Laurent Nkodo : Ça n’avance pas beaucoup
Le Directeur général des impôts cherche à comprendre pourquoi les mesures prises ne sont toujours appliquées.
Propos recueillis par Lazare Kolyang
Quel est l’enjeu de cette rencontre que vous organisez avec les opérateurs économiques?
Nous sommes venus nous entretenir avec nos partenaires. Nous sommes une administration de service, alors nous voulons améliorer nos rapports avec les contribuables. Vous savez, payez l’impôt c’est une chose et payer les impôts, ce n’est pas toujours facile. Cette rencontre est donc très importante pour nous dans la mesure où nous sommes venus rencontrer nos partenaires pour leur dire ce que nous faisons pour améliorer le climat des affaires et leur dire que nous sommes entièrement à leur écoute.
En dehors de ce climat des affaires, cette rencontre est guidée par la circulaire de préparation de la loi de finances du président de la République où il insiste non seulement sur la mobilisation des recettes et surtout sur le partenariat que nous devons avoir avec les opérateurs économiques. Cela a été reprécisé lors de la conférence annuelle des responsables du ministère des Finances par le chef de ce département le ministre Essimi Menye qui m’a assigné comme objectif de mobiliser les recettes fiscales non pétrolières et donner vie à la notion de clientèle. Je n’oublierai pas les différentes plaintes que nous recevons de nos opérateurs économiques et même des opérateurs étrangers comme le Doing Business sur le climat des affaires. C’est dire qu’il y a un problème : il faut donc détendre le climat des affaires, car cela nous garantit le rendement.
Dans ce contexte, quelle est finalement votre marge de manœuvre ?
Ma marge de manœuvre c’est ce que je suis venu faire. C’est la sensibilisation. D’abord de mes collaborateurs, à travers la conception des outils à la base. Ces outils doivent nous permettre à la direction générale des impôts de dégager ce climat qui semble un peu lourd. Cette conception des outils qui commence par nous est complétée par nos partenaires. Alors, nous leur disons que nous avons à un moment donné élaboré des stratégies ensemble, ils nous ont aidé, mais le sentiment qui se dégage est qu’on n’avance pas trop.
Pourquoi ça n’avance pas ?
C’est à cette question qu’il trouver une solution. Cette solution passe par des changements. Et le changement c’est d’abord l’accueil du contribuable. Pour que les contribuables se sentent à l’aise chez nous, il faut qu’ils soient nos clients.


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