Non classé

Ngondo : Le vase sacré attend recevoir le message ancestral

Le peuple Sawa célèbre ce week-end la fête de l’eau sur les berges du Wouri à Douala.
Dippah Kayessé – Plus que quelques heures, les hommes en sanja pagne et les femmes en kaba, grande robe se retrouveront sur les berges du fleuve Wouri dimanche 03 novembre prochain, pour célébrer la traditionnelle fête de l’eau. Ce jour, comme il est de coutume, des eaux du fleuve sortira un message pour le peuple Sawa de Campo à Manfé. "Au-delà de tout, l’immersion du vase sacré et le recueillement du message des ancêtres demeurent le point culminant de la célébration du Ngondo", explique Money Akwa II, secrétaire général du Ngondo.
Ouvertes le 18 novembre dernier par un culte œcuménique, les festivités du Ngondo se sont poursuivies avec plus ou moins de réussite à travers des visites de cantons, des conférences-débats, des concerts de musique. Depuis quelques jours, une exposition d’art et de photographies baptisée Ngondo art 2006 se tient au Mukanda, siége du Ngondo à Douala.

L’immersion du vase sacré considérée comme le clou des festivités est généralement précédée de la veillée culturelle, artistique, gastronomique et sportive. Après demain, les populations Sawa vont se retrouver au Parc des princes de Bali pour le Clair de lune du Ngondo, la grande veillée. Cette nuit, en présence des chefs traditionnels Sawa et d’un parterre d’invités, l’occasion est offerte au peuple Sawa de mettre en évidence les différentes facettes de sa culture. Au menu, les finales de luttes traditionnelles, l’élection de la Tolé, Miss Ngondo, les contes, les jeux et attractions. Tout ceci dans une ambiance de musique du terroir, Esséwé, ambass- bey… Pour marquer l’évènement cette année, le thème retenu porte sur l’action, Pai o madiba. "Les présents et futurs défis nous imposent la concorde. Il s’agit donc de conjuguer nos efforts […] C’est unis et dans le même élan de solidarité, d’amour que nous pourrons construire notre communauté", ajoute Money Akwa II. Une tâche pas aisée pour sa Majesté Paul Milord Mbapé Mbwanga, président exécutif du Ngondo, une institution séculaire qui date de prés de 300 ans.

Genèse
Selon certaines thèses, le Ngondo tire son existence de la première moitié des années 1800, avant l’arrivée des premiers missionnaires. "Il y avait autrefois à Pongo, au nord-ouest de Douala, un colosse qui passait pour un titan et semait la terreur dans les marchés. On l’appelait Malobé. Il commettait toutes sortes d’abus et d’exactions… Ses principales victimes étaient les Duala stricto sensu ", a-t-on appris. Déshonorés, les dignitaires des quatre clans Duala vont se réunir. Objectif, mettre fin à cette terreur. "Cette assemblée reçut donc le nom de Ngondo, du même mot qui désigne en langue duala le cordon ombilical reliant encore le nouveau-né à sa mère, après la délivrance ". De cette alliance, les Duala tirèrent l’idée de lien devant dorénavant les unir. Ainsi, le Ngondo devint le symbole de leur unité, la concrétisation d’un front uni appelé à défendre l’honneur du peuple, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Résultat, le Goliath Malobé est finalement vaincu et la paix retrouvée.

Autre version, "le Ngondo est le nom d’une rivière autrefois appelée Tongo’a ndando, [rivière de la discrimination], symbole de rivalités entre les cantons Bell et Akwa", explique Valère Epée, historien et homme de lettres. Selon lui, il s’agit du drain situé entre l’école primaire Notre Dame et la montée de l’ancien Air Afrique à Bonanjo et qui sépare les cantons Bell et Akwa. Pour implorer la paix entre ces cantons, le peuple Sawa va régulièrement organiser, non loin de là, la messe de l’eau, le Ngondo. "Sur le banc de sable du fleuve Besseke, à l’ancienne gare ferroviaire de Douala, où allaient se jeter les eaux de cette rivière. Tout ceci peut donc expliquer la mission première du Ngondo, la pacification", poursuit-il. A chaque occasion, un "initié" descendait au fond des eaux pour recueillir les messages des ancêtres, d’où la pratique de l’immersion du vase sacré.

Tribunal
Pendant plusieurs années, l’assemblée générale du Ngondo a aussi mené des activités judiciaires. Cet organe jugeait surtout les affaires d’Etat des chefs et devait réprimer les meurtres suivant la loi du Talion. C’est ainsi qu’en 1876 Eyum Ebelè, prince de Deido, fut décapité et mis en morceaux sur un banc de sable du Wouri sur décision du tribunal du peuple. En 1883, Ndumbè Lobè, roi des Bell, est à son tour condamné par son fils, Manga Ndumbè, juge suprême du Ngondo pour avoir séquestré la femme d’autrui. L’assemblée générale du peuple Sawa va jouer un rôle politique prépondérant avant et pendant l’occupation allemande. Sous la colonisation allemande, le Ngondo sera mis sous l’éteignoir à cause de ses activités judiciaires jugées contraires à la morale chrétienne. Depuis lors, plus aucune sentence de mort n’a été rendue par le tribunal du Ngondo.

Avec la signature du traité germano –duala du 12 juillet 1884, le Ngondo sera dorénavant célébré ce jour. "Cette célébration va se heurter aux caprices du temps. La fin de l’année étant marquée par la saison sèche, la marée basse et la présence des bancs de sable sur les bords du fleuve Wouri. Pour éviter les fortes pluies du mois de juillet, la fête sera déportée en fin novembre, début décembre", explique Valère Epée.
Tout au long de son existence, le Ngondo, pour s’être illustré dans la lutte pour le rétablissement des droits du peuple Sawa, va connaître le revers du colonisateur et du politique.

Sous l’administration française, à partir de 1918, le Ngondo va être tenu à l’œil. Chose impossible pour l’assemblée traditionnelle du peuple sawa, qui tient à jouer un rôle prépondérant dans les mouvements de revendications politiques de l’époque. Résultat, le Ngondo est suspendu de ses activités avec de renaître à nouveau de ses cendres en 1949. En 1977, sous le règne d’Amadou Ahidjo, président de la République unie du Cameroun, le Ngondo est à nouveau interdit. Pour ses "élans subversifs", a-t-on laissé croire. Pendant près de 15 ans, le peuple Sawa sera privé de la fête de l’eau. Puis, en 1991 le Ngondo est réhabilité par le président Paul Biya, à la suite des textes sur les libertés publiques.

Mutations

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

HIPHOP : Hal Nasser

Hal Nasser " le rap puriste se vend plus et le rap Mboa se vend pas "
Par idy

Hal Nasser est un rappeur « new school ». sous contrat avec une firme allemande « Afrokult Musik » basée dans la ville de Stuttgart, Hal vient de terminer l’enregistrement de son album au studio Da Sign. Avant la sortie de son premier opus qui sera selon ses propres termes « explosif », il a bien voulu se livrer à nous.
 
Parle moi de toi ?
Hal est un jeune rappeur camerounais âgé de 21 ans. ma passion pour la musique commence très jeune, à l’age de 10 ans ou je suis influencé par la funk et le rap. C’est ainsi  que très tôt, j’écoute les groupes tels que Kriss Kross, De la soul, UB40, the Lox…

Comment t’es arrivé dans ce milieu ?
A la base j’ai beaucoup écouté les kriss kross et j’ai aussi chanté dans une chorale. Au départ, j’étais chanteur et comme je voulais en faire une carrière, j’ai changé de cap et je me suis lancé dans le rap.

Pourquoi t’as choisi le rap comme moyen d’expression ?
Je me sentais bien dans le rap. Pour moi, c’est une question de Feeling. Le rap est un mouvement jeune, ça veut dire que je touche la jeunesse qui va kiffer. Vu que je suis entouré par des chanteurs, c’est plus facile pour moi.

Tu rappes en anglais. Alors crois tu que le message passe ?
Le Cameroun est bilingue, même comme très peu de kamers sont bilingues. Je tiens aussi à rappeler que je ne fais pas le rap pour revendiquer quelques choses. Je fais le rap pour faire défouler les gens. Mon rap n’est pas moralisateur. Je ne pense pas être un exemple à suivre. Je me fais plaisir et je fais plaisir aux autres. Mais je ne critique pas ceux qui le font.

Comment trouves tu le niveau du rap kamer ?
La tendance que les jeunes prennent ne m’intéresse pas. le rap est comme le jazz, on y apporte qu’une autre coloration. Il y’a pas de rap camerounais, il n’y a que des rappeurs kamers. Alors arrêtons de « camerouniser » le rap. Le rap qui est prétendu camerounais n’est pas apprécier par les camerounais. La preuve, il ne se vend pas. faisons du rap qui pourra se vendre à l’étranger. Moi, je ne rentre pas dans cette tendance. Je fais tout simplement du rap.

Si on te demandait de noter ce rap. Quel sera ta note ?
Il y’a des bons rappeurs au bled. Le blême, c’est le style. Les jeunes rappeurs copient bêtement ce que font les aînés et ils s’engagent complètement. Sinon, le niveau est bon. Le manque d’infrastructure pénalise les rappeurs. Ils rappent bien, mais n’ont pas le bon son.

Que penses tu de la guerre rappeur Mboa – rappeur puriste ?
Elle n’a pas lieu d’être. En fait, je suis contre les puristes, parce que le rap puriste ne se vend plus et le rap Mboa ne se vend pas. ça na sert à rien de faire le Mboa que personne ne comprend. Moi je prône pour un rap qui se vend. 

Si tu avais quelques choses à changer dans ce hip hop. Qu’est ce que tu changerais ?
Les rappeurs à la base devraient apprendre la musique. Regarde aux states, tous les grands artistes jouent aux moins à un instrument. Dans le cas contraire, ils doivent s’entourer des bons musiciens. Arrêtons l’autoprod. On ne peut pas en même temps être rappeur, producteur,…les rappeurs devraient être des artistes.

T’as des models ?
J’ai été fan de Nas Escobar, Jay Z, Jadakiss, Wu Tang Clan.

Y a-t-il une critique que tu aies peur d’entendre ?
Elle est très positive, une critique quand elle fait avancer et non quand elle vient niquer les gens. Les gars comme Nas Escobar ont avancé grâce à la critique. Ce que je n’accepte pas, c’est qu’on dise que je fais du rap camerounais ou Mboa. J’aimerai que celui qui est à Bora Bora ou en Californie puisse apprécier mon rap. Je ne rappe pas pour le quartier Essos ou Mvog Ada.

C’est qui ton personnage préféré ?
Nelson Mandela. Il a secoué le monde. Il n’a jamais baissé les bras. Tout le monde devrait suivre son exemple.

A quand l’album ?
Mon album est déjà fini. Mais la sortie ne dépend pas de moi. Je suis signé sur un label Allemand. J’aimerai que le public l’écoute en 2007.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes sons ?
Je suis un cœur à prendre. Je cherche la fille idéale. Je parle de moi dans le milieu. Je ne dois pas passer inaperçu. Je ne parle pas de la misère, de la corruption, parce que je n’ai pas assez d’armes pour cela.

Que penses tu de la piraterie ?
C’est un fléau qui tue l’artiste. Tu sors un album et les pirates s’enrichissent. J’ai des amis qui ont sorti des albums, mais ils n’arrivent pas à manger. Je pense que l’état ne devrait pas se désolidariser des artistes. La piraterie a aussi son coté positif à savoir vulgariser l’artiste.

Quelle relation entretiens tu avec le groupe 7th sign ?
Une relation amicale, fraternelle et de travail. Ce sont mes amis d’enfance, nous avons connu la même galère et nous aurons le même succès.  Ils sont talentueux, si on avait plusieurs groupes comme ça au bled, notre mouvement avancerait. Le groupe 7th sign est un groupe de vrai musicien, mais ils ont opté rester dans l’ombre. J’entretiens aussi des bonnes relations avec les rappeurs tels que Akam Taylor, Shy FX, Mamoney (dont j’ai collaboré dans l’ album), le groupe Moon Kut Choo. Ils sont nombreux !

C’est quoi son signe astrologique ?
Je suis sagittaire.

Quelles sont tes relations avec les meufs ?
J’adore les meufs. Je trouve qu’elles ont quelque chose de divin. Je suis contre les rappeurs qui insultent les meufs. Dans mes textes, je respecte les meufs.

Qu’est ce que tu penses de la famille ?
C’est l’essence même de la société. Je suis déçu quand je vois la notion de la famille entrain de s’effriter. Je suis pour une famille unie.

Est-ce que tu crois en Dieu ?
Protestant, je crois en dieu. Mais je ne suis pas religieux. Je ne vais pas à l’église, mais je prie beaucoup à la maison. J’ai un certain respect pour la religion musulmane, bref pour l’islam.

T’as des projets ?
Avec Mamoney, on a un projet d’ouvrir une maison de management pour les artistes. Je voudrai aussi créer une ligne de vêtement.

Ton mot de fin ?
Hal est là, et vous allez kiffer. Merci à vous, vous faites du bon boulot. Grâce à vous, Hal sera connu au-delà de nos frontières. Connectez vous sur kamerhiphop.com, c’est vraiment la vitrine du hip hop kamer !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

HIPHOP : Hal Nasser

Hal Nasser " le rap puriste se vend plus et le rap Mboa se vend pas "
Par idy

Hal Nasser est un rappeur « new school ». sous contrat avec une firme allemande « Afrokult Musik » basée dans la ville de Stuttgart, Hal vient de terminer l’enregistrement de son album au studio Da Sign. Avant la sortie de son premier opus qui sera selon ses propres termes « explosif », il a bien voulu se livrer à nous.
 
Parle moi de toi ?
Hal est un jeune rappeur camerounais âgé de 21 ans. ma passion pour la musique commence très jeune, à l’age de 10 ans ou je suis influencé par la funk et le rap. C’est ainsi  que très tôt, j’écoute les groupes tels que Kriss Kross, De la soul, UB40, the Lox…

Comment t’es arrivé dans ce milieu ?
A la base j’ai beaucoup écouté les kriss kross et j’ai aussi chanté dans une chorale. Au départ, j’étais chanteur et comme je voulais en faire une carrière, j’ai changé de cap et je me suis lancé dans le rap.

Pourquoi t’as choisi le rap comme moyen d’expression ?
Je me sentais bien dans le rap. Pour moi, c’est une question de Feeling. Le rap est un mouvement jeune, ça veut dire que je touche la jeunesse qui va kiffer. Vu que je suis entouré par des chanteurs, c’est plus facile pour moi.

Tu rappes en anglais. Alors crois tu que le message passe ?
Le Cameroun est bilingue, même comme très peu de kamers sont bilingues. Je tiens aussi à rappeler que je ne fais pas le rap pour revendiquer quelques choses. Je fais le rap pour faire défouler les gens. Mon rap n’est pas moralisateur. Je ne pense pas être un exemple à suivre. Je me fais plaisir et je fais plaisir aux autres. Mais je ne critique pas ceux qui le font.

Comment trouves tu le niveau du rap kamer ?
La tendance que les jeunes prennent ne m’intéresse pas. le rap est comme le jazz, on y apporte qu’une autre coloration. Il y’a pas de rap camerounais, il n’y a que des rappeurs kamers. Alors arrêtons de « camerouniser » le rap. Le rap qui est prétendu camerounais n’est pas apprécier par les camerounais. La preuve, il ne se vend pas. faisons du rap qui pourra se vendre à l’étranger. Moi, je ne rentre pas dans cette tendance. Je fais tout simplement du rap.

Si on te demandait de noter ce rap. Quel sera ta note ?
Il y’a des bons rappeurs au bled. Le blême, c’est le style. Les jeunes rappeurs copient bêtement ce que font les aînés et ils s’engagent complètement. Sinon, le niveau est bon. Le manque d’infrastructure pénalise les rappeurs. Ils rappent bien, mais n’ont pas le bon son.

Que penses tu de la guerre rappeur Mboa – rappeur puriste ?
Elle n’a pas lieu d’être. En fait, je suis contre les puristes, parce que le rap puriste ne se vend plus et le rap Mboa ne se vend pas. ça na sert à rien de faire le Mboa que personne ne comprend. Moi je prône pour un rap qui se vend. 

Si tu avais quelques choses à changer dans ce hip hop. Qu’est ce que tu changerais ?
Les rappeurs à la base devraient apprendre la musique. Regarde aux states, tous les grands artistes jouent aux moins à un instrument. Dans le cas contraire, ils doivent s’entourer des bons musiciens. Arrêtons l’autoprod. On ne peut pas en même temps être rappeur, producteur,…les rappeurs devraient être des artistes.

T’as des models ?
J’ai été fan de Nas Escobar, Jay Z, Jadakiss, Wu Tang Clan.

Y a-t-il une critique que tu aies peur d’entendre ?
Elle est très positive, une critique quand elle fait avancer et non quand elle vient niquer les gens. Les gars comme Nas Escobar ont avancé grâce à la critique. Ce que je n’accepte pas, c’est qu’on dise que je fais du rap camerounais ou Mboa. J’aimerai que celui qui est à Bora Bora ou en Californie puisse apprécier mon rap. Je ne rappe pas pour le quartier Essos ou Mvog Ada.

C’est qui ton personnage préféré ?
Nelson Mandela. Il a secoué le monde. Il n’a jamais baissé les bras. Tout le monde devrait suivre son exemple.

A quand l’album ?
Mon album est déjà fini. Mais la sortie ne dépend pas de moi. Je suis signé sur un label Allemand. J’aimerai que le public l’écoute en 2007.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes sons ?
Je suis un cœur à prendre. Je cherche la fille idéale. Je parle de moi dans le milieu. Je ne dois pas passer inaperçu. Je ne parle pas de la misère, de la corruption, parce que je n’ai pas assez d’armes pour cela.

Que penses tu de la piraterie ?
C’est un fléau qui tue l’artiste. Tu sors un album et les pirates s’enrichissent. J’ai des amis qui ont sorti des albums, mais ils n’arrivent pas à manger. Je pense que l’état ne devrait pas se désolidariser des artistes. La piraterie a aussi son coté positif à savoir vulgariser l’artiste.

Quelle relation entretiens tu avec le groupe 7th sign ?
Une relation amicale, fraternelle et de travail. Ce sont mes amis d’enfance, nous avons connu la même galère et nous aurons le même succès.  Ils sont talentueux, si on avait plusieurs groupes comme ça au bled, notre mouvement avancerait. Le groupe 7th sign est un groupe de vrai musicien, mais ils ont opté rester dans l’ombre. J’entretiens aussi des bonnes relations avec les rappeurs tels que Akam Taylor, Shy FX, Mamoney (dont j’ai collaboré dans l’ album), le groupe Moon Kut Choo. Ils sont nombreux !

C’est quoi son signe astrologique ?
Je suis sagittaire.

Quelles sont tes relations avec les meufs ?
J’adore les meufs. Je trouve qu’elles ont quelque chose de divin. Je suis contre les rappeurs qui insultent les meufs. Dans mes textes, je respecte les meufs.

Qu’est ce que tu penses de la famille ?
C’est l’essence même de la société. Je suis déçu quand je vois la notion de la famille entrain de s’effriter. Je suis pour une famille unie.

Est-ce que tu crois en Dieu ?
Protestant, je crois en dieu. Mais je ne suis pas religieux. Je ne vais pas à l’église, mais je prie beaucoup à la maison. J’ai un certain respect pour la religion musulmane, bref pour l’islam.

T’as des projets ?
Avec Mamoney, on a un projet d’ouvrir une maison de management pour les artistes. Je voudrai aussi créer une ligne de vêtement.

Ton mot de fin ?
Hal est là, et vous allez kiffer. Merci à vous, vous faites du bon boulot. Grâce à vous, Hal sera connu au-delà de nos frontières. Connectez vous sur kamerhiphop.com, c’est vraiment la vitrine du hip hop kamer !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

HIPHOP : Hal Nasser

Hal Nasser " le rap puriste se vend plus et le rap Mboa se vend pas "
Par idy

Hal Nasser est un rappeur « new school ». sous contrat avec une firme allemande « Afrokult Musik » basée dans la ville de Stuttgart, Hal vient de terminer l’enregistrement de son album au studio Da Sign. Avant la sortie de son premier opus qui sera selon ses propres termes « explosif », il a bien voulu se livrer à nous.
 
Parle moi de toi ?
Hal est un jeune rappeur camerounais âgé de 21 ans. ma passion pour la musique commence très jeune, à l’age de 10 ans ou je suis influencé par la funk et le rap. C’est ainsi  que très tôt, j’écoute les groupes tels que Kriss Kross, De la soul, UB40, the Lox…

Comment t’es arrivé dans ce milieu ?
A la base j’ai beaucoup écouté les kriss kross et j’ai aussi chanté dans une chorale. Au départ, j’étais chanteur et comme je voulais en faire une carrière, j’ai changé de cap et je me suis lancé dans le rap.

Pourquoi t’as choisi le rap comme moyen d’expression ?
Je me sentais bien dans le rap. Pour moi, c’est une question de Feeling. Le rap est un mouvement jeune, ça veut dire que je touche la jeunesse qui va kiffer. Vu que je suis entouré par des chanteurs, c’est plus facile pour moi.

Tu rappes en anglais. Alors crois tu que le message passe ?
Le Cameroun est bilingue, même comme très peu de kamers sont bilingues. Je tiens aussi à rappeler que je ne fais pas le rap pour revendiquer quelques choses. Je fais le rap pour faire défouler les gens. Mon rap n’est pas moralisateur. Je ne pense pas être un exemple à suivre. Je me fais plaisir et je fais plaisir aux autres. Mais je ne critique pas ceux qui le font.

Comment trouves tu le niveau du rap kamer ?
La tendance que les jeunes prennent ne m’intéresse pas. le rap est comme le jazz, on y apporte qu’une autre coloration. Il y’a pas de rap camerounais, il n’y a que des rappeurs kamers. Alors arrêtons de « camerouniser » le rap. Le rap qui est prétendu camerounais n’est pas apprécier par les camerounais. La preuve, il ne se vend pas. faisons du rap qui pourra se vendre à l’étranger. Moi, je ne rentre pas dans cette tendance. Je fais tout simplement du rap.

Si on te demandait de noter ce rap. Quel sera ta note ?
Il y’a des bons rappeurs au bled. Le blême, c’est le style. Les jeunes rappeurs copient bêtement ce que font les aînés et ils s’engagent complètement. Sinon, le niveau est bon. Le manque d’infrastructure pénalise les rappeurs. Ils rappent bien, mais n’ont pas le bon son.

Que penses tu de la guerre rappeur Mboa – rappeur puriste ?
Elle n’a pas lieu d’être. En fait, je suis contre les puristes, parce que le rap puriste ne se vend plus et le rap Mboa ne se vend pas. ça na sert à rien de faire le Mboa que personne ne comprend. Moi je prône pour un rap qui se vend. 

Si tu avais quelques choses à changer dans ce hip hop. Qu’est ce que tu changerais ?
Les rappeurs à la base devraient apprendre la musique. Regarde aux states, tous les grands artistes jouent aux moins à un instrument. Dans le cas contraire, ils doivent s’entourer des bons musiciens. Arrêtons l’autoprod. On ne peut pas en même temps être rappeur, producteur,…les rappeurs devraient être des artistes.

T’as des models ?
J’ai été fan de Nas Escobar, Jay Z, Jadakiss, Wu Tang Clan.

Y a-t-il une critique que tu aies peur d’entendre ?
Elle est très positive, une critique quand elle fait avancer et non quand elle vient niquer les gens. Les gars comme Nas Escobar ont avancé grâce à la critique. Ce que je n’accepte pas, c’est qu’on dise que je fais du rap camerounais ou Mboa. J’aimerai que celui qui est à Bora Bora ou en Californie puisse apprécier mon rap. Je ne rappe pas pour le quartier Essos ou Mvog Ada.

C’est qui ton personnage préféré ?
Nelson Mandela. Il a secoué le monde. Il n’a jamais baissé les bras. Tout le monde devrait suivre son exemple.

A quand l’album ?
Mon album est déjà fini. Mais la sortie ne dépend pas de moi. Je suis signé sur un label Allemand. J’aimerai que le public l’écoute en 2007.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes sons ?
Je suis un cœur à prendre. Je cherche la fille idéale. Je parle de moi dans le milieu. Je ne dois pas passer inaperçu. Je ne parle pas de la misère, de la corruption, parce que je n’ai pas assez d’armes pour cela.

Que penses tu de la piraterie ?
C’est un fléau qui tue l’artiste. Tu sors un album et les pirates s’enrichissent. J’ai des amis qui ont sorti des albums, mais ils n’arrivent pas à manger. Je pense que l’état ne devrait pas se désolidariser des artistes. La piraterie a aussi son coté positif à savoir vulgariser l’artiste.

Quelle relation entretiens tu avec le groupe 7th sign ?
Une relation amicale, fraternelle et de travail. Ce sont mes amis d’enfance, nous avons connu la même galère et nous aurons le même succès.  Ils sont talentueux, si on avait plusieurs groupes comme ça au bled, notre mouvement avancerait. Le groupe 7th sign est un groupe de vrai musicien, mais ils ont opté rester dans l’ombre. J’entretiens aussi des bonnes relations avec les rappeurs tels que Akam Taylor, Shy FX, Mamoney (dont j’ai collaboré dans l’ album), le groupe Moon Kut Choo. Ils sont nombreux !

C’est quoi son signe astrologique ?
Je suis sagittaire.

Quelles sont tes relations avec les meufs ?
J’adore les meufs. Je trouve qu’elles ont quelque chose de divin. Je suis contre les rappeurs qui insultent les meufs. Dans mes textes, je respecte les meufs.

Qu’est ce que tu penses de la famille ?
C’est l’essence même de la société. Je suis déçu quand je vois la notion de la famille entrain de s’effriter. Je suis pour une famille unie.

Est-ce que tu crois en Dieu ?
Protestant, je crois en dieu. Mais je ne suis pas religieux. Je ne vais pas à l’église, mais je prie beaucoup à la maison. J’ai un certain respect pour la religion musulmane, bref pour l’islam.

T’as des projets ?
Avec Mamoney, on a un projet d’ouvrir une maison de management pour les artistes. Je voudrai aussi créer une ligne de vêtement.

Ton mot de fin ?
Hal est là, et vous allez kiffer. Merci à vous, vous faites du bon boulot. Grâce à vous, Hal sera connu au-delà de nos frontières. Connectez vous sur kamerhiphop.com, c’est vraiment la vitrine du hip hop kamer !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

HIPHOP : Hal Nasser

Hal Nasser " le rap puriste se vend plus et le rap Mboa se vend pas "
Par idy

Hal Nasser est un rappeur « new school ». sous contrat avec une firme allemande « Afrokult Musik » basée dans la ville de Stuttgart, Hal vient de terminer l’enregistrement de son album au studio Da Sign. Avant la sortie de son premier opus qui sera selon ses propres termes « explosif », il a bien voulu se livrer à nous.
 
Parle moi de toi ?
Hal est un jeune rappeur camerounais âgé de 21 ans. ma passion pour la musique commence très jeune, à l’age de 10 ans ou je suis influencé par la funk et le rap. C’est ainsi  que très tôt, j’écoute les groupes tels que Kriss Kross, De la soul, UB40, the Lox…

Comment t’es arrivé dans ce milieu ?
A la base j’ai beaucoup écouté les kriss kross et j’ai aussi chanté dans une chorale. Au départ, j’étais chanteur et comme je voulais en faire une carrière, j’ai changé de cap et je me suis lancé dans le rap.

Pourquoi t’as choisi le rap comme moyen d’expression ?
Je me sentais bien dans le rap. Pour moi, c’est une question de Feeling. Le rap est un mouvement jeune, ça veut dire que je touche la jeunesse qui va kiffer. Vu que je suis entouré par des chanteurs, c’est plus facile pour moi.

Tu rappes en anglais. Alors crois tu que le message passe ?
Le Cameroun est bilingue, même comme très peu de kamers sont bilingues. Je tiens aussi à rappeler que je ne fais pas le rap pour revendiquer quelques choses. Je fais le rap pour faire défouler les gens. Mon rap n’est pas moralisateur. Je ne pense pas être un exemple à suivre. Je me fais plaisir et je fais plaisir aux autres. Mais je ne critique pas ceux qui le font.

Comment trouves tu le niveau du rap kamer ?
La tendance que les jeunes prennent ne m’intéresse pas. le rap est comme le jazz, on y apporte qu’une autre coloration. Il y’a pas de rap camerounais, il n’y a que des rappeurs kamers. Alors arrêtons de « camerouniser » le rap. Le rap qui est prétendu camerounais n’est pas apprécier par les camerounais. La preuve, il ne se vend pas. faisons du rap qui pourra se vendre à l’étranger. Moi, je ne rentre pas dans cette tendance. Je fais tout simplement du rap.

Si on te demandait de noter ce rap. Quel sera ta note ?
Il y’a des bons rappeurs au bled. Le blême, c’est le style. Les jeunes rappeurs copient bêtement ce que font les aînés et ils s’engagent complètement. Sinon, le niveau est bon. Le manque d’infrastructure pénalise les rappeurs. Ils rappent bien, mais n’ont pas le bon son.

Que penses tu de la guerre rappeur Mboa – rappeur puriste ?
Elle n’a pas lieu d’être. En fait, je suis contre les puristes, parce que le rap puriste ne se vend plus et le rap Mboa ne se vend pas. ça na sert à rien de faire le Mboa que personne ne comprend. Moi je prône pour un rap qui se vend. 

Si tu avais quelques choses à changer dans ce hip hop. Qu’est ce que tu changerais ?
Les rappeurs à la base devraient apprendre la musique. Regarde aux states, tous les grands artistes jouent aux moins à un instrument. Dans le cas contraire, ils doivent s’entourer des bons musiciens. Arrêtons l’autoprod. On ne peut pas en même temps être rappeur, producteur,…les rappeurs devraient être des artistes.

T’as des models ?
J’ai été fan de Nas Escobar, Jay Z, Jadakiss, Wu Tang Clan.

Y a-t-il une critique que tu aies peur d’entendre ?
Elle est très positive, une critique quand elle fait avancer et non quand elle vient niquer les gens. Les gars comme Nas Escobar ont avancé grâce à la critique. Ce que je n’accepte pas, c’est qu’on dise que je fais du rap camerounais ou Mboa. J’aimerai que celui qui est à Bora Bora ou en Californie puisse apprécier mon rap. Je ne rappe pas pour le quartier Essos ou Mvog Ada.

C’est qui ton personnage préféré ?
Nelson Mandela. Il a secoué le monde. Il n’a jamais baissé les bras. Tout le monde devrait suivre son exemple.

A quand l’album ?
Mon album est déjà fini. Mais la sortie ne dépend pas de moi. Je suis signé sur un label Allemand. J’aimerai que le public l’écoute en 2007.

Quels sont les thèmes que tu abordes dans tes sons ?
Je suis un cœur à prendre. Je cherche la fille idéale. Je parle de moi dans le milieu. Je ne dois pas passer inaperçu. Je ne parle pas de la misère, de la corruption, parce que je n’ai pas assez d’armes pour cela.

Que penses tu de la piraterie ?
C’est un fléau qui tue l’artiste. Tu sors un album et les pirates s’enrichissent. J’ai des amis qui ont sorti des albums, mais ils n’arrivent pas à manger. Je pense que l’état ne devrait pas se désolidariser des artistes. La piraterie a aussi son coté positif à savoir vulgariser l’artiste.

Quelle relation entretiens tu avec le groupe 7th sign ?
Une relation amicale, fraternelle et de travail. Ce sont mes amis d’enfance, nous avons connu la même galère et nous aurons le même succès.  Ils sont talentueux, si on avait plusieurs groupes comme ça au bled, notre mouvement avancerait. Le groupe 7th sign est un groupe de vrai musicien, mais ils ont opté rester dans l’ombre. J’entretiens aussi des bonnes relations avec les rappeurs tels que Akam Taylor, Shy FX, Mamoney (dont j’ai collaboré dans l’ album), le groupe Moon Kut Choo. Ils sont nombreux !

C’est quoi son signe astrologique ?
Je suis sagittaire.

Quelles sont tes relations avec les meufs ?
J’adore les meufs. Je trouve qu’elles ont quelque chose de divin. Je suis contre les rappeurs qui insultent les meufs. Dans mes textes, je respecte les meufs.

Qu’est ce que tu penses de la famille ?
C’est l’essence même de la société. Je suis déçu quand je vois la notion de la famille entrain de s’effriter. Je suis pour une famille unie.

Est-ce que tu crois en Dieu ?
Protestant, je crois en dieu. Mais je ne suis pas religieux. Je ne vais pas à l’église, mais je prie beaucoup à la maison. J’ai un certain respect pour la religion musulmane, bref pour l’islam.

T’as des projets ?
Avec Mamoney, on a un projet d’ouvrir une maison de management pour les artistes. Je voudrai aussi créer une ligne de vêtement.

Ton mot de fin ?
Hal est là, et vous allez kiffer. Merci à vous, vous faites du bon boulot. Grâce à vous, Hal sera connu au-delà de nos frontières. Connectez vous sur kamerhiphop.com, c’est vraiment la vitrine du hip hop kamer !

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.