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Musique : Ismaël Lo, arrivée très attendue à Douala

Un public impatient attend le spectacle du 5 novembre 2007 du Bob Dylan africain.
Marion Obam – Ce n’est pas l’envie de prendre un hamburger rapide au bar du Centre culturel français (Ccf) Blaise Cendrars de Douala ou un livre à la bibliothèque, qui a amené Adréina Poponski ce mercredi 31 octobre 2007. "Je suis venue acheter mon billet pour le concert de Ismaël Lo", explique la jeune Russe. "C’est qu’il chante divinement bien, même si je ne comprends pas les paroles mais sa musique me touche", indique-t-elle. Cette Russe n’est pas la seule, puisqu’elle a trouvé sur le rang, des Français, des Camerounais, des Maliens, des Sénégalais, des Américains, des Capverdiens, etc.
Les places Vip sont toutes réservées. "C’est dommage !", s’exclame un Camerounais, qui a pris le temps de sa pause pour venir acheter son ticket et celui de son épouse. "Je n’ai pas de choix, j’ai pris les billets de 5000 Fcfa, et la vendeuse m’a dit qu’il n’en restait d’ailleurs plus beaucoup". On risque d’assister à un concert à guichets fermés, car les trois quarts des billets sont déjà vendus. A cinq jours du spectacle ! C’est dire combien l’artiste draine encore des foules, après son dernier concert au Cameroun le 17 mai 2003.

C’est que le M’balax sénégalais ouvert aux influences Jazz and Blues et enveloppés dans deux instruments, la guitare et l’harmonica, ont permis à Ismaël Lo de se tailler une place de choix dans l’univers mondial de la musique et d’y imposer son style. Sa musique a traversé les barrières ethniques, des pays et des rythmes. C’est la recherche fusionnelle des éléments identitaires et traditionnels nourris par les expériences, qui donne ce côté fédérateur à la musique de celui qu’on appelle affectueusement Iso. Ismaël Lo est en effet attendu à Douala pour un concert prévu le lundi 5 novembre 2007 au cinéma le Wouri, sur invitation du Ccf de Douala. Pour le responsable de l’action culturelle du Ccf de Douala, "Ce concert entre dans le cadre d’une tournée organisée en collaboration avec le réseau des centres culturels français d’Afrique centrale et elle s’inscrit à la suite de la sortie de son dernier album. C’est un artiste à multiple facettes, qui fait une musique universelle".

Showman
Depuis ses débuts il y a près de 30 ans, on le surnomme le Bob Dylan Africain. Flatté de cette comparaison à un "monument de la musique ", Ismaël Lo l’explique surtout par une certaine ressemblance dans la voix et par le don qu’ils partagent tous les deux pour la guitare et l’harmonica. On y ajouterait certainement le talent d’écrire des textes et des mélodies sensibles et percutantes. Mais les ressemblances s’arrêtent là. Quand Bob Dylan fait naître son rock du blues et de la country de sa jeunesse, Iso comme on l’appelle à Dakar, a été bercé au son du trépidant m’balax sénégalais. C’est donc d’abord dans le patrimoine musical de son pays qu’Ismaël Lo s’est forgé une identité musicale incomparable, en donnant au m’balax des thèmes plus mélodiques, marqués par des influences folk, jazz, soul et rythmes’n blues.

La magie n’agit pas seulement à l’écoute. Sur scène aussi, l’artiste né en 1956 sur les berges du fleuve Niger, ancien chef d’orchestre du mythique groupe Super Diamono, se lâche. Dans une interview accordée au lendemain d’un de ses concerts, il avait expliqué que "la scène c’est [sa] drogue. En tant que musulman et pour [ses] convictions personnelles, [il a] une hygiène de vie stricte. Mais dans cet espace avec le public, [il] donne tout".
Avec ses dix musiciens avec lesquels Ismaël Lo tourne depuis 20 ans, le spectacle du 5 novembre promet de "faire mal". L’artiste qui a signé chez Barclay, Mercury Universal, Polygram vient d’ailleurs de sortir son 22ème album, "Sénégal". Un hommage, où il chante pour les victimes du Joola, pour la tristesse et la joie qui tiraillent les pères qui donnent leurs filles en noces, de la vie des femmes, etc. A l’occasion de la sortie de "Sénégal", la star de a repris le chemin de la scène, son espace de prédilection. Après avoir fait salle comble à l’Olympia et la Cigale à Paris, il revient aujourd’hui au Cameroun où il ne s’est pas produit depuis plus de quatre ans.

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