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Ndokoti : les prostituées ont la vie dure

Leur bastion, le « marché mondial », n’a pu résister à la bourrasque des déguerpissements.

Le carrefour Ndokoti ne va pas cesser de nourrir l’actualité ces jours à Douala. Le démantèlement du « marché mondial », entendez de la prostitution, a bouleversé les habitudes et les attitudes tant chez les prostituées que dans la pègre. Les deux parties sont en train de faire leur deuil, chacune à sa manière.

Les « Kontées », contractuelles d’une nuit, ne sachant plus à quel saint se vouer, ont du mal à boucler les nuits désormais courtes. Martine B. attablée à la terrasse d’un bar de Ndokoti, racontait encore librement lundi dernier qu’elle envisage émigrer vers la Cité Sic de Bassa où un nouveau territoire est ouvert, vers le début du carrefour Ange Raphaël. « Cette possibilité, compte tenu de la concurrence de la Cité, n’est à envisager que si je ne peux accrocher quelqu’un avant 20 heures. » A présent, les filles préfèrent commencer très tôt. Certaines entament la journée aux environs de 10 heures du matin. « Je m’arrange à m’offrir un pot ou un plat de maquereau en attendant un client qui, avec un peu de chance, peut me prendre au sérieux. Au premier contact, je ne taxe pas mes services dans l’espoir de le garder pour quelque temps. »

Ce témoignage de Hélène M., la copine de la première citée, indique à suffire le caractère aléatoire de leur nouvelle démarche. Car, elles courent désormais le risque d’offrir sans recevoir, leurs clients n’étant généralement pas dupes sur l’identité réelle des filles abordées. Le cas échéant, les « affaires» se terminent par des bagarres retentissantes. La seconde catégorie qui arrive dans la soirée, à la fermeture des bureaux, n’en mène pas large non plus. Dans ce fourmillement à vous donner le tournis, les filles, d’une toilette fraîche, essaient de donner le change. Elles n’hésitent pas à appliquer les méthodes jadis nocturnes sans se soucier de la pudeur. « Ces solutions nouvelles ne sont pas encore payantes. Elles sont à la fois éprouvantes et lassantes », avoue Martine.

Elles seront de moins en moins pratiquées. Les petits bandits de la pègre, logés à la même enseigne, font maintenant feu de tout bois. E. P et sa bande, connus pourtant de tout le monde, multiplient des attaques à découvert. Ils ne profitent plus des embouteillages et de la confusion d’hier pour arracher les sacs à main ou les téléphones portables. Les victimes se faisant rares, les prostituées sont désormais intégrées dans leur panoplie de chasse. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à brutaliser leurs victimes avant de les dépouiller. Sous les regards indifférents des passants.

  Benjamin LISSOM LISSOM

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Ndokoti : les prostituées ont la vie dure

Leur bastion, le « marché mondial », n’a pu résister à la bourrasque des déguerpissements.

Le carrefour Ndokoti ne va pas cesser de nourrir l’actualité ces jours à Douala. Le démantèlement du « marché mondial », entendez de la prostitution, a bouleversé les habitudes et les attitudes tant chez les prostituées que dans la pègre. Les deux parties sont en train de faire leur deuil, chacune à sa manière.

Les « Kontées », contractuelles d’une nuit, ne sachant plus à quel saint se vouer, ont du mal à boucler les nuits désormais courtes. Martine B. attablée à la terrasse d’un bar de Ndokoti, racontait encore librement lundi dernier qu’elle envisage émigrer vers la Cité Sic de Bassa où un nouveau territoire est ouvert, vers le début du carrefour Ange Raphaël. « Cette possibilité, compte tenu de la concurrence de la Cité, n’est à envisager que si je ne peux accrocher quelqu’un avant 20 heures. » A présent, les filles préfèrent commencer très tôt. Certaines entament la journée aux environs de 10 heures du matin. « Je m’arrange à m’offrir un pot ou un plat de maquereau en attendant un client qui, avec un peu de chance, peut me prendre au sérieux. Au premier contact, je ne taxe pas mes services dans l’espoir de le garder pour quelque temps. »

Ce témoignage de Hélène M., la copine de la première citée, indique à suffire le caractère aléatoire de leur nouvelle démarche. Car, elles courent désormais le risque d’offrir sans recevoir, leurs clients n’étant généralement pas dupes sur l’identité réelle des filles abordées. Le cas échéant, les « affaires» se terminent par des bagarres retentissantes. La seconde catégorie qui arrive dans la soirée, à la fermeture des bureaux, n’en mène pas large non plus. Dans ce fourmillement à vous donner le tournis, les filles, d’une toilette fraîche, essaient de donner le change. Elles n’hésitent pas à appliquer les méthodes jadis nocturnes sans se soucier de la pudeur. « Ces solutions nouvelles ne sont pas encore payantes. Elles sont à la fois éprouvantes et lassantes », avoue Martine.

Elles seront de moins en moins pratiquées. Les petits bandits de la pègre, logés à la même enseigne, font maintenant feu de tout bois. E. P et sa bande, connus pourtant de tout le monde, multiplient des attaques à découvert. Ils ne profitent plus des embouteillages et de la confusion d’hier pour arracher les sacs à main ou les téléphones portables. Les victimes se faisant rares, les prostituées sont désormais intégrées dans leur panoplie de chasse. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à brutaliser leurs victimes avant de les dépouiller. Sous les regards indifférents des passants.

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Leur bastion, le « marché mondial », n’a pu résister à la bourrasque des déguerpissements.

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Les « Kontées », contractuelles d’une nuit, ne sachant plus à quel saint se vouer, ont du mal à boucler les nuits désormais courtes. Martine B. attablée à la terrasse d’un bar de Ndokoti, racontait encore librement lundi dernier qu’elle envisage émigrer vers la Cité Sic de Bassa où un nouveau territoire est ouvert, vers le début du carrefour Ange Raphaël. « Cette possibilité, compte tenu de la concurrence de la Cité, n’est à envisager que si je ne peux accrocher quelqu’un avant 20 heures. » A présent, les filles préfèrent commencer très tôt. Certaines entament la journée aux environs de 10 heures du matin. « Je m’arrange à m’offrir un pot ou un plat de maquereau en attendant un client qui, avec un peu de chance, peut me prendre au sérieux. Au premier contact, je ne taxe pas mes services dans l’espoir de le garder pour quelque temps. »

Ce témoignage de Hélène M., la copine de la première citée, indique à suffire le caractère aléatoire de leur nouvelle démarche. Car, elles courent désormais le risque d’offrir sans recevoir, leurs clients n’étant généralement pas dupes sur l’identité réelle des filles abordées. Le cas échéant, les « affaires» se terminent par des bagarres retentissantes. La seconde catégorie qui arrive dans la soirée, à la fermeture des bureaux, n’en mène pas large non plus. Dans ce fourmillement à vous donner le tournis, les filles, d’une toilette fraîche, essaient de donner le change. Elles n’hésitent pas à appliquer les méthodes jadis nocturnes sans se soucier de la pudeur. « Ces solutions nouvelles ne sont pas encore payantes. Elles sont à la fois éprouvantes et lassantes », avoue Martine.

Elles seront de moins en moins pratiquées. Les petits bandits de la pègre, logés à la même enseigne, font maintenant feu de tout bois. E. P et sa bande, connus pourtant de tout le monde, multiplient des attaques à découvert. Ils ne profitent plus des embouteillages et de la confusion d’hier pour arracher les sacs à main ou les téléphones portables. Les victimes se faisant rares, les prostituées sont désormais intégrées dans leur panoplie de chasse. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à brutaliser leurs victimes avant de les dépouiller. Sous les regards indifférents des passants.

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Les « Kontées », contractuelles d’une nuit, ne sachant plus à quel saint se vouer, ont du mal à boucler les nuits désormais courtes. Martine B. attablée à la terrasse d’un bar de Ndokoti, racontait encore librement lundi dernier qu’elle envisage émigrer vers la Cité Sic de Bassa où un nouveau territoire est ouvert, vers le début du carrefour Ange Raphaël. « Cette possibilité, compte tenu de la concurrence de la Cité, n’est à envisager que si je ne peux accrocher quelqu’un avant 20 heures. » A présent, les filles préfèrent commencer très tôt. Certaines entament la journée aux environs de 10 heures du matin. « Je m’arrange à m’offrir un pot ou un plat de maquereau en attendant un client qui, avec un peu de chance, peut me prendre au sérieux. Au premier contact, je ne taxe pas mes services dans l’espoir de le garder pour quelque temps. »

Ce témoignage de Hélène M., la copine de la première citée, indique à suffire le caractère aléatoire de leur nouvelle démarche. Car, elles courent désormais le risque d’offrir sans recevoir, leurs clients n’étant généralement pas dupes sur l’identité réelle des filles abordées. Le cas échéant, les « affaires» se terminent par des bagarres retentissantes. La seconde catégorie qui arrive dans la soirée, à la fermeture des bureaux, n’en mène pas large non plus. Dans ce fourmillement à vous donner le tournis, les filles, d’une toilette fraîche, essaient de donner le change. Elles n’hésitent pas à appliquer les méthodes jadis nocturnes sans se soucier de la pudeur. « Ces solutions nouvelles ne sont pas encore payantes. Elles sont à la fois éprouvantes et lassantes », avoue Martine.

Elles seront de moins en moins pratiquées. Les petits bandits de la pègre, logés à la même enseigne, font maintenant feu de tout bois. E. P et sa bande, connus pourtant de tout le monde, multiplient des attaques à découvert. Ils ne profitent plus des embouteillages et de la confusion d’hier pour arracher les sacs à main ou les téléphones portables. Les victimes se faisant rares, les prostituées sont désormais intégrées dans leur panoplie de chasse. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à brutaliser leurs victimes avant de les dépouiller. Sous les regards indifférents des passants.

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Visite : Paul Biya l’ambassadeur des pauvres à l’Unesco

Le chef de l’Etat a vanté les mérites et les bienfaits de l’unité nationale en fustigeant cette solidarité internationale qui se limite aux bonnes intentions
Jean Francis Belibi – Comme nous l’annoncions déjà il y a deux semaines, c’est hier en fin de matinée que Paul Biya a pris la parole pour la première fois à la tribune de l’Unesco au siège de cette institution à Paris. Une intervention qui rentrait dans le cadre des travaux de la 34e session de la Conférence générale de cette organisation spécialisée du système des Nations Unies. Pendant près d’une demi-heure, le chef de l’Etat camerounais s’est adressé à un auditoire constitué pour l’essentiel de délégués aux travaux de cette conférence générale qui doit prendre fin le 3 novembre prochain. Le chef de l’Etat a exprimé sa la satisfaction au sujet des nombreuses réalisations de l’Unesco au Cameroun.

Au rang de celles-ci, il n’a pas manqué de signaler le classement de la réserve de faune du Dja dans le patrimoine mondial de l’humanité. Mais aussi, l’appui à la création de l’Ecole normale supérieure de Yaoundé, le renforcement des capacités de pilotage du système éducatif, et surtout le soutien de l’Unesco au lancement des activités du Centre international de recherches Chantal Biya (Circb) pour la recherche sur la Sida par la mobilisation de ressources extra budgétaires. Paul Biya a surtout vanté les mérites de l’unité nationale au Cameroun. Ce pays "qui compte plus de 200 groupes ethniques avec une mosaïque de langues et d’expressions culturelles, cette convention constitue indéniablement une grande avancée dans la conservation et la valorisation de notre riche patrimoine. Grâce à la tolérance qui caractérise les rapports entre les individus et les groupes, la diversité fait partie aujourd’hui de l’identité culturelle camerounaise. De ce point de vue, mon pays s’honore d’être à la pointe du dialogue entre les cultures".

Unité nationale
Une preuve selon lui qu’il est possible "à partir de populations diverses rassemblées par les hasards de l’Histoire, de former une Nation consciente de son unité et de son identité". Pourtant, on aura constaté que si l’Unesco "reste le garant des principes et valeurs d’universalité, de justice, de respect des droits humains et de tolérance qui constituent le meilleur cadre possible pour le dialogue entre les cultures", on constatera que l’organisation de la place Fontenoy à Paris n’a vraiment pas réussi dans cette mission qu’elle s’était fixée et qui est bien consignée dans sa charte "Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix". Le chef de l’Etat camerounais n’a pas manqué, comme il est désormais de tradition lors de chacune de ses sorties internationales, de fustiger cette solidarité internationale qui est restée une simple vue de l’esprit.

Elle doit selon lui "doit pouvoir se manifester sur tous les plans notamment, politique, économique, social et culturel. Elle ne doit pas se limiter à l’expression de bonnes intentions, à des catalogues de résolutions ou d’engagements individuels et collectifs dont la mise en œuvre est sans cesse différée" avant de faire savoir que cette attitude des riches " est beaucoup moins un problème de moyens qu’une question de volonté politique dans un monde de plus en plus globalisé" Pour le chef de l’Etat camerounais, "à bien y regarder, de nombreux pays dits pauvres ne sont pas foncièrement pauvres, on peut même dire qu’ils sont potentiellement riches. Ils ont simplement besoin de soutiens multiformes et conséquents à leurs propres efforts tels une juste rémunération de leurs produits"

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