“ La Rtm a versé en 2005 près de 2 millions Fcfa à la Cmc ”
Après l’entretien que nous a accordé récemment Sam Mbende (Pca de la Cmc) dans le cadre de l’affaire Cmc-Rtm, nous avons rencontré Ndoumbè Arnold, responsable administratif et comptable de la Rtm qui donne la version des faits de la radio dont Tom Yom’s et Dynaly sont promoteurs.
– Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Messager, daté du mercredi 26 juillet, le Pca de la Cmc M. Sam Mbendè accuse la Rtm de refuser de s’acquitter de sa redevance radio. Qu’avez-vous à y redire ?
Merci d’abord de l’opportunité que vous donnez de dire notre version des faits. Concernant la situation de la Rtm vis-à-vis de la Cmc, je veux que l’on sache que nous avons toujours voulu travailler avec cette structure. Malheureusement, cette institution, prétextant qu’elle a des textes de loi avec elle, en profite pour faire n’importe quoi. La Rtm n’a jamais refusé de payer une quelconque redevance. La preuve, sur un peu plus de 1.685.000 Fcfa, facture représentant les exercices 2003 et 2004, il ne nous reste qu’un reliquat de 600.000 Fcfa à payer. Pensez-vous alors qu’on peut payer 1.000.000 Fcfa et ne pas vouloir s’acquitter de 250.000 Fcfa par an ? Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui, il faut remonter à la gestion de l’équipe dirigeante précédente de notre société des droits d’auteur. A l’époque, aucune société ne payait les droits d’auteur parce qu’on ne les reversait à personne. Et quand la Cmc a eu son agrément, elle nous a fait parvenir un courrier demandant que nous leur envoyions nos documents comptables afin qu’elle puisse nous facturer la redevance. Or la première facture qui nous a été adressée ne tenait pas compte de la réalité de notre chiffre d’exploitation, puisque nous n’avions pas collecté grand-chose auprès de nos clients. Après des négociations serrées, nous sommes tombés d’accord sur le montant forfaitaire de 1.685.000 Fcfa. Nous avons donc proposé un moratoire à la Cmc pour apurer notre dette. Ce qui a été accepté. Le même jour, nous reversions un chèque de 400.000 Fcfa à la Cmc et nous étions disposés à continuer à payer.
Qu’est-ce qui a arrêté votre bonne volonté ? Pourquoi n’avez-vous plus payer ?
Malheureusement, la Cmc comme tout le monde le sait, a connu un flottement. Ses dissensions internes et le choix d’une nouvelle équipe dirigeante ont paralysé quelques mois le fonctionnement de cette institution. Et un membre de cette équipe est venu nous dire qu’il était un peu risqué de reprendre le payer de notre dette. Mais par la suite, nous avons tout de même versé trois cents mille francs et la dernière quittance qui nous a été délivrée par la Cmc, en mai 2006, portait sur trois cent vingt-trois mille Fcfa. C’est donc extrêmement malhonnête de la part de Sam Mbendè et des siens, de donner l’image d’une Rtm qui refuse de payer la redevance. La même Cmc dont les membres, sous prétexte d’effectuer un recouvrement forcé, ont fait irruption dans les locaux de notre entreprise, accompagné des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents. Ce qui a perturbé et choqué l’ensemble du personnel présent ce jour-là. Nous nous attendions d’avantage que l’équipe de Sam Mbendè, une fois installée, nous informe de la reprise des missions de cette structure et non de recevoir des sommations de payer. Mais ce n’est pas surprenant, quand on sait par quelles manœuvres ils ont délogé l’ancienne équipe dirigeante.
Comment pensez-vous que les deux parties peuvent sortir de cette crise ?
Il faut commencer par rétablir la vérité des faits, non seulement pour les artistes mais aussi vis-à-vis de l’opinion publique. Sam Mbendè et son équipe disent des choses qui ne sont pas fondées. La Cmc doit reconnaître publiquement qu’elle a accusé la Rtm sans aucun fondement. C’est seulement à partir de ce moment-là que le fil du dialogue pourra être renoué et le travail en partenariat reprendre.

