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Le cabinet Ngalle Miano dans la rue

Cet avocat parmi les plus en vue à Douala a été expulsé de l’immeuble Zénith vendredi dernier.

La rue Ivy a été le théâtre d’un événement inattendu en fin de semaine dernière. Il est environ 9 h 30 vendredi lorsque les passants sont surpris de voir atterrir sur la voie publique, des tables, une multitude de dossiers et des encyclopédies de droit, ainsi que des manuels de procédure. Très vite la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : c’est le cabinet de Me Jean Paul Ngalle Miano qui fait ainsi les frais d’une expulsion de l’immeuble Zénith. Motif ? Loyers impayés à la Caisse nationale de prévoyance sociale, propriétaire de l’immeuble.

Joint au téléphone, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Charles Tchoungang a, sans ambages, qualifié cette action d’illégale. Selon lui, le cabinet d’un avocat est inviolable au regard de la loi de 90 sur la profession d’avocat. Et il précise qu’« en application de l’article 22 de cette même loi, le cabinet d’un avocat ne peut être perquisitionné qu’en la présence des représentants du bâtonnier et du ministère public, ce qui n’a pas été le cas. » Et à en croire Me Henri Békima du cabinet sinistré, la querelle porte sur une créance croisée. « La Caisse nationale de prévoyance sociale devait au cabinet Ngalle Miano, une somme de 89 millions de francs, le fruit de ses prestations courant 2000/2001. Cette créance ayant fait l’objet d’une contestation, son montant avait été ramené à 37 millions sur arbitrage du représentant du bâtonnier pour le Littoral à l’époque. »

Selon notre interlocuteur, la CNPS avait avancé une somme de dix millions à Jean Paul Ngalle Miano. Avec les différents changements intervenus dans cette entreprise, le solde n’a plus suivi. C’est alors que Me Ngalle, par ailleurs locataire dans l’immeuble de la Cnps à Bonanjo décide à son tour de ne plus reverser les loyers jusqu’à compensation de son dû. Le montant culmine entre 27 et 30 millions de francs CFA. Ne l’entendant pas de cette oreille, la Caisse engage une procédure de paiement des loyers et d’expulsion à l’encontre de ce locataire désormais qualifié d’insolvable. De son côté l’avocat de Douala saisit le tribunal de Grande instance du Wouri en compensation en vue du règlement de la querelle de la créance croisée. Dans le même temps, Jean Paul Ngalle Miano introduit, devant le juge des référés local, la procédure en discontinuation des poursuites engagées par la Cnps à Yaoundé, en attendant l’aboutissement de la compensation.

D’après Henri Békima, les choses en étaient encore là lorsque l’huissier et son escouade ont sauté sur le cabinet vendredi dernier. « Pris au dépourvu par cette méthode d’exécution inhabituelle, Ngalle Miano s’est vite ressaisi en appelant Yaoundé qui, en l’absence de la quasi-totalité des magistrats de la Cour d’Appel du Littoral, a ordonné la cessation de cet acte inqualifiable », soupire Me Békima visiblement soulagé. Car les effets balancés dehors vont être remis dans le cabinet.

Benjamin LISSOM LISSOM

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Cet avocat parmi les plus en vue à Douala a été expulsé de l’immeuble Zénith vendredi dernier.

La rue Ivy a été le théâtre d’un événement inattendu en fin de semaine dernière. Il est environ 9 h 30 vendredi lorsque les passants sont surpris de voir atterrir sur la voie publique, des tables, une multitude de dossiers et des encyclopédies de droit, ainsi que des manuels de procédure. Très vite la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : c’est le cabinet de Me Jean Paul Ngalle Miano qui fait ainsi les frais d’une expulsion de l’immeuble Zénith. Motif ? Loyers impayés à la Caisse nationale de prévoyance sociale, propriétaire de l’immeuble.

Joint au téléphone, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Charles Tchoungang a, sans ambages, qualifié cette action d’illégale. Selon lui, le cabinet d’un avocat est inviolable au regard de la loi de 90 sur la profession d’avocat. Et il précise qu’« en application de l’article 22 de cette même loi, le cabinet d’un avocat ne peut être perquisitionné qu’en la présence des représentants du bâtonnier et du ministère public, ce qui n’a pas été le cas. » Et à en croire Me Henri Békima du cabinet sinistré, la querelle porte sur une créance croisée. « La Caisse nationale de prévoyance sociale devait au cabinet Ngalle Miano, une somme de 89 millions de francs, le fruit de ses prestations courant 2000/2001. Cette créance ayant fait l’objet d’une contestation, son montant avait été ramené à 37 millions sur arbitrage du représentant du bâtonnier pour le Littoral à l’époque. »

Selon notre interlocuteur, la CNPS avait avancé une somme de dix millions à Jean Paul Ngalle Miano. Avec les différents changements intervenus dans cette entreprise, le solde n’a plus suivi. C’est alors que Me Ngalle, par ailleurs locataire dans l’immeuble de la Cnps à Bonanjo décide à son tour de ne plus reverser les loyers jusqu’à compensation de son dû. Le montant culmine entre 27 et 30 millions de francs CFA. Ne l’entendant pas de cette oreille, la Caisse engage une procédure de paiement des loyers et d’expulsion à l’encontre de ce locataire désormais qualifié d’insolvable. De son côté l’avocat de Douala saisit le tribunal de Grande instance du Wouri en compensation en vue du règlement de la querelle de la créance croisée. Dans le même temps, Jean Paul Ngalle Miano introduit, devant le juge des référés local, la procédure en discontinuation des poursuites engagées par la Cnps à Yaoundé, en attendant l’aboutissement de la compensation.

D’après Henri Békima, les choses en étaient encore là lorsque l’huissier et son escouade ont sauté sur le cabinet vendredi dernier. « Pris au dépourvu par cette méthode d’exécution inhabituelle, Ngalle Miano s’est vite ressaisi en appelant Yaoundé qui, en l’absence de la quasi-totalité des magistrats de la Cour d’Appel du Littoral, a ordonné la cessation de cet acte inqualifiable », soupire Me Békima visiblement soulagé. Car les effets balancés dehors vont être remis dans le cabinet.

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Cet avocat parmi les plus en vue à Douala a été expulsé de l’immeuble Zénith vendredi dernier.

La rue Ivy a été le théâtre d’un événement inattendu en fin de semaine dernière. Il est environ 9 h 30 vendredi lorsque les passants sont surpris de voir atterrir sur la voie publique, des tables, une multitude de dossiers et des encyclopédies de droit, ainsi que des manuels de procédure. Très vite la nouvelle se répand comme une traînée de poudre : c’est le cabinet de Me Jean Paul Ngalle Miano qui fait ainsi les frais d’une expulsion de l’immeuble Zénith. Motif ? Loyers impayés à la Caisse nationale de prévoyance sociale, propriétaire de l’immeuble.

Joint au téléphone, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Charles Tchoungang a, sans ambages, qualifié cette action d’illégale. Selon lui, le cabinet d’un avocat est inviolable au regard de la loi de 90 sur la profession d’avocat. Et il précise qu’« en application de l’article 22 de cette même loi, le cabinet d’un avocat ne peut être perquisitionné qu’en la présence des représentants du bâtonnier et du ministère public, ce qui n’a pas été le cas. » Et à en croire Me Henri Békima du cabinet sinistré, la querelle porte sur une créance croisée. « La Caisse nationale de prévoyance sociale devait au cabinet Ngalle Miano, une somme de 89 millions de francs, le fruit de ses prestations courant 2000/2001. Cette créance ayant fait l’objet d’une contestation, son montant avait été ramené à 37 millions sur arbitrage du représentant du bâtonnier pour le Littoral à l’époque. »

Selon notre interlocuteur, la CNPS avait avancé une somme de dix millions à Jean Paul Ngalle Miano. Avec les différents changements intervenus dans cette entreprise, le solde n’a plus suivi. C’est alors que Me Ngalle, par ailleurs locataire dans l’immeuble de la Cnps à Bonanjo décide à son tour de ne plus reverser les loyers jusqu’à compensation de son dû. Le montant culmine entre 27 et 30 millions de francs CFA. Ne l’entendant pas de cette oreille, la Caisse engage une procédure de paiement des loyers et d’expulsion à l’encontre de ce locataire désormais qualifié d’insolvable. De son côté l’avocat de Douala saisit le tribunal de Grande instance du Wouri en compensation en vue du règlement de la querelle de la créance croisée. Dans le même temps, Jean Paul Ngalle Miano introduit, devant le juge des référés local, la procédure en discontinuation des poursuites engagées par la Cnps à Yaoundé, en attendant l’aboutissement de la compensation.

D’après Henri Békima, les choses en étaient encore là lorsque l’huissier et son escouade ont sauté sur le cabinet vendredi dernier. « Pris au dépourvu par cette méthode d’exécution inhabituelle, Ngalle Miano s’est vite ressaisi en appelant Yaoundé qui, en l’absence de la quasi-totalité des magistrats de la Cour d’Appel du Littoral, a ordonné la cessation de cet acte inqualifiable », soupire Me Békima visiblement soulagé. Car les effets balancés dehors vont être remis dans le cabinet.

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Joint au téléphone, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Charles Tchoungang a, sans ambages, qualifié cette action d’illégale. Selon lui, le cabinet d’un avocat est inviolable au regard de la loi de 90 sur la profession d’avocat. Et il précise qu’« en application de l’article 22 de cette même loi, le cabinet d’un avocat ne peut être perquisitionné qu’en la présence des représentants du bâtonnier et du ministère public, ce qui n’a pas été le cas. » Et à en croire Me Henri Békima du cabinet sinistré, la querelle porte sur une créance croisée. « La Caisse nationale de prévoyance sociale devait au cabinet Ngalle Miano, une somme de 89 millions de francs, le fruit de ses prestations courant 2000/2001. Cette créance ayant fait l’objet d’une contestation, son montant avait été ramené à 37 millions sur arbitrage du représentant du bâtonnier pour le Littoral à l’époque. »

Selon notre interlocuteur, la CNPS avait avancé une somme de dix millions à Jean Paul Ngalle Miano. Avec les différents changements intervenus dans cette entreprise, le solde n’a plus suivi. C’est alors que Me Ngalle, par ailleurs locataire dans l’immeuble de la Cnps à Bonanjo décide à son tour de ne plus reverser les loyers jusqu’à compensation de son dû. Le montant culmine entre 27 et 30 millions de francs CFA. Ne l’entendant pas de cette oreille, la Caisse engage une procédure de paiement des loyers et d’expulsion à l’encontre de ce locataire désormais qualifié d’insolvable. De son côté l’avocat de Douala saisit le tribunal de Grande instance du Wouri en compensation en vue du règlement de la querelle de la créance croisée. Dans le même temps, Jean Paul Ngalle Miano introduit, devant le juge des référés local, la procédure en discontinuation des poursuites engagées par la Cnps à Yaoundé, en attendant l’aboutissement de la compensation.

D’après Henri Békima, les choses en étaient encore là lorsque l’huissier et son escouade ont sauté sur le cabinet vendredi dernier. « Pris au dépourvu par cette méthode d’exécution inhabituelle, Ngalle Miano s’est vite ressaisi en appelant Yaoundé qui, en l’absence de la quasi-totalité des magistrats de la Cour d’Appel du Littoral, a ordonné la cessation de cet acte inqualifiable », soupire Me Békima visiblement soulagé. Car les effets balancés dehors vont être remis dans le cabinet.

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Benedict Belibi élu porte-parole des banquiers africains

C’était récemment aux Etats-Unis, lors de la réunion de tous les banquiers du monde.

Rousseau-Joël FOUTE – Un Camerounais vient à nouveau d’être honoré sur la scène internationale, cette fois-ci, dans le prestigieux et stratégique secteur de la haute finance. Il s’agit de Benedict Belibi, élu par les banquiers africains au poste de porte-parole de l’Afrique pour un mandat d’un an. C’était lors de la réunion de tous les banquiers du monde, qui s’est tenue à Boston (Etats-Unis) du 1er au 5 octobre dernier, à l’initiative de SWIFT ( Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication), une coopérative de toutes les banques qui font des opérations extérieures, c’est-à-dire des transferts commerciaux de banque à banque. Toute banque qui souhaite faire des opérations à l’international est obligée de se connecter à SWIFT.

A Boston, les banquiers africains ont obtenu que les coûts des messages électroniques de transfert soient de moins en moins élevés, et que le coût de la formation au maniement de l’outil SWIFT soit divisé par deux en ce qui concerne l’Afrique noire, hormis l’Afrique du Sud.

Figure marquante du secteur bancaire au Cameroun, Benedict Belibi occupe depuis de nombreuses années d’importants postes de responsabilité : secrétaire général de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun, secrétaire général de la Fédération des établissements de crédit de l’Afrique centrale, président du conseil d’administration de la Douala Stock Exchange, représentant des banques camerounaises à Swift depuis 1996, etc. Il mettra sans doute sa riche expérience au service de tout le continent africain qui, jusque-là, n’avait pas voix au chapitre lors des assises comme celles que Boston vient d’abriter. Car dans ces arènes, le continent noir se réduisait à l’Afrique du Sud et dans une moindre mesure au Maroc. « Cette année, pour la première fois, on a véritablement parlé de l’Afrique et tous les banquiers africains ont trouvé un compromis en ma modeste personne pour que ce soit moi qui parle en leur nom », nous a-t-il confié. Pour le nouvel élu, les banquiers d’Afrique doivent être tout aussi performants que leurs homologues du reste du monde. D’où la session de formation en cours à l’hôtel Sawa à Douala (du 9 au 19 octobre), à laquelle prennent part les banquiers venus de la sous-région CEMAC, de la RDC, du Burundi, du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, en présence d’un formateur envoyé par SWIFT.

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