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Bamenda : Cinq morts et 200 personnes arrêtées



Le premier bilan matériel très lourd selon le préfet de la Mezam.
Frederic Takang (correspondance particulière)


Des vagues de manifestations d’un autre genre ont secoué jeudi dernier les villes de Bamenda, Santa, Kumbo, et Nkambe, en réaction au message du président Paul Biya, dans la soirée du mercredi. Poussés par ces déclarations, des « apprentis sorciers» sont sortis de l’ombre et se sont rués sur des édifices publics et privés. Dans la ville de Bamenda, les manifestants ont d’abord mis le feu aux bureaux de la poste de Nkwen. Des barricades ont été érigées partout dans la ville, et comme si cela ne suffisait pas, pneus, troncs d’arbres et carcasses de voiture ont été brûlées sur la chaussée.
Les jets de pierres et autres projectiles vont pousser les éléments du Bataillon des troupes aéroportées (Btap) basé à Koutaba, et venus renforcer les troupes déployées depuis lundi dans la ville Bamenda, à riposter par des tirs à balles réelles. Cinq manifestants atteints ont rendu l’âme. Il s’agit de : Che Emmanuel Tanifor, 19 ans, abattu à Mile 2 Nkwen ; Awah Devolene, 18 ans, tué à Che Street ; Fontoh Isily, 16 ans, élève au lycée Technique tué à Ntarinkon ; Anthony Fomenka, 27 ans, abattu à Ghana Street ; Pa Jean Grand Bobo, 40 ans, abattu à Akum.

Trois autres personnes atteintes par ces balles sont actuellement internées à l’hôpital provincial de Bamenda. Il s’agit de Gerald Nichia et Muhamet, atteints au pied, et Janet Nimbong, victime d’une balle perdue qui l’a surprise à son domicile à Meta Cités. Elle est atteinte au niveau du sein. La situation de cette dernière est critique, selon un médecin de l’hôpital provincial de Bamenda ayant requis l’anonymat.
Les vandales se sont déportés vers Ntarikon au Collège Sacred Heart et au PSS Mankon. Ils ont contraint les élèves de ces internats à les rejoindre dans la rue. Environ trois milles élèves ont été forcés à porter des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «nous avons faim, nos conditions de vie à l’internat sont déplorables».

L’intervention des force de l’ordre a permis a certains de ces élèves de regagner leurs établissements, tandis que d’autres ayant des parents en ville les ont rejoints. Ils ont marché sur quelques artères de la ville. Au cours des manifestations de jeudi dernier, les forces de sécurité ont interpellé 200 personnes dont plusieurs mineurs. Avant cette folle journée, plusieurs édifices avaient déjà été pillés dans la ville de Bamenda. Il s’agit notamment du centre des impôts de Cow Street Nkwen qui a été pillé, les ordinateurs, les documents et le matériel de bureau ont été emportés dans un cas et incendiés dans l’autre. Les kiosques Pmuc ont complètement disparu de la ville.

8 mars
Mercredi déjà, un véhicule transportant les pagnes (dont ceux de la journée de la femme) et appartenant à la société Laking textille a été dépouillé de son contenu. Les véhicules et engins de la communauté urbaine de Bamenda ont été calcinés, de même que le véhicule de fonction du délégué du gouvernement auprès de la Commune urbaine de Bamenda, Sandjou Tadzong Abel Ndeh. L’école primaire et maternelle appartenant à sa femme n’a pas été épargnée par les manifestants. Les émeutiers ont été stoppés net par les forces de maintien de l’ordre alors qu’ils se rendaient au domicile du délégué du gouvernement.

Le centre de distribution de la Guinness de mile 3 a essuyé une scène de pillage de même que celui des brasseries du Cameroun à Bamenda. Les alimentations des deux stations Mobil de Commercial Avenue ont été pillées. Le gérant de celle de City Chemist parle de 20 millions de francs CFA de perte. Désormais, Bamenda n’a plus de tribune pour les fêtes. L’unique de la ville qui était située au centre commercial a été incendiée. A Kumbo, le discours du chef de l’Etat du 27 février dernier a été analysé par des habitants comme un acte de provocation. La furie des manifestants s’est manifestée au service départemental des impôts du Bui qui a été complètement incendié. Certains coins de la ville où les pneus incendiés sont encore visibles témoignent du passage des manifestants. Le véhicule de la police a essuyé des jets de pierres qui ont brisé les vitres.

Au domicile du chef de service départemental des impôts, le mobilier, les ordinateurs et les documents ont été brûlés. Les dépôts des sociétés brassicoles de cette ville ont subi des scènes de pillages. Les «fauteurs de trouble» ont ici aussi forcé les élèves à quitter leurs établissements pour leurs domiciles respectifs.
A Nkambe, les services de AES Sonel ont reçu la visite inopinée de ces brigands qui, ont emporté, ordinateurs et autres effets. A Santa, ils ont dans un premier temps, saccagé la sous-préfecture. Et par la suite ils y ont mis du feu autour de cinq heures du matin le jeudi. Barricades et autres matériaux ont été transportés sur la chaussée. Au moment où nous allions sous presse une décision du préfet de la Mezam interdisait les activités à Akum. Le marché et les débits de boissons sont fermés pour 14 jours. Les populations d’Akum son pointées su doigt dans l’incendie de la sous préfecture de Santa.

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Le premier bilan matériel très lourd selon le préfet de la Mezam.
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Des vagues de manifestations d’un autre genre ont secoué jeudi dernier les villes de Bamenda, Santa, Kumbo, et Nkambe, en réaction au message du président Paul Biya, dans la soirée du mercredi. Poussés par ces déclarations, des « apprentis sorciers» sont sortis de l’ombre et se sont rués sur des édifices publics et privés. Dans la ville de Bamenda, les manifestants ont d’abord mis le feu aux bureaux de la poste de Nkwen. Des barricades ont été érigées partout dans la ville, et comme si cela ne suffisait pas, pneus, troncs d’arbres et carcasses de voiture ont été brûlées sur la chaussée.
Les jets de pierres et autres projectiles vont pousser les éléments du Bataillon des troupes aéroportées (Btap) basé à Koutaba, et venus renforcer les troupes déployées depuis lundi dans la ville Bamenda, à riposter par des tirs à balles réelles. Cinq manifestants atteints ont rendu l’âme. Il s’agit de : Che Emmanuel Tanifor, 19 ans, abattu à Mile 2 Nkwen ; Awah Devolene, 18 ans, tué à Che Street ; Fontoh Isily, 16 ans, élève au lycée Technique tué à Ntarinkon ; Anthony Fomenka, 27 ans, abattu à Ghana Street ; Pa Jean Grand Bobo, 40 ans, abattu à Akum.

Trois autres personnes atteintes par ces balles sont actuellement internées à l’hôpital provincial de Bamenda. Il s’agit de Gerald Nichia et Muhamet, atteints au pied, et Janet Nimbong, victime d’une balle perdue qui l’a surprise à son domicile à Meta Cités. Elle est atteinte au niveau du sein. La situation de cette dernière est critique, selon un médecin de l’hôpital provincial de Bamenda ayant requis l’anonymat.
Les vandales se sont déportés vers Ntarikon au Collège Sacred Heart et au PSS Mankon. Ils ont contraint les élèves de ces internats à les rejoindre dans la rue. Environ trois milles élèves ont été forcés à porter des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «nous avons faim, nos conditions de vie à l’internat sont déplorables».

L’intervention des force de l’ordre a permis a certains de ces élèves de regagner leurs établissements, tandis que d’autres ayant des parents en ville les ont rejoints. Ils ont marché sur quelques artères de la ville. Au cours des manifestations de jeudi dernier, les forces de sécurité ont interpellé 200 personnes dont plusieurs mineurs. Avant cette folle journée, plusieurs édifices avaient déjà été pillés dans la ville de Bamenda. Il s’agit notamment du centre des impôts de Cow Street Nkwen qui a été pillé, les ordinateurs, les documents et le matériel de bureau ont été emportés dans un cas et incendiés dans l’autre. Les kiosques Pmuc ont complètement disparu de la ville.

8 mars
Mercredi déjà, un véhicule transportant les pagnes (dont ceux de la journée de la femme) et appartenant à la société Laking textille a été dépouillé de son contenu. Les véhicules et engins de la communauté urbaine de Bamenda ont été calcinés, de même que le véhicule de fonction du délégué du gouvernement auprès de la Commune urbaine de Bamenda, Sandjou Tadzong Abel Ndeh. L’école primaire et maternelle appartenant à sa femme n’a pas été épargnée par les manifestants. Les émeutiers ont été stoppés net par les forces de maintien de l’ordre alors qu’ils se rendaient au domicile du délégué du gouvernement.

Le centre de distribution de la Guinness de mile 3 a essuyé une scène de pillage de même que celui des brasseries du Cameroun à Bamenda. Les alimentations des deux stations Mobil de Commercial Avenue ont été pillées. Le gérant de celle de City Chemist parle de 20 millions de francs CFA de perte. Désormais, Bamenda n’a plus de tribune pour les fêtes. L’unique de la ville qui était située au centre commercial a été incendiée. A Kumbo, le discours du chef de l’Etat du 27 février dernier a été analysé par des habitants comme un acte de provocation. La furie des manifestants s’est manifestée au service départemental des impôts du Bui qui a été complètement incendié. Certains coins de la ville où les pneus incendiés sont encore visibles témoignent du passage des manifestants. Le véhicule de la police a essuyé des jets de pierres qui ont brisé les vitres.

Au domicile du chef de service départemental des impôts, le mobilier, les ordinateurs et les documents ont été brûlés. Les dépôts des sociétés brassicoles de cette ville ont subi des scènes de pillages. Les «fauteurs de trouble» ont ici aussi forcé les élèves à quitter leurs établissements pour leurs domiciles respectifs.
A Nkambe, les services de AES Sonel ont reçu la visite inopinée de ces brigands qui, ont emporté, ordinateurs et autres effets. A Santa, ils ont dans un premier temps, saccagé la sous-préfecture. Et par la suite ils y ont mis du feu autour de cinq heures du matin le jeudi. Barricades et autres matériaux ont été transportés sur la chaussée. Au moment où nous allions sous presse une décision du préfet de la Mezam interdisait les activités à Akum. Le marché et les débits de boissons sont fermés pour 14 jours. Les populations d’Akum son pointées su doigt dans l’incendie de la sous préfecture de Santa.

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Les jets de pierres et autres projectiles vont pousser les éléments du Bataillon des troupes aéroportées (Btap) basé à Koutaba, et venus renforcer les troupes déployées depuis lundi dans la ville Bamenda, à riposter par des tirs à balles réelles. Cinq manifestants atteints ont rendu l’âme. Il s’agit de : Che Emmanuel Tanifor, 19 ans, abattu à Mile 2 Nkwen ; Awah Devolene, 18 ans, tué à Che Street ; Fontoh Isily, 16 ans, élève au lycée Technique tué à Ntarinkon ; Anthony Fomenka, 27 ans, abattu à Ghana Street ; Pa Jean Grand Bobo, 40 ans, abattu à Akum.

Trois autres personnes atteintes par ces balles sont actuellement internées à l’hôpital provincial de Bamenda. Il s’agit de Gerald Nichia et Muhamet, atteints au pied, et Janet Nimbong, victime d’une balle perdue qui l’a surprise à son domicile à Meta Cités. Elle est atteinte au niveau du sein. La situation de cette dernière est critique, selon un médecin de l’hôpital provincial de Bamenda ayant requis l’anonymat.
Les vandales se sont déportés vers Ntarikon au Collège Sacred Heart et au PSS Mankon. Ils ont contraint les élèves de ces internats à les rejoindre dans la rue. Environ trois milles élèves ont été forcés à porter des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «nous avons faim, nos conditions de vie à l’internat sont déplorables».

L’intervention des force de l’ordre a permis a certains de ces élèves de regagner leurs établissements, tandis que d’autres ayant des parents en ville les ont rejoints. Ils ont marché sur quelques artères de la ville. Au cours des manifestations de jeudi dernier, les forces de sécurité ont interpellé 200 personnes dont plusieurs mineurs. Avant cette folle journée, plusieurs édifices avaient déjà été pillés dans la ville de Bamenda. Il s’agit notamment du centre des impôts de Cow Street Nkwen qui a été pillé, les ordinateurs, les documents et le matériel de bureau ont été emportés dans un cas et incendiés dans l’autre. Les kiosques Pmuc ont complètement disparu de la ville.

8 mars
Mercredi déjà, un véhicule transportant les pagnes (dont ceux de la journée de la femme) et appartenant à la société Laking textille a été dépouillé de son contenu. Les véhicules et engins de la communauté urbaine de Bamenda ont été calcinés, de même que le véhicule de fonction du délégué du gouvernement auprès de la Commune urbaine de Bamenda, Sandjou Tadzong Abel Ndeh. L’école primaire et maternelle appartenant à sa femme n’a pas été épargnée par les manifestants. Les émeutiers ont été stoppés net par les forces de maintien de l’ordre alors qu’ils se rendaient au domicile du délégué du gouvernement.

Le centre de distribution de la Guinness de mile 3 a essuyé une scène de pillage de même que celui des brasseries du Cameroun à Bamenda. Les alimentations des deux stations Mobil de Commercial Avenue ont été pillées. Le gérant de celle de City Chemist parle de 20 millions de francs CFA de perte. Désormais, Bamenda n’a plus de tribune pour les fêtes. L’unique de la ville qui était située au centre commercial a été incendiée. A Kumbo, le discours du chef de l’Etat du 27 février dernier a été analysé par des habitants comme un acte de provocation. La furie des manifestants s’est manifestée au service départemental des impôts du Bui qui a été complètement incendié. Certains coins de la ville où les pneus incendiés sont encore visibles témoignent du passage des manifestants. Le véhicule de la police a essuyé des jets de pierres qui ont brisé les vitres.

Au domicile du chef de service départemental des impôts, le mobilier, les ordinateurs et les documents ont été brûlés. Les dépôts des sociétés brassicoles de cette ville ont subi des scènes de pillages. Les «fauteurs de trouble» ont ici aussi forcé les élèves à quitter leurs établissements pour leurs domiciles respectifs.
A Nkambe, les services de AES Sonel ont reçu la visite inopinée de ces brigands qui, ont emporté, ordinateurs et autres effets. A Santa, ils ont dans un premier temps, saccagé la sous-préfecture. Et par la suite ils y ont mis du feu autour de cinq heures du matin le jeudi. Barricades et autres matériaux ont été transportés sur la chaussée. Au moment où nous allions sous presse une décision du préfet de la Mezam interdisait les activités à Akum. Le marché et les débits de boissons sont fermés pour 14 jours. Les populations d’Akum son pointées su doigt dans l’incendie de la sous préfecture de Santa.

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Le premier bilan matériel très lourd selon le préfet de la Mezam.
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Les jets de pierres et autres projectiles vont pousser les éléments du Bataillon des troupes aéroportées (Btap) basé à Koutaba, et venus renforcer les troupes déployées depuis lundi dans la ville Bamenda, à riposter par des tirs à balles réelles. Cinq manifestants atteints ont rendu l’âme. Il s’agit de : Che Emmanuel Tanifor, 19 ans, abattu à Mile 2 Nkwen ; Awah Devolene, 18 ans, tué à Che Street ; Fontoh Isily, 16 ans, élève au lycée Technique tué à Ntarinkon ; Anthony Fomenka, 27 ans, abattu à Ghana Street ; Pa Jean Grand Bobo, 40 ans, abattu à Akum.

Trois autres personnes atteintes par ces balles sont actuellement internées à l’hôpital provincial de Bamenda. Il s’agit de Gerald Nichia et Muhamet, atteints au pied, et Janet Nimbong, victime d’une balle perdue qui l’a surprise à son domicile à Meta Cités. Elle est atteinte au niveau du sein. La situation de cette dernière est critique, selon un médecin de l’hôpital provincial de Bamenda ayant requis l’anonymat.
Les vandales se sont déportés vers Ntarikon au Collège Sacred Heart et au PSS Mankon. Ils ont contraint les élèves de ces internats à les rejoindre dans la rue. Environ trois milles élèves ont été forcés à porter des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «nous avons faim, nos conditions de vie à l’internat sont déplorables».

L’intervention des force de l’ordre a permis a certains de ces élèves de regagner leurs établissements, tandis que d’autres ayant des parents en ville les ont rejoints. Ils ont marché sur quelques artères de la ville. Au cours des manifestations de jeudi dernier, les forces de sécurité ont interpellé 200 personnes dont plusieurs mineurs. Avant cette folle journée, plusieurs édifices avaient déjà été pillés dans la ville de Bamenda. Il s’agit notamment du centre des impôts de Cow Street Nkwen qui a été pillé, les ordinateurs, les documents et le matériel de bureau ont été emportés dans un cas et incendiés dans l’autre. Les kiosques Pmuc ont complètement disparu de la ville.

8 mars
Mercredi déjà, un véhicule transportant les pagnes (dont ceux de la journée de la femme) et appartenant à la société Laking textille a été dépouillé de son contenu. Les véhicules et engins de la communauté urbaine de Bamenda ont été calcinés, de même que le véhicule de fonction du délégué du gouvernement auprès de la Commune urbaine de Bamenda, Sandjou Tadzong Abel Ndeh. L’école primaire et maternelle appartenant à sa femme n’a pas été épargnée par les manifestants. Les émeutiers ont été stoppés net par les forces de maintien de l’ordre alors qu’ils se rendaient au domicile du délégué du gouvernement.

Le centre de distribution de la Guinness de mile 3 a essuyé une scène de pillage de même que celui des brasseries du Cameroun à Bamenda. Les alimentations des deux stations Mobil de Commercial Avenue ont été pillées. Le gérant de celle de City Chemist parle de 20 millions de francs CFA de perte. Désormais, Bamenda n’a plus de tribune pour les fêtes. L’unique de la ville qui était située au centre commercial a été incendiée. A Kumbo, le discours du chef de l’Etat du 27 février dernier a été analysé par des habitants comme un acte de provocation. La furie des manifestants s’est manifestée au service départemental des impôts du Bui qui a été complètement incendié. Certains coins de la ville où les pneus incendiés sont encore visibles témoignent du passage des manifestants. Le véhicule de la police a essuyé des jets de pierres qui ont brisé les vitres.

Au domicile du chef de service départemental des impôts, le mobilier, les ordinateurs et les documents ont été brûlés. Les dépôts des sociétés brassicoles de cette ville ont subi des scènes de pillages. Les «fauteurs de trouble» ont ici aussi forcé les élèves à quitter leurs établissements pour leurs domiciles respectifs.
A Nkambe, les services de AES Sonel ont reçu la visite inopinée de ces brigands qui, ont emporté, ordinateurs et autres effets. A Santa, ils ont dans un premier temps, saccagé la sous-préfecture. Et par la suite ils y ont mis du feu autour de cinq heures du matin le jeudi. Barricades et autres matériaux ont été transportés sur la chaussée. Au moment où nous allions sous presse une décision du préfet de la Mezam interdisait les activités à Akum. Le marché et les débits de boissons sont fermés pour 14 jours. Les populations d’Akum son pointées su doigt dans l’incendie de la sous préfecture de Santa.

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Hélène Ebah : réalisatrice

La cinéaste explique sa démarche cinématographique et sa volonté de restaurer la force anthropologique des femmes dans les sociétés africaines. – “ Les femmes n’ont surtout pas besoin qu’on les prenne en pitié ”

Comment expliquer la trop grande présence du noir, de la mélancolie et de la tristesse dans le film ?
On ne considère pas beaucoup les souffrances psychologiques en Afrique parce qu’elles ne sont pas palpables. On a souvent pris les Africaines, pour des femmes qui errent dans la vie de tous les jours, avec pour seule émotion ; l’amour de leurs enfants et du foyer. C’est ainsi qu’on pense que quand elles le peuvent, elles luttent contre la pauvreté, la guerre et la famine. Nous pensons qu’il y a là, un type de conception réducteur, très minimaliste sur le quotient intellectuel des femmes africaines.
La réalisation du film sur “ Les blessures inguérissables ”, traduit une volonté de mettre en images, certains aspects de la souffrance humaine et surtout féminine. Je n’ai pas l’impression d’avoir mis assez de noir en terme de couleur. Par contre le mélange de couleurs sobres et la mélancolie que dégagent la plupart des personnages participent peut-être à donner cette impression de noirceur. Ce qui signifie que la souffrance en ces personnages a atteint un niveau très élevé au point où, ils sont peut-être irrécupérables. D’où le titre “ Les blessures inguérissables ”.

Votre film ressemble à une exposition des tableaux, de même qu’il questionne l’univers de la femme africaine, sans en donner des réponses. Qu’en dites-vous ?
La vie de chaque personne est unique. Chacun perçoit la vie à sa manière. Par conséquent, les solutions ne peuvent se trouver que au cas par cas. Dans le film, nous pensons qu’il serait souhaitable que l’on prenne en compte les dégâts psychologiques. Ils ont des conséquences sur les considérations futures qu’un individu peut avoir par rapport à la conduite de sa vie. Si le film se présente sous forme de tableaux c’est parce que je voulais capter des moments de vie. Chaque jour qui passe, nous réserve d’énormes surprises. Dans notre train-train quotidien, on fait beaucoup de choses. Ce qui m’intéresse, c’est le moment où on fait le repli sur soi ; on parle de soi même ; en se posant des questions sur soi même.

Dans quelles conditions avez-vous tourné le film ? Pensez-vous que les Africaines sont à plaindre ?
Nous avons tourné film à très petit budget. Mais dès lors que j’ai pu rassembler tous les moyens logistiques dont j’avais besoin, tout est allé très vite, de toutes les façons c’est ce que j’aime faire. En ce qui concerne les méthodes de financement et comment nous avons pu achever la réalisation du film en nous acquittant des cachets des comédiens, il faut dire que ça n’a pas été facile. Les artistes ont joué presque pour rien. On s’est trop battu, pour leur garantir juste le minimum vital.
Quant à savoir si les femmes africaines ont des problèmes ou si elles sont à plaindre, il faut faire la part des choses. Elles n’ont surtout pas besoin qu’on les prenne en pitié. C’est un des messages phare du film. L’idée est que chaque femme prenne 5 minutes à la fin d’une journée pour faire le bilan sur sa propre vie, par rapport à ses propres perspectives et ses ambitions à devenir quelqu’un de meilleur. En dehors des préoccupations des autres membres de la famille dont elle reçoit toutes les décharges de souffrances.  

Par Réalisé par Souley ONOHIOLO

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