Recouvrement forcé du droit d’auteur : La Sociladra dans une nouvelle dynamique

Afin d’atteindre ses objectifs, la société de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins au Cameroun mobilise son personnel. Les usagers n’ont qu’à bien se tenir.


Outre l’ignorance du droit d’auteur par les usagers, la société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques est confrontée à la désinvolture de ses employés. Lenteur du rythme du travail, absences, retard, mauvaise tenue des fiches. Sont autant d’attitudes qu’affichent ces derniers. Ces comportements de nature à fragiliser une entreprise, ont conduit la Sociladra dans une précarité financière, matérielle et sociale. Pourtant, cet organisme de gestion collectif a au rang de ses missions, le paiement du droit d’auteur et des droits voisins des artistes à travers la redevance qu’elle perçoit.
Afin de mettre un terme à ce laisser-aller, l’entreprise a organisé un séminaire de formation à l’intention de ses agents. Il intervient dans le cadre de la redynamisation des activités de la société. Selon le Pca Hubert Mono Ndzana, il s’agit de faire comprendre à son équipe que les choses doivent passer à la vitesse supérieure. “ N’oublions pas que nous sommes en compétitions avec d’autres sociétés de gestion collective du droit d’auteur au Cameroun comme à l’étranger. Nous voulons être les meilleurs du monde dans ce domaine-là ” souligne-t-il.
Pour ce faire, les uns et les autres doivent changer de mentalité. “ J’ai géré la société pendant deux ans en tant que Pca. En tant que père de famille, j’ai peut-être eu une gestion paternaliste. Mais je suis un homme élu. Par contre, les employés, eux sont recrutés. Ils se doivent par conséquent d’être rentable, de produire des résultats et surtout, beaucoup d’argent. Ils ne peuvent pas se permettre d’avoir la même gestion que moi. Ce sont des technocrates. Voilà pourquoi je dis que l’époque paternaliste est terminée. Maintenant c’est le règne de la technocratie qui commence. On peut donc dire que la récréation est terminée ” martèle Mono Ndzana. Les exposés du jeudi 10 août portaient sur le contexte et les défis actuels de la sociladra ; les droits d’auteur et gestion collective ; le quotidien d’un responsable en quête de performance. Parce que communiquer avec les autres constitue la clé qui ouvre les portes de la vie, Jean Marie Aboganena de l’agence Jama conseil international a entretenu les participants sur le thème “ communication et entreprise performante ”. Les titulaires de postes de responsabilité telle la direction générale ont pour leur part, reçu des outils devant leur permettre de “ motiver durablement ” leurs collaborateurs.
Au terme de ce séminaire d’un jour, le directeur général de la Sociladra, Alphonse Bombogo, a donné un point de presse qui marque en fait le lancement d’une campagne de recouvrement forcé des droits d’auteurs auprès des usagers. L’opération démarre aujourd’hui vendredi 11 août 2006.

Par Nadège Christelle BOWA
Le messager

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25 ANS APRES : BOB MARLEY

25 ANS APRES
BOB MARLEY, PROPHETE DU PANAFRICANISME ET DU RASTAFARISME

Décédé le 11 mai 1981 à Miami, aux Etats-Unis, des suites d’un cancer, Robert Nesta Marley, dit Bob Marley, a marqué durablement les esprits malgré une vie de météore. Il demandait à son peuple de s’unir et de s’émanciper de l’esclavage mental. Un message encore d’actualité.

Chanteur, guitariste et compostieur de reggae jamaïcain, Bob Marley est mort à l’âge de 36 ans. Mais, il a suffisamment vécu pour remplir sa mission prophétique et transmettre, au-delà des frontières de son pays, de son continent et de sa race, des messages éternels : son cri pour la liberté ; l’émancipation de l’esclavage mental ; le combat contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme ; la quête d’une rédemption totale ; l’unité de l’Afrique, l’indépendance, la paix, l’amour, la solidarité ; le respect des valeurs culturelles, traditionnelles et spirituelles ; la persévérance dans la lutte de libération, etc.

Personnage légendaire.
25 ans après sa mort, Bob Marley continue de fasciner et demeure présent. Est-ce parce qu’il a su créer une musique unique en mariant le reggae originel avec le rock ou alors à cause de la puissance de ses messages ? Le fait d’avoir été l’un des premiers musiciens à chanter la religion du rasta (Natty Dread, Babylon by Bus, Survival) a-t-il renforcé dans l’opinion tout le bien que les mélomanes de la diaspora noire mondiale et d’Afrique pensaient de lui ? Est-ce son charisme et son feeling qui ont exercé de l’influence sur ses nombreux fans à travers la planète ? Que dire alors de sa naissance, le 6 avril 1945, en Jamaïque, d’une mère noire, Cedella Booker et d’un père blanc, Norvan Marley, capitaine dans l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale ?

Bob Marley a grandi avec sa mère qui lui a inculqué des valeurs chrétiennes et culturelles africaines. Sa mère l’amenait le dimanche à l’église où elle était choriste. Le côté spirituel de la musique de Bob Marley provient de sa fréquentation de chorales chrétiennes. Mais, le jeune Bob se découvre plus tard des penchants pour le rastafarisme. Ce mouvement mystique, culturel et politique, propre aux Noirs de la Jamaïque et des Antilles anglophones, apparut dans les années 1920. Rastafarisme vient de “ ras ta fari ”, nom de l’empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié, de regrettée mémoire. Les adeptes du rastafarisme croient former une des tribus perdues d’Israël et se distinguent par la coiffure rasta (cheveux tressés) et la pratique de la musique reggae. Bob Marley est sans doute le musicien jamaïcain qui a rendu populaire et célèbre le rastafarisme dont il est un des prophètes.

C’est en 1964 qu’il forme son premier groupe, “ Rhe wailing Wailers ”, avec Peter Mackintosh (Petertosh) et Bunny Livingtone Beverley Kelso. Après quelques albums prometteurs, le groupe se disloque à cause des problèmes de finance et de partage de “ royalties ” avec les maisons de production. Le même groupe se reconstitue par la suite, mais change de nom : “ The Wailing Souls ” est leur nouvelle appellation. Pour avoir fumé la marijuana, une année durant. Bob Marley trouve un nouveau nom au groupe : “ The Wailers ”. Malgré des progrès communs intéressants, Peter Tosh l’abandonne pour travailler en solo. Philosophe et optimiste, Bob Marley ne se décourage pas. Il cherche de nouveaux collaborateurs pour son groupe “ The Wailers ” avec lequel il écrira des pages inoubliables de la musique reggae. De concerts en concerts, Bob Marley and “ The Wailers ” vont devenir le porte-flambeau du rastafarisme et du panafricanisme. Invités en avril 1980 au Zimbabwé qui célèbre son indépendance, ils vont faire vibrer le public, le peuple libéré et affranchi avec le titre “ Africa unite ” dont nous avons sélectionné des extraits : “ To see the unification of all Rastaman yeah ! As it’s been said already let it be done. I telle you who we are under the sun. We are the childere of the rastaman. We are the children of the Higher man. So Africain unite, Afri Africa unite yeah. Unite for the benefit of the people. Unite for the future of Children. Unite for the benefit of your children. Unite for the benefit of the continent. Africa Awake Africa. Africa awake Unite. ”

Zimbabwe.
L’hommage que Bob Marley rend aux combattants de la lutte de libération nationale au Zimbabwé est contenu dans un titre célèbre intitulé justement “ Zimbabwe ” : “ Every man got he right to decide his own destiny. And in his judgement there is no partiality. So arm in arms with arms. We will fight this little struggle. Cause that’s the only way we can overcome our little trouble. Brother you’re right (…) We gonna fight, we’ll have to fight, we gonna fight, fight for our rights (…) Natty dread it in a Zimbabwe, set it up in a Zimbabwe. Mash it up in a Zimbabwe. Africains are liberate-Zimbabwe (…). ”
Bob Marley, figure emblématique de la musique reggae, a conquis des cœurs un peu partout à travers les quatre coins de la planète. Pionnier parmi les pionniers d’une génération comptant dans ses rangs des artistes tels que Jimmy Cliff, Peter Tosh et Yellow Man, Bob Marley a laissé des héritiers génétiques et spirituels qui poursuivent le même combat. Le combat des vrais révolutionnaires. Pour la libération totale de l’Afrique, berceau de l’humanité.

Edmond Kamguia K.
Publié le 10-05-2006

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25 ANS APRES : BOB MARLEY

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BOB MARLEY, PROPHETE DU PANAFRICANISME ET DU RASTAFARISME

Décédé le 11 mai 1981 à Miami, aux Etats-Unis, des suites d’un cancer, Robert Nesta Marley, dit Bob Marley, a marqué durablement les esprits malgré une vie de météore. Il demandait à son peuple de s’unir et de s’émanciper de l’esclavage mental. Un message encore d’actualité.

Chanteur, guitariste et compostieur de reggae jamaïcain, Bob Marley est mort à l’âge de 36 ans. Mais, il a suffisamment vécu pour remplir sa mission prophétique et transmettre, au-delà des frontières de son pays, de son continent et de sa race, des messages éternels : son cri pour la liberté ; l’émancipation de l’esclavage mental ; le combat contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme ; la quête d’une rédemption totale ; l’unité de l’Afrique, l’indépendance, la paix, l’amour, la solidarité ; le respect des valeurs culturelles, traditionnelles et spirituelles ; la persévérance dans la lutte de libération, etc.

Personnage légendaire.
25 ans après sa mort, Bob Marley continue de fasciner et demeure présent. Est-ce parce qu’il a su créer une musique unique en mariant le reggae originel avec le rock ou alors à cause de la puissance de ses messages ? Le fait d’avoir été l’un des premiers musiciens à chanter la religion du rasta (Natty Dread, Babylon by Bus, Survival) a-t-il renforcé dans l’opinion tout le bien que les mélomanes de la diaspora noire mondiale et d’Afrique pensaient de lui ? Est-ce son charisme et son feeling qui ont exercé de l’influence sur ses nombreux fans à travers la planète ? Que dire alors de sa naissance, le 6 avril 1945, en Jamaïque, d’une mère noire, Cedella Booker et d’un père blanc, Norvan Marley, capitaine dans l’armée britannique pendant la seconde guerre mondiale ?

Bob Marley a grandi avec sa mère qui lui a inculqué des valeurs chrétiennes et culturelles africaines. Sa mère l’amenait le dimanche à l’église où elle était choriste. Le côté spirituel de la musique de Bob Marley provient de sa fréquentation de chorales chrétiennes. Mais, le jeune Bob se découvre plus tard des penchants pour le rastafarisme. Ce mouvement mystique, culturel et politique, propre aux Noirs de la Jamaïque et des Antilles anglophones, apparut dans les années 1920. Rastafarisme vient de “ ras ta fari ”, nom de l’empereur d’Ethiopie Hailé Sélassié, de regrettée mémoire. Les adeptes du rastafarisme croient former une des tribus perdues d’Israël et se distinguent par la coiffure rasta (cheveux tressés) et la pratique de la musique reggae. Bob Marley est sans doute le musicien jamaïcain qui a rendu populaire et célèbre le rastafarisme dont il est un des prophètes.

C’est en 1964 qu’il forme son premier groupe, “ Rhe wailing Wailers ”, avec Peter Mackintosh (Petertosh) et Bunny Livingtone Beverley Kelso. Après quelques albums prometteurs, le groupe se disloque à cause des problèmes de finance et de partage de “ royalties ” avec les maisons de production. Le même groupe se reconstitue par la suite, mais change de nom : “ The Wailing Souls ” est leur nouvelle appellation. Pour avoir fumé la marijuana, une année durant. Bob Marley trouve un nouveau nom au groupe : “ The Wailers ”. Malgré des progrès communs intéressants, Peter Tosh l’abandonne pour travailler en solo. Philosophe et optimiste, Bob Marley ne se décourage pas. Il cherche de nouveaux collaborateurs pour son groupe “ The Wailers ” avec lequel il écrira des pages inoubliables de la musique reggae. De concerts en concerts, Bob Marley and “ The Wailers ” vont devenir le porte-flambeau du rastafarisme et du panafricanisme. Invités en avril 1980 au Zimbabwé qui célèbre son indépendance, ils vont faire vibrer le public, le peuple libéré et affranchi avec le titre “ Africa unite ” dont nous avons sélectionné des extraits : “ To see the unification of all Rastaman yeah ! As it’s been said already let it be done. I telle you who we are under the sun. We are the childere of the rastaman. We are the children of the Higher man. So Africain unite, Afri Africa unite yeah. Unite for the benefit of the people. Unite for the future of Children. Unite for the benefit of your children. Unite for the benefit of the continent. Africa Awake Africa. Africa awake Unite. ”

Zimbabwe.
L’hommage que Bob Marley rend aux combattants de la lutte de libération nationale au Zimbabwé est contenu dans un titre célèbre intitulé justement “ Zimbabwe ” : “ Every man got he right to decide his own destiny. And in his judgement there is no partiality. So arm in arms with arms. We will fight this little struggle. Cause that’s the only way we can overcome our little trouble. Brother you’re right (…) We gonna fight, we’ll have to fight, we gonna fight, fight for our rights (…) Natty dread it in a Zimbabwe, set it up in a Zimbabwe. Mash it up in a Zimbabwe. Africains are liberate-Zimbabwe (…). ”
Bob Marley, figure emblématique de la musique reggae, a conquis des cœurs un peu partout à travers les quatre coins de la planète. Pionnier parmi les pionniers d’une génération comptant dans ses rangs des artistes tels que Jimmy Cliff, Peter Tosh et Yellow Man, Bob Marley a laissé des héritiers génétiques et spirituels qui poursuivent le même combat. Le combat des vrais révolutionnaires. Pour la libération totale de l’Afrique, berceau de l’humanité.

Edmond Kamguia K.
Publié le 10-05-2006

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