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Les députés montent les enchères

REVISION DE LA CONSTITUTION

On parle d’une disposition nouvelle qui accorderait désormais aux députés de la nation des avantages divers. Pas suffisant, affirment certains élus.

Quelques jours avant la tenue à Yaoundé du séminaire national des présidents des sections du Rdpc, Paul Biya a reçu en audience le président de l’Assemblée nationale (Pan), Cavaye Yeguié Djibril. Rien, officiellement, n’a filtré des échanges. En coulisses, l’on confie que le chef de l’Etat a réaffirmé son soutien à l’hon. Cavaye. Au cours de cette audience, révèle certains, le Pan aurait beaucoup plaidé pour que le traitement de ses collègues députés connaisse une certaine amélioration. L’on pense ainsi à la prise en compte du mémorandum anonyme déposé dans les casiers des députés lors de la session de novembre 2007, et qui réclamait une revalorisation des leurs émoluments.
Cavaye Yeguié Djibril semblait porter à cœur cette doléance “ dans le but de contrôler la fougue des députés de la majorité Rdpc en cas de révision constitutionnelle ”, pour reprendre un commentaire d’un de ses proches. Ce qu’on sait c’est que, presque en catimini, des instructions présidentielles ont été données pour que de nouveaux avantages soient accordés aux députés. Pour l’instant, le texte de ces instructions présidentielles reste secret. Au secrétariat général de l’Assemblée nationale, on ne dément pas l’information. Mais la plupart des cadres demeurent vague sur les chiffres réels. Ils indiquent plutôt que “ c’est pendant la session de mars qui arrive que tout sera clarifié”. Une bonne partie des députés est encore ignorante de ce dont ils auront droit.
Il se murmure, de façon informelle, qu’il est désormais institué une indemnité de session qui s’élèverait pour les simples députés à 1 200 000 (un million deux cents mille) Fcfa par an. L’autre avantage porterait sur le crédit véhicule. Pour les simples députés, il s’agissait jusque-là d’un prêt annuel d’un montant de 8 millions de Fcfa. L’argent était retenu à la source. Désormais la même somme sera allouée aux députés, mais elle ne sera plus remboursable. Les députés membres du bureau de l’Assemblée nationale avaient droit à un crédit véhicules dont les montants variaient entre 30 et 60 millions de Fcfa. Désormais, presque tous rouleront en voiture officielle, Peugeot 607. Avec la spécificité que ces véhicules seront la propriété de l’Assemblée nationale dont ils porteront l’insigne en immatriculation. On parle aussi de l’augmentation de l’enveloppe des micro-projets. Elle pourrait passer de 8 à 10 millions de Fcfa. Pour l’instant, toutes ces mesures restent encore officieuses.
Contacté, un député Rdpc de la province du Centre, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, expli-que : “ Il faut bien comprendre que les députés n’ont pas demandé la hausse de leur salaire. Nous avons reçu des tracts dans nos boîtes à lettres. Ceux-ci nous demandaient de réclamer une hausse de salaire. L’actuel président de l’Assemblée nationale n’a pas dénoncé cette revendication anonyme. En savait-il quelque chose ? Ce que par contre les députés de la majorité ont fait, et qui n’a pas suffisamment été relayé par les médias c’est de demander la hausse des salaires des fonctionnaires de la République. Car à ce propos, il y a une injustice redoutable. ”
Un autre député Rdpc membre du bureau estime pour sa part qu’ “ il ne faudrait pas que l’on fasse une fixation sur la rémunération des députés. Un député simple gagne environ 800 000 Fcfa par mois. Un député membre du bureau a à peu près un million deux cent mille Fcfa. En dehors du président de l’Assemblée nationale qui a un traitement particulier, le salaire des autres députés n’est pas toujours suffisant comme on peut le penser. Il y a beaucoup de charges liées à cette fonction. Et ce que l’on nous prose en ce moment, que nous entendons dans les coulisses, n’est pas grand chose ”.
En tout cas, la session de mars sera convoquée dans quelques jours. On saura donc de quoi il est effectivement question. 

Par Jean François CHANNON

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On parle d’une disposition nouvelle qui accorderait désormais aux députés de la nation des avantages divers. Pas suffisant, affirment certains élus.

Quelques jours avant la tenue à Yaoundé du séminaire national des présidents des sections du Rdpc, Paul Biya a reçu en audience le président de l’Assemblée nationale (Pan), Cavaye Yeguié Djibril. Rien, officiellement, n’a filtré des échanges. En coulisses, l’on confie que le chef de l’Etat a réaffirmé son soutien à l’hon. Cavaye. Au cours de cette audience, révèle certains, le Pan aurait beaucoup plaidé pour que le traitement de ses collègues députés connaisse une certaine amélioration. L’on pense ainsi à la prise en compte du mémorandum anonyme déposé dans les casiers des députés lors de la session de novembre 2007, et qui réclamait une revalorisation des leurs émoluments.
Cavaye Yeguié Djibril semblait porter à cœur cette doléance “ dans le but de contrôler la fougue des députés de la majorité Rdpc en cas de révision constitutionnelle ”, pour reprendre un commentaire d’un de ses proches. Ce qu’on sait c’est que, presque en catimini, des instructions présidentielles ont été données pour que de nouveaux avantages soient accordés aux députés. Pour l’instant, le texte de ces instructions présidentielles reste secret. Au secrétariat général de l’Assemblée nationale, on ne dément pas l’information. Mais la plupart des cadres demeurent vague sur les chiffres réels. Ils indiquent plutôt que “ c’est pendant la session de mars qui arrive que tout sera clarifié”. Une bonne partie des députés est encore ignorante de ce dont ils auront droit.
Il se murmure, de façon informelle, qu’il est désormais institué une indemnité de session qui s’élèverait pour les simples députés à 1 200 000 (un million deux cents mille) Fcfa par an. L’autre avantage porterait sur le crédit véhicule. Pour les simples députés, il s’agissait jusque-là d’un prêt annuel d’un montant de 8 millions de Fcfa. L’argent était retenu à la source. Désormais la même somme sera allouée aux députés, mais elle ne sera plus remboursable. Les députés membres du bureau de l’Assemblée nationale avaient droit à un crédit véhicules dont les montants variaient entre 30 et 60 millions de Fcfa. Désormais, presque tous rouleront en voiture officielle, Peugeot 607. Avec la spécificité que ces véhicules seront la propriété de l’Assemblée nationale dont ils porteront l’insigne en immatriculation. On parle aussi de l’augmentation de l’enveloppe des micro-projets. Elle pourrait passer de 8 à 10 millions de Fcfa. Pour l’instant, toutes ces mesures restent encore officieuses.
Contacté, un député Rdpc de la province du Centre, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, expli-que : “ Il faut bien comprendre que les députés n’ont pas demandé la hausse de leur salaire. Nous avons reçu des tracts dans nos boîtes à lettres. Ceux-ci nous demandaient de réclamer une hausse de salaire. L’actuel président de l’Assemblée nationale n’a pas dénoncé cette revendication anonyme. En savait-il quelque chose ? Ce que par contre les députés de la majorité ont fait, et qui n’a pas suffisamment été relayé par les médias c’est de demander la hausse des salaires des fonctionnaires de la République. Car à ce propos, il y a une injustice redoutable. ”
Un autre député Rdpc membre du bureau estime pour sa part qu’ “ il ne faudrait pas que l’on fasse une fixation sur la rémunération des députés. Un député simple gagne environ 800 000 Fcfa par mois. Un député membre du bureau a à peu près un million deux cent mille Fcfa. En dehors du président de l’Assemblée nationale qui a un traitement particulier, le salaire des autres députés n’est pas toujours suffisant comme on peut le penser. Il y a beaucoup de charges liées à cette fonction. Et ce que l’on nous prose en ce moment, que nous entendons dans les coulisses, n’est pas grand chose ”.
En tout cas, la session de mars sera convoquée dans quelques jours. On saura donc de quoi il est effectivement question. 

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Cavaye Yeguié Djibril semblait porter à cœur cette doléance “ dans le but de contrôler la fougue des députés de la majorité Rdpc en cas de révision constitutionnelle ”, pour reprendre un commentaire d’un de ses proches. Ce qu’on sait c’est que, presque en catimini, des instructions présidentielles ont été données pour que de nouveaux avantages soient accordés aux députés. Pour l’instant, le texte de ces instructions présidentielles reste secret. Au secrétariat général de l’Assemblée nationale, on ne dément pas l’information. Mais la plupart des cadres demeurent vague sur les chiffres réels. Ils indiquent plutôt que “ c’est pendant la session de mars qui arrive que tout sera clarifié”. Une bonne partie des députés est encore ignorante de ce dont ils auront droit.
Il se murmure, de façon informelle, qu’il est désormais institué une indemnité de session qui s’élèverait pour les simples députés à 1 200 000 (un million deux cents mille) Fcfa par an. L’autre avantage porterait sur le crédit véhicule. Pour les simples députés, il s’agissait jusque-là d’un prêt annuel d’un montant de 8 millions de Fcfa. L’argent était retenu à la source. Désormais la même somme sera allouée aux députés, mais elle ne sera plus remboursable. Les députés membres du bureau de l’Assemblée nationale avaient droit à un crédit véhicules dont les montants variaient entre 30 et 60 millions de Fcfa. Désormais, presque tous rouleront en voiture officielle, Peugeot 607. Avec la spécificité que ces véhicules seront la propriété de l’Assemblée nationale dont ils porteront l’insigne en immatriculation. On parle aussi de l’augmentation de l’enveloppe des micro-projets. Elle pourrait passer de 8 à 10 millions de Fcfa. Pour l’instant, toutes ces mesures restent encore officieuses.
Contacté, un député Rdpc de la province du Centre, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, expli-que : “ Il faut bien comprendre que les députés n’ont pas demandé la hausse de leur salaire. Nous avons reçu des tracts dans nos boîtes à lettres. Ceux-ci nous demandaient de réclamer une hausse de salaire. L’actuel président de l’Assemblée nationale n’a pas dénoncé cette revendication anonyme. En savait-il quelque chose ? Ce que par contre les députés de la majorité ont fait, et qui n’a pas suffisamment été relayé par les médias c’est de demander la hausse des salaires des fonctionnaires de la République. Car à ce propos, il y a une injustice redoutable. ”
Un autre député Rdpc membre du bureau estime pour sa part qu’ “ il ne faudrait pas que l’on fasse une fixation sur la rémunération des députés. Un député simple gagne environ 800 000 Fcfa par mois. Un député membre du bureau a à peu près un million deux cent mille Fcfa. En dehors du président de l’Assemblée nationale qui a un traitement particulier, le salaire des autres députés n’est pas toujours suffisant comme on peut le penser. Il y a beaucoup de charges liées à cette fonction. Et ce que l’on nous prose en ce moment, que nous entendons dans les coulisses, n’est pas grand chose ”.
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Cavaye Yeguié Djibril semblait porter à cœur cette doléance “ dans le but de contrôler la fougue des députés de la majorité Rdpc en cas de révision constitutionnelle ”, pour reprendre un commentaire d’un de ses proches. Ce qu’on sait c’est que, presque en catimini, des instructions présidentielles ont été données pour que de nouveaux avantages soient accordés aux députés. Pour l’instant, le texte de ces instructions présidentielles reste secret. Au secrétariat général de l’Assemblée nationale, on ne dément pas l’information. Mais la plupart des cadres demeurent vague sur les chiffres réels. Ils indiquent plutôt que “ c’est pendant la session de mars qui arrive que tout sera clarifié”. Une bonne partie des députés est encore ignorante de ce dont ils auront droit.
Il se murmure, de façon informelle, qu’il est désormais institué une indemnité de session qui s’élèverait pour les simples députés à 1 200 000 (un million deux cents mille) Fcfa par an. L’autre avantage porterait sur le crédit véhicule. Pour les simples députés, il s’agissait jusque-là d’un prêt annuel d’un montant de 8 millions de Fcfa. L’argent était retenu à la source. Désormais la même somme sera allouée aux députés, mais elle ne sera plus remboursable. Les députés membres du bureau de l’Assemblée nationale avaient droit à un crédit véhicules dont les montants variaient entre 30 et 60 millions de Fcfa. Désormais, presque tous rouleront en voiture officielle, Peugeot 607. Avec la spécificité que ces véhicules seront la propriété de l’Assemblée nationale dont ils porteront l’insigne en immatriculation. On parle aussi de l’augmentation de l’enveloppe des micro-projets. Elle pourrait passer de 8 à 10 millions de Fcfa. Pour l’instant, toutes ces mesures restent encore officieuses.
Contacté, un député Rdpc de la province du Centre, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, expli-que : “ Il faut bien comprendre que les députés n’ont pas demandé la hausse de leur salaire. Nous avons reçu des tracts dans nos boîtes à lettres. Ceux-ci nous demandaient de réclamer une hausse de salaire. L’actuel président de l’Assemblée nationale n’a pas dénoncé cette revendication anonyme. En savait-il quelque chose ? Ce que par contre les députés de la majorité ont fait, et qui n’a pas suffisamment été relayé par les médias c’est de demander la hausse des salaires des fonctionnaires de la République. Car à ce propos, il y a une injustice redoutable. ”
Un autre député Rdpc membre du bureau estime pour sa part qu’ “ il ne faudrait pas que l’on fasse une fixation sur la rémunération des députés. Un député simple gagne environ 800 000 Fcfa par mois. Un député membre du bureau a à peu près un million deux cent mille Fcfa. En dehors du président de l’Assemblée nationale qui a un traitement particulier, le salaire des autres députés n’est pas toujours suffisant comme on peut le penser. Il y a beaucoup de charges liées à cette fonction. Et ce que l’on nous prose en ce moment, que nous entendons dans les coulisses, n’est pas grand chose ”.
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Cmc/bars : nouvelle tournée

La Cameroon Music Corporation (Cmc) a organisé une conférence de presse hier en son siège de Tsinga à Yaoundé pour repréciser sa position dans l’affaire l’opposant depuis des mois aux bars, débits de boisson et, dans une plus large perspective, aux sociétés brassicoles. –

 La pomme de discorde reste évidemment le paiement de la redevance. Une décision du Mincult de mai 2006 parle de 15 francs par casier. Des quatre entreprises brassicoles de la place, les deux plus modestes se sont engagées à respecter le texte. Concernant les Brasseries du Cameroun, la porte de concertation reste ouverte. Sa concurrente immédiate, elle, ferait la sourde oreille. Ça bouge sur la piste. CT a rencontré le Pca de la Cmc, Sam Mbende, pour plus de clarifications.

Sam Mbende: « Des solutions sont explorées »

Sam Mbende, Pca de la Cameroon Music Corporation (Cmc).

Des fausses notes se font entendre depuis peu, au sujet de la redevance due par les bars et les débits de boissons. La question est-elle réglée ?

Pas encore. Les sociétés de gestion collective demandent l’application de la décision d’approbation prise par le Mincult le 12 mai 2006, fixant les taux de modalité de perception de la redevance du droit d’auteur et des droits voisins due par les bars et les débits de boisson. Il avait été décidé que le montant de cette redevance était de 15F Cfa TTC par casier, soit 17,5 F Cfa TTC par décalitre de boisson vendu par les sociétés brassicoles. Cette redevance doit donc être payée par majoration du prix du casier, somme retenue à la source par les sociétés qui devaient les reverser mensuellement.

Qu’est-ce qui fait problème aujourd’hui ?

Ça va faire deux ans que les débits de boisson et les bars ne payent pas. Or, cette redevance représente plus de 80% des revenus de la Cmc et des autres sociétés sœurs. Ceci pose un problème pour le fonctionnement des entreprises et pour les artistes, qui ne reçoivent pas leur redevance comme il faudrait.

Dans un récent entretien avec la presse à Douala, le Dg des Brasseries a indiqué que sa structure respectait les textes…

En tant que société, les Brasseries du Cameroun se sont acquittées de leurs droits d’auteur à ce jour – de 2001 à 2007 – conformément au texte du 13 janvier 2006. Le problème se pose pour le respect du deuxième texte, la décision du 12 mai 2006 que j’ai évoquée plus haut. Il y a un problème d’application de cette décision. Les Brasseries ont soulevé des difficultés réelles, mais qui ne sont pas insurmontables. Il s’agit de se concerter, de trouver des compromis.

Pour certains, ça va se solder par une nouvelle augmentation du prix des boissons…

C’est de la rigolade, passez-moi l’expression. Les sociétés brassicoles ne devraient pas nous donner de leçons en matière de protection du consommateur. Consultent-elles les consommateurs avant d’augmenter leurs prix ? 15 francs par casier, c’est à peine un franc par bouteille. Depuis peu, une de ces sociétés a augmenté ses prix de 1200 francs par casier ! Qu’elle ne vienne pas dire que le sort des clients les préoccupe. Il y a plus de 300 000 bars dans ce pays et l’écrasante majorité utilise de la musique, qu’elle soit essentielle, accessoire ou de sonorisation ambiante. La musique agrémente le milieu et le client consomme davantage. C’est bon pour les chiffres des brasseries et on voudrait exclure les artistes ?

Imaginons que ces sociétés payent tout ce qu’elles doivent. A combien s’élèverait le pactole et qu’en feriez-vous ?

Je n’ai pas encore fait les calculs, mais cela représente beaucoup d’argent. Nous le destinons à trois choses. Les artistes ayant au moins 55 ans et ayant travaillé pour la musique camerounaise recevront une pension viagère comme à la Sacem, afin que des gens ne meurent plus dans l’indigence. Ensuite, nous voulons mettre en place une vraie mutuelle pour les artistes productifs. Leur permettre de se soigner, de faire soigner leurs proches dans des structures agréées. Enfin, nous comptons relancer la production, notamment chez les jeunes qui ont du talent mais pas toujours des moyens.

CT

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