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Yaoundé : La psychose reste de mise



Les activités ont repris dans la capitale qui a revêtu les attributs d’une ville en état de siège.
Brice R. Mbodiam


La pluie fine qui s’est abattue sur la ville de Yaoundé dans l’après-midi de jeudi, 28 février dernier, semble avoir emporté avec elle la vague de violence qui s’est emparée de la capitale camerounaise dès lundi soir, 25 février 2008. Après quatre jours d’échauffourées entre forces de l’ordre et des populations qui avaient transformé certains carrefours de la ville en brasier, les taximen ont tous repris du service dès vendredi, 29 février. Idem pour les populations de la capitale qui ont recommencé à vaquer à leurs occupations habituelles. On a pu ainsi les voir prendre d’assaut les débits de boissons, pour enfin humecter des gosiers asséchés par quatre jours de soif : les bars ayant fermés soit par prudence, soit sous la menace de manifestants particulièrement hargneux. Une hargne encore redoutée par les fonctionnaires et les élèves des collèges publics et privés de Yaoundé, qui ont brillé par leur absence à leurs postes respectifs vendredi dernier.

Cependant, comme dans le secteur des transports et des banques, la journée de vendredi a également été celle de la reprise des activités commerciales. Notamment en ce qui concerne les échoppes des quartiers et les grandes surfaces de la capitale : Score, Skt, diverses boulangeries (Calafatas, Acropole, Centrale…), Reliance, etc. Mais la plus grande affluence a été observée dans les marchés à partir de samedi, 1er mars 2008. «On dirait que tout Yaoundé s’est donné rendez-vous à Mokolo», s’est exclamé Stéphanie Kwemo, une ménagère rencontrée hier dimanche au quartier Biyem-assi. Même la surenchère qui s’est installée sur les étals (lire article ci-dessous) n’a pas empêché cette dernière de faire le plein de provisions. Surtout que, selon une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre dès vendredi matin dans la capitale, les «casseurs» pourraient revenir à la charge dès cette matinée de lundi, 3 mars 2008.

Cette crainte de voir le soulèvement populaire de la semaine dernière se prolonger dès ce lundi est accréditée par la forte présence des militaires dans la ville. Pratiquement à tous les grands carrefours de la capitale, l’armée camerounaise a déployé, par dizaine, des éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), une unité spéciale chargée de combattre le phénomène des coupeurs de route et de sécuriser les zones frontalières. Selon des informations dignes de foi, ces militaires lourdement armés, qui donnent l’impression d’être à la fois sourds et muets, ont été dépêchés de Bertoua (1er Bir) de Maroua (3ème Bir) et de Koutaba où les éléments devant constituer le 2ème Bir, dont la base sera Douala, sont actuellement en formation.

Parodie de procès
Gilets pare-balles sur le torse et kalachnikov au point, la présence de ces militaires éclipse celle des gendarmes, qui, eux, sillonnent la ville à bord de pick-up 4×4 ou de camions. Une fois la nuit tombée, l’on peut également voir des chars lance eau de la police, communément appelés «Abraham, stationnés dans certains carrefours. Heureusement, depuis vendredi, ces éléments des forces armés et de la police sont plutôt disciplinés. Aucun incident n’a été enregistré jusqu’ici. Contrairement aux exactions commises entre lundi et jeudi derniers.
En effet, dès le début de la grève des taximen le lundi, 25 février dernier, les forces de l’ordre ont soit violenté, soit procédé à des arrestations de jeunes gens qui avaient érigé des barricades dans des quartiers tels que Emombo, Essos, Ekounou, Mokolo, etc.

Mardi le 26 février aux aurores, après qu’un hélicoptère de l’armée a répandu du gaz lacrymogène sur Bonamoussadi, le quartier estudiantin de la capitale qui a pourtant brillé par une relative quiétude, des militaires y ont ensuite effectué une descente musclée : plusieurs chambres d’étudiants ont été défoncées et leurs occupants violentés. Scénario identique mercredi le 27 février, peu après le discours du chef de l’Etat, qui a eu le don d’échauffer les esprits de certains cop’s de Bonamoussadi.
Paul Biya a alors été contraint à s’adresser à la nation camerounaise après que les violences soient montés d’un cran à Yaoundé, dans la matinée du mercredi 27 février. Ce, malgré la levée, la veille vers 23h, du mot d’ordre de grève des transporteurs qui ont obtenu une modique réduction de 6 Fcfa sur le prix du super. En réponse à cette «magnanimité gouvernementale», des habitants de la ville aux sept collines ont plutôt transformé certains quartiers en véritables champs de bataille. La riposte des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre. Bilan : plusieurs coups de feu tirés pour dissuader les manifestants, des blessés et des arrestations à la pèle, parodie de procès puis condamnations hâtives de prétendus «casseurs», une cinquantaine d’élève de l’école privée les sapins de Biyem-Assi interné à l’hôpital du coin pour avoir inhalé du gaz lacrymogène…

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La pluie fine qui s’est abattue sur la ville de Yaoundé dans l’après-midi de jeudi, 28 février dernier, semble avoir emporté avec elle la vague de violence qui s’est emparée de la capitale camerounaise dès lundi soir, 25 février 2008. Après quatre jours d’échauffourées entre forces de l’ordre et des populations qui avaient transformé certains carrefours de la ville en brasier, les taximen ont tous repris du service dès vendredi, 29 février. Idem pour les populations de la capitale qui ont recommencé à vaquer à leurs occupations habituelles. On a pu ainsi les voir prendre d’assaut les débits de boissons, pour enfin humecter des gosiers asséchés par quatre jours de soif : les bars ayant fermés soit par prudence, soit sous la menace de manifestants particulièrement hargneux. Une hargne encore redoutée par les fonctionnaires et les élèves des collèges publics et privés de Yaoundé, qui ont brillé par leur absence à leurs postes respectifs vendredi dernier.

Cependant, comme dans le secteur des transports et des banques, la journée de vendredi a également été celle de la reprise des activités commerciales. Notamment en ce qui concerne les échoppes des quartiers et les grandes surfaces de la capitale : Score, Skt, diverses boulangeries (Calafatas, Acropole, Centrale…), Reliance, etc. Mais la plus grande affluence a été observée dans les marchés à partir de samedi, 1er mars 2008. «On dirait que tout Yaoundé s’est donné rendez-vous à Mokolo», s’est exclamé Stéphanie Kwemo, une ménagère rencontrée hier dimanche au quartier Biyem-assi. Même la surenchère qui s’est installée sur les étals (lire article ci-dessous) n’a pas empêché cette dernière de faire le plein de provisions. Surtout que, selon une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre dès vendredi matin dans la capitale, les «casseurs» pourraient revenir à la charge dès cette matinée de lundi, 3 mars 2008.

Cette crainte de voir le soulèvement populaire de la semaine dernière se prolonger dès ce lundi est accréditée par la forte présence des militaires dans la ville. Pratiquement à tous les grands carrefours de la capitale, l’armée camerounaise a déployé, par dizaine, des éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), une unité spéciale chargée de combattre le phénomène des coupeurs de route et de sécuriser les zones frontalières. Selon des informations dignes de foi, ces militaires lourdement armés, qui donnent l’impression d’être à la fois sourds et muets, ont été dépêchés de Bertoua (1er Bir) de Maroua (3ème Bir) et de Koutaba où les éléments devant constituer le 2ème Bir, dont la base sera Douala, sont actuellement en formation.

Parodie de procès
Gilets pare-balles sur le torse et kalachnikov au point, la présence de ces militaires éclipse celle des gendarmes, qui, eux, sillonnent la ville à bord de pick-up 4×4 ou de camions. Une fois la nuit tombée, l’on peut également voir des chars lance eau de la police, communément appelés «Abraham, stationnés dans certains carrefours. Heureusement, depuis vendredi, ces éléments des forces armés et de la police sont plutôt disciplinés. Aucun incident n’a été enregistré jusqu’ici. Contrairement aux exactions commises entre lundi et jeudi derniers.
En effet, dès le début de la grève des taximen le lundi, 25 février dernier, les forces de l’ordre ont soit violenté, soit procédé à des arrestations de jeunes gens qui avaient érigé des barricades dans des quartiers tels que Emombo, Essos, Ekounou, Mokolo, etc.

Mardi le 26 février aux aurores, après qu’un hélicoptère de l’armée a répandu du gaz lacrymogène sur Bonamoussadi, le quartier estudiantin de la capitale qui a pourtant brillé par une relative quiétude, des militaires y ont ensuite effectué une descente musclée : plusieurs chambres d’étudiants ont été défoncées et leurs occupants violentés. Scénario identique mercredi le 27 février, peu après le discours du chef de l’Etat, qui a eu le don d’échauffer les esprits de certains cop’s de Bonamoussadi.
Paul Biya a alors été contraint à s’adresser à la nation camerounaise après que les violences soient montés d’un cran à Yaoundé, dans la matinée du mercredi 27 février. Ce, malgré la levée, la veille vers 23h, du mot d’ordre de grève des transporteurs qui ont obtenu une modique réduction de 6 Fcfa sur le prix du super. En réponse à cette «magnanimité gouvernementale», des habitants de la ville aux sept collines ont plutôt transformé certains quartiers en véritables champs de bataille. La riposte des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre. Bilan : plusieurs coups de feu tirés pour dissuader les manifestants, des blessés et des arrestations à la pèle, parodie de procès puis condamnations hâtives de prétendus «casseurs», une cinquantaine d’élève de l’école privée les sapins de Biyem-Assi interné à l’hôpital du coin pour avoir inhalé du gaz lacrymogène…

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Cependant, comme dans le secteur des transports et des banques, la journée de vendredi a également été celle de la reprise des activités commerciales. Notamment en ce qui concerne les échoppes des quartiers et les grandes surfaces de la capitale : Score, Skt, diverses boulangeries (Calafatas, Acropole, Centrale…), Reliance, etc. Mais la plus grande affluence a été observée dans les marchés à partir de samedi, 1er mars 2008. «On dirait que tout Yaoundé s’est donné rendez-vous à Mokolo», s’est exclamé Stéphanie Kwemo, une ménagère rencontrée hier dimanche au quartier Biyem-assi. Même la surenchère qui s’est installée sur les étals (lire article ci-dessous) n’a pas empêché cette dernière de faire le plein de provisions. Surtout que, selon une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre dès vendredi matin dans la capitale, les «casseurs» pourraient revenir à la charge dès cette matinée de lundi, 3 mars 2008.

Cette crainte de voir le soulèvement populaire de la semaine dernière se prolonger dès ce lundi est accréditée par la forte présence des militaires dans la ville. Pratiquement à tous les grands carrefours de la capitale, l’armée camerounaise a déployé, par dizaine, des éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), une unité spéciale chargée de combattre le phénomène des coupeurs de route et de sécuriser les zones frontalières. Selon des informations dignes de foi, ces militaires lourdement armés, qui donnent l’impression d’être à la fois sourds et muets, ont été dépêchés de Bertoua (1er Bir) de Maroua (3ème Bir) et de Koutaba où les éléments devant constituer le 2ème Bir, dont la base sera Douala, sont actuellement en formation.

Parodie de procès
Gilets pare-balles sur le torse et kalachnikov au point, la présence de ces militaires éclipse celle des gendarmes, qui, eux, sillonnent la ville à bord de pick-up 4×4 ou de camions. Une fois la nuit tombée, l’on peut également voir des chars lance eau de la police, communément appelés «Abraham, stationnés dans certains carrefours. Heureusement, depuis vendredi, ces éléments des forces armés et de la police sont plutôt disciplinés. Aucun incident n’a été enregistré jusqu’ici. Contrairement aux exactions commises entre lundi et jeudi derniers.
En effet, dès le début de la grève des taximen le lundi, 25 février dernier, les forces de l’ordre ont soit violenté, soit procédé à des arrestations de jeunes gens qui avaient érigé des barricades dans des quartiers tels que Emombo, Essos, Ekounou, Mokolo, etc.

Mardi le 26 février aux aurores, après qu’un hélicoptère de l’armée a répandu du gaz lacrymogène sur Bonamoussadi, le quartier estudiantin de la capitale qui a pourtant brillé par une relative quiétude, des militaires y ont ensuite effectué une descente musclée : plusieurs chambres d’étudiants ont été défoncées et leurs occupants violentés. Scénario identique mercredi le 27 février, peu après le discours du chef de l’Etat, qui a eu le don d’échauffer les esprits de certains cop’s de Bonamoussadi.
Paul Biya a alors été contraint à s’adresser à la nation camerounaise après que les violences soient montés d’un cran à Yaoundé, dans la matinée du mercredi 27 février. Ce, malgré la levée, la veille vers 23h, du mot d’ordre de grève des transporteurs qui ont obtenu une modique réduction de 6 Fcfa sur le prix du super. En réponse à cette «magnanimité gouvernementale», des habitants de la ville aux sept collines ont plutôt transformé certains quartiers en véritables champs de bataille. La riposte des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre. Bilan : plusieurs coups de feu tirés pour dissuader les manifestants, des blessés et des arrestations à la pèle, parodie de procès puis condamnations hâtives de prétendus «casseurs», une cinquantaine d’élève de l’école privée les sapins de Biyem-Assi interné à l’hôpital du coin pour avoir inhalé du gaz lacrymogène…

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Les activités ont repris dans la capitale qui a revêtu les attributs d’une ville en état de siège.
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Cependant, comme dans le secteur des transports et des banques, la journée de vendredi a également été celle de la reprise des activités commerciales. Notamment en ce qui concerne les échoppes des quartiers et les grandes surfaces de la capitale : Score, Skt, diverses boulangeries (Calafatas, Acropole, Centrale…), Reliance, etc. Mais la plus grande affluence a été observée dans les marchés à partir de samedi, 1er mars 2008. «On dirait que tout Yaoundé s’est donné rendez-vous à Mokolo», s’est exclamé Stéphanie Kwemo, une ménagère rencontrée hier dimanche au quartier Biyem-assi. Même la surenchère qui s’est installée sur les étals (lire article ci-dessous) n’a pas empêché cette dernière de faire le plein de provisions. Surtout que, selon une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre dès vendredi matin dans la capitale, les «casseurs» pourraient revenir à la charge dès cette matinée de lundi, 3 mars 2008.

Cette crainte de voir le soulèvement populaire de la semaine dernière se prolonger dès ce lundi est accréditée par la forte présence des militaires dans la ville. Pratiquement à tous les grands carrefours de la capitale, l’armée camerounaise a déployé, par dizaine, des éléments du Bataillon d’intervention rapide (Bir), une unité spéciale chargée de combattre le phénomène des coupeurs de route et de sécuriser les zones frontalières. Selon des informations dignes de foi, ces militaires lourdement armés, qui donnent l’impression d’être à la fois sourds et muets, ont été dépêchés de Bertoua (1er Bir) de Maroua (3ème Bir) et de Koutaba où les éléments devant constituer le 2ème Bir, dont la base sera Douala, sont actuellement en formation.

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Gilets pare-balles sur le torse et kalachnikov au point, la présence de ces militaires éclipse celle des gendarmes, qui, eux, sillonnent la ville à bord de pick-up 4×4 ou de camions. Une fois la nuit tombée, l’on peut également voir des chars lance eau de la police, communément appelés «Abraham, stationnés dans certains carrefours. Heureusement, depuis vendredi, ces éléments des forces armés et de la police sont plutôt disciplinés. Aucun incident n’a été enregistré jusqu’ici. Contrairement aux exactions commises entre lundi et jeudi derniers.
En effet, dès le début de la grève des taximen le lundi, 25 février dernier, les forces de l’ordre ont soit violenté, soit procédé à des arrestations de jeunes gens qui avaient érigé des barricades dans des quartiers tels que Emombo, Essos, Ekounou, Mokolo, etc.

Mardi le 26 février aux aurores, après qu’un hélicoptère de l’armée a répandu du gaz lacrymogène sur Bonamoussadi, le quartier estudiantin de la capitale qui a pourtant brillé par une relative quiétude, des militaires y ont ensuite effectué une descente musclée : plusieurs chambres d’étudiants ont été défoncées et leurs occupants violentés. Scénario identique mercredi le 27 février, peu après le discours du chef de l’Etat, qui a eu le don d’échauffer les esprits de certains cop’s de Bonamoussadi.
Paul Biya a alors été contraint à s’adresser à la nation camerounaise après que les violences soient montés d’un cran à Yaoundé, dans la matinée du mercredi 27 février. Ce, malgré la levée, la veille vers 23h, du mot d’ordre de grève des transporteurs qui ont obtenu une modique réduction de 6 Fcfa sur le prix du super. En réponse à cette «magnanimité gouvernementale», des habitants de la ville aux sept collines ont plutôt transformé certains quartiers en véritables champs de bataille. La riposte des forces de l’ordre ne s’est pas faite attendre. Bilan : plusieurs coups de feu tirés pour dissuader les manifestants, des blessés et des arrestations à la pèle, parodie de procès puis condamnations hâtives de prétendus «casseurs», une cinquantaine d’élève de l’école privée les sapins de Biyem-Assi interné à l’hôpital du coin pour avoir inhalé du gaz lacrymogène…

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Théâtre : Les Retic tiennent le rendez-vous

Spectacles et rencontres professionnelles constituent les principaux axes du 16è festival.
Justin Blaise Akono – "Où sont passées les Retic ? Où se tiennent-elles?" Se demandaient encore certaines personnes au Centre culturel français (Ccf) mardi après-midi, se rappelant aux bons souvenirs de l’animation autour des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic) lors de la quinzième édition tenue en 2006. Cette question aurait toute sa valeur en tenant compte des inquiétudes du président du festival, Ambroise Mbia, quelques jours avant le lancement des rencontres théâtrales le 17 novembre dernier, que cette édition serait beaucoup plus difficile, compte tenu des moyens limités. Mais, "nous avons décidé de travailler sur la formation et la diffusion, deux axes importants du théâtre et de la culture en général", a souligné le président du festival.

Au Musée nation qui tient lieu de village du festival, c’est presque un calme plat. Une vingtaine de personnes assises d’une manière circulaire discutant. D’autres traînent. Un air de timidité par rapport à l’année dernière. "Mais, les formations professionnelles ne concernent pas le grand public", explique Ambroise Mbia pour qui le programme du festival est bien respecté. "Nous avons annoncé des spectacles, des personnalités, des rencontres et formations professionnelles. Tout ce qui a été prévu se déroule bien ", indique-t-il. Ainsi, l’Allemand Gunther Beelitz a animé un stage sur les différents courants de mise en scène et la direction d’acteurs. Une vingtaine de stagiaires professionnels y ont pris part. "L’intérêt qu’ils ont porté à cette rencontre est très grand au regard de leur assiduité", a remarqué Ambroise Mbia.

Expériences
Dans le cadre de l’espace carrefour, plusieurs hommes de théâtres, notamment des metteurs en scènes ont échangé avec les artistes locaux sur leurs expériences. A l’instar de l’Israélien Ofer Amram, metteur en scène de "a tale of lonely man", une pièce jouée mardi dernier. Ofer Amram, qui a donné une conférence de presse mardi dernier au centre de lecture publique de Yaoundé a aidé le festival en apportant un matériel de décor de plus de 700 kilogrammes. Le Tchadien Vandar Dorsoma a présidé au Musée national, village du festival, la réunion des directeurs et administrateurs de festivals d’Afrique centrale. Rencontre pourtant prévue au centre d’art contemporain Africréa de Bastos où se déroulent quelques-uns des spectacles.
A l’instar des "Dernières nouvelles des jambes d’Alice", une mise en scène du Franco-tchadien Laurent Vacher, présentée mardi dernier. "Les spectacles sont bien organisés et font courir un important public", a confié Jules Eloudi, un jeune qui dit avoir suivi trois spectacles depuis le début des Reti, au moment où les salles se vident au regard de la mauvaise programmation ou de la qualité même des spectacles.

Pour les responsables des Retic, les canons de l’art sont respectés, en plus de la sélection des troupes venues de plusieurs pays d’Europe et d’Afrique.
Et c’est avec beaucoup de plaisir que le président des Retic a confirmé l’arrivée hier soir au Cameroun de l’Ivoirien Michel Gohou alias "Koffi Gombo", pour ajouter la crédibilité du rendez-vous, "en dépit des difficultés financières". Cet humoriste, par ailleurs comédien et metteur en scène bien connu des téléspectateurs camerounais doit présenter deux spectacles au Palais des congrès de Yaoundé les vendredi et samedi prochains autour de son nouveau sketch, le "Blanko". Son premier contact avec le public camerounais, au cas où il est arrivé, devrait être lors d’une conférence de presse cette après -midi au village du festival, selon le programme communiqué par le chef de ce village, Valery Ndongo.

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