment chaque jours, volontairement ou non, des œuvres de l’esprit créées par des artistes. Et en contrepartie, la redevance qu’ils paient représente le salaire de ces artistes", explique Daouda Mouchangou.
Parlant justement de salaires des artistes, l’Ompi et le gouvernement camerounais semblent mettre un point d’honneur sur le respect de la réglementation relative aux organismes de gestion collective au Cameroun.
C’est peut-être ce qui explique cet exposé sur le rôle de la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc), l’organe dirigé par le professeur Magloire Ondoa, dont la seule existence fait des gorges chaudes parmi les membres des quatre sociétés de droit d’auteur existantes au Cameroun. En attendant d’y voir plus clair, un état des lieux de la Scaap et de la Sociladra a été présenté aux participants à la rencontre de Yaoundé. Lesquels ont fait valoir leurs différentes attentes et proposé des pistes pour un rendement plus opérant.
Le cadre juridique international de la protection des œuvres et des prestations audiovisuelles a également été passé en revu ; avec, en ligne de mire, un état des lieux désolant de l’exploitation de ces œuvres et autres prestations, notamment dans l’environnement du numérique. "Du fait de certaines pesanteurs, les artistes ont énormément de ressources non recouvrées. Il faudrait trouver le moyen d’infléchir cette courbe, afin de permettre à ceux-ci de vivre normalement du fruit de leur travail", reconnaît Elise Mbala. La rencontre Ompi – Sociladra – Scaap – Cpmc devrait aboutir sur un certain nombre de recommandations, qui seront probablement soumises à l’appréciation du ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, avec qui on annonce une audience demain, jeudi 11 octobre.
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