Jules Marcellin Djaga, prefet de la Mezam.
Réactions :
On ne négocie pas avec la rue
Au jour d’aujourd’hui le bilan est lourd, à Santa la sous préfecture saccagé, la gendarmerie. A Bamenda c’est encore très lourd. Les édifices publics saccagés, le service départemental des impôts, les stations-service, les commerces pillés, la délégation provinciale de la femme, on ne peut pas faire un bilan exact. Les assaillants ont fait sortir des jeunes élèves, ils ont fait courir l’idée selon laquelle les élèves sont sortis pour manifester contre les mauvaises conditions de vie à l’internat notamment la nourriture.
Aussi parlant de la brutalité des forces de l’ordre, il y a des moments où l’ordre ne peut s’établir que par la force, ce sont des forces de l’ordre il n’y a pas d’autres moyens que la force pour dégager les rues. On ne négocie pas avec la rue, surtout que les menaces planent
Patrick Ndangoh, 1er adjoint au maire de Bamenda 1.
Rien n’est terminé
C’est déplorable que le gouvernement camerounais ne connaisse pas jusqu’aujourd’hui le problème des Camerounais. C’est une leçon pour le gouvernement. Aussi a l’allure ou vont les choses rien n’est terminé même si on renoue avec le travail. Ca me fait mal de savoir que les autorités pensent que les camerounais vivent bien. Pourquoi ne pas opter pour le dialogue ? Même si il y a manipulation comme le président Biya semble le faire croire, on ne descend pas dans la rue comme ça !
Ambe Fokwa, un habitant de Bamenda
C’est absurde et irrationnel
Au plan local, les marches contre la vie chère et les actes de vandalisme enregistrés dans les villes de Bamenda, de Santa et de Kumbo ces jours ci, continuent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Ces faits insolites qui nous ramènent dix sept ans en arrière ne manquent pas d’intriguer, tant leur survenue et leur ampleur ont surpris plus d’un. Alors que le gouvernement lui-même a pris conscience de la flambée des prix des produits de grande consommation ces derniers temps et a envisagé des mesures énergiques, comme les descente du ministre du Commerce pour contrôler les prix, cette poussée de fièvre sociale confine à l’absurde et à l’irrationnel.
Un policier ayant requis l’anonymat
La destruction des biens n’est pas un exutoire
A force de détruire, nous finirons par aller habiter les grottes et les termitières. Comme le dit l’adage, “la colère est mauvaise conseillère”. Quand est-ce que les politiciens et les groupes socioprofessionnels, toutes tendances confondues, de notre Nation, dans l’expression de leur courroux, légitime ou non, comprendront enfin que la destruction des biens publics et privés n’est pas le meilleur exutoire, la meilleure thérapeutique qui soit ?

