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Le gouvernement contre Cimencam

Renchérissement :


Le Premier ministre demande à la direction de l’entreprise de surseoir à l’augmentation du prix du sac de ciment.
Junior Binyam


Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, la direction générale des Cimenteries du Cameroun (Cimencam), à la tête de laquelle se trouve Jean-Pierre Le Boulicaut, n’avait pas décidé de surseoir à l’augmentation des prix du ciment en application depuis vendredi dernier malgré une correspondance de Jules Doret Ndongo, secrétaire général des services du Premier ministre, datée du même 28 mars adressée au Dg de Cimencam et dans laquelle, parlant au nom du Premier ministre, il écrit : "Aussi me charge t-il de vous demander de bien vouloir surseoir à cette décision dans l’intérêt bien compris de tous et afin d’éviter qu’elle n’engendre des remous sociaux supplémentaires". L’augmentation en vigueur depuis vendredi dernier est de 600 francs par sac à la sortie du dépôt Cimencam de Yaoundé. Elle est dans la même veine que celle qui avait été étouffé dans l’œuf au moment de sa mise en application le 25 février dernier du fait des émeutes sociales, contre la vie chère notamment, qui ont embrasé dès ce jour là le Cameroun.

Vendredi dernier donc, sous la plume de Jules Doret Ndongo, le gouvernement a exprimé plus que de la réserve sur cette nouvelle augmentation qui intervient après celle du mois d’octobre 2007. En réaction à une lettre du Dg de Cimencam avec en objet "relèvement des prix du ciment Cpj 35 à compter du 28 mars" datée du 26 mars, Le Sg des services du Pm écrit : "j’ai l’honneur de vous faire connaître que le Premier ministre, chef du gouvernement est réservé sur cette décision inopportune et incompréhensible en contradiction avec les récentes mesures prises par le chef de l’Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des ménages. Il s’agit notamment de l’ordonnance du 7 mars 2008 portant révision du taux de tarif extérieur commun applicable à l’importation du ciment, et de la diminution des droits de douane sur le clinker importé par votre entreprise."

Spéculation
Un argumentaire auquel on ne semble pas sensible du côté de Bonabéri à Douala où se trouve la direction générale de Cimencam et la principale usine de cette entreprise. Dans un communiqué de presse publié jeudi 27 mars dernier la Cimencam justifie la nouvelle augmentation par le fait que c’est "une décision qui crée de la valeur, garantit son avenir économique, favorise l’accélération des plans de développement, apporte une réponse efficace à la croissance de la demande et permet de lutter contre les spéculations." Les Cimenteries du Cameroun sont engagés dans un investissement estimé à 26 milliards de francs Cfa et visant à accroître la production d’ici la fin de cette année afin de pallier les difficultés d’approvisionnement qui se font criardes ces temps derniers.

Force est de constater qu’au moment où les prix décollent, l’entreprise est de plus en plus incapable de satisfaire la demande locale. Les longues files au dépôt Cimencam de Mvolyé à Yaoundé permettent de s’en rendre compte. La grille "de prix de refus recommandés à l’achat" en raison de la forte spéculation dont le ciment est l’objet à cause de cette demande largement supérieure à l’offre, indique dans certains cas une hausse de 1000 francs Cfa. Puisque la tendance logique chez les commerçants qui redoublent de roublardise pour se procurer le précieux sésame est de répercuter les effets de tout ce rodéo sur le client final. Ainsi à Yaoundé, le sac de ciment qui coûtait théoriquement 4900 avant la hausse de vendredi dernier est plafonné par Cimencam à 5800F Cfa.

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Vendredi dernier donc, sous la plume de Jules Doret Ndongo, le gouvernement a exprimé plus que de la réserve sur cette nouvelle augmentation qui intervient après celle du mois d’octobre 2007. En réaction à une lettre du Dg de Cimencam avec en objet "relèvement des prix du ciment Cpj 35 à compter du 28 mars" datée du 26 mars, Le Sg des services du Pm écrit : "j’ai l’honneur de vous faire connaître que le Premier ministre, chef du gouvernement est réservé sur cette décision inopportune et incompréhensible en contradiction avec les récentes mesures prises par le chef de l’Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des ménages. Il s’agit notamment de l’ordonnance du 7 mars 2008 portant révision du taux de tarif extérieur commun applicable à l’importation du ciment, et de la diminution des droits de douane sur le clinker importé par votre entreprise."

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Un argumentaire auquel on ne semble pas sensible du côté de Bonabéri à Douala où se trouve la direction générale de Cimencam et la principale usine de cette entreprise. Dans un communiqué de presse publié jeudi 27 mars dernier la Cimencam justifie la nouvelle augmentation par le fait que c’est "une décision qui crée de la valeur, garantit son avenir économique, favorise l’accélération des plans de développement, apporte une réponse efficace à la croissance de la demande et permet de lutter contre les spéculations." Les Cimenteries du Cameroun sont engagés dans un investissement estimé à 26 milliards de francs Cfa et visant à accroître la production d’ici la fin de cette année afin de pallier les difficultés d’approvisionnement qui se font criardes ces temps derniers.

Force est de constater qu’au moment où les prix décollent, l’entreprise est de plus en plus incapable de satisfaire la demande locale. Les longues files au dépôt Cimencam de Mvolyé à Yaoundé permettent de s’en rendre compte. La grille "de prix de refus recommandés à l’achat" en raison de la forte spéculation dont le ciment est l’objet à cause de cette demande largement supérieure à l’offre, indique dans certains cas une hausse de 1000 francs Cfa. Puisque la tendance logique chez les commerçants qui redoublent de roublardise pour se procurer le précieux sésame est de répercuter les effets de tout ce rodéo sur le client final. Ainsi à Yaoundé, le sac de ciment qui coûtait théoriquement 4900 avant la hausse de vendredi dernier est plafonné par Cimencam à 5800F Cfa.

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Vendredi dernier donc, sous la plume de Jules Doret Ndongo, le gouvernement a exprimé plus que de la réserve sur cette nouvelle augmentation qui intervient après celle du mois d’octobre 2007. En réaction à une lettre du Dg de Cimencam avec en objet "relèvement des prix du ciment Cpj 35 à compter du 28 mars" datée du 26 mars, Le Sg des services du Pm écrit : "j’ai l’honneur de vous faire connaître que le Premier ministre, chef du gouvernement est réservé sur cette décision inopportune et incompréhensible en contradiction avec les récentes mesures prises par le chef de l’Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des ménages. Il s’agit notamment de l’ordonnance du 7 mars 2008 portant révision du taux de tarif extérieur commun applicable à l’importation du ciment, et de la diminution des droits de douane sur le clinker importé par votre entreprise."

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Force est de constater qu’au moment où les prix décollent, l’entreprise est de plus en plus incapable de satisfaire la demande locale. Les longues files au dépôt Cimencam de Mvolyé à Yaoundé permettent de s’en rendre compte. La grille "de prix de refus recommandés à l’achat" en raison de la forte spéculation dont le ciment est l’objet à cause de cette demande largement supérieure à l’offre, indique dans certains cas une hausse de 1000 francs Cfa. Puisque la tendance logique chez les commerçants qui redoublent de roublardise pour se procurer le précieux sésame est de répercuter les effets de tout ce rodéo sur le client final. Ainsi à Yaoundé, le sac de ciment qui coûtait théoriquement 4900 avant la hausse de vendredi dernier est plafonné par Cimencam à 5800F Cfa.

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Vendredi dernier donc, sous la plume de Jules Doret Ndongo, le gouvernement a exprimé plus que de la réserve sur cette nouvelle augmentation qui intervient après celle du mois d’octobre 2007. En réaction à une lettre du Dg de Cimencam avec en objet "relèvement des prix du ciment Cpj 35 à compter du 28 mars" datée du 26 mars, Le Sg des services du Pm écrit : "j’ai l’honneur de vous faire connaître que le Premier ministre, chef du gouvernement est réservé sur cette décision inopportune et incompréhensible en contradiction avec les récentes mesures prises par le chef de l’Etat dans le sens de la baisse des prix des produits de première nécessité et de l’amélioration substantielle du pouvoir d’achat des ménages. Il s’agit notamment de l’ordonnance du 7 mars 2008 portant révision du taux de tarif extérieur commun applicable à l’importation du ciment, et de la diminution des droits de douane sur le clinker importé par votre entreprise."

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Un argumentaire auquel on ne semble pas sensible du côté de Bonabéri à Douala où se trouve la direction générale de Cimencam et la principale usine de cette entreprise. Dans un communiqué de presse publié jeudi 27 mars dernier la Cimencam justifie la nouvelle augmentation par le fait que c’est "une décision qui crée de la valeur, garantit son avenir économique, favorise l’accélération des plans de développement, apporte une réponse efficace à la croissance de la demande et permet de lutter contre les spéculations." Les Cimenteries du Cameroun sont engagés dans un investissement estimé à 26 milliards de francs Cfa et visant à accroître la production d’ici la fin de cette année afin de pallier les difficultés d’approvisionnement qui se font criardes ces temps derniers.

Force est de constater qu’au moment où les prix décollent, l’entreprise est de plus en plus incapable de satisfaire la demande locale. Les longues files au dépôt Cimencam de Mvolyé à Yaoundé permettent de s’en rendre compte. La grille "de prix de refus recommandés à l’achat" en raison de la forte spéculation dont le ciment est l’objet à cause de cette demande largement supérieure à l’offre, indique dans certains cas une hausse de 1000 francs Cfa. Puisque la tendance logique chez les commerçants qui redoublent de roublardise pour se procurer le précieux sésame est de répercuter les effets de tout ce rodéo sur le client final. Ainsi à Yaoundé, le sac de ciment qui coûtait théoriquement 4900 avant la hausse de vendredi dernier est plafonné par Cimencam à 5800F Cfa.

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