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Ekindi désigne Faï Yengo comme responsable

Emeutes sociales : Ekindi désigne Faï Yengo comme responsable


Le député exige la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les morts.
Eugène Dipanda


A cause d’une succession de malheurs qui l’ont durement frappé, il ne s’était pas publiquement exprimé depuis la fin de l’année dernière. De retour d’un séjour privé en France, le président du Mouvement progressiste (Mp), par ailleurs député de la Nation, a effectué son retour sur la scène mercredi, 12 mars dernier, à Douala. C’était à l’occasion d’une rencontre fort courue entre ce leader politique et la presse, au lendemain de l’insurrection généralisée qui a paralysé le Cameroun du 25 au 29 févriers derniers et, surtout, à la veille de l’ouverture d’une session dite de tous les enjeux à l’Assemblée nationale. En rapport avec le contexte, Jean-Jacques Ekindi s’est voulu péremptoire d’entrée de jeu.

"Il est urgent de ramener la paix et le calme dans les esprits. Pour ce faire, il faut : abroger l’arrêté du gouverneur du Littoral interdisant les manifestations publiques dans la province ; autoriser les médias scellés à émettre de nouveau ; réévaluer, avec les partenaires sociaux, les propositions économiques qui nous semblent bien insuffisantes par rapport à l’ampleur de la crise ; mettre en place une commission d’enquête internationale pour les événements qui couvrent la période du 25 février à la fin des procès en flagrant délit en cours ; ne proposer l’adoption de toute modification de la Constitution qu’à la suite d’un large débat libre qui s’organiserait soit au cours d’une campagne ponctuée par un référendum, soit par des consultations généralisées préalables au dépôt du projet à l’Assemblée nationale…", indique-t-il.

Par ces mots Jean-Jacques Ekindi pointe principalement un doigt accusateur sur les gouvernants de son pays, en commençant par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis, qui, de son avis, est la cause principale de tout ce qui est arrivé ces derniers jours au Cameroun. "En interdisant le débat public libre sur la modification de la Constitution par son arrêté du 15 janvier, le gouverneur du Littoral et ses commettants, à savoir le gouvernement, ont rompu le Contrat social", lâche-t-il. "Tout par de là, de cet arrêté. Les troubles, les émeutes, les pillages, les incendies, les morts, sont la conséquence prévisible de cet acte qui a délibérément violé le contrat républicain", a-t-il poursuivi. Mais le leader du Mp n’entend pas laisser sa liberté et celle de ses concitoyens ainsi restreintes. "Nous allons attaquer cet acte du gouverneur à la fois comme un excès de pouvoir et surtout comme une entrave inacceptable à la liberté constitutionnelle du citoyen. Nous l’attaquerons par un recours à la Cour suprême", a dit Jean-Jacques Ekindi.

Paul Biya
Procédant à l’analyse du récent "discours" controversé du chef de l’Etat, notamment sur le point concernant la supposée tentative de prise du pouvoir par la force, Jean-Jacques Ekindi y décèle une sorte de mauvaise foi du régime en place, qui rechercherait manifestement des boucs émissaires pour masquer son manque de prévision sur le plan social. "Quand on veut prendre le pouvoir par des voies insurrectionnelles, on s’en prend au personnel qui gouverne, à ses installations, aux forces de sécurité et aux moyens de communication. On ne brûle pas les kiosques et des stations d’essence à 300 kilomètres du siège des institutions. Quand on veut protester et être entendu alors que toute expression collective libre est interdite, alors on s’en prend aux symboles de l’Etat qui ne veut rien écouter", commente-t-il.

En tout cas, suggère l’unique député du Mp à l’Assemblée nationale, " (…) Il faut un procès car l’ouverture d’une chasse aux sorcières est la conséquence logique de la dénonciation d’apprentis sorciers. Cela ne fait ni le droit, ni la paix; mais tend à justifier le parti pris de réduire cette insurrection aux dimensions de revendications catégorielles ou d’émeutes de la faim". Aussi, au-delà des "charges sans preuves" retenues contre certains responsables de partis d’opposition, Jean-Jacques Ekindi estime que "Le gouvernement doit évaluer sa propre responsabilité". D’où l’accent que le Mp met sur l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

"Pour situer les responsabilités des uns et des autres, pour établir un bilan crédible, pour réconcilier les Camerounais, il est absolument indispensable qu’une enquête internationale soit mise en place. Aucun bilan n’est possible, s’il faut l’attendre de ceux qui sont juge et partie. Si le gouvernement veut prouver sa bonne foi, qui est fortement remise en cause, qu’il sollicite cette enquête internationale. Que tous les amis du Cameroun le lui demandent. Même si l’on ne s’en tient qu’au nombre de morts annoncé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, un Etat de droit ne saurait voir assassiner quarante de ses citoyens sans qu’il ouvre une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort de chacun d’eux et poursuivre ceux qui en sont responsables s’il y a lieu", martèle Jean-Jacques Ekindi. Mais le pouvoir Rdpc osera-t-il ?

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Le député exige la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les morts.
Eugène Dipanda


A cause d’une succession de malheurs qui l’ont durement frappé, il ne s’était pas publiquement exprimé depuis la fin de l’année dernière. De retour d’un séjour privé en France, le président du Mouvement progressiste (Mp), par ailleurs député de la Nation, a effectué son retour sur la scène mercredi, 12 mars dernier, à Douala. C’était à l’occasion d’une rencontre fort courue entre ce leader politique et la presse, au lendemain de l’insurrection généralisée qui a paralysé le Cameroun du 25 au 29 févriers derniers et, surtout, à la veille de l’ouverture d’une session dite de tous les enjeux à l’Assemblée nationale. En rapport avec le contexte, Jean-Jacques Ekindi s’est voulu péremptoire d’entrée de jeu.

"Il est urgent de ramener la paix et le calme dans les esprits. Pour ce faire, il faut : abroger l’arrêté du gouverneur du Littoral interdisant les manifestations publiques dans la province ; autoriser les médias scellés à émettre de nouveau ; réévaluer, avec les partenaires sociaux, les propositions économiques qui nous semblent bien insuffisantes par rapport à l’ampleur de la crise ; mettre en place une commission d’enquête internationale pour les événements qui couvrent la période du 25 février à la fin des procès en flagrant délit en cours ; ne proposer l’adoption de toute modification de la Constitution qu’à la suite d’un large débat libre qui s’organiserait soit au cours d’une campagne ponctuée par un référendum, soit par des consultations généralisées préalables au dépôt du projet à l’Assemblée nationale…", indique-t-il.

Par ces mots Jean-Jacques Ekindi pointe principalement un doigt accusateur sur les gouvernants de son pays, en commençant par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis, qui, de son avis, est la cause principale de tout ce qui est arrivé ces derniers jours au Cameroun. "En interdisant le débat public libre sur la modification de la Constitution par son arrêté du 15 janvier, le gouverneur du Littoral et ses commettants, à savoir le gouvernement, ont rompu le Contrat social", lâche-t-il. "Tout par de là, de cet arrêté. Les troubles, les émeutes, les pillages, les incendies, les morts, sont la conséquence prévisible de cet acte qui a délibérément violé le contrat républicain", a-t-il poursuivi. Mais le leader du Mp n’entend pas laisser sa liberté et celle de ses concitoyens ainsi restreintes. "Nous allons attaquer cet acte du gouverneur à la fois comme un excès de pouvoir et surtout comme une entrave inacceptable à la liberté constitutionnelle du citoyen. Nous l’attaquerons par un recours à la Cour suprême", a dit Jean-Jacques Ekindi.

Paul Biya
Procédant à l’analyse du récent "discours" controversé du chef de l’Etat, notamment sur le point concernant la supposée tentative de prise du pouvoir par la force, Jean-Jacques Ekindi y décèle une sorte de mauvaise foi du régime en place, qui rechercherait manifestement des boucs émissaires pour masquer son manque de prévision sur le plan social. "Quand on veut prendre le pouvoir par des voies insurrectionnelles, on s’en prend au personnel qui gouverne, à ses installations, aux forces de sécurité et aux moyens de communication. On ne brûle pas les kiosques et des stations d’essence à 300 kilomètres du siège des institutions. Quand on veut protester et être entendu alors que toute expression collective libre est interdite, alors on s’en prend aux symboles de l’Etat qui ne veut rien écouter", commente-t-il.

En tout cas, suggère l’unique député du Mp à l’Assemblée nationale, " (…) Il faut un procès car l’ouverture d’une chasse aux sorcières est la conséquence logique de la dénonciation d’apprentis sorciers. Cela ne fait ni le droit, ni la paix; mais tend à justifier le parti pris de réduire cette insurrection aux dimensions de revendications catégorielles ou d’émeutes de la faim". Aussi, au-delà des "charges sans preuves" retenues contre certains responsables de partis d’opposition, Jean-Jacques Ekindi estime que "Le gouvernement doit évaluer sa propre responsabilité". D’où l’accent que le Mp met sur l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

"Pour situer les responsabilités des uns et des autres, pour établir un bilan crédible, pour réconcilier les Camerounais, il est absolument indispensable qu’une enquête internationale soit mise en place. Aucun bilan n’est possible, s’il faut l’attendre de ceux qui sont juge et partie. Si le gouvernement veut prouver sa bonne foi, qui est fortement remise en cause, qu’il sollicite cette enquête internationale. Que tous les amis du Cameroun le lui demandent. Même si l’on ne s’en tient qu’au nombre de morts annoncé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, un Etat de droit ne saurait voir assassiner quarante de ses citoyens sans qu’il ouvre une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort de chacun d’eux et poursuivre ceux qui en sont responsables s’il y a lieu", martèle Jean-Jacques Ekindi. Mais le pouvoir Rdpc osera-t-il ?

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A cause d’une succession de malheurs qui l’ont durement frappé, il ne s’était pas publiquement exprimé depuis la fin de l’année dernière. De retour d’un séjour privé en France, le président du Mouvement progressiste (Mp), par ailleurs député de la Nation, a effectué son retour sur la scène mercredi, 12 mars dernier, à Douala. C’était à l’occasion d’une rencontre fort courue entre ce leader politique et la presse, au lendemain de l’insurrection généralisée qui a paralysé le Cameroun du 25 au 29 févriers derniers et, surtout, à la veille de l’ouverture d’une session dite de tous les enjeux à l’Assemblée nationale. En rapport avec le contexte, Jean-Jacques Ekindi s’est voulu péremptoire d’entrée de jeu.

"Il est urgent de ramener la paix et le calme dans les esprits. Pour ce faire, il faut : abroger l’arrêté du gouverneur du Littoral interdisant les manifestations publiques dans la province ; autoriser les médias scellés à émettre de nouveau ; réévaluer, avec les partenaires sociaux, les propositions économiques qui nous semblent bien insuffisantes par rapport à l’ampleur de la crise ; mettre en place une commission d’enquête internationale pour les événements qui couvrent la période du 25 février à la fin des procès en flagrant délit en cours ; ne proposer l’adoption de toute modification de la Constitution qu’à la suite d’un large débat libre qui s’organiserait soit au cours d’une campagne ponctuée par un référendum, soit par des consultations généralisées préalables au dépôt du projet à l’Assemblée nationale…", indique-t-il.

Par ces mots Jean-Jacques Ekindi pointe principalement un doigt accusateur sur les gouvernants de son pays, en commençant par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis, qui, de son avis, est la cause principale de tout ce qui est arrivé ces derniers jours au Cameroun. "En interdisant le débat public libre sur la modification de la Constitution par son arrêté du 15 janvier, le gouverneur du Littoral et ses commettants, à savoir le gouvernement, ont rompu le Contrat social", lâche-t-il. "Tout par de là, de cet arrêté. Les troubles, les émeutes, les pillages, les incendies, les morts, sont la conséquence prévisible de cet acte qui a délibérément violé le contrat républicain", a-t-il poursuivi. Mais le leader du Mp n’entend pas laisser sa liberté et celle de ses concitoyens ainsi restreintes. "Nous allons attaquer cet acte du gouverneur à la fois comme un excès de pouvoir et surtout comme une entrave inacceptable à la liberté constitutionnelle du citoyen. Nous l’attaquerons par un recours à la Cour suprême", a dit Jean-Jacques Ekindi.

Paul Biya
Procédant à l’analyse du récent "discours" controversé du chef de l’Etat, notamment sur le point concernant la supposée tentative de prise du pouvoir par la force, Jean-Jacques Ekindi y décèle une sorte de mauvaise foi du régime en place, qui rechercherait manifestement des boucs émissaires pour masquer son manque de prévision sur le plan social. "Quand on veut prendre le pouvoir par des voies insurrectionnelles, on s’en prend au personnel qui gouverne, à ses installations, aux forces de sécurité et aux moyens de communication. On ne brûle pas les kiosques et des stations d’essence à 300 kilomètres du siège des institutions. Quand on veut protester et être entendu alors que toute expression collective libre est interdite, alors on s’en prend aux symboles de l’Etat qui ne veut rien écouter", commente-t-il.

En tout cas, suggère l’unique député du Mp à l’Assemblée nationale, " (…) Il faut un procès car l’ouverture d’une chasse aux sorcières est la conséquence logique de la dénonciation d’apprentis sorciers. Cela ne fait ni le droit, ni la paix; mais tend à justifier le parti pris de réduire cette insurrection aux dimensions de revendications catégorielles ou d’émeutes de la faim". Aussi, au-delà des "charges sans preuves" retenues contre certains responsables de partis d’opposition, Jean-Jacques Ekindi estime que "Le gouvernement doit évaluer sa propre responsabilité". D’où l’accent que le Mp met sur l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

"Pour situer les responsabilités des uns et des autres, pour établir un bilan crédible, pour réconcilier les Camerounais, il est absolument indispensable qu’une enquête internationale soit mise en place. Aucun bilan n’est possible, s’il faut l’attendre de ceux qui sont juge et partie. Si le gouvernement veut prouver sa bonne foi, qui est fortement remise en cause, qu’il sollicite cette enquête internationale. Que tous les amis du Cameroun le lui demandent. Même si l’on ne s’en tient qu’au nombre de morts annoncé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, un Etat de droit ne saurait voir assassiner quarante de ses citoyens sans qu’il ouvre une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort de chacun d’eux et poursuivre ceux qui en sont responsables s’il y a lieu", martèle Jean-Jacques Ekindi. Mais le pouvoir Rdpc osera-t-il ?

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Le député exige la mise sur pied d’une Commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les morts.
Eugène Dipanda


A cause d’une succession de malheurs qui l’ont durement frappé, il ne s’était pas publiquement exprimé depuis la fin de l’année dernière. De retour d’un séjour privé en France, le président du Mouvement progressiste (Mp), par ailleurs député de la Nation, a effectué son retour sur la scène mercredi, 12 mars dernier, à Douala. C’était à l’occasion d’une rencontre fort courue entre ce leader politique et la presse, au lendemain de l’insurrection généralisée qui a paralysé le Cameroun du 25 au 29 févriers derniers et, surtout, à la veille de l’ouverture d’une session dite de tous les enjeux à l’Assemblée nationale. En rapport avec le contexte, Jean-Jacques Ekindi s’est voulu péremptoire d’entrée de jeu.

"Il est urgent de ramener la paix et le calme dans les esprits. Pour ce faire, il faut : abroger l’arrêté du gouverneur du Littoral interdisant les manifestations publiques dans la province ; autoriser les médias scellés à émettre de nouveau ; réévaluer, avec les partenaires sociaux, les propositions économiques qui nous semblent bien insuffisantes par rapport à l’ampleur de la crise ; mettre en place une commission d’enquête internationale pour les événements qui couvrent la période du 25 février à la fin des procès en flagrant délit en cours ; ne proposer l’adoption de toute modification de la Constitution qu’à la suite d’un large débat libre qui s’organiserait soit au cours d’une campagne ponctuée par un référendum, soit par des consultations généralisées préalables au dépôt du projet à l’Assemblée nationale…", indique-t-il.

Par ces mots Jean-Jacques Ekindi pointe principalement un doigt accusateur sur les gouvernants de son pays, en commençant par le gouverneur du Littoral, Faï Yengo Francis, qui, de son avis, est la cause principale de tout ce qui est arrivé ces derniers jours au Cameroun. "En interdisant le débat public libre sur la modification de la Constitution par son arrêté du 15 janvier, le gouverneur du Littoral et ses commettants, à savoir le gouvernement, ont rompu le Contrat social", lâche-t-il. "Tout par de là, de cet arrêté. Les troubles, les émeutes, les pillages, les incendies, les morts, sont la conséquence prévisible de cet acte qui a délibérément violé le contrat républicain", a-t-il poursuivi. Mais le leader du Mp n’entend pas laisser sa liberté et celle de ses concitoyens ainsi restreintes. "Nous allons attaquer cet acte du gouverneur à la fois comme un excès de pouvoir et surtout comme une entrave inacceptable à la liberté constitutionnelle du citoyen. Nous l’attaquerons par un recours à la Cour suprême", a dit Jean-Jacques Ekindi.

Paul Biya
Procédant à l’analyse du récent "discours" controversé du chef de l’Etat, notamment sur le point concernant la supposée tentative de prise du pouvoir par la force, Jean-Jacques Ekindi y décèle une sorte de mauvaise foi du régime en place, qui rechercherait manifestement des boucs émissaires pour masquer son manque de prévision sur le plan social. "Quand on veut prendre le pouvoir par des voies insurrectionnelles, on s’en prend au personnel qui gouverne, à ses installations, aux forces de sécurité et aux moyens de communication. On ne brûle pas les kiosques et des stations d’essence à 300 kilomètres du siège des institutions. Quand on veut protester et être entendu alors que toute expression collective libre est interdite, alors on s’en prend aux symboles de l’Etat qui ne veut rien écouter", commente-t-il.

En tout cas, suggère l’unique député du Mp à l’Assemblée nationale, " (…) Il faut un procès car l’ouverture d’une chasse aux sorcières est la conséquence logique de la dénonciation d’apprentis sorciers. Cela ne fait ni le droit, ni la paix; mais tend à justifier le parti pris de réduire cette insurrection aux dimensions de revendications catégorielles ou d’émeutes de la faim". Aussi, au-delà des "charges sans preuves" retenues contre certains responsables de partis d’opposition, Jean-Jacques Ekindi estime que "Le gouvernement doit évaluer sa propre responsabilité". D’où l’accent que le Mp met sur l’ouverture d’une enquête internationale indépendante.

"Pour situer les responsabilités des uns et des autres, pour établir un bilan crédible, pour réconcilier les Camerounais, il est absolument indispensable qu’une enquête internationale soit mise en place. Aucun bilan n’est possible, s’il faut l’attendre de ceux qui sont juge et partie. Si le gouvernement veut prouver sa bonne foi, qui est fortement remise en cause, qu’il sollicite cette enquête internationale. Que tous les amis du Cameroun le lui demandent. Même si l’on ne s’en tient qu’au nombre de morts annoncé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, un Etat de droit ne saurait voir assassiner quarante de ses citoyens sans qu’il ouvre une information judiciaire pour élucider les circonstances de la mort de chacun d’eux et poursuivre ceux qui en sont responsables s’il y a lieu", martèle Jean-Jacques Ekindi. Mais le pouvoir Rdpc osera-t-il ?

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F.A. # chante par amour du Christ

Un groupe de trois jeunes Camerounais (deux garçons et une fille) adeptes du gospel, met son tout premier opus sur le marché discographique.


Ils sont jeunes, beaux, talentueux et plein de vie. Tous ces atouts, ils ont choisi de les mettre au service du Seigneur Jésus. A travers des chansons de louange, d’adoration et d’exhortation des hommes sur la voie du Christ. Ils se font appeler F.A. # (Dièse). La lettre “ F ” renvoie au mot “ foi ”. “ A ” signifie action ou agir et le symbole # est une note musicale qui marque la progression. Celle-ci constitue l’esprit de ce jeune groupe. L’album est baptisé “ Entre ces lignes ”. C’est d’ailleurs le titre phare.
Le texte de cette chanson stipule que la sainte Bible est la meilleure amie de l’homme et par ricochet, sa meilleure conseillère. En outre, qui confie sa vie à Christ n’est jamais déçu. Cela s’illustre par un soleil radieux à l’extrémité des chemins de fer, figurant au verso de la pochette. Emile, Jessica et Jarod ont choisi de ramer à contre courant. Ce qui les unis et fait leur force, c’est l’amour pour la musique et la foi en Dieu. “ La vie de l’homme est parsemée d’embûches et d’obstacles. Le chemin menant à Christ est épineux et étroit. Pour braver tous ces obstacles, il faut se tourner vers le Seigneur Jésus, pourvoyeur de toute grâce ”, affirme le leader du groupe.
Cet opus est un véritable régal de onze titres. La mélodie et les rythmes aussi divers que variés, intéresseraient bien des mélomanes de toutes les obédiences. De la soul music au zouk, en passant par la salsa, le bikutsi et l’afro jazz. Tout cela, dans une diversité de langues : le français, l’anglais, le douala, le lingala… C’est dire qu’ils aimeraient non seulement toucher les cœurs sur le plan local, mais aussi sur le plan international. Le cinquième titre (Jésus est fort) magnifie la superbe puissance du Christ. “ Jésus est fort, plus fort que les écorces, les fétiches. Je m’en fou des sorciers et des vampires… ”
Cet album particulièrement gai, dont la chaleur des voix ne laisserait personne indifférent, est le produit de sept années de dur labeur. Les chansons ont une durée moyenne de cinq minutes chacune. Une preuve que F.A. # a pris beaucoup de plaisir à les concevoir. Faute de trouver un arrangeur local, le groupe a dû envoyer sa maquette à Cefora music France, pour finaliser le travail. Les prochaines équations à résoudre sont : trouver un promoteur et signer des contrats de distribution. La soirée dédicace de l’album est prévue pour Janvier 2008. Puis suivra une série de trois concerts au Cameroun et à l’étranger. Mais d’ores et déjà, le groupe fait un carton sur les fréquences chrétiennes. A consommer sans modération !

Repères
Titre : Entre ces lignes…
Auteur compositeur : F.A. #
Nombre de titres : 11
Sortie officielle : 1er novembre 2007
A écouter : 1- Entre ces lignes…, Yésu na tond iwa, Jésus est fort
 

Par Marlise F. DASSI (Stagiaire)

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