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Média : Jacques Blaise Mvié détenu à la Sémil



Moins de 24h après sa réapparition, le Dp de la Nouvelle Presse a été arrêté hier par des éléments de la sécurité militaire
Junior Binyam


Hier en mi-journée, alors que nous interviewons le directeur de publication de la Nouvelle Presse, Jacques Blaise Mvié, pour savoir où il était passé depuis lundi dernier (lire Mutations n° 2106 du mercredi 5 mars 2008), il reçoit un coup de fil. Son interlocuteur, un certain Alex, souhaite qu’il passe au ministère de la Justice pour récupérer une copie de la déclaration faite par le ministre de la Justice hier matin et portant sur les procès en cours des personnes arrêtées à la suite des émeutes ayant secoué la semaine dernière les principales villes du Cameroun.
Il commet deux de ses collaborateurs pour effectuer la course. Moins d’une demi-heure plus tard, l’un d’eux appelle pour signifier que l’autre a été enlevé au niveau du ministère de la Justice par des personnes à bord d’une Nissan de couleur bordeaux.

Jacques Blaise Mvié essaye de rappeler le fameux Alex et se rend compte de ce que le numéro utilisé par ce dernier est celui d’un call-box. François Omgba, le collaborateur enlevé, toujours en possession de son téléphone portable, indique à son patron que ses ravisseurs et lui se dirigent vers Biyem-assi au domicile de M. Mvié parce qu’ils souhaitent lui remettre à mains propres la déclaration du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali.
Alors qu’il s’emploie au téléphone à joindre quelques personnes pour organiser sa retraite parce que se sentant traqué, Jacques Blaise Mvié est accosté au balcon d’une gargote où nous nous trouvons non loin du lieu dit Efoulan Pont à Yaoundé par quatre individus en civil qui lui intime l’ordre de les suivre. Il n’oppose aucune résistance et nous lance juste, "gars je m’en vais". Un de ces inconnus qui croit reconnaître l’auteur de ces lignes lui adresse un bonjour avec un large sourire en disant, "on vous l’emprunte juste pour une minute".

Coup d’état
Rendus à l’extérieur pour mieux appréhender la situation, nous apercevons le Dp de la Nouvelle Presse embarqué dans la Nissan bordeaux susmentionnée et immatriculée CE 5828 O. Il est coincé sur la banquette arrière entre deux personnes, tandis qu’une autre prend place aux côtés du chauffeur. D’autres personnes en civil rejoignent au pas de course une Toyota Starlet blanche garée de l’autre côté de la route. Parmi ces personnes là, nous reconnaissons un sous-officier de la gendarmerie, ancien champion du Cameroun des 100m, qui est en service à la sécurité militaire. Il est 13h55 quand les deux voitures s’ébranlent en direction du carrefour Obobogo.
Contacté au téléphone moins d’une heure après, le lieutenant-colonel Gédéon Youssa, chef de la division de la sécurité militaire au ministère de la Défense, nous a confirmés qu’il détenait Jacques-Blaise Mvié. "Nous l’avons bel et bien arrêté cette fois pas enlevé comme vous l’avez écrit dans votre journal. Vous pouvez venir l’interroger dans une heure ici pour qu’il vous dise qui l’a enlevé", nous a-t-il répondu au téléphone en toute courtoisie.

Il va réitérer à Mohamed Keita, du Comitee To Protect Journalists (Cpj), une organisation de protection de journalistes basée aux Etats-Unis, que la Sémil n’a rien à voir avec ce qui a été présenté depuis le début de la semaine comme un enlèvement du Dp de La Nouvelle Presse. Le lieutenant colonel Youssa soutient que l’arrestation de notre confrère découle justement de ce qu’il a fait courir de fausses informations sur son enlèvement lundi par la Sémil.
En effet lundi dernier, suite à la parution du n° 333 de La Nouvelle Presse, le directeur de publication de cet hebdomadaire basé à Yaoundé avait été enlevé non loin de chez lui vers 11h, selon ses collaborateurs (lire l’interview de Jacques Blaise Mvié réalisée hier avant son arrestation). Ces derniers soutenaient que leur patron avait été victime d’un rapt par des hommes en civil à bord d’une Prado grise avec une plaque minéralogique des forces armées nationales. Ils avaient pointé un doigt accusateur sur la sécurité militaire qu’ils disaient agir au nom du ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, présenté par La Nouvelle Presse comme "le vrai commanditaire de la tentative de coup d’état", dont la presse s’était fait l’écho en fin d’année dernière.

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Moins de 24h après sa réapparition, le Dp de la Nouvelle Presse a été arrêté hier par des éléments de la sécurité militaire
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Hier en mi-journée, alors que nous interviewons le directeur de publication de la Nouvelle Presse, Jacques Blaise Mvié, pour savoir où il était passé depuis lundi dernier (lire Mutations n° 2106 du mercredi 5 mars 2008), il reçoit un coup de fil. Son interlocuteur, un certain Alex, souhaite qu’il passe au ministère de la Justice pour récupérer une copie de la déclaration faite par le ministre de la Justice hier matin et portant sur les procès en cours des personnes arrêtées à la suite des émeutes ayant secoué la semaine dernière les principales villes du Cameroun.
Il commet deux de ses collaborateurs pour effectuer la course. Moins d’une demi-heure plus tard, l’un d’eux appelle pour signifier que l’autre a été enlevé au niveau du ministère de la Justice par des personnes à bord d’une Nissan de couleur bordeaux.

Jacques Blaise Mvié essaye de rappeler le fameux Alex et se rend compte de ce que le numéro utilisé par ce dernier est celui d’un call-box. François Omgba, le collaborateur enlevé, toujours en possession de son téléphone portable, indique à son patron que ses ravisseurs et lui se dirigent vers Biyem-assi au domicile de M. Mvié parce qu’ils souhaitent lui remettre à mains propres la déclaration du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali.
Alors qu’il s’emploie au téléphone à joindre quelques personnes pour organiser sa retraite parce que se sentant traqué, Jacques Blaise Mvié est accosté au balcon d’une gargote où nous nous trouvons non loin du lieu dit Efoulan Pont à Yaoundé par quatre individus en civil qui lui intime l’ordre de les suivre. Il n’oppose aucune résistance et nous lance juste, "gars je m’en vais". Un de ces inconnus qui croit reconnaître l’auteur de ces lignes lui adresse un bonjour avec un large sourire en disant, "on vous l’emprunte juste pour une minute".

Coup d’état
Rendus à l’extérieur pour mieux appréhender la situation, nous apercevons le Dp de la Nouvelle Presse embarqué dans la Nissan bordeaux susmentionnée et immatriculée CE 5828 O. Il est coincé sur la banquette arrière entre deux personnes, tandis qu’une autre prend place aux côtés du chauffeur. D’autres personnes en civil rejoignent au pas de course une Toyota Starlet blanche garée de l’autre côté de la route. Parmi ces personnes là, nous reconnaissons un sous-officier de la gendarmerie, ancien champion du Cameroun des 100m, qui est en service à la sécurité militaire. Il est 13h55 quand les deux voitures s’ébranlent en direction du carrefour Obobogo.
Contacté au téléphone moins d’une heure après, le lieutenant-colonel Gédéon Youssa, chef de la division de la sécurité militaire au ministère de la Défense, nous a confirmés qu’il détenait Jacques-Blaise Mvié. "Nous l’avons bel et bien arrêté cette fois pas enlevé comme vous l’avez écrit dans votre journal. Vous pouvez venir l’interroger dans une heure ici pour qu’il vous dise qui l’a enlevé", nous a-t-il répondu au téléphone en toute courtoisie.

Il va réitérer à Mohamed Keita, du Comitee To Protect Journalists (Cpj), une organisation de protection de journalistes basée aux Etats-Unis, que la Sémil n’a rien à voir avec ce qui a été présenté depuis le début de la semaine comme un enlèvement du Dp de La Nouvelle Presse. Le lieutenant colonel Youssa soutient que l’arrestation de notre confrère découle justement de ce qu’il a fait courir de fausses informations sur son enlèvement lundi par la Sémil.
En effet lundi dernier, suite à la parution du n° 333 de La Nouvelle Presse, le directeur de publication de cet hebdomadaire basé à Yaoundé avait été enlevé non loin de chez lui vers 11h, selon ses collaborateurs (lire l’interview de Jacques Blaise Mvié réalisée hier avant son arrestation). Ces derniers soutenaient que leur patron avait été victime d’un rapt par des hommes en civil à bord d’une Prado grise avec une plaque minéralogique des forces armées nationales. Ils avaient pointé un doigt accusateur sur la sécurité militaire qu’ils disaient agir au nom du ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, présenté par La Nouvelle Presse comme "le vrai commanditaire de la tentative de coup d’état", dont la presse s’était fait l’écho en fin d’année dernière.

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Hier en mi-journée, alors que nous interviewons le directeur de publication de la Nouvelle Presse, Jacques Blaise Mvié, pour savoir où il était passé depuis lundi dernier (lire Mutations n° 2106 du mercredi 5 mars 2008), il reçoit un coup de fil. Son interlocuteur, un certain Alex, souhaite qu’il passe au ministère de la Justice pour récupérer une copie de la déclaration faite par le ministre de la Justice hier matin et portant sur les procès en cours des personnes arrêtées à la suite des émeutes ayant secoué la semaine dernière les principales villes du Cameroun.
Il commet deux de ses collaborateurs pour effectuer la course. Moins d’une demi-heure plus tard, l’un d’eux appelle pour signifier que l’autre a été enlevé au niveau du ministère de la Justice par des personnes à bord d’une Nissan de couleur bordeaux.

Jacques Blaise Mvié essaye de rappeler le fameux Alex et se rend compte de ce que le numéro utilisé par ce dernier est celui d’un call-box. François Omgba, le collaborateur enlevé, toujours en possession de son téléphone portable, indique à son patron que ses ravisseurs et lui se dirigent vers Biyem-assi au domicile de M. Mvié parce qu’ils souhaitent lui remettre à mains propres la déclaration du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali.
Alors qu’il s’emploie au téléphone à joindre quelques personnes pour organiser sa retraite parce que se sentant traqué, Jacques Blaise Mvié est accosté au balcon d’une gargote où nous nous trouvons non loin du lieu dit Efoulan Pont à Yaoundé par quatre individus en civil qui lui intime l’ordre de les suivre. Il n’oppose aucune résistance et nous lance juste, "gars je m’en vais". Un de ces inconnus qui croit reconnaître l’auteur de ces lignes lui adresse un bonjour avec un large sourire en disant, "on vous l’emprunte juste pour une minute".

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Rendus à l’extérieur pour mieux appréhender la situation, nous apercevons le Dp de la Nouvelle Presse embarqué dans la Nissan bordeaux susmentionnée et immatriculée CE 5828 O. Il est coincé sur la banquette arrière entre deux personnes, tandis qu’une autre prend place aux côtés du chauffeur. D’autres personnes en civil rejoignent au pas de course une Toyota Starlet blanche garée de l’autre côté de la route. Parmi ces personnes là, nous reconnaissons un sous-officier de la gendarmerie, ancien champion du Cameroun des 100m, qui est en service à la sécurité militaire. Il est 13h55 quand les deux voitures s’ébranlent en direction du carrefour Obobogo.
Contacté au téléphone moins d’une heure après, le lieutenant-colonel Gédéon Youssa, chef de la division de la sécurité militaire au ministère de la Défense, nous a confirmés qu’il détenait Jacques-Blaise Mvié. "Nous l’avons bel et bien arrêté cette fois pas enlevé comme vous l’avez écrit dans votre journal. Vous pouvez venir l’interroger dans une heure ici pour qu’il vous dise qui l’a enlevé", nous a-t-il répondu au téléphone en toute courtoisie.

Il va réitérer à Mohamed Keita, du Comitee To Protect Journalists (Cpj), une organisation de protection de journalistes basée aux Etats-Unis, que la Sémil n’a rien à voir avec ce qui a été présenté depuis le début de la semaine comme un enlèvement du Dp de La Nouvelle Presse. Le lieutenant colonel Youssa soutient que l’arrestation de notre confrère découle justement de ce qu’il a fait courir de fausses informations sur son enlèvement lundi par la Sémil.
En effet lundi dernier, suite à la parution du n° 333 de La Nouvelle Presse, le directeur de publication de cet hebdomadaire basé à Yaoundé avait été enlevé non loin de chez lui vers 11h, selon ses collaborateurs (lire l’interview de Jacques Blaise Mvié réalisée hier avant son arrestation). Ces derniers soutenaient que leur patron avait été victime d’un rapt par des hommes en civil à bord d’une Prado grise avec une plaque minéralogique des forces armées nationales. Ils avaient pointé un doigt accusateur sur la sécurité militaire qu’ils disaient agir au nom du ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, présenté par La Nouvelle Presse comme "le vrai commanditaire de la tentative de coup d’état", dont la presse s’était fait l’écho en fin d’année dernière.

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Moins de 24h après sa réapparition, le Dp de la Nouvelle Presse a été arrêté hier par des éléments de la sécurité militaire
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Hier en mi-journée, alors que nous interviewons le directeur de publication de la Nouvelle Presse, Jacques Blaise Mvié, pour savoir où il était passé depuis lundi dernier (lire Mutations n° 2106 du mercredi 5 mars 2008), il reçoit un coup de fil. Son interlocuteur, un certain Alex, souhaite qu’il passe au ministère de la Justice pour récupérer une copie de la déclaration faite par le ministre de la Justice hier matin et portant sur les procès en cours des personnes arrêtées à la suite des émeutes ayant secoué la semaine dernière les principales villes du Cameroun.
Il commet deux de ses collaborateurs pour effectuer la course. Moins d’une demi-heure plus tard, l’un d’eux appelle pour signifier que l’autre a été enlevé au niveau du ministère de la Justice par des personnes à bord d’une Nissan de couleur bordeaux.

Jacques Blaise Mvié essaye de rappeler le fameux Alex et se rend compte de ce que le numéro utilisé par ce dernier est celui d’un call-box. François Omgba, le collaborateur enlevé, toujours en possession de son téléphone portable, indique à son patron que ses ravisseurs et lui se dirigent vers Biyem-assi au domicile de M. Mvié parce qu’ils souhaitent lui remettre à mains propres la déclaration du vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Amadou Ali.
Alors qu’il s’emploie au téléphone à joindre quelques personnes pour organiser sa retraite parce que se sentant traqué, Jacques Blaise Mvié est accosté au balcon d’une gargote où nous nous trouvons non loin du lieu dit Efoulan Pont à Yaoundé par quatre individus en civil qui lui intime l’ordre de les suivre. Il n’oppose aucune résistance et nous lance juste, "gars je m’en vais". Un de ces inconnus qui croit reconnaître l’auteur de ces lignes lui adresse un bonjour avec un large sourire en disant, "on vous l’emprunte juste pour une minute".

Coup d’état
Rendus à l’extérieur pour mieux appréhender la situation, nous apercevons le Dp de la Nouvelle Presse embarqué dans la Nissan bordeaux susmentionnée et immatriculée CE 5828 O. Il est coincé sur la banquette arrière entre deux personnes, tandis qu’une autre prend place aux côtés du chauffeur. D’autres personnes en civil rejoignent au pas de course une Toyota Starlet blanche garée de l’autre côté de la route. Parmi ces personnes là, nous reconnaissons un sous-officier de la gendarmerie, ancien champion du Cameroun des 100m, qui est en service à la sécurité militaire. Il est 13h55 quand les deux voitures s’ébranlent en direction du carrefour Obobogo.
Contacté au téléphone moins d’une heure après, le lieutenant-colonel Gédéon Youssa, chef de la division de la sécurité militaire au ministère de la Défense, nous a confirmés qu’il détenait Jacques-Blaise Mvié. "Nous l’avons bel et bien arrêté cette fois pas enlevé comme vous l’avez écrit dans votre journal. Vous pouvez venir l’interroger dans une heure ici pour qu’il vous dise qui l’a enlevé", nous a-t-il répondu au téléphone en toute courtoisie.

Il va réitérer à Mohamed Keita, du Comitee To Protect Journalists (Cpj), une organisation de protection de journalistes basée aux Etats-Unis, que la Sémil n’a rien à voir avec ce qui a été présenté depuis le début de la semaine comme un enlèvement du Dp de La Nouvelle Presse. Le lieutenant colonel Youssa soutient que l’arrestation de notre confrère découle justement de ce qu’il a fait courir de fausses informations sur son enlèvement lundi par la Sémil.
En effet lundi dernier, suite à la parution du n° 333 de La Nouvelle Presse, le directeur de publication de cet hebdomadaire basé à Yaoundé avait été enlevé non loin de chez lui vers 11h, selon ses collaborateurs (lire l’interview de Jacques Blaise Mvié réalisée hier avant son arrestation). Ces derniers soutenaient que leur patron avait été victime d’un rapt par des hommes en civil à bord d’une Prado grise avec une plaque minéralogique des forces armées nationales. Ils avaient pointé un doigt accusateur sur la sécurité militaire qu’ils disaient agir au nom du ministre de la Défense, Rémy Zé Meka, présenté par La Nouvelle Presse comme "le vrai commanditaire de la tentative de coup d’état", dont la presse s’était fait l’écho en fin d’année dernière.

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Festival : Le Sud participe à la métamorphose de Douala

La borne fontaine de Danielle Diwouta et la Nouvelle Liberté de Sumégne s’incrustent dans le paysage.
Marion Obam – "Mon cauchemar de 11 ans vient de prendre fin. J’avais fini par croire que j’avais fait tout ceci pour rien", confiait tout ému, Joseph Francis Sumégne, dimanche 9 décembre 2007 au rond point de Deïdo après l’inauguration officielle de "La Nouvelle Liberté". Cette géante sculpture faite à base de matériaux de récupération, appelé affectueusement le "Njunju de Douala" avait au fil des années qu’on aime ou pas, dessiner une certaine identité à la ville. Mais elle n’avait jamais été inaugurée et le travail de Joseph Francis Sumégne était resté dans l’ombre. Il a fallu attendre la tenue à Douala du 9 au 16 décembre 2007 de la première édition du Salon urbain de Douala (Sud) pour que cet oubli de l’histoire soit réparé. Ce festival d’art public et d’interventions artistique évènementielles en sites urbains a permis de découvrir d’une part la grande qualité de recherche et d’expérimentation des artistes plasticiens du Cameroun, de la France, des Etats-Unis et des Pays Bas et d’autre part comment les habitants de la ville de Douala s’appropriaient ce concept.

Depuis quatre jours que le Sud se tient à Douala, la ville connaît une effervescence particulière dans plusieurs foyers. L’ouverture du Sud a eu lieu à Bonanjo, l’inauguration de la "La nouvelle liberté" à Deïdo, le Zébu de Douala a fait son défilé au Parc des Princes de Bali, La Borne Fontaine et la passerelle se sont incrustées dans le paysage du quartier Bessengué et Joseph Francis Sumégne a installé ses 9 notables au carrefour Madagascar. Toute la ville est en mouvement et les pôles se formes autour de ces évènements. Une violente dispute a éclaté entre deux commerçants du marché Madagascar, car l’un estimait " qu’on devait payer pour voir l’exposition des 9 notables. C’est un travail énorme et il a bien habillé ses notables qui ont vraiment l’air de discuter". L’autre, qui ne quittait pas des yeux l’exposition, ne voyait pas l’intérêt de payer puisque les organisateurs de l’évènement avaient voulu que ce soit gratuit. C’est plutôt un sentiment de joie qui a animé les populations de Bessengué qui recevaient grâce au Sud une borne fontaine au design moderne signée par l’architecte Danielle Diwouta. Le Sud, a aussi un apport utilitaire en dehors du côté festif et de réflexion marqué par les conférences Ars et Urbis qui vont jeter les bases d’un dispositif d’observation et d’évaluation de l’impact des actions artistiques dans la ville de Douala.

Cependant parmi les quinzaine réalisations annoncées certaines ne seront pas réalisées. Notamment le four ambulant de Sandrine Doyle, les toilettes publiques de Hervé Youmbi et le Sud obélisk de Faouzi Laatiris. Pour réagir à ces absences, Marylin Bell Schaub, présidente de l’espace Doul’art qui a organisé ce festival d’art avec la Fondation iStrike, précise que "les projets que nous avons retenus sont ceux pour lesquels nous avons réussi à obtenir un financement. Ça nous permet d’un autre côté de mieux maîtriser ce que nous faisons car le Sud c’est un minimum de deux évènements par jour Cependant, tous les projets qui ont été présentés dans le catalogue du Sud que nous avons défendu nous allons les réaliser. Ce sera sans doute en dehors de ce festival, mais ce sera fait." Le sud se poursuit jusqu’au 16 décembre 2007 avec l’inauguration ce dimanche de "Njé Mo yé" la sculpture que Koko Komégné a réalisé et qui sera implanté au quartier Dernier Poteau à Nkololoun.

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