Non a la violence contre les cineastes
COMMUNIQUE DES CINEASTES CAMEROUNAIS –
Richard Djimeli, jeune cinéaste camerounais, a été kidnappé, détenu pendant 12 jours, torturé et mutilé, au prétexte d’avoir réalisé un film pourtant titulaire d’une autorisation de tournage du ministère de la culture en 2008, et d’un visa d’exploitation du même département en 2011. Cet acte barbare est inacceptable dans un pays de droits.
Nous, cinéastes camerounais de différentes associations ou non affiliés, condamnons énergiquement cet acte horrible, et demandons aux autorités camerounaises d’engager des recherches rapides et efficaces pour retrouver les coupables de ce forfait, les juger et les condamner conformément aux lois en vigueur dans notre pays.
Au demeurant, nous prenons à témoin les autorités camerounaises ainsi que la communauté internationale face aux dérives relevées ces derniers temps et qui sont de nature à réduire les champs de la liberté d’expression et la liberté de créer, qui restent pourtant les principaux acquis du renouveau.
Signés des cinéastes camerounais

