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155 jeunes déshabillés au tribunal

APRES LES MANIFESTATIONS

Traitement inhumain. Condamnations presque automatiques. Des avocats dénoncent des procès politiques.

Des centaines de jeunes, pris par les forces de l’ordre lors du mouvement populaire de revendications sociales du 25 au 28 février 2008, ont maille à partir avec la justice sur l’ensemble du territoire. Au terme de procès ultra expéditifs dénoncés par des avocats, certains sont déjà condamnés et détenus dans différentes maisons d’arrêt. Ceux qui attendent encore leur sort passent devant la barre. C’est le cas à Douala, comme dans toutes les villes où les manifestations ont brillé par leur virulence : Yaoundé, Bamenda, Kumba, Bafoussam, Bafang, Dschang, Nkongsamba, etc. Selon des avocats, les prévenus, impitoyablement traités, sont présentés devant des juges qui ne demandent qu’à établir leur culpabilité, en tentant de violer les procédures.
Hier mardi 04 mars 2008 au tribunal de première instance de Douala – Bonanjo, les 155 manifestants déférés sont arrivés au palais de justice déshabillés. Ces jeunes affirment que les forces de l’ordre ont ôté leurs vêtements depuis les différents lieux de détention (police judiciaire et commissariats, principalement) pour mieux les soigner. Au moment de les passer à la barre alors qu’ils étaient tout nus, Me Alice Nkom, avocat, a interpellé le tribunal pour s’indigner du traitement inhumain de ces manifestants arrêtés et traduits devant les tribunaux. C’est à ce moment qu’ils ont été admis à se vêtir. Mais la plupart est restée nu-pieds.
Pendant leur audition à la barre, ils ont dévoilé les atrocités dont ils ont été les victimes. “Nous avons signé les procès verbaux sous les coups de crosses des fusils, les bastonnades au courant électrique des enquêteurs, etc. ”, dénoncent-ils, avant d’ajouter : “On ne nous a ni fait lire chacun de nos procès verbaux finaux, ni lu pour nous ”. Sur la base de ces déclarations, la défense a requis l’invalidation de leur inculpation. La plupart d’entre eux est en effet accusée de vol, destruction et attroupement sur la chaussée pendant les manifestations. Au-delà, les avocats observent des défaillances procédurales parmi lesquels le défaut d’affichage du rôle. En l’absence de cet élément, on ne sait pas qui est effectivement traduit devant le tribunal ; ce qui fait que certains parents recherchent toujours où pourraient se trouver leurs enfants portés disparus depuis bientôt une semaine.

“ Attroupement
sur la voie publique ”

Suite aux dénonciations, la machine judiciaire semble se déployer autrement. Si les premiers jours elle a été très expéditive, elle est maintenant coincée avec la présence des avocats. Jusqu’à 18 h hier, une seule affaire était par exemple jugée à Bonanjo. Celle-ci oppose le ministère public et la station Mobil Bonakouamouang aux jeunes Njimambou, Njiase Zaccharia et Noudambou (étudiant de droit à l’université de Douala). Ils sont poursuivis pour coaction de destruction, vol et attroupement sur la voie publique. Selon le procès-verbal de la police judiciaire, ces trois jeunes gens ont été interpellés avec 24 bidons d’huile de moteur de 2,5 litres chacun, un extincteur de près de 40 kg, des caisses de vins et de bières. Ce qu’ils démentent. Ils disent avoir été pris alors qu’ils sortaient d’un restaurant derrière le Collège de la Salle. Pour Me Bravant Bayiha, avocat, le procès-verbal est invraisemblable, “ car avec leurs six mains, il est impossible de transporter toute cette cargaison.”
Finalement, ces jeunes ont été reconnus “ non coupables ” de destruction et de vol. En revanche, leur culpabilité a été retenue pour le motif d’attroupement sur la voie publique. Par conséquent, ils sont condamnés à un an d’emprisonnement ferme, 29.650 Fcfa d’amende chacun et trois mois de contrainte par corps. “ Une parodie de justice, mieux un procès en sorcellerie ”, affirme Me Bravant Bayiha. 

Par Mathieu Nathanaël NJOG

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Traitement inhumain. Condamnations presque automatiques. Des avocats dénoncent des procès politiques.

Des centaines de jeunes, pris par les forces de l’ordre lors du mouvement populaire de revendications sociales du 25 au 28 février 2008, ont maille à partir avec la justice sur l’ensemble du territoire. Au terme de procès ultra expéditifs dénoncés par des avocats, certains sont déjà condamnés et détenus dans différentes maisons d’arrêt. Ceux qui attendent encore leur sort passent devant la barre. C’est le cas à Douala, comme dans toutes les villes où les manifestations ont brillé par leur virulence : Yaoundé, Bamenda, Kumba, Bafoussam, Bafang, Dschang, Nkongsamba, etc. Selon des avocats, les prévenus, impitoyablement traités, sont présentés devant des juges qui ne demandent qu’à établir leur culpabilité, en tentant de violer les procédures.
Hier mardi 04 mars 2008 au tribunal de première instance de Douala – Bonanjo, les 155 manifestants déférés sont arrivés au palais de justice déshabillés. Ces jeunes affirment que les forces de l’ordre ont ôté leurs vêtements depuis les différents lieux de détention (police judiciaire et commissariats, principalement) pour mieux les soigner. Au moment de les passer à la barre alors qu’ils étaient tout nus, Me Alice Nkom, avocat, a interpellé le tribunal pour s’indigner du traitement inhumain de ces manifestants arrêtés et traduits devant les tribunaux. C’est à ce moment qu’ils ont été admis à se vêtir. Mais la plupart est restée nu-pieds.
Pendant leur audition à la barre, ils ont dévoilé les atrocités dont ils ont été les victimes. “Nous avons signé les procès verbaux sous les coups de crosses des fusils, les bastonnades au courant électrique des enquêteurs, etc. ”, dénoncent-ils, avant d’ajouter : “On ne nous a ni fait lire chacun de nos procès verbaux finaux, ni lu pour nous ”. Sur la base de ces déclarations, la défense a requis l’invalidation de leur inculpation. La plupart d’entre eux est en effet accusée de vol, destruction et attroupement sur la chaussée pendant les manifestations. Au-delà, les avocats observent des défaillances procédurales parmi lesquels le défaut d’affichage du rôle. En l’absence de cet élément, on ne sait pas qui est effectivement traduit devant le tribunal ; ce qui fait que certains parents recherchent toujours où pourraient se trouver leurs enfants portés disparus depuis bientôt une semaine.

“ Attroupement
sur la voie publique ”

Suite aux dénonciations, la machine judiciaire semble se déployer autrement. Si les premiers jours elle a été très expéditive, elle est maintenant coincée avec la présence des avocats. Jusqu’à 18 h hier, une seule affaire était par exemple jugée à Bonanjo. Celle-ci oppose le ministère public et la station Mobil Bonakouamouang aux jeunes Njimambou, Njiase Zaccharia et Noudambou (étudiant de droit à l’université de Douala). Ils sont poursuivis pour coaction de destruction, vol et attroupement sur la voie publique. Selon le procès-verbal de la police judiciaire, ces trois jeunes gens ont été interpellés avec 24 bidons d’huile de moteur de 2,5 litres chacun, un extincteur de près de 40 kg, des caisses de vins et de bières. Ce qu’ils démentent. Ils disent avoir été pris alors qu’ils sortaient d’un restaurant derrière le Collège de la Salle. Pour Me Bravant Bayiha, avocat, le procès-verbal est invraisemblable, “ car avec leurs six mains, il est impossible de transporter toute cette cargaison.”
Finalement, ces jeunes ont été reconnus “ non coupables ” de destruction et de vol. En revanche, leur culpabilité a été retenue pour le motif d’attroupement sur la voie publique. Par conséquent, ils sont condamnés à un an d’emprisonnement ferme, 29.650 Fcfa d’amende chacun et trois mois de contrainte par corps. “ Une parodie de justice, mieux un procès en sorcellerie ”, affirme Me Bravant Bayiha. 

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Hier mardi 04 mars 2008 au tribunal de première instance de Douala – Bonanjo, les 155 manifestants déférés sont arrivés au palais de justice déshabillés. Ces jeunes affirment que les forces de l’ordre ont ôté leurs vêtements depuis les différents lieux de détention (police judiciaire et commissariats, principalement) pour mieux les soigner. Au moment de les passer à la barre alors qu’ils étaient tout nus, Me Alice Nkom, avocat, a interpellé le tribunal pour s’indigner du traitement inhumain de ces manifestants arrêtés et traduits devant les tribunaux. C’est à ce moment qu’ils ont été admis à se vêtir. Mais la plupart est restée nu-pieds.
Pendant leur audition à la barre, ils ont dévoilé les atrocités dont ils ont été les victimes. “Nous avons signé les procès verbaux sous les coups de crosses des fusils, les bastonnades au courant électrique des enquêteurs, etc. ”, dénoncent-ils, avant d’ajouter : “On ne nous a ni fait lire chacun de nos procès verbaux finaux, ni lu pour nous ”. Sur la base de ces déclarations, la défense a requis l’invalidation de leur inculpation. La plupart d’entre eux est en effet accusée de vol, destruction et attroupement sur la chaussée pendant les manifestations. Au-delà, les avocats observent des défaillances procédurales parmi lesquels le défaut d’affichage du rôle. En l’absence de cet élément, on ne sait pas qui est effectivement traduit devant le tribunal ; ce qui fait que certains parents recherchent toujours où pourraient se trouver leurs enfants portés disparus depuis bientôt une semaine.

“ Attroupement
sur la voie publique ”

Suite aux dénonciations, la machine judiciaire semble se déployer autrement. Si les premiers jours elle a été très expéditive, elle est maintenant coincée avec la présence des avocats. Jusqu’à 18 h hier, une seule affaire était par exemple jugée à Bonanjo. Celle-ci oppose le ministère public et la station Mobil Bonakouamouang aux jeunes Njimambou, Njiase Zaccharia et Noudambou (étudiant de droit à l’université de Douala). Ils sont poursuivis pour coaction de destruction, vol et attroupement sur la voie publique. Selon le procès-verbal de la police judiciaire, ces trois jeunes gens ont été interpellés avec 24 bidons d’huile de moteur de 2,5 litres chacun, un extincteur de près de 40 kg, des caisses de vins et de bières. Ce qu’ils démentent. Ils disent avoir été pris alors qu’ils sortaient d’un restaurant derrière le Collège de la Salle. Pour Me Bravant Bayiha, avocat, le procès-verbal est invraisemblable, “ car avec leurs six mains, il est impossible de transporter toute cette cargaison.”
Finalement, ces jeunes ont été reconnus “ non coupables ” de destruction et de vol. En revanche, leur culpabilité a été retenue pour le motif d’attroupement sur la voie publique. Par conséquent, ils sont condamnés à un an d’emprisonnement ferme, 29.650 Fcfa d’amende chacun et trois mois de contrainte par corps. “ Une parodie de justice, mieux un procès en sorcellerie ”, affirme Me Bravant Bayiha. 

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Hier mardi 04 mars 2008 au tribunal de première instance de Douala – Bonanjo, les 155 manifestants déférés sont arrivés au palais de justice déshabillés. Ces jeunes affirment que les forces de l’ordre ont ôté leurs vêtements depuis les différents lieux de détention (police judiciaire et commissariats, principalement) pour mieux les soigner. Au moment de les passer à la barre alors qu’ils étaient tout nus, Me Alice Nkom, avocat, a interpellé le tribunal pour s’indigner du traitement inhumain de ces manifestants arrêtés et traduits devant les tribunaux. C’est à ce moment qu’ils ont été admis à se vêtir. Mais la plupart est restée nu-pieds.
Pendant leur audition à la barre, ils ont dévoilé les atrocités dont ils ont été les victimes. “Nous avons signé les procès verbaux sous les coups de crosses des fusils, les bastonnades au courant électrique des enquêteurs, etc. ”, dénoncent-ils, avant d’ajouter : “On ne nous a ni fait lire chacun de nos procès verbaux finaux, ni lu pour nous ”. Sur la base de ces déclarations, la défense a requis l’invalidation de leur inculpation. La plupart d’entre eux est en effet accusée de vol, destruction et attroupement sur la chaussée pendant les manifestations. Au-delà, les avocats observent des défaillances procédurales parmi lesquels le défaut d’affichage du rôle. En l’absence de cet élément, on ne sait pas qui est effectivement traduit devant le tribunal ; ce qui fait que certains parents recherchent toujours où pourraient se trouver leurs enfants portés disparus depuis bientôt une semaine.

“ Attroupement
sur la voie publique ”

Suite aux dénonciations, la machine judiciaire semble se déployer autrement. Si les premiers jours elle a été très expéditive, elle est maintenant coincée avec la présence des avocats. Jusqu’à 18 h hier, une seule affaire était par exemple jugée à Bonanjo. Celle-ci oppose le ministère public et la station Mobil Bonakouamouang aux jeunes Njimambou, Njiase Zaccharia et Noudambou (étudiant de droit à l’université de Douala). Ils sont poursuivis pour coaction de destruction, vol et attroupement sur la voie publique. Selon le procès-verbal de la police judiciaire, ces trois jeunes gens ont été interpellés avec 24 bidons d’huile de moteur de 2,5 litres chacun, un extincteur de près de 40 kg, des caisses de vins et de bières. Ce qu’ils démentent. Ils disent avoir été pris alors qu’ils sortaient d’un restaurant derrière le Collège de la Salle. Pour Me Bravant Bayiha, avocat, le procès-verbal est invraisemblable, “ car avec leurs six mains, il est impossible de transporter toute cette cargaison.”
Finalement, ces jeunes ont été reconnus “ non coupables ” de destruction et de vol. En revanche, leur culpabilité a été retenue pour le motif d’attroupement sur la voie publique. Par conséquent, ils sont condamnés à un an d’emprisonnement ferme, 29.650 Fcfa d’amende chacun et trois mois de contrainte par corps. “ Une parodie de justice, mieux un procès en sorcellerie ”, affirme Me Bravant Bayiha. 

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Marilyn Bell Schaub : Nous voulons donner une nouvelle identité à Douala

L’organisatrice du Sud explique les raisons et les axes de travail de ce festival d’arts.
Propos recueillis par Marion Obam –

Le Salon urbain de Douala (Sud) après deux années de préparation a commencé dimanche 9 décembre 2007. A quoi doit s’attendre le public de Douala, la ville qui accueille cet évènement ?
Le Sud a complètement démarré. Il a été ouvert officiellement par le Délégué du Gouvernement de Douala à Bonanjo, à la résidence Maka. Le public de Douala doit s’attendre principalement à voir des œuvres d’arts et des évènements artistiques qui vont être réalisés et s’inscrire dans la ville. Le programme propose une quinzaine d’opérations et d’œuvres artistiques qui vont s’inscrire dans différents quartiers périphériques, Madagascar, Dernier poteau, Bonendalé et des quartiers qui sont plus centraux comme Akwa et Bonanjo. Plusieurs artistes du monde entier participent au Sud, mais majoritairement les Camerounais vont travailler et proposer leurs œuvres. Il va avoir des projets durables et éphémères parce qu’ils ne vont durer que le temps du festival. Notamment, les 9 notables de Francis Sumégne, Bend Skins de Lionel Manga et Philippe Mouillon, Black Bodies Swinging de Michèle Magema, le Zébu de Douala de Lucas Gradin, les néons d’amour de Hervé Yamguem et Fantasia urbaine de Pascale Martine Tayou.

Pourquoi avoir crée le Sud ?
En réalité le travail que Doual’art mène depuis 1991, date de sa création est celui d’inscrire de l’aspect artistique dans le quotidien des habitants. C’est pour cela que nous avons décidé de crée un évènement qui contribue à l’amélioration du cadre de vie de façon matérielle. Mais ça se joue aussi sur des questions immatérielles. Comment créer des liens entre les gens ? Comment faire en sorte que on puisse sortir de cet individualisme ou ce communautarisme qui caractérise notre pays et cette ville de Douala. D’autre part, nous voulons à long terme créer une identité urbaine de Douala qui soit cohérente avec le 21 siècle. Je me suis rendu compte que la tradition n’est plus à même d’apporter des réponses aux temps contemporains. Le Sud aussi pour créer une culture, partager une identité urbaine et faire en sorte qu’au travers un évènement artistique, d’une œuvre d’art qu’il puisse y avoir des discussions convergentes sur le développement de la ville. La Fondation iStrike nous a permis d’organiser cet évènement.

Quel est le but recherché lorsque qu’on met ensemble des artistes issus de cultures et d’environnements différents sur certains projets présentés pendant le festival?
En 16 ans d’exercice au Cameroun, nous nous sommes rendus compte qu’il n’y avait pas d’Ecoles d’arts et très peu de lieux de documentation sur les questions artistiques. C’est pourquoi les artistes ont besoin d’être en fécondation avec des personnes qui viennent d’ailleurs pour donner une impulsion. Ils sont dans des échanges et des réflexions communes pour trouver quelle est la meilleure manière de capter des émotions et de les restituer. Ces échanges sont très importants. Je suis très impressionnée quand je les vois travailler. Ils tournent sur ce site plusieurs fois en observant. C’est comme s’ils avaient un rituel. Ils sont en train de donner une sensibilité, ils partagent leur âme. Ils se dédoublent pour laisser, le 16 décembre 2007 date de la clôture du Sud, quelque chose à la ville de Douala, en dehors de l’œuvre.

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