Non classé

Ayissi le Duc : Je reviens à la case de départ



Après " le soleil se lève en France " et " les artistes du monde ", l’ancien danseur a sorti un troisième album.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


Votre dernier album " Afro bantou " est sorti il y’a quelques mois. Avec du recul, comment appréciez vous l’accueil qu’a reçu votre album par vos mélomanes ?
Mon album progresse doucement et sûrement et je continue la promotion. Je ne suis pas encore pas allé au Cameroun, je ne suis encore qu’au niveau de la France et de l’Europe, où je viens de tourner deux clips qui passent sur 3 A télé sud, France Ô et quelques sites.

Votre album n’est pas disponible au Cameroun, comment expliquez-vous cela ?
Au Cameroun, il y’a un problème de distribution et de producteur. Il y’a d’abord le problème de piraterie au Cameroun. En plus, le système veut que quand tu amènes le produit, tu es payé selon les ventes alors qu’ici en Europe, les cd se vendent au prix de gros, les distributeurs s’occupant de la vente. Mais le disque passe déjà à la radio et à la télévision et j’ai l’intention d’y aller faire la promotion.

Un album est généralement un message; quel est celui que vous avez voulu transmettre dans Afro Bantou ?
Nous sommes africains et bantous. Nous sommes les descendants du roi Salomon et la reine qui a engendré les bantous est venue de l’Egypte nubienne. On l’appelait reine de Sabah. Les bantous font partie de la descendance des trois enfants qu’elle a eus avec Salomon. J’ai voulu raconter cette histoire parce que quand tu ne connais pas d’où tu viens, je crois que tu es malade quelque part.

Est-ce que ce n’est pas finalement des réponses à vos propres questionnements sur vos racines ?
Il y’a déjà ça. Tout commence par moi avant que je transmette. C’est ce que je reçois que je transmets.

La chanson numéro un est Ayissi Ntsama, c’est un hommage à votre frère Frédéric ?
C’était d’abord pour rendre hommage à toute la famille Ayissi, à mon père, et à mon frère cadet mort en 2005 qui avait suivi la voix de papa ; la boxe. Je voulais aussi expliquer mon expérience sur le mystère de la mort. L’homme ne meurt pas, il vit. Quand on parle de l’homme, on parle de l’âme et non de la chair. C’est la chair qui meurt et l’âme reste éternelle et consciente de la vie. Le Cameroun m’ignore du côté spirituel, ils regardent beaucoup plus le côté physique, corporel et artistique.

Vous êtes installé en France depuis six ans. Qu’est ce qu’elle vous apporté sur le plan artistique ?
La vie est toute une école. Partir du Cameroun pour la France m’a beaucoup aidé à m’intégrer sur le plan international et faire connaître la tradition culturelle du Cameroun. Nous sommes un pays très riche et il faut faire valoir cette culture au-delà de l’Afrique.

Vous êtes sans doute géographiquement loin du Cameroun mais aussi artistiquement et professionnellement proche de l’actualité de votre milieu. Quel est votre avis sur la tempête sans fin qui secoue l’univers des droits d’auteurs au Cameroun ?
L’argent d’un artiste est comme l’argent de Dieu, excusez moi de l’expression mais quand on détourne l’argent d’un artiste, c’est comme l’argent de Dieu qu’on détourne. Il n’y a que quelques uns qui reçoivent quelque chose, mais un grand nombre reste sans rien et beaucoup meurent sans voir l’utilité de leur travail. Il y’a Messi Martin et d’autres qui sont partis sans un souvenir de leur don, de leur travail. Depuis que les artistes pleurent, les autorités font comme s’ils ne voient pas. Les droits d’auteurs au Cameroun, c’est des milliards, mais le partage n’est pas équilibré. Cette société de droits d’auteurs est faite pour les artistes et non les politiques ou les hommes d’affaires. L’artiste c’est celui qui arrose l’arbre d’un pays. Nous sommes là pour alimenter l’énergie de nos autorités. Le Cameroun est connu grâce à ses artistes et ses sportifs qui, grâce à leurs talents, leurs formes et leurs dons, arrivent à valoriser leurs pays.

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Ayissi le Duc : Je reviens à la case de départ



Après " le soleil se lève en France " et " les artistes du monde ", l’ancien danseur a sorti un troisième album.
Propos recueillis par Ingrid Ngounou, à Paris


Votre dernier album " Afro bantou " est sorti il y’a quelques mois. Avec du recul, comment appréciez vous l’accueil qu’a reçu votre album par vos mélomanes ?
Mon album progresse doucement et sûrement et je continue la promotion. Je ne suis pas encore pas allé au Cameroun, je ne suis encore qu’au niveau de la France et de l’Europe, où je viens de tourner deux clips qui passent sur 3 A télé sud, France Ô et quelques sites.

Votre album n’est pas disponible au Cameroun, comment expliquez-vous cela ?
Au Cameroun, il y’a un problème de distribution et de producteur. Il y’a d’abord le problème de piraterie au Cameroun. En plus, le système veut que quand tu amènes le produit, tu es payé selon les ventes alors qu’ici en Europe, les cd se vendent au prix de gros, les distributeurs s’occupant de la vente. Mais le disque passe déjà à la radio et à la télévision et j’ai l’intention d’y aller faire la promotion.

Un album est généralement un message; quel est celui que vous avez voulu transmettre dans Afro Bantou ?
Nous sommes africains et bantous. Nous sommes les descendants du roi Salomon et la reine qui a engendré les bantous est venue de l’Egypte nubienne. On l’appelait reine de Sabah. Les bantous font partie de la descendance des trois enfants qu’elle a eus avec Salomon. J’ai voulu raconter cette histoire parce que quand tu ne connais pas d’où tu viens, je crois que tu es malade quelque part.

Est-ce que ce n’est pas finalement des réponses à vos propres questionnements sur vos racines ?
Il y’a déjà ça. Tout commence par moi avant que je transmette. C’est ce que je reçois que je transmets.

La chanson numéro un est Ayissi Ntsama, c’est un hommage à votre frère Frédéric ?
C’était d’abord pour rendre hommage à toute la famille Ayissi, à mon père, et à mon frère cadet mort en 2005 qui avait suivi la voix de papa ; la boxe. Je voulais aussi expliquer mon expérience sur le mystère de la mort. L’homme ne meurt pas, il vit. Quand on parle de l’homme, on parle de l’âme et non de la chair. C’est la chair qui meurt et l’âme reste éternelle et consciente de la vie. Le Cameroun m’ignore du côté spirituel, ils regardent beaucoup plus le côté physique, corporel et artistique.

Vous êtes installé en France depuis six ans. Qu’est ce qu’elle vous apporté sur le plan artistique ?
La vie est toute une école. Partir du Cameroun pour la France m’a beaucoup aidé à m’intégrer sur le plan international et faire connaître la tradition culturelle du Cameroun. Nous sommes un pays très riche et il faut faire valoir cette culture au-delà de l’Afrique.

Vous êtes sans doute géographiquement loin du Cameroun mais aussi artistiquement et professionnellement proche de l’actualité de votre milieu. Quel est votre avis sur la tempête sans fin qui secoue l’univers des droits d’auteurs au Cameroun ?
L’argent d’un artiste est comme l’argent de Dieu, excusez moi de l’expression mais quand on détourne l’argent d’un artiste, c’est comme l’argent de Dieu qu’on détourne. Il n’y a que quelques uns qui reçoivent quelque chose, mais un grand nombre reste sans rien et beaucoup meurent sans voir l’utilité de leur travail. Il y’a Messi Martin et d’autres qui sont partis sans un souvenir de leur don, de leur travail. Depuis que les artistes pleurent, les autorités font comme s’ils ne voient pas. Les droits d’auteurs au Cameroun, c’est des milliards, mais le partage n’est pas équilibré. Cette société de droits d’auteurs est faite pour les artistes et non les politiques ou les hommes d’affaires. L’artiste c’est celui qui arrose l’arbre d’un pays. Nous sommes là pour alimenter l’énergie de nos autorités. Le Cameroun est connu grâce à ses artistes et ses sportifs qui, grâce à leurs talents, leurs formes et leurs dons, arrivent à valoriser leurs pays.

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Après " le soleil se lève en France " et " les artistes du monde ", l’ancien danseur a sorti un troisième album.
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Votre dernier album " Afro bantou " est sorti il y’a quelques mois. Avec du recul, comment appréciez vous l’accueil qu’a reçu votre album par vos mélomanes ?
Mon album progresse doucement et sûrement et je continue la promotion. Je ne suis pas encore pas allé au Cameroun, je ne suis encore qu’au niveau de la France et de l’Europe, où je viens de tourner deux clips qui passent sur 3 A télé sud, France Ô et quelques sites.

Votre album n’est pas disponible au Cameroun, comment expliquez-vous cela ?
Au Cameroun, il y’a un problème de distribution et de producteur. Il y’a d’abord le problème de piraterie au Cameroun. En plus, le système veut que quand tu amènes le produit, tu es payé selon les ventes alors qu’ici en Europe, les cd se vendent au prix de gros, les distributeurs s’occupant de la vente. Mais le disque passe déjà à la radio et à la télévision et j’ai l’intention d’y aller faire la promotion.

Un album est généralement un message; quel est celui que vous avez voulu transmettre dans Afro Bantou ?
Nous sommes africains et bantous. Nous sommes les descendants du roi Salomon et la reine qui a engendré les bantous est venue de l’Egypte nubienne. On l’appelait reine de Sabah. Les bantous font partie de la descendance des trois enfants qu’elle a eus avec Salomon. J’ai voulu raconter cette histoire parce que quand tu ne connais pas d’où tu viens, je crois que tu es malade quelque part.

Est-ce que ce n’est pas finalement des réponses à vos propres questionnements sur vos racines ?
Il y’a déjà ça. Tout commence par moi avant que je transmette. C’est ce que je reçois que je transmets.

La chanson numéro un est Ayissi Ntsama, c’est un hommage à votre frère Frédéric ?
C’était d’abord pour rendre hommage à toute la famille Ayissi, à mon père, et à mon frère cadet mort en 2005 qui avait suivi la voix de papa ; la boxe. Je voulais aussi expliquer mon expérience sur le mystère de la mort. L’homme ne meurt pas, il vit. Quand on parle de l’homme, on parle de l’âme et non de la chair. C’est la chair qui meurt et l’âme reste éternelle et consciente de la vie. Le Cameroun m’ignore du côté spirituel, ils regardent beaucoup plus le côté physique, corporel et artistique.

Vous êtes installé en France depuis six ans. Qu’est ce qu’elle vous apporté sur le plan artistique ?
La vie est toute une école. Partir du Cameroun pour la France m’a beaucoup aidé à m’intégrer sur le plan international et faire connaître la tradition culturelle du Cameroun. Nous sommes un pays très riche et il faut faire valoir cette culture au-delà de l’Afrique.

Vous êtes sans doute géographiquement loin du Cameroun mais aussi artistiquement et professionnellement proche de l’actualité de votre milieu. Quel est votre avis sur la tempête sans fin qui secoue l’univers des droits d’auteurs au Cameroun ?
L’argent d’un artiste est comme l’argent de Dieu, excusez moi de l’expression mais quand on détourne l’argent d’un artiste, c’est comme l’argent de Dieu qu’on détourne. Il n’y a que quelques uns qui reçoivent quelque chose, mais un grand nombre reste sans rien et beaucoup meurent sans voir l’utilité de leur travail. Il y’a Messi Martin et d’autres qui sont partis sans un souvenir de leur don, de leur travail. Depuis que les artistes pleurent, les autorités font comme s’ils ne voient pas. Les droits d’auteurs au Cameroun, c’est des milliards, mais le partage n’est pas équilibré. Cette société de droits d’auteurs est faite pour les artistes et non les politiques ou les hommes d’affaires. L’artiste c’est celui qui arrose l’arbre d’un pays. Nous sommes là pour alimenter l’énergie de nos autorités. Le Cameroun est connu grâce à ses artistes et ses sportifs qui, grâce à leurs talents, leurs formes et leurs dons, arrivent à valoriser leurs pays.

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Après " le soleil se lève en France " et " les artistes du monde ", l’ancien danseur a sorti un troisième album.
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Votre dernier album " Afro bantou " est sorti il y’a quelques mois. Avec du recul, comment appréciez vous l’accueil qu’a reçu votre album par vos mélomanes ?
Mon album progresse doucement et sûrement et je continue la promotion. Je ne suis pas encore pas allé au Cameroun, je ne suis encore qu’au niveau de la France et de l’Europe, où je viens de tourner deux clips qui passent sur 3 A télé sud, France Ô et quelques sites.

Votre album n’est pas disponible au Cameroun, comment expliquez-vous cela ?
Au Cameroun, il y’a un problème de distribution et de producteur. Il y’a d’abord le problème de piraterie au Cameroun. En plus, le système veut que quand tu amènes le produit, tu es payé selon les ventes alors qu’ici en Europe, les cd se vendent au prix de gros, les distributeurs s’occupant de la vente. Mais le disque passe déjà à la radio et à la télévision et j’ai l’intention d’y aller faire la promotion.

Un album est généralement un message; quel est celui que vous avez voulu transmettre dans Afro Bantou ?
Nous sommes africains et bantous. Nous sommes les descendants du roi Salomon et la reine qui a engendré les bantous est venue de l’Egypte nubienne. On l’appelait reine de Sabah. Les bantous font partie de la descendance des trois enfants qu’elle a eus avec Salomon. J’ai voulu raconter cette histoire parce que quand tu ne connais pas d’où tu viens, je crois que tu es malade quelque part.

Est-ce que ce n’est pas finalement des réponses à vos propres questionnements sur vos racines ?
Il y’a déjà ça. Tout commence par moi avant que je transmette. C’est ce que je reçois que je transmets.

La chanson numéro un est Ayissi Ntsama, c’est un hommage à votre frère Frédéric ?
C’était d’abord pour rendre hommage à toute la famille Ayissi, à mon père, et à mon frère cadet mort en 2005 qui avait suivi la voix de papa ; la boxe. Je voulais aussi expliquer mon expérience sur le mystère de la mort. L’homme ne meurt pas, il vit. Quand on parle de l’homme, on parle de l’âme et non de la chair. C’est la chair qui meurt et l’âme reste éternelle et consciente de la vie. Le Cameroun m’ignore du côté spirituel, ils regardent beaucoup plus le côté physique, corporel et artistique.

Vous êtes installé en France depuis six ans. Qu’est ce qu’elle vous apporté sur le plan artistique ?
La vie est toute une école. Partir du Cameroun pour la France m’a beaucoup aidé à m’intégrer sur le plan international et faire connaître la tradition culturelle du Cameroun. Nous sommes un pays très riche et il faut faire valoir cette culture au-delà de l’Afrique.

Vous êtes sans doute géographiquement loin du Cameroun mais aussi artistiquement et professionnellement proche de l’actualité de votre milieu. Quel est votre avis sur la tempête sans fin qui secoue l’univers des droits d’auteurs au Cameroun ?
L’argent d’un artiste est comme l’argent de Dieu, excusez moi de l’expression mais quand on détourne l’argent d’un artiste, c’est comme l’argent de Dieu qu’on détourne. Il n’y a que quelques uns qui reçoivent quelque chose, mais un grand nombre reste sans rien et beaucoup meurent sans voir l’utilité de leur travail. Il y’a Messi Martin et d’autres qui sont partis sans un souvenir de leur don, de leur travail. Depuis que les artistes pleurent, les autorités font comme s’ils ne voient pas. Les droits d’auteurs au Cameroun, c’est des milliards, mais le partage n’est pas équilibré. Cette société de droits d’auteurs est faite pour les artistes et non les politiques ou les hommes d’affaires. L’artiste c’est celui qui arrose l’arbre d’un pays. Nous sommes là pour alimenter l’énergie de nos autorités. Le Cameroun est connu grâce à ses artistes et ses sportifs qui, grâce à leurs talents, leurs formes et leurs dons, arrivent à valoriser leurs pays.

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