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Résidences culturelles : La formation à la camerounaise

Les initiateurs aux fortunes diverses pensent ainsi combler l’absence des écoles d’art.
Justin Blaise Akono –

Une résidence culturelle, selon les spécialistes, est un lieu qui accueille des artistes en un lieu précis, dans le cadre d’une création. Notamment des créations de spectacles de danse, des montages de pièces théâtrales, des écritures, de la peinture et bien d’autres domaines artistiques. " Cela veut dire qu’on est coupé du reste du monde afin d’être concentré sur un sujet donné ", pour reprendre Mal Njam, le directeur du centre des arts contemporains Africréa de Yaoundé.
Pour lui, il y a trois types de résidences : la création, la formation et l’étude. La résidence d’études permet de vérifier un certains nombre de techniques chez les résidents, qui maîtrisent, bien sûr, le sujet. Ainsi, "nous tous connaissons l’Assiko et voulons l’étudier en fonction de nos préoccupation : Jazz, art contemporain, musée, etc ", explique Mal Njam. Quant à la résidence de création (la plus pratiquée chez les comédiens et les écrivains), les artistes se regroupent pour travailler ensemble, vivre ensemble et produire une œuvre à la fin. Un artiste peut aussi être seul en résidence.

Généralement les peintres. Contrairement aux deux premiers types dont la relation entre les résidents est horizontale, la résidence de formation, selon lui permet de transmettre le savoir. Ici, la relation est verticale.
Le directeur d’Africréa indique que le problème d’espace ne se pose pas. " Le plus important réside dans le contenu, l’idéal étant que les résidents se retrouvent au même endroit", dit-il. Jean Pierre Bebe, le promoteur des résidences musicales, qui ont cours en ce moment à Yaoundé, le soutient dans cet argumentaire : " Les producteurs culturels, metteurs en scène ou chefs d’orchestre, peuvent organiser des résidences sur un thème précis. Dès lors, ils peuvent trouver un espace". Ainsi, les hôtels, les auberges, les centres culturels, les cabarets et autres lieux pouvant disposer du matériel adéquat pour une résidence sont sollicités. Les résidences musicales en sont une illustration. Elles sont basées à l’espace Oyenga. Mais, les travaux se déroulent à plusieurs endroits.

Les lieux les plus connus dans la ville de Yaoundé sont le centre des arts contemporains Africréa, qui accueille généralement des étrangers, l’espace Mamba Chaka de l’association Scène d’ébène, dont Tony Mefe est le directeur, s’intéresse à plusieurs domaines de l’art, ainsi que l’espace de l’association Meka, de la nouvelle présidente du conseil d’administration (Pca) de la société civile des droits d’auteurs de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra). Quelques noms également, bien connus, sont réputés dans l’organisation de résidences : Edwige Ntongon, de regrettée mémoire, pour les résidences d’écriture, Alabado Théâtre et la compagnie Bena Zingui pour le théâtre.

Expertise
Le credo chez les organisateurs des résidences est d’ "accompagner les artistes vers l’excellence, leur donner des outils, qui leur permettront de travailler, voire parfaire leurs œuvres. Il s’agit notamment de ceux qui veulent faire carrière dans le métier", affirme Jean Pierre Bebe, qui indique que, dans le cadre de la musique, les résidents reçoivent par ailleurs des notions en matière de droits d’auteur, de contrats et de management. Pour Marie Germaine Ndzié de l’association Meka, " les résidences naissent du besoin d’impulser la création, car il n’y a pas d’école de danse contemporaine au Cameroun ". " Elles procèdent de la formation et de la création à travers les échanges d’expériences, le développement de l’expertise Sud-Sud et la mutualisation des projets ", ajoute Elise Mballa Meka, la présidente de l’association et promotrice du festival de danse contemporaine Abok I Ngoma.

Les résidences, différentes des ateliers de formation, font généralement intervenir, pour des durées relativement longues, des experts occidentaux, des Camerounais de la diaspora ou des locaux. Ce, avec des fortunes diverses. Francis Kingué de l’orchestre national et Ted Moukoulou, spécialistes du jazz, donnent un coup de main aux résidences musicales. Le metteur en scène centrafricain Vincent Mamba Chaka est aux côtés de Scène d’ébène. Grâce à l’apport financier des partenaires tels que la coopération française, l’association Meka, qui a fait de ses résidences des rendez-vous sous régionaux, bénéficie régulièrement de l’expertise des spécialistes occidentaux pour la formation des jeunes danseurs.

L’évocation des gains sur les résidences n’est pas toujours très bien accueillie. Les organisateurs ou ceux qui accordent leurs espaces se dérobent quasiment, tant les infrastructures, le matériel et les fréquences ne satisfont pas toujours les uns et les autres. A Africréa, par exemple, il existe trois types de résidences. Notamment, celles initiées par la " maison ". Il peut s’agir des résidences internes ou externes (pendant lesquels les artistes vivent hors du centre). Dès lors, les artistes, accueillis gratuitement, partagent les fruits de la création avec le centre.

Retombées
Les résidences sollicitées par les artistes à la recherche du calme et d’un espace fonctionnel et approprié pour le travail sont payées selon la durée et les besoins. Le dernier type concerne les résidences initiées par de grandes organisations. Ici, les gains sont plus importants et se déclinent en billets d’avions et perdiems. Même si le responsable du centre ne veut pas se prononcer sur le sujet : Wéré Wéré Liking et trente de ses artistes viennent passer un mois ; le guitariste congolais (Rdc) José Lenga, un an ; l’Américain Denis Rathnaw, pour ses recherches sur le Bikutsi, 13 mois, etc. " Le premier gain est de permettre aux artistes de ne plus improviser, de tendre vers la professionnalisation dans le domaine ", rapporte Mal Njam, qui pense que les résidences participent aussi du développement touristique du pays.

Mais, telles que définies, les résidences concernent généralement des créations. Par conséquent, des résultats. Les résidences à l’espace Mamba Chaka de Tony Mefe ont débouché l’année dernière sur deux pièces : Le procès de l’oreille rouge avec les Béninois, Congolais et Camerounais ainsi que Le jeu de la vengeance avec des hommes de théâtre camerounais. " En chorégraphie, la plupart des résidences de formation débouchent sur des créations ", indique Marie Germaine Ndzié de l’association Meka. Jean Pierre Bebe, le promoteur des résidences musicales confie qu’un spectacle est organisé au Centre culturel français de Yaoundé à la fin de chaque trimestre. D’ailleurs, ses " résidents " préparent des productions pour la fête de la jeunesse, ainsi que pour la lutte contre le Sida. Ce dans des conditions difficiles.

" Un travail de fond est fait. Mais, les sponsors ne suivent pas. Ils ne sont pas réceptifs ", se plaint Jean Pierre Bebe, qui dit avoir révélé le groupe Macase. Pour Mal Jam, " ce sont les ressources humaines qui manquent, principalement la qualité d’accueil ". Elise Mballa Meka reconnaît que " ce n’est pas facile. Il faut trouver des financements pour la rémunération des artistes, encadreurs ainsi que la diffusion, et s’accommoder aux différents calendriers ". Pour essayer d’aider les artistes du Sud, les Occidentaux ont mis en place des mécanismes tels que les " visas pour la création " et " Ateliers du monde ".

Un programme de résidences ouvert à des artistes africains qui résident en Afrique et qui souhaitent s’engager dans un travail de recherche et/ou de création dans un autre pays africain ou en France. Dix bourses de résidences sont attribuées chaque année par un comité d’experts (durée de la bourse de 3 à 6 mois, tous domaines artistiques confondus). En même temps qu’ils prennent part aux résidences organisées sur place, de nombreux artistes camerounais prennent part à des résidences à l’étranger.

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Les cinq étoiles de Marrakech

Le monde entier entend rendre un vibrant hommage à des comédiens et personnalités du cinéma lors du Festival international du film de Marrakech programmé du 1er au 9 décembre prochain. Le Cameroun sera absent.

Outre les projections cinématographiques et les conférences, le Festival international du film de Marrakech va rendre hommage à cinq comédiens et personnalités du cinéma mondial. La comédienne américaine Susan Sarandon, qui s’est imposée à travers des rôles de femmes indépendantes et volontaires, compte parmi les artistes honorés.
Née à New York, Susan Sarandon fait ses débuts au cinéma en 1970 dans “ Joe, c’est aussi l’Amérique ” de John Avildsen. Depuis lors, elle n’arrête plus de séduire réalisateurs et cinéphiles du monde entier. Elle vole de prix en prix, de distinction en distinction. Artiste plurielle, Susan Sarandon a fini par être réalisateur. Dans sa longue carrière cinématographique, elle a réalisé de longs métrages : “ Une saison blanche et sèche ” de Euzhan Palcy (1989), “ Les quatre filles du docteur March ” de Gillian Armstrong (1994), “ L’heure magique ” de Robert Benton (1998), “ Ma meilleure ennemie ” de Chris Colombus (1998), “ Ma mère, moi et ma mère ” de Wayne Wang (2000), “ Sex fans des sixties ” de Bob Dolman (2002) et plus récemment “ Shall We Dance? La nouvelle vie de Monsieur Clark ” de Peter Chelsom (2004) et “ Rencontres à Elizabethtown ” de Cameron Crowe (2005).
Le Festival international du film de Marrakech qui consacre également une place importante au cinéma indien depuis sa 1ère édition, rendra hommage à un couple mythique du cinéma indien Ajay et Kajol Devgan. Agé bientôt de 40 ans, Ajay Devgan et Kajol ont déjà tourné respectivement dans plus de 73 films et dans une trentaine de productions indiennes. Ils représentent l’excellence du cinéma Bollywoodien, tout en participant à des films plus en marge tels que “ Raincoat ”.
Le comédien marocain Mohamed Majd, né en 1940, qui a fait du cinéma une carrière et une passion, sera aussi honoré. Une rétrospective lui sera consacrée à travers une sélection de plusieurs de ses films.
Un quatrième hommage sera rendu à une figure du cinéma égyptien, le metteur en scène Tewfik Salah, né en 1926. Il forme avec Salah Abou Seif et Youssef Chahine les trois piliers qui ont assuré à ce cinéma une renommée internationale et un ancrage définitif dans son environnement socio-culturel. Certes, Tewfik Salah n’est pas un cinéaste prolixe. Ses films sont rares, mais chaque fois, porteurs d’un projet.
Le cinquième hommage sera rendu au réalisateur et scénariste chinois Jia Zhang-Ke, né en 1970 à Fenyang en Chine. Il suit des cours de peinture avant d’entrer au département littéraire de l’Académie du film de Pekin pour y étudier la théorie du cinéma. Il en est diplômé en 1997, et réalise la même année son premier long-métrage “ Pickpocket ”. En 2002, son film “ Plaisirs inconnus ” est sélectionné en compétition au festival de Cannes. Il reçoit en 2006 le Lion d’or au Festival de Venise pour son cinquième film “ Sanxia Haoren ”.
En 2005, quatre hommages ont été rendus au Festival international du film de Marrakech: Abbas Kiarostami, Martin Scorsese, Amidou et la cinématographie espagnole. 

Par Noé Ndjebet Massoussi

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En 2005, quatre hommages ont été rendus au Festival international du film de Marrakech: Abbas Kiarostami, Martin Scorsese, Amidou et la cinématographie espagnole. 

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