Non classé

Adama Modi indésirable à la présidence


Assemblée nationale : 


Sa candidature au perchoir a été rejetée pour n’avoir pas été présentée par un parti politique.
Jean Francis Belibi


La réaction de Joseph Mbah Ndam Njang s’est quelque peu faite sur le tard. Celui qui était à ce moment là simple député du Social democratic front (Sdf) interpellait le président de l’Assemblée nationale sur la conduite des débats au moment de son élection par le doyen d’âge. Joseph Mboui, puisqu’il s’agit de lui, a rejeté quelques temps auparavant la candidature du député Rdpc du Mayo Kani Sud Adama Modi. Ce dernier entendait concourir pour le perchoir contre le candidat officiel du parti au pouvoir, Djibril Cavaye Yeguie. Le désormais inévitable Adama Modi, répondant à la question rituelle du doyen d’âge "Y a-t-il un autre candidat ?" après le passage du président du Groupe parlementaire Rdpc, a de son siège, annoncé la sienne.

Voyant venir la bourrasque qui avait secoué la chambre lors de la mise sur pied du bureau après les législatives de juillet 2007, Joseph Mboui s’est tourné vers Jean Bernard Ndongo Essomba pour demander "Je demande au président du groupe parlementaire du Rdpc lequel des deux députés est réellement le candidat du Rdpc, car ici, ce sont les partis qui investissent. Qui est investi ?". "Merci Monsieur le doyen, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais est Cavaye Yeguie Djibril. Nous n’avons pas deux candidats", lancera dans un brouhaha Jean Bernard Ndongo Essomba. Suffisant pour le président de séance pour mettre fin au débat, s’appuyant sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 51 du règlement intérieur de l’institution qui précise, "nul ne peut obtenir la parole au cours du vote ou entre les différentes épreuves du vote".

La suite se perdra dans un échange entre Adama Modi et Joseph Mboui, le député du Mayo Kani Sud essayant d’empêcher le déroulement normal de l’élection.
Joseph Mbah Ndam, s’appuyant sur les dispositions des articles 11 et 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, fera savoir qu’il n’est indiqué nulle part que les candidatures à des postes du bureau doivent être présentées par des partis politiques. Il ne voyait donc pas la raison d’être du recours du doyen d’âge au président du groupe parlementaire Rdpc pour préciser le choix du candidat du parti au pouvoir pour le perchoir. S’il s’est dit ouvert à la discipline des partis politiques, il a tenu à préciser que celle-ci s’exerce en dehors de l’hémicycle. Ce qui lui a néanmoins valu une réplique cinglante de Jean Bernard Ndongo Essomba, jusque-là reconnu pour sa réserve qui n’a pas manqué de lui rappeler le nombre de fois qu’il a demandé aux députés du Sdf de quitter l’hémicycle lorsqu’il était le président du groupe.

Acte isolé
Tout le ramdam entrepris plus tard par Adama Modi pour prendre la parole et défendre sa candidature se sera révélé inefficace. C’est sous la contrainte de certains autres élus du "Grand Nord" qu’il va quitter l’hémicycle pour des négociations dans la "Salle des pas perdus". Lorsque Adama Modi, qui avait entre temps déchiré le bulletin de vote qui lui avait été remis et jeté les morceaux en direction du président du Groupe parlementaire Rdpc assis juste devant lui, reviendra dans la salle, ce sera juste pour récupérer ses affaires. Il prendra la peine de préciser aux journalistes qui l’approcheront plus tard qu’il a posé un acte isolé pour démontrer des pratiques démocratiques à l’intérieur de son parti.

Cavaye Yeguie sera finalement élu, sans le vote des députés Sdf qui se sont abstenus. Ces derniers prendront néanmoins part à la mise en place du reste du bureau qui sera le même que celui mis en place en août dernier. Le président de l’Assemblée nationale, dont l’élection intervenait au cours d’une séance plénière convoquée à la va-vite, celle-ci ayant été annoncée pour le jeudi 20 mars prochain, repart ainsi pour sa 16ème année à la tête de cette chambre du parlement camerounais. Cavaye Yeguie a tenu à dénoncer le cinéma offert par son camarade de parti. Une attitude qui, selon le président de l’Assemblée nationale, lui "aurait valu le cachot…", si ça se passait dans l’armée.

La plénière de vendredi intervenait après une réunion marathon du groupe parlementaire Rdpc tenue quelques heures plus tôt au palais des Congrès. Les responsables du parti au pouvoir avaient sans doute le souci de mieux maîtriser leurs troupes pour éviter la situation du 31 août 2007 qui avait nécessité la descente au palais de Verre du secrétaire général du comité central René Emmanuel Sadi pour rattraper ce qui pouvait l’être. La désignation d’un nouveau Doyen d’âge a sans doute été pour beaucoup dans la limitation des dégâts. Le prédécesseur de Joseph Mboui avait en son temps montré des limites énormes dans la conduite et la maîtrise des débats, ce qui avait conduit à leur enlisement et au spectacle auquel l’on avait eu droit.

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Sa candidature au perchoir a été rejetée pour n’avoir pas été présentée par un parti politique.
Jean Francis Belibi


La réaction de Joseph Mbah Ndam Njang s’est quelque peu faite sur le tard. Celui qui était à ce moment là simple député du Social democratic front (Sdf) interpellait le président de l’Assemblée nationale sur la conduite des débats au moment de son élection par le doyen d’âge. Joseph Mboui, puisqu’il s’agit de lui, a rejeté quelques temps auparavant la candidature du député Rdpc du Mayo Kani Sud Adama Modi. Ce dernier entendait concourir pour le perchoir contre le candidat officiel du parti au pouvoir, Djibril Cavaye Yeguie. Le désormais inévitable Adama Modi, répondant à la question rituelle du doyen d’âge "Y a-t-il un autre candidat ?" après le passage du président du Groupe parlementaire Rdpc, a de son siège, annoncé la sienne.

Voyant venir la bourrasque qui avait secoué la chambre lors de la mise sur pied du bureau après les législatives de juillet 2007, Joseph Mboui s’est tourné vers Jean Bernard Ndongo Essomba pour demander "Je demande au président du groupe parlementaire du Rdpc lequel des deux députés est réellement le candidat du Rdpc, car ici, ce sont les partis qui investissent. Qui est investi ?". "Merci Monsieur le doyen, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais est Cavaye Yeguie Djibril. Nous n’avons pas deux candidats", lancera dans un brouhaha Jean Bernard Ndongo Essomba. Suffisant pour le président de séance pour mettre fin au débat, s’appuyant sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 51 du règlement intérieur de l’institution qui précise, "nul ne peut obtenir la parole au cours du vote ou entre les différentes épreuves du vote".

La suite se perdra dans un échange entre Adama Modi et Joseph Mboui, le député du Mayo Kani Sud essayant d’empêcher le déroulement normal de l’élection.
Joseph Mbah Ndam, s’appuyant sur les dispositions des articles 11 et 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, fera savoir qu’il n’est indiqué nulle part que les candidatures à des postes du bureau doivent être présentées par des partis politiques. Il ne voyait donc pas la raison d’être du recours du doyen d’âge au président du groupe parlementaire Rdpc pour préciser le choix du candidat du parti au pouvoir pour le perchoir. S’il s’est dit ouvert à la discipline des partis politiques, il a tenu à préciser que celle-ci s’exerce en dehors de l’hémicycle. Ce qui lui a néanmoins valu une réplique cinglante de Jean Bernard Ndongo Essomba, jusque-là reconnu pour sa réserve qui n’a pas manqué de lui rappeler le nombre de fois qu’il a demandé aux députés du Sdf de quitter l’hémicycle lorsqu’il était le président du groupe.

Acte isolé
Tout le ramdam entrepris plus tard par Adama Modi pour prendre la parole et défendre sa candidature se sera révélé inefficace. C’est sous la contrainte de certains autres élus du "Grand Nord" qu’il va quitter l’hémicycle pour des négociations dans la "Salle des pas perdus". Lorsque Adama Modi, qui avait entre temps déchiré le bulletin de vote qui lui avait été remis et jeté les morceaux en direction du président du Groupe parlementaire Rdpc assis juste devant lui, reviendra dans la salle, ce sera juste pour récupérer ses affaires. Il prendra la peine de préciser aux journalistes qui l’approcheront plus tard qu’il a posé un acte isolé pour démontrer des pratiques démocratiques à l’intérieur de son parti.

Cavaye Yeguie sera finalement élu, sans le vote des députés Sdf qui se sont abstenus. Ces derniers prendront néanmoins part à la mise en place du reste du bureau qui sera le même que celui mis en place en août dernier. Le président de l’Assemblée nationale, dont l’élection intervenait au cours d’une séance plénière convoquée à la va-vite, celle-ci ayant été annoncée pour le jeudi 20 mars prochain, repart ainsi pour sa 16ème année à la tête de cette chambre du parlement camerounais. Cavaye Yeguie a tenu à dénoncer le cinéma offert par son camarade de parti. Une attitude qui, selon le président de l’Assemblée nationale, lui "aurait valu le cachot…", si ça se passait dans l’armée.

La plénière de vendredi intervenait après une réunion marathon du groupe parlementaire Rdpc tenue quelques heures plus tôt au palais des Congrès. Les responsables du parti au pouvoir avaient sans doute le souci de mieux maîtriser leurs troupes pour éviter la situation du 31 août 2007 qui avait nécessité la descente au palais de Verre du secrétaire général du comité central René Emmanuel Sadi pour rattraper ce qui pouvait l’être. La désignation d’un nouveau Doyen d’âge a sans doute été pour beaucoup dans la limitation des dégâts. Le prédécesseur de Joseph Mboui avait en son temps montré des limites énormes dans la conduite et la maîtrise des débats, ce qui avait conduit à leur enlisement et au spectacle auquel l’on avait eu droit.

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Voyant venir la bourrasque qui avait secoué la chambre lors de la mise sur pied du bureau après les législatives de juillet 2007, Joseph Mboui s’est tourné vers Jean Bernard Ndongo Essomba pour demander "Je demande au président du groupe parlementaire du Rdpc lequel des deux députés est réellement le candidat du Rdpc, car ici, ce sont les partis qui investissent. Qui est investi ?". "Merci Monsieur le doyen, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais est Cavaye Yeguie Djibril. Nous n’avons pas deux candidats", lancera dans un brouhaha Jean Bernard Ndongo Essomba. Suffisant pour le président de séance pour mettre fin au débat, s’appuyant sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 51 du règlement intérieur de l’institution qui précise, "nul ne peut obtenir la parole au cours du vote ou entre les différentes épreuves du vote".

La suite se perdra dans un échange entre Adama Modi et Joseph Mboui, le député du Mayo Kani Sud essayant d’empêcher le déroulement normal de l’élection.
Joseph Mbah Ndam, s’appuyant sur les dispositions des articles 11 et 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, fera savoir qu’il n’est indiqué nulle part que les candidatures à des postes du bureau doivent être présentées par des partis politiques. Il ne voyait donc pas la raison d’être du recours du doyen d’âge au président du groupe parlementaire Rdpc pour préciser le choix du candidat du parti au pouvoir pour le perchoir. S’il s’est dit ouvert à la discipline des partis politiques, il a tenu à préciser que celle-ci s’exerce en dehors de l’hémicycle. Ce qui lui a néanmoins valu une réplique cinglante de Jean Bernard Ndongo Essomba, jusque-là reconnu pour sa réserve qui n’a pas manqué de lui rappeler le nombre de fois qu’il a demandé aux députés du Sdf de quitter l’hémicycle lorsqu’il était le président du groupe.

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Tout le ramdam entrepris plus tard par Adama Modi pour prendre la parole et défendre sa candidature se sera révélé inefficace. C’est sous la contrainte de certains autres élus du "Grand Nord" qu’il va quitter l’hémicycle pour des négociations dans la "Salle des pas perdus". Lorsque Adama Modi, qui avait entre temps déchiré le bulletin de vote qui lui avait été remis et jeté les morceaux en direction du président du Groupe parlementaire Rdpc assis juste devant lui, reviendra dans la salle, ce sera juste pour récupérer ses affaires. Il prendra la peine de préciser aux journalistes qui l’approcheront plus tard qu’il a posé un acte isolé pour démontrer des pratiques démocratiques à l’intérieur de son parti.

Cavaye Yeguie sera finalement élu, sans le vote des députés Sdf qui se sont abstenus. Ces derniers prendront néanmoins part à la mise en place du reste du bureau qui sera le même que celui mis en place en août dernier. Le président de l’Assemblée nationale, dont l’élection intervenait au cours d’une séance plénière convoquée à la va-vite, celle-ci ayant été annoncée pour le jeudi 20 mars prochain, repart ainsi pour sa 16ème année à la tête de cette chambre du parlement camerounais. Cavaye Yeguie a tenu à dénoncer le cinéma offert par son camarade de parti. Une attitude qui, selon le président de l’Assemblée nationale, lui "aurait valu le cachot…", si ça se passait dans l’armée.

La plénière de vendredi intervenait après une réunion marathon du groupe parlementaire Rdpc tenue quelques heures plus tôt au palais des Congrès. Les responsables du parti au pouvoir avaient sans doute le souci de mieux maîtriser leurs troupes pour éviter la situation du 31 août 2007 qui avait nécessité la descente au palais de Verre du secrétaire général du comité central René Emmanuel Sadi pour rattraper ce qui pouvait l’être. La désignation d’un nouveau Doyen d’âge a sans doute été pour beaucoup dans la limitation des dégâts. Le prédécesseur de Joseph Mboui avait en son temps montré des limites énormes dans la conduite et la maîtrise des débats, ce qui avait conduit à leur enlisement et au spectacle auquel l’on avait eu droit.

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Sa candidature au perchoir a été rejetée pour n’avoir pas été présentée par un parti politique.
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Voyant venir la bourrasque qui avait secoué la chambre lors de la mise sur pied du bureau après les législatives de juillet 2007, Joseph Mboui s’est tourné vers Jean Bernard Ndongo Essomba pour demander "Je demande au président du groupe parlementaire du Rdpc lequel des deux députés est réellement le candidat du Rdpc, car ici, ce sont les partis qui investissent. Qui est investi ?". "Merci Monsieur le doyen, le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais est Cavaye Yeguie Djibril. Nous n’avons pas deux candidats", lancera dans un brouhaha Jean Bernard Ndongo Essomba. Suffisant pour le président de séance pour mettre fin au débat, s’appuyant sur les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 51 du règlement intérieur de l’institution qui précise, "nul ne peut obtenir la parole au cours du vote ou entre les différentes épreuves du vote".

La suite se perdra dans un échange entre Adama Modi et Joseph Mboui, le député du Mayo Kani Sud essayant d’empêcher le déroulement normal de l’élection.
Joseph Mbah Ndam, s’appuyant sur les dispositions des articles 11 et 12 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, fera savoir qu’il n’est indiqué nulle part que les candidatures à des postes du bureau doivent être présentées par des partis politiques. Il ne voyait donc pas la raison d’être du recours du doyen d’âge au président du groupe parlementaire Rdpc pour préciser le choix du candidat du parti au pouvoir pour le perchoir. S’il s’est dit ouvert à la discipline des partis politiques, il a tenu à préciser que celle-ci s’exerce en dehors de l’hémicycle. Ce qui lui a néanmoins valu une réplique cinglante de Jean Bernard Ndongo Essomba, jusque-là reconnu pour sa réserve qui n’a pas manqué de lui rappeler le nombre de fois qu’il a demandé aux députés du Sdf de quitter l’hémicycle lorsqu’il était le président du groupe.

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Tout le ramdam entrepris plus tard par Adama Modi pour prendre la parole et défendre sa candidature se sera révélé inefficace. C’est sous la contrainte de certains autres élus du "Grand Nord" qu’il va quitter l’hémicycle pour des négociations dans la "Salle des pas perdus". Lorsque Adama Modi, qui avait entre temps déchiré le bulletin de vote qui lui avait été remis et jeté les morceaux en direction du président du Groupe parlementaire Rdpc assis juste devant lui, reviendra dans la salle, ce sera juste pour récupérer ses affaires. Il prendra la peine de préciser aux journalistes qui l’approcheront plus tard qu’il a posé un acte isolé pour démontrer des pratiques démocratiques à l’intérieur de son parti.

Cavaye Yeguie sera finalement élu, sans le vote des députés Sdf qui se sont abstenus. Ces derniers prendront néanmoins part à la mise en place du reste du bureau qui sera le même que celui mis en place en août dernier. Le président de l’Assemblée nationale, dont l’élection intervenait au cours d’une séance plénière convoquée à la va-vite, celle-ci ayant été annoncée pour le jeudi 20 mars prochain, repart ainsi pour sa 16ème année à la tête de cette chambre du parlement camerounais. Cavaye Yeguie a tenu à dénoncer le cinéma offert par son camarade de parti. Une attitude qui, selon le président de l’Assemblée nationale, lui "aurait valu le cachot…", si ça se passait dans l’armée.

La plénière de vendredi intervenait après une réunion marathon du groupe parlementaire Rdpc tenue quelques heures plus tôt au palais des Congrès. Les responsables du parti au pouvoir avaient sans doute le souci de mieux maîtriser leurs troupes pour éviter la situation du 31 août 2007 qui avait nécessité la descente au palais de Verre du secrétaire général du comité central René Emmanuel Sadi pour rattraper ce qui pouvait l’être. La désignation d’un nouveau Doyen d’âge a sans doute été pour beaucoup dans la limitation des dégâts. Le prédécesseur de Joseph Mboui avait en son temps montré des limites énormes dans la conduite et la maîtrise des débats, ce qui avait conduit à leur enlisement et au spectacle auquel l’on avait eu droit.

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Tom Yom’s est mort

L’artiste est décédé hier 25 décembre à Paris des suites de maladie.
Stéphane TCHAKAM

Musique Tom Yom’s

Les toutes dernières Journées camerounaises de la musique (Jcm) se sont tenues sans lui. Mais l’ombre de leur initiateur planait bien sur la manifestation, entre spectacles et tables rondes, à la mi-décembre à Douala. Tout le monde savait Tom Yom’s souffrant, loin de Dibombari. Et la nouvelle est tombée hier. Le chanteur est décédé à Paris mardi des suites de maladie. Un acteur principal de la chanson camerounaise contemporaine s’est donc éteint.

C’est au milieu des années 80 que Tom Yom’s apparaît sur la scène. A l’époque, on le voit dans quelques clips à la toute jeune télévision nationale dans un style de musique et un look très américains. C’est que plusieurs années plus tôt, le bonhomme, né en 1957, est parti à l’aventure au Nigeria. En même temps qu’un certain Lapiro de Mbanga. Tom y a roulé sa bosse et croit forcément au métissage culturel. C’est de là que lui vient d’ailleurs le surnom « l’Américain de Dibombari ». Mais ce style-là n’accroche pas tant que cela, le public camerounais et Tom Yom’s se réconcilient pour ainsi dire avec les racines lorsqu’il met sur le marché « Ponda Ponda ». Le succès est au rendez-vous et l’artiste compte désormais.

Proche du regretté Eboa Lottin, il reprend déjà les titres du chansonnier et lui rendra même hommage, chaque année, après sa disparition. S’il aligne quelques albums de sa création, Tom Yom’s s’illustre également avec quatre albums dits « Age d’or » dans lesquels, avec des arrangements dans l’air du temps, il remet de vieux succès du makossa et de la chanson nationale au goût du jour. Très ouvert, il travaille avec les Bébé Manga, Tchana Pierre, Charlotte Mbango, favorise l’émergence d’une dynamique hip hop et épouse d’ailleurs une chanteuse, Dinaly. Celle avec laquelle il crée, le 31 décembre 2001, la Real Time Music (Rtm) et les Journées camerounaises de la musique dont la deuxième édition s’est tenue à Douala récemment.

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