Jeannot Ekwalla, artiste, auteur compositeur, musicien

“ Il n’y a pas de grande ou de petite musique, mais de bons ou mauvais musiciens ”
De Lambo la njangi, chanté par Pierre de Moussi à Pardonne-moi, interprété par Charlotte Dipanda dans l’album de Sergeo Polo, en passant par les Mêmes idées de Marthe Zambo, difficile de trouver un chanteur ou un musicien pour qui il n’a pas composé. En cette période de rentrée, le Maestro comme on l’appelle affectueusement dans le milieu, parle des difficultés de la musique camerounaise et de ses espoirs quant à l’avenir. Il en profite pour glisser un mot sur ses prochaines compositions, chantées par d’autres artistes et que l’on retrouvera sur une dizaine d’albums à sortir d’ici décembre 2006.

 


Vous êtes reconnu par les artistes camerounais comme étant l’un des meilleurs compositeurs et paroliers de ces dernières décennies. Comment êtes-vous arrivé dans la musique ?
Mon père, Stéphane Ekwalla était maître du chant choral. Il y avait donc un harmonium à pédales à la maison sur lequel je m’amusais à jouer de temps en temps, sans avoir une idée quelconque de la musique. Mais c’est avec mon frère aîné, Jean Alexandre Ekwalla, qui était déjà bon musicien du temps où il fréquentait le lycée Leclerc à Yaoundé que je me suis révélé. Il m’a appris à lire une partition, à plaquer un accord, une note. Pour le reste, je me suis débrouillé seul, en répétant le plus souvent possible les notes des musiques que j’écoutais. C’est comme cela que j’ai appris à composer des morceaux.

Quand on écoute les chanteurs camerounais, on a le sentiment qu’ils n’ont plus rien à véhiculer comme message. Comment expliquer la pauvreté des paroles et l’absence de créativité chez nos musiciens ?
Les difficultés de la musique Camerounaise d’aujourd’hui viennent de ce qu’il n’existe pratiquement plus de gens qui chantent bien. Je continue de penser qu’il n’y a pas de grande ou de petite musique. Mais de bons ou de mauvais musiciens. Ces dernières années, notre musique a aussi pêché au niveau des arrangements et des compositions. Les arrangeurs manquent d’originalité et comme les bons compositeurs sont rares…Les gens ont tendance à oublier que la musique est un art. Pour que cet art s’exprime harmonieusement, il faut éviter de l’étouffer avec une surabondance de sons. Les artistes comme Toto Guillaume, compositeurs et arrangeurs de talents sont peu nombreux.

Est-ce à dire que l’avenir de la musique camerounaise est menacé ? Comment faire pour redonner le souffle de la vie à notre musique ?
Nous avons une musique très riche. Riche des histoires de chaque région, chaque communauté et des différentes cultures de nos peuples. Ce qui fait le plus défaut aujourd’hui à la musique camerounaise c’est la transmission du savoir entre générations. Les jeunes chanteurs et musiciens doivent se rapprocher des plus expérimentés pour s’améliorer. Cela dit, je reste optimiste quant à l’avenir.  

Par Recueillis par Jean-Célestin EDJANGUE
Le 19-09-2006
Le Messager

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Livres : Ballade dans l’univers des femmes

Pour son premier ouvrage, Jag séduit déjà.

“Ils se parlèrent très peu pendant tout le trajet. Ils n’avaient pas besoin de mots pour se dire l’accord parfait qui était en train de naître entre eux. De temps en temps, Oswald prenait la main de Cicelly dans la sienne, tout en conduisant de la seule main gauche. Tantôt, il la détaillait avec un sourire heureux et de yeux doux qui la remplissaient de chaleur. Ils arrivèrent bientôt à une villa rose entourée de grands arbres au feuillage luxuriant. Une belle maison qui allait abriter le nouveau bonheur de Cicelly ! ”. C’est sur cette formidable promesse d’un bonheur sans terme de l’héroïne Cicelly avec le quadragénaire Oswald que le roman se referme. La chasse à l’homme racontée par Jag, Lydie Itsouomb de son nom véritable, dans son roman intitulé Un Homme à tout prix, s’achève comme un conte de fées.
L’ouvrage, riche de 240 pages, est une promenade haletante dans le monde des femmes. Dans un portrait ultra réaliste, celles-ci sont présentées le plus souvent comme des victimes. Victimes de la société qui les confine aux seconds rôles, victimes aussi des hommes qui, très souvent, les utilisent comme des gadgets sexuels. Mais le livre est aussi une longue satire des petits plaisirs qui parsèment nos existences. Si les hommes n’y apparaissent pas sous leur meilleur jour, Jag semble saisir l’opportunité de ce livre pour inviter les femmes à prendre radicalement leur destin en main.
Cicelly Yanga, l’héroïne du livre n’a-t-elle pas battu, à compétences égales, le beau Ladislas son collègue du ministère de l’Assistance aux populations avec qui elle concourait pour un stage au Sénégal ? Après avoir pratiquement rampé pour attirer son attention, n’est-elle pas parvenue, à la fin, à le ridiculiser après qu’il ait été abandonné par sa fiancée dont tout le ministère parlait ? Cette double victoire (professionnelle et sentimentale) de Cicelly sur Ladislas sonne comme un urgent appel aux femmes à se prendre résolument en charge. Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’héroïne Cicelly vit seule, à la recherche certes d’un homme pour partager sa vie, mais dans une indépendance qui ferait pâlir toutes ces dames qui pensent que sans homme elles ne sont rien.
Le livre retrace aussi, dans un réalisme brutal, la société camerounaise : le succès facile, la corruption, les conflits de générations, le folklore de l’administration et les mœurs légères et concupiscentes des Camerounais sont ainsi mis à nus, dans une frénétique description. Les mots sont parfois croustillants pour décrire des situations crues. Ce qui rend la lecture de ce roman plus captivante. Les multiples déboires sentimentaux de Cicelly qui contrastent avec ses succès professionnels et littéraires laissent croire que ce roman a des relents autobiographiques. Lydie Itsouomb, l’auteur, est en effet inspecteur des Affaires sociales, diplômée de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, section Affaires sociales. Elle est actuellement en service au ministère de la Promotion de la femme et de la famille à Yaoundé.

Jag, Un Homme à tout prix, février 2006, Yaoundé, Sopecam, 240 pages, 4600Fcfa 

Par Yves Djambong
Le 31-07-2006

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Pour son premier ouvrage, Jag séduit déjà.

“Ils se parlèrent très peu pendant tout le trajet. Ils n’avaient pas besoin de mots pour se dire l’accord parfait qui était en train de naître entre eux. De temps en temps, Oswald prenait la main de Cicelly dans la sienne, tout en conduisant de la seule main gauche. Tantôt, il la détaillait avec un sourire heureux et de yeux doux qui la remplissaient de chaleur. Ils arrivèrent bientôt à une villa rose entourée de grands arbres au feuillage luxuriant. Une belle maison qui allait abriter le nouveau bonheur de Cicelly ! ”. C’est sur cette formidable promesse d’un bonheur sans terme de l’héroïne Cicelly avec le quadragénaire Oswald que le roman se referme. La chasse à l’homme racontée par Jag, Lydie Itsouomb de son nom véritable, dans son roman intitulé Un Homme à tout prix, s’achève comme un conte de fées.
L’ouvrage, riche de 240 pages, est une promenade haletante dans le monde des femmes. Dans un portrait ultra réaliste, celles-ci sont présentées le plus souvent comme des victimes. Victimes de la société qui les confine aux seconds rôles, victimes aussi des hommes qui, très souvent, les utilisent comme des gadgets sexuels. Mais le livre est aussi une longue satire des petits plaisirs qui parsèment nos existences. Si les hommes n’y apparaissent pas sous leur meilleur jour, Jag semble saisir l’opportunité de ce livre pour inviter les femmes à prendre radicalement leur destin en main.
Cicelly Yanga, l’héroïne du livre n’a-t-elle pas battu, à compétences égales, le beau Ladislas son collègue du ministère de l’Assistance aux populations avec qui elle concourait pour un stage au Sénégal ? Après avoir pratiquement rampé pour attirer son attention, n’est-elle pas parvenue, à la fin, à le ridiculiser après qu’il ait été abandonné par sa fiancée dont tout le ministère parlait ? Cette double victoire (professionnelle et sentimentale) de Cicelly sur Ladislas sonne comme un urgent appel aux femmes à se prendre résolument en charge. Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’héroïne Cicelly vit seule, à la recherche certes d’un homme pour partager sa vie, mais dans une indépendance qui ferait pâlir toutes ces dames qui pensent que sans homme elles ne sont rien.
Le livre retrace aussi, dans un réalisme brutal, la société camerounaise : le succès facile, la corruption, les conflits de générations, le folklore de l’administration et les mœurs légères et concupiscentes des Camerounais sont ainsi mis à nus, dans une frénétique description. Les mots sont parfois croustillants pour décrire des situations crues. Ce qui rend la lecture de ce roman plus captivante. Les multiples déboires sentimentaux de Cicelly qui contrastent avec ses succès professionnels et littéraires laissent croire que ce roman a des relents autobiographiques. Lydie Itsouomb, l’auteur, est en effet inspecteur des Affaires sociales, diplômée de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, section Affaires sociales. Elle est actuellement en service au ministère de la Promotion de la femme et de la famille à Yaoundé.

Jag, Un Homme à tout prix, février 2006, Yaoundé, Sopecam, 240 pages, 4600Fcfa 

Par Yves Djambong
Le 31-07-2006

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Pour son premier ouvrage, Jag séduit déjà.

“Ils se parlèrent très peu pendant tout le trajet. Ils n’avaient pas besoin de mots pour se dire l’accord parfait qui était en train de naître entre eux. De temps en temps, Oswald prenait la main de Cicelly dans la sienne, tout en conduisant de la seule main gauche. Tantôt, il la détaillait avec un sourire heureux et de yeux doux qui la remplissaient de chaleur. Ils arrivèrent bientôt à une villa rose entourée de grands arbres au feuillage luxuriant. Une belle maison qui allait abriter le nouveau bonheur de Cicelly ! ”. C’est sur cette formidable promesse d’un bonheur sans terme de l’héroïne Cicelly avec le quadragénaire Oswald que le roman se referme. La chasse à l’homme racontée par Jag, Lydie Itsouomb de son nom véritable, dans son roman intitulé Un Homme à tout prix, s’achève comme un conte de fées.
L’ouvrage, riche de 240 pages, est une promenade haletante dans le monde des femmes. Dans un portrait ultra réaliste, celles-ci sont présentées le plus souvent comme des victimes. Victimes de la société qui les confine aux seconds rôles, victimes aussi des hommes qui, très souvent, les utilisent comme des gadgets sexuels. Mais le livre est aussi une longue satire des petits plaisirs qui parsèment nos existences. Si les hommes n’y apparaissent pas sous leur meilleur jour, Jag semble saisir l’opportunité de ce livre pour inviter les femmes à prendre radicalement leur destin en main.
Cicelly Yanga, l’héroïne du livre n’a-t-elle pas battu, à compétences égales, le beau Ladislas son collègue du ministère de l’Assistance aux populations avec qui elle concourait pour un stage au Sénégal ? Après avoir pratiquement rampé pour attirer son attention, n’est-elle pas parvenue, à la fin, à le ridiculiser après qu’il ait été abandonné par sa fiancée dont tout le ministère parlait ? Cette double victoire (professionnelle et sentimentale) de Cicelly sur Ladislas sonne comme un urgent appel aux femmes à se prendre résolument en charge. Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’héroïne Cicelly vit seule, à la recherche certes d’un homme pour partager sa vie, mais dans une indépendance qui ferait pâlir toutes ces dames qui pensent que sans homme elles ne sont rien.
Le livre retrace aussi, dans un réalisme brutal, la société camerounaise : le succès facile, la corruption, les conflits de générations, le folklore de l’administration et les mœurs légères et concupiscentes des Camerounais sont ainsi mis à nus, dans une frénétique description. Les mots sont parfois croustillants pour décrire des situations crues. Ce qui rend la lecture de ce roman plus captivante. Les multiples déboires sentimentaux de Cicelly qui contrastent avec ses succès professionnels et littéraires laissent croire que ce roman a des relents autobiographiques. Lydie Itsouomb, l’auteur, est en effet inspecteur des Affaires sociales, diplômée de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, section Affaires sociales. Elle est actuellement en service au ministère de la Promotion de la femme et de la famille à Yaoundé.

Jag, Un Homme à tout prix, février 2006, Yaoundé, Sopecam, 240 pages, 4600Fcfa 

Par Yves Djambong
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Pour son premier ouvrage, Jag séduit déjà.

“Ils se parlèrent très peu pendant tout le trajet. Ils n’avaient pas besoin de mots pour se dire l’accord parfait qui était en train de naître entre eux. De temps en temps, Oswald prenait la main de Cicelly dans la sienne, tout en conduisant de la seule main gauche. Tantôt, il la détaillait avec un sourire heureux et de yeux doux qui la remplissaient de chaleur. Ils arrivèrent bientôt à une villa rose entourée de grands arbres au feuillage luxuriant. Une belle maison qui allait abriter le nouveau bonheur de Cicelly ! ”. C’est sur cette formidable promesse d’un bonheur sans terme de l’héroïne Cicelly avec le quadragénaire Oswald que le roman se referme. La chasse à l’homme racontée par Jag, Lydie Itsouomb de son nom véritable, dans son roman intitulé Un Homme à tout prix, s’achève comme un conte de fées.
L’ouvrage, riche de 240 pages, est une promenade haletante dans le monde des femmes. Dans un portrait ultra réaliste, celles-ci sont présentées le plus souvent comme des victimes. Victimes de la société qui les confine aux seconds rôles, victimes aussi des hommes qui, très souvent, les utilisent comme des gadgets sexuels. Mais le livre est aussi une longue satire des petits plaisirs qui parsèment nos existences. Si les hommes n’y apparaissent pas sous leur meilleur jour, Jag semble saisir l’opportunité de ce livre pour inviter les femmes à prendre radicalement leur destin en main.
Cicelly Yanga, l’héroïne du livre n’a-t-elle pas battu, à compétences égales, le beau Ladislas son collègue du ministère de l’Assistance aux populations avec qui elle concourait pour un stage au Sénégal ? Après avoir pratiquement rampé pour attirer son attention, n’est-elle pas parvenue, à la fin, à le ridiculiser après qu’il ait été abandonné par sa fiancée dont tout le ministère parlait ? Cette double victoire (professionnelle et sentimentale) de Cicelly sur Ladislas sonne comme un urgent appel aux femmes à se prendre résolument en charge. Et ce n’est sans doute pas un hasard si l’héroïne Cicelly vit seule, à la recherche certes d’un homme pour partager sa vie, mais dans une indépendance qui ferait pâlir toutes ces dames qui pensent que sans homme elles ne sont rien.
Le livre retrace aussi, dans un réalisme brutal, la société camerounaise : le succès facile, la corruption, les conflits de générations, le folklore de l’administration et les mœurs légères et concupiscentes des Camerounais sont ainsi mis à nus, dans une frénétique description. Les mots sont parfois croustillants pour décrire des situations crues. Ce qui rend la lecture de ce roman plus captivante. Les multiples déboires sentimentaux de Cicelly qui contrastent avec ses succès professionnels et littéraires laissent croire que ce roman a des relents autobiographiques. Lydie Itsouomb, l’auteur, est en effet inspecteur des Affaires sociales, diplômée de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, section Affaires sociales. Elle est actuellement en service au ministère de la Promotion de la femme et de la famille à Yaoundé.

Jag, Un Homme à tout prix, février 2006, Yaoundé, Sopecam, 240 pages, 4600Fcfa 

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