Raymond Kamguain Tankoua : L’artiste vivra enfin de son art
Le directeur marketing et commercial à Shunt Records, il présente leur projet de distribution. –
"Réseau de distribution Shunt Records" c’est quoi?
Il s’agit de mettre sur pied, des kiosques de référence. Lesquels seront implantés sur une avenue principale de chaque chef-lieu des dix régions du Cameroun, dans le but de faciliter l’accès aux Compacts disc (Cd) par le grand public. Nous installerons notamment des points de vente prestige pour les carrefours. Des présentoirs seront disposés dans des boulangeries, des grandes surfaces etc. Notre réseau de distribution emploiera également des vendeurs ambulants. Ces derniers permettront certainement d’écouler rapidement un volume important de Cd, Vcd, Dvd, surtout que leur principal atout principal c’est la mobilité. Nous comptons installer environs 300 points de vente sur toute l’étendue du territoire national. Tout ce dispositif permettra une grande visibilité et une grande accessibilité des produits originaux d’artistes locaux et d’ailleurs. Cela permettra également que l’artiste vive véritablement de son art.
Quel sont vos interlocuteurs?
Ce projet implique un partenariat avec les artistes, principaux fournisseurs. Actuellement, 42 artistes locaux ont souscrit à cette initiative, s’engageant de fait, à nous octroyer les droits de distributions de leurs produits lorsque le projet sera mis sur pied. Par ailleurs, l’accord qui nous lie avec les artistes est soit le contrat de distribution, soit le contrat de licence. Dans le premier cas, nous nous chargeons uniquement de la distribution des Cd de l’artiste. Dans le second, nous nous engageons en plus de l’édition de l’album, de sa distribution. Dans tous les deux cas, l’artiste reçoit des dividendes ou un pourcentage issu de la distribution. Pour revenir au projet de distribution, nous devons également avoir l’accord des communautés urbaines et des maires pour l’exploitation de la place urbaine. La communauté de Bafoussam nous a déjà accordé son assentiment. Nous sommes encore en pourparlers avec celle de Douala et des autres villes du pays. Dans un premiers temps, ce circuit de distribution sera à l’échelle nationale. Mais à long terme, nous comptons nous déployer à l’international.
Propos recueillis par Monique Ngo Mayag

