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Théâtre : Un « vieux nègre » béninois aux Retic

L’adaptation au théâtre du roman de Ferdinand Oyono a été jouée vendredi dernier à Yaoundé.
Justin Blaise Akono – La pièce " Allah n’est pas obligé " de la compagnie ivoirienne Ymako Theatri, était prévue à l’ouverture des rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic). Malheureusement, " Allah " ayant été obligé d’être en retard du fait des problèmes de transport et reprogrammé plus tard, c’est avec un bonheur égal que les amoureux du théâtre de la ville de Yaoundé, déjà informés le matin, se sont déplacés à la grande salle de l’hôtel Djeuga Palace pour la représentation du "vieux nègre et la médaille". Une adaptation béninoise du roman du Camerounais Ferdinand Léopold Oyono. Une œuvre de 1957, remise au goût du jour par la troupe le théâtre Oshumaré, sur une mise en scène du poète et dramaturge Hermas.

C’est au lycée que Hermas est épris du roman qu’il a au programme d’études. " Je voulais écrire une pièce qui fustige la mauvaise gestion de nos pays, quand j’étais au Sénégal en 2003. C’est alors que je me rends compte que "le vieux nègre et la médaille" convenait avec mon idée. On est tous devenu Meka, le vieux nègre". Il adapte alors le roman du ministre camerounais de la Culture. Il choisit de travailler avec un seul acteur sous la forme du mono théâtre. "Je voulais qu’on appuie l’attention sur le personnage unique qu’est Meka. Car, les autres ne sont que des adjuvants", explique-t-il.
Trois mois et deux résidences ont été nécessaires pour préparer le spectacle dont le metteur en scène et l’acteur disent être sur la voie de la perfection souhaitée. L’acteur Gbaguidi dit vivre Meka en lui. "C’est un personnage mythique. Il a traversé les âges et il va continuer à le faire, car, même après Ferdinand Léopold Oyono, on continuera de parler de Meka", a confié Gbaguidi, qui révèle incarner trente-deux personnages à la fois dans cette pièce. Déjà des lauriers à l’actif de la pièce, qui vient de recevoir le "Toumaï" au Tchad et le prix de la Fraternité au Togo.

Dr Etoundi Mballa du service des urgences de l’hôpital central de Yaoundé, qui sait soigner les corps, est venu soigner son esprit. " Je suis très ému de voir jouer cette pièce que j’ai lue tout jeune. Je suis par ailleurs frappé par l’ambiance conviviale qui règne au sein du public et des acteurs. Je suis devenu un mordu des Retic. J’ai l’impression que le public de Yaoundé n’est pas informé de la qualité du spectacle offert ", a-t-il déclaré à la fin du spectacle. "Je suis très impressionné par ce one man show, car je m’attendais à une représentation classique avec plusieurs acteurs" indique le dramaturge Guillaume Oyono Mbia, très connu pour ses "Trois prétendants…un mari".

Dans la salle très étroite, plusieurs comédiens ont apprécié le spectacle. Parmi eux, le Camerounais, Philippe Mbako. "Je me suis bien diverti et cela m’a permis de me replonger dans une œuvre et de revoir les différentes techniques d’interprétation ? Mais alors, quelle finesse de pouvoir ramener en quelques lignes ce gros travail romanesque. C’est du talent et bravo au metteur en scène et à l’acteur", a dit Philippe Mbako. Par contre, Venant Mboua fait quelques reproches à cette représentation : "elle a fait perdre toute la substance que contient l’œuvre de Ferdinand Léopold Oyono. Je ne pense pas que ce soit un texte qui mérite d’être joué en mono théâtre", a déclaré Venant Mboua. Il a précisé que "Le vieux nègre et la médaille se déroule à l’intérieur d’une communauté. Comment restituer cette ambiance en mono théâtre ? C’est certainement faisable. L’acteur du jour l’a fait. Mais, trop en demi teinte", a-t-il conclu. Cette pièce est encore programmée cet après-midi à Africréa, et jeudi soir au Centre culturel français de Yaoundé.

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Y a-t-il un complot contre Amadou Vamoulké ?

Y a-t-il un complot contre Amadou Vamoulké ?

Les derniers événements survenus à la Cameroon Radio Television semblent régler comme du papier à musique. Une pièce de théâtre tournée en trois actes. Un prétexte (ou exposition) : le décès d’un collègue et ami nommé Isaac Mbella Essengué. Une manifestation du ras-le-bol (ou le nœud): la lettre ouverte au directeur général de l’office. Un dénouement : la création d’un comité ad hoc de restructuration de la Crtv. Une vraie tragédie grecque, dont l’intrigue reste malgré tout difficile à saisir. Que s’est-il donc passé pour qu’on en arrive-là ? La Crtv est-elle donc si mal que ça ? Le Messager a choisi, dans un premier temps, de donner l’information relative à la lettre ouverte : son existence et son contenu. A notre humble avis, la dénonciation – par son personnel– d’un directeur général de société publique était en soit tout un événement en rupture avec les us et coutumes de notre pays. Dans un deuxième temps, votre journal a choisi de restituer l’économie de la rencontre de crise tenue vendredi à la Crtv entre le directeur général de la Crtv et le personnel de la rédaction centrale télé. Une approche qui a laissé plus d’un lecteur sur la soif. Donnant d’ailleurs l’impression que Le Messager était acquis à quelque cause. Rassurez-vous, il n’en est rien. Dans cette livraison, nous présentons le commentaire de la rédaction sur la dernière actualité à la Crtv. Fidèle à notre philosophie, nous ouvrons nos colonnes aux lecteurs (davantage à ceux du Messager online). Ils se prononcent sur le sujet. A chacun de s’en faire une opinion. 

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