Non classé

La classe politique se prononce

Situation sociale :


A la suite des événements malheureux du week-end dernier et ceux d’hier des leaders et cadres de partis s’expriment.
Propos recueillis par Jean Francis Belibi


Mme Elisabeth Tamanjong (secrétaire général du Social democratic front (Sdf))
Le gouvernement n’a pas tiré les leçons du Kenya

Nous ne comprenons pas aujourd’hui la réaction du gouvernement. Nous croyions être dans un processus démocratique où les différentes opinions doivent s’exprimer. Nous assistons à des réactions disproportionnées des forces de l’ordre face à des gens qui veulent manifester de façon pacifique.
Quand il s’agit du Rdpc, nous n’assistons pas à une telle mobilisation des forces de l’ordre. Au Social democratic front, nous condamnons fermement l’utilisation de la violence qui a aboutit à la mort de deux citoyens camerounais à Douala, suite à des tirs des éléments des forces de l’ordre. C’est inadmissible qu’ailleurs, les forces de l’ordre utilisent du gaz lacrymogène et de l’eau dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, et que chez nous, l’on fait usage de balles réelles… Les Camerounais ont le droit de dire leur ras le bol de la situation difficile qu’ils vivent aujourd’hui avec les prix des différents produits qui augmentent, et surtout du carburant, alors que leurs revenus sont restés les mêmes… C’est dommage que le gouvernement camerounais ne tire pas les enseignements de ce qui vient de se passer au Kenya pour essayer de mieux faire chez nous.

Me Bernard Acho Muna, président de l’Alliance des forces progressistes (Afp)
La vie au Cameroun est difficile

Au niveau de l’Afp, nous déplorons et regrettons que des Camerounais aient trouvé la mort dans ces mouvements, juste parce qu’ils ont voulu exprimer leur opinion sur une question qui concerne la vie de leur pays.
Nous sommes d’autant plus tristes que cette situation se produit dans un pays que l’on dit être une démocratie avancée. Nous ne pensons que le Rdpc qui se dit majoritaire a quoi que ce soit à perdre dans la révision de la constitution dans une Assemblée nationale où on le dit majoritaire. Si le Rdpc laisse toutes les couches sociales exprimer leurs opinions, nous ne sommes pas sûrs que nous arriverons à ces dérapages, et de cette façon, ils pourront faire passer leur caravane de révision de la constitution sans problème… C’est triste ce qui arrive aujourd’hui, avec ces morts de personnes innocentes… En tant qu’homme politique, j’ai trouvé inopportune, cette hausse des prix de carburant au moment où le climat politique est dominé par ce débat sur la modification de la constitution… Je ne sais sur quelle base ces gens ont pris leur décision, mais ils auraient dû regarder l’environnement autour d’eux. J’en appelle au président de la République pour une intervention de sa part dans la résolution de la crise actuelle, pour que ses représentants sur le terrain, les préfets et les gouverneurs, arrêtent d’interdire les manifestations et les réunions. S’il aime ce pays comme il le dit, c’est une décision que le président de la République peut prendre pour que les zélés du Rdpc ne conduisent pas le Cameroun à une guerre civile… La vie au Cameroun est devenue difficile, et j’ai pu m’en rendre compte en descendant personnellement dans un marché. Mais je crois que tout cela est lié au transport, donc au coût du carburant dont je trouve encore la hausse injustifiée.

Daniel Mbock Mbegde, président de l’Union socialiste pour le progrès (Usp)
Le débat a été déplacé

…Nous déplorons tout ce qui passe à Douala depuis samedi dernier et dans toutes les autres villes du Cameroun et qui entraîne la de citoyens camerounais… Mais je reviens sur la constitution parce que ce n’est pas elle qui intéresse le peuple camerounais. Ce qui intéresse le peuple camerounais aujourd’hui, c’est que ceux qui président à ses destinées puissent créer des conditions de vie favorables à l’épanouissement du peuple camerounais. Il faut que nous soyons clair là-dessus. Mais nous constatons que l’on est en train de déplacer le débat. Entre réviser la constitution et mettre en place des conditions qui font rêver les Camerounais pour un meilleur vivre, il a besoin de mieux vivre…

Anicet Ekanè, président du Manidem
Qui sème le vent récolte la tempête

Ce que je peux dire d’emblée, c’est que quand on sème le vent, on récolte la tempête. En réalité, ce qui nous avions prévu est en train de se dérouler. Nous avons à faire à un pouvoir qui est dans le désarroi face à des gens qui ne se reconnaissent plus en lui. On est face à un peuple qui n’a plus de boussole. On peut déplorer les scènes de pillage auxquelles on a assisté à Douala depuis le début de ces manifestations. Il s’agit de situations incontrôlées au cours desquelles certains en profitent pour mettre le chaos. C’est une situation déplorable qu’il est difficile de prévoir… On a eu à faire à des forces du maintien de l’ordre qui ont fait un sale boulot. Les informations dont nous disposons concordent sur le fait que ces gens ont tiré sans raison sur des personnes innocentes, car rien ne justifiait qu’ils tirent à balles réelles sur des gens qui n’étaient pas plus dangereux que les autres… Les Camerounais et principalement les jeunes expriment leur ras le bol. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pouvoir…

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Mme Elisabeth Tamanjong (secrétaire général du Social democratic front (Sdf))
Le gouvernement n’a pas tiré les leçons du Kenya

Nous ne comprenons pas aujourd’hui la réaction du gouvernement. Nous croyions être dans un processus démocratique où les différentes opinions doivent s’exprimer. Nous assistons à des réactions disproportionnées des forces de l’ordre face à des gens qui veulent manifester de façon pacifique.
Quand il s’agit du Rdpc, nous n’assistons pas à une telle mobilisation des forces de l’ordre. Au Social democratic front, nous condamnons fermement l’utilisation de la violence qui a aboutit à la mort de deux citoyens camerounais à Douala, suite à des tirs des éléments des forces de l’ordre. C’est inadmissible qu’ailleurs, les forces de l’ordre utilisent du gaz lacrymogène et de l’eau dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, et que chez nous, l’on fait usage de balles réelles… Les Camerounais ont le droit de dire leur ras le bol de la situation difficile qu’ils vivent aujourd’hui avec les prix des différents produits qui augmentent, et surtout du carburant, alors que leurs revenus sont restés les mêmes… C’est dommage que le gouvernement camerounais ne tire pas les enseignements de ce qui vient de se passer au Kenya pour essayer de mieux faire chez nous.

Me Bernard Acho Muna, président de l’Alliance des forces progressistes (Afp)
La vie au Cameroun est difficile

Au niveau de l’Afp, nous déplorons et regrettons que des Camerounais aient trouvé la mort dans ces mouvements, juste parce qu’ils ont voulu exprimer leur opinion sur une question qui concerne la vie de leur pays.
Nous sommes d’autant plus tristes que cette situation se produit dans un pays que l’on dit être une démocratie avancée. Nous ne pensons que le Rdpc qui se dit majoritaire a quoi que ce soit à perdre dans la révision de la constitution dans une Assemblée nationale où on le dit majoritaire. Si le Rdpc laisse toutes les couches sociales exprimer leurs opinions, nous ne sommes pas sûrs que nous arriverons à ces dérapages, et de cette façon, ils pourront faire passer leur caravane de révision de la constitution sans problème… C’est triste ce qui arrive aujourd’hui, avec ces morts de personnes innocentes… En tant qu’homme politique, j’ai trouvé inopportune, cette hausse des prix de carburant au moment où le climat politique est dominé par ce débat sur la modification de la constitution… Je ne sais sur quelle base ces gens ont pris leur décision, mais ils auraient dû regarder l’environnement autour d’eux. J’en appelle au président de la République pour une intervention de sa part dans la résolution de la crise actuelle, pour que ses représentants sur le terrain, les préfets et les gouverneurs, arrêtent d’interdire les manifestations et les réunions. S’il aime ce pays comme il le dit, c’est une décision que le président de la République peut prendre pour que les zélés du Rdpc ne conduisent pas le Cameroun à une guerre civile… La vie au Cameroun est devenue difficile, et j’ai pu m’en rendre compte en descendant personnellement dans un marché. Mais je crois que tout cela est lié au transport, donc au coût du carburant dont je trouve encore la hausse injustifiée.

Daniel Mbock Mbegde, président de l’Union socialiste pour le progrès (Usp)
Le débat a été déplacé

…Nous déplorons tout ce qui passe à Douala depuis samedi dernier et dans toutes les autres villes du Cameroun et qui entraîne la de citoyens camerounais… Mais je reviens sur la constitution parce que ce n’est pas elle qui intéresse le peuple camerounais. Ce qui intéresse le peuple camerounais aujourd’hui, c’est que ceux qui président à ses destinées puissent créer des conditions de vie favorables à l’épanouissement du peuple camerounais. Il faut que nous soyons clair là-dessus. Mais nous constatons que l’on est en train de déplacer le débat. Entre réviser la constitution et mettre en place des conditions qui font rêver les Camerounais pour un meilleur vivre, il a besoin de mieux vivre…

Anicet Ekanè, président du Manidem
Qui sème le vent récolte la tempête

Ce que je peux dire d’emblée, c’est que quand on sème le vent, on récolte la tempête. En réalité, ce qui nous avions prévu est en train de se dérouler. Nous avons à faire à un pouvoir qui est dans le désarroi face à des gens qui ne se reconnaissent plus en lui. On est face à un peuple qui n’a plus de boussole. On peut déplorer les scènes de pillage auxquelles on a assisté à Douala depuis le début de ces manifestations. Il s’agit de situations incontrôlées au cours desquelles certains en profitent pour mettre le chaos. C’est une situation déplorable qu’il est difficile de prévoir… On a eu à faire à des forces du maintien de l’ordre qui ont fait un sale boulot. Les informations dont nous disposons concordent sur le fait que ces gens ont tiré sans raison sur des personnes innocentes, car rien ne justifiait qu’ils tirent à balles réelles sur des gens qui n’étaient pas plus dangereux que les autres… Les Camerounais et principalement les jeunes expriment leur ras le bol. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pouvoir…

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Le gouvernement n’a pas tiré les leçons du Kenya

Nous ne comprenons pas aujourd’hui la réaction du gouvernement. Nous croyions être dans un processus démocratique où les différentes opinions doivent s’exprimer. Nous assistons à des réactions disproportionnées des forces de l’ordre face à des gens qui veulent manifester de façon pacifique.
Quand il s’agit du Rdpc, nous n’assistons pas à une telle mobilisation des forces de l’ordre. Au Social democratic front, nous condamnons fermement l’utilisation de la violence qui a aboutit à la mort de deux citoyens camerounais à Douala, suite à des tirs des éléments des forces de l’ordre. C’est inadmissible qu’ailleurs, les forces de l’ordre utilisent du gaz lacrymogène et de l’eau dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, et que chez nous, l’on fait usage de balles réelles… Les Camerounais ont le droit de dire leur ras le bol de la situation difficile qu’ils vivent aujourd’hui avec les prix des différents produits qui augmentent, et surtout du carburant, alors que leurs revenus sont restés les mêmes… C’est dommage que le gouvernement camerounais ne tire pas les enseignements de ce qui vient de se passer au Kenya pour essayer de mieux faire chez nous.

Me Bernard Acho Muna, président de l’Alliance des forces progressistes (Afp)
La vie au Cameroun est difficile

Au niveau de l’Afp, nous déplorons et regrettons que des Camerounais aient trouvé la mort dans ces mouvements, juste parce qu’ils ont voulu exprimer leur opinion sur une question qui concerne la vie de leur pays.
Nous sommes d’autant plus tristes que cette situation se produit dans un pays que l’on dit être une démocratie avancée. Nous ne pensons que le Rdpc qui se dit majoritaire a quoi que ce soit à perdre dans la révision de la constitution dans une Assemblée nationale où on le dit majoritaire. Si le Rdpc laisse toutes les couches sociales exprimer leurs opinions, nous ne sommes pas sûrs que nous arriverons à ces dérapages, et de cette façon, ils pourront faire passer leur caravane de révision de la constitution sans problème… C’est triste ce qui arrive aujourd’hui, avec ces morts de personnes innocentes… En tant qu’homme politique, j’ai trouvé inopportune, cette hausse des prix de carburant au moment où le climat politique est dominé par ce débat sur la modification de la constitution… Je ne sais sur quelle base ces gens ont pris leur décision, mais ils auraient dû regarder l’environnement autour d’eux. J’en appelle au président de la République pour une intervention de sa part dans la résolution de la crise actuelle, pour que ses représentants sur le terrain, les préfets et les gouverneurs, arrêtent d’interdire les manifestations et les réunions. S’il aime ce pays comme il le dit, c’est une décision que le président de la République peut prendre pour que les zélés du Rdpc ne conduisent pas le Cameroun à une guerre civile… La vie au Cameroun est devenue difficile, et j’ai pu m’en rendre compte en descendant personnellement dans un marché. Mais je crois que tout cela est lié au transport, donc au coût du carburant dont je trouve encore la hausse injustifiée.

Daniel Mbock Mbegde, président de l’Union socialiste pour le progrès (Usp)
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…Nous déplorons tout ce qui passe à Douala depuis samedi dernier et dans toutes les autres villes du Cameroun et qui entraîne la de citoyens camerounais… Mais je reviens sur la constitution parce que ce n’est pas elle qui intéresse le peuple camerounais. Ce qui intéresse le peuple camerounais aujourd’hui, c’est que ceux qui président à ses destinées puissent créer des conditions de vie favorables à l’épanouissement du peuple camerounais. Il faut que nous soyons clair là-dessus. Mais nous constatons que l’on est en train de déplacer le débat. Entre réviser la constitution et mettre en place des conditions qui font rêver les Camerounais pour un meilleur vivre, il a besoin de mieux vivre…

Anicet Ekanè, président du Manidem
Qui sème le vent récolte la tempête

Ce que je peux dire d’emblée, c’est que quand on sème le vent, on récolte la tempête. En réalité, ce qui nous avions prévu est en train de se dérouler. Nous avons à faire à un pouvoir qui est dans le désarroi face à des gens qui ne se reconnaissent plus en lui. On est face à un peuple qui n’a plus de boussole. On peut déplorer les scènes de pillage auxquelles on a assisté à Douala depuis le début de ces manifestations. Il s’agit de situations incontrôlées au cours desquelles certains en profitent pour mettre le chaos. C’est une situation déplorable qu’il est difficile de prévoir… On a eu à faire à des forces du maintien de l’ordre qui ont fait un sale boulot. Les informations dont nous disposons concordent sur le fait que ces gens ont tiré sans raison sur des personnes innocentes, car rien ne justifiait qu’ils tirent à balles réelles sur des gens qui n’étaient pas plus dangereux que les autres… Les Camerounais et principalement les jeunes expriment leur ras le bol. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pouvoir…

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Le gouvernement n’a pas tiré les leçons du Kenya

Nous ne comprenons pas aujourd’hui la réaction du gouvernement. Nous croyions être dans un processus démocratique où les différentes opinions doivent s’exprimer. Nous assistons à des réactions disproportionnées des forces de l’ordre face à des gens qui veulent manifester de façon pacifique.
Quand il s’agit du Rdpc, nous n’assistons pas à une telle mobilisation des forces de l’ordre. Au Social democratic front, nous condamnons fermement l’utilisation de la violence qui a aboutit à la mort de deux citoyens camerounais à Douala, suite à des tirs des éléments des forces de l’ordre. C’est inadmissible qu’ailleurs, les forces de l’ordre utilisent du gaz lacrymogène et de l’eau dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre, et que chez nous, l’on fait usage de balles réelles… Les Camerounais ont le droit de dire leur ras le bol de la situation difficile qu’ils vivent aujourd’hui avec les prix des différents produits qui augmentent, et surtout du carburant, alors que leurs revenus sont restés les mêmes… C’est dommage que le gouvernement camerounais ne tire pas les enseignements de ce qui vient de se passer au Kenya pour essayer de mieux faire chez nous.

Me Bernard Acho Muna, président de l’Alliance des forces progressistes (Afp)
La vie au Cameroun est difficile

Au niveau de l’Afp, nous déplorons et regrettons que des Camerounais aient trouvé la mort dans ces mouvements, juste parce qu’ils ont voulu exprimer leur opinion sur une question qui concerne la vie de leur pays.
Nous sommes d’autant plus tristes que cette situation se produit dans un pays que l’on dit être une démocratie avancée. Nous ne pensons que le Rdpc qui se dit majoritaire a quoi que ce soit à perdre dans la révision de la constitution dans une Assemblée nationale où on le dit majoritaire. Si le Rdpc laisse toutes les couches sociales exprimer leurs opinions, nous ne sommes pas sûrs que nous arriverons à ces dérapages, et de cette façon, ils pourront faire passer leur caravane de révision de la constitution sans problème… C’est triste ce qui arrive aujourd’hui, avec ces morts de personnes innocentes… En tant qu’homme politique, j’ai trouvé inopportune, cette hausse des prix de carburant au moment où le climat politique est dominé par ce débat sur la modification de la constitution… Je ne sais sur quelle base ces gens ont pris leur décision, mais ils auraient dû regarder l’environnement autour d’eux. J’en appelle au président de la République pour une intervention de sa part dans la résolution de la crise actuelle, pour que ses représentants sur le terrain, les préfets et les gouverneurs, arrêtent d’interdire les manifestations et les réunions. S’il aime ce pays comme il le dit, c’est une décision que le président de la République peut prendre pour que les zélés du Rdpc ne conduisent pas le Cameroun à une guerre civile… La vie au Cameroun est devenue difficile, et j’ai pu m’en rendre compte en descendant personnellement dans un marché. Mais je crois que tout cela est lié au transport, donc au coût du carburant dont je trouve encore la hausse injustifiée.

Daniel Mbock Mbegde, président de l’Union socialiste pour le progrès (Usp)
Le débat a été déplacé

…Nous déplorons tout ce qui passe à Douala depuis samedi dernier et dans toutes les autres villes du Cameroun et qui entraîne la de citoyens camerounais… Mais je reviens sur la constitution parce que ce n’est pas elle qui intéresse le peuple camerounais. Ce qui intéresse le peuple camerounais aujourd’hui, c’est que ceux qui président à ses destinées puissent créer des conditions de vie favorables à l’épanouissement du peuple camerounais. Il faut que nous soyons clair là-dessus. Mais nous constatons que l’on est en train de déplacer le débat. Entre réviser la constitution et mettre en place des conditions qui font rêver les Camerounais pour un meilleur vivre, il a besoin de mieux vivre…

Anicet Ekanè, président du Manidem
Qui sème le vent récolte la tempête

Ce que je peux dire d’emblée, c’est que quand on sème le vent, on récolte la tempête. En réalité, ce qui nous avions prévu est en train de se dérouler. Nous avons à faire à un pouvoir qui est dans le désarroi face à des gens qui ne se reconnaissent plus en lui. On est face à un peuple qui n’a plus de boussole. On peut déplorer les scènes de pillage auxquelles on a assisté à Douala depuis le début de ces manifestations. Il s’agit de situations incontrôlées au cours desquelles certains en profitent pour mettre le chaos. C’est une situation déplorable qu’il est difficile de prévoir… On a eu à faire à des forces du maintien de l’ordre qui ont fait un sale boulot. Les informations dont nous disposons concordent sur le fait que ces gens ont tiré sans raison sur des personnes innocentes, car rien ne justifiait qu’ils tirent à balles réelles sur des gens qui n’étaient pas plus dangereux que les autres… Les Camerounais et principalement les jeunes expriment leur ras le bol. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pouvoir…

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Bakassi : Le Cameroun perd 21 de ses hommes

Ils appartenaient comme la quinzaine de blessés, au poste de commandement N°3 attaqué lundi dernier.
Léger Ntiga – La nouvelle a fait l’objet d’un rassemblement spécial hier, mardi 13 novembre 2007 au quartier général de Qg Yaoundé. Le commandant de cette place d’arme qui s’est adressé à ses hommes, a fait l’annonce du décès des suites d’une attaque surprise, lundi 12 novembre 2007 en fin de matinée, d’une vingtaine d’éléments appartenant au poste de commandement N°3 placé sous la direction du capitaine de frégate (colonel) Mveng à Bakassi. Ce coup dur pour l’armée camerounaise intervient au moment où des conflits de tout genre traverse la grande muette malmenée ces dernières semaines par une affaire de "faux coup d’Etat".

La nouvelle a provoqué une onde de choc, aussi bien sur la place d’armes du quartier général à Ngoa Ekellé que dans les services du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), René Zé Meka, qui a aussitôt été dépêché sur le lieu du drame à Bakassi. En début d’après-midi hier. Si cette information diffusée en boucle sur des chaînes internationales de radio (Rfi par exemple), depuis la mi-journée d’hier, émeut des millions de Camerounais ayant salué en l’arrêt de la Cour internationale de justice (Cij), le 10 octobre 2002, ils sont nombreux à décrier les circonstances de cette escalade survenue avec des rebelles de la région nigériane du Delta du Niger.
Selon des sources concordantes dans les milieux de l’armée à Bakassi, Yaoundé et Douala où les victimes ont été conduites, tout serait parti d’un trafic de munitions entre ce groupe de militaires camerounais et les rebelles nigérians du Delta du Niger. Ce commerce illicite des militaires camerounais de l’avis de diverses sources militaires, a fait l’objet d’une mission du général René Claude Meka au cours du mois d’octobre. Tous les commandants militaires ayant plaidé non coupable, ils ont voulu, à travers l’arrestation de sept rebelles, le week-end dernier témoigner de leur bonne foi. C’était sans compter avec la témérité des rebelles qui ont, grâce à l’effet de surprise, frappé au cœur du poste de commandement N°3 et fait 21 morts et une quinzaine de blessés.

A en croire les mêmes sources, l’attaque des rebelles nigérians aurait trouvé, côté camerounais, des hommes démotivés, plus portés vers les affaires qui ont cours dans l’île depuis le début de la démarcation des frontières en 2003. Dans les rangs de l’armée, les langues se délient pour déplorer les mauvaises conditions dans lesquelles exercent les militaires camerounais à Bakassi.
Toujours est-il que l’attaque de lundi dernier était attendue depuis un an au moins. Dans son édition du 07 août 2006, le quotidien nigérian "Punch", annonçait que les rebelles de la région du delta du Niger, en appui aux chefs traditionnels ont saisi la haute cour fédérale d’Abuja pour attaquer l’accord de Greentree signé entre les présidents Biya et Obassajo en présence du secrétaire général de l’Onu d’alors, Kofi Annan. A l’époque, sous la houlette de Tony Ene proche collaborateur de Donald Duke, gouverneur de l’Etat de Cross River, les rebelles avaient proclamé l’indépendance de l’Etat de Bakassi dont la devise sonne comme un cri de ralliement: "Dieu est notre force". Des membres du mouvement indépendantiste de la région du Delta du Niger avaient également investi la place de Ekpot Atai dans la journée du dimanche 06 août 2006.

Après avoir hissé leur drapeau bleu et rouge comportant dix étoiles symbolisant les dix clans qui séjournent sur la presqu’île, ils ont proclamé l’indépendance de la République démocratique de Bakassi. Ces militants du mouvement sécessionniste de la région du Delta du Niger, à en croire notre confrère Punch, avaient juré aller au bout de leur logique. D’où certainement ces propos de leur porte-parole, Tony Ene, "il est hors de question de prêter notre territoire, comme veulent le faire le Nigeria et les Nations unies, à un autre pays". Une détermination galvanisée par la saisine, le 21 juillet 2006, de la haute cour fédérale d’Abuja par sept chefs traditionnels de la péninsule (parmi lesquels Chief Orok Eneyo, Chief Emmanuel Effiong Etene, Ndabu Eyo Umo Nakanda, Emmanuel Okokon Asuquo, Ita Okon Nyong, Richard Ekpenyong et Elder Tony Ene Asuquo) au sujet de l’accord de Greentree signé le 12 juin 2006 entre les présidents Paul Biya et Olusegun Obasanjo.

Le communiqué du Gouvernement
Dans la journée du 12 novembre 2007, une position de nos forces de défense dans la presqu’île de Bakassi située au carrefour de navigation entre le Rio del Rey et la crique Isangele a été attaqué l’arme collective par un groupe d’individus sans attributs militaires apparents. Cet acte barbare intolérable est venu détériorer le climat de sérénité qui règne sur la péninsule depuis le début du retrait des forces nigérianes en application de l’accord de Greentree.
En effet, dans le cadre de cet accord, nos forces de défense déployée à Bakassi, concentrent actuellement leurs activités aux actions civilo militaires destinées à la construction et à la réhabilitation des infrastructures sociales en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations.

De même, des facilités de navigation maritime ont été offertes pour permettre aux opérateurs économiques et aux habitants de vaquer librement à leurs occupations. Profitant perfidement desdites facilités, les assaillants naviguant à bord de sept (07) embarcations rapides, ont pu approcher le poste baptisé C3, ouvert le feu faisant vingt et un (21) morts et dix (10) blessés parmi nos militaires.
Au cours de la riposte, une dizaine d’agresseurs ont été abattus et une de leurs embarcations détruite. Une enquête est ouverte en vue de déterminer la provenance des assaillants et de préciser tous les contours de cet incident. Des dispositions urgentes ont été prises par le Haut commandement en vue de l’évacuation des dépouilles, la prise en charge médicale des blessés dans les hôpitaux de Douala et l’information des familles.
Le président de la République, chef des Armées adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes et réaffirme l’autorité de l’Etat du Cameroun sur la presqu’île de Bakassi où l’ordre et la sécurité continueront d’être assurés.

Laurent Esso
Ministre d’Etat secrétaire général
de la Présidence de la République.

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