Des étudiants camerounais noyés à Conakry
Drame : Des étudiants camerounais noyés à Conakry
Au moins 7 morts enregistrés au cours d’une excursion.
Jean Baptiste Ketchateng
Bbc et Rfi ont annoncé à leurs auditeurs camerounais hier dans leurs journaux matinaux sur l’actualité africaine, l’information selon laquelle, samedi dernier à Conakry, une dizaine d’étudiants camerounais sont décédés dans le naufrage de la pirogue qui les transportait pour une excursion sur l’île de Room au large de la capitale guinéenne. Une dépêche de l’Afp fait état de sept morts, tandis que d’autres sources régionales d’information parlent de douze ou treize morts sur les 41 passagers qui avaient pris place à bord de l’embarcation. Mais un message porté hier de l’ambassadeur du Cameroun au Sénégal au ministre des Relations extérieures recense sept morts et quatre portés disparus.
Le drame quant à lui s’est noué ce 15 mars 2008, alors qu’un groupe de 34 jeunes camerounais ont décidé de bivouaquer sur l’île de Room, dont les vacanciers et les touristes apprécient les paysages. Après leurs semaines d’études et d’examens, les étudiants souhaitaient se distraire en y passant la nuit avant de fêter l’anniversaire d’un des leurs. " Beaucoup d’entre nous ont choisi d’y aller pour décompresser. J’étais d’ailleurs en route quand j’ai pesé le pour et le contre, je suis resté à la maison ", a indiqué un étudiant camerounais interrogé à Conakry par la Bbc.
Malheureusement, la pirogue à bord de laquelle étaient montés les étudiants a chaviré à quelques encablures de l’île de Soro. Les 34 Camerounais et les 4 membres de l’équipage se sont retrouvés en pleine mer lorsque la pirogue s’est retournée.
La pirogue a noyé ses occupants du fait d’une " surcharge et d’un vent violent ", a expliqué à l’Afp Dominique Djomo, le président de l’Amicale des étudiants camerounais en Guinée. Selon d’autres témoins, l’engin ne possédant pas de réel dispositif de secours en cas de naufrage, tous les passagers n’ont pas eu le privilège de bénéficier d’un gilet de sauvetage lorsque la pirogue a chaviré, indique le site bonaberi.com.
25 des jeunes passagers avaient été secourus par des bateaux de pêcheurs et de particuliers dans les instants ayant suivi le naufrage, a précisé M. Djomo. Si d’autres sources font le bilan de trois des quatre membres de l’équipage qui seraient aussi décédés et, qu’à ce jour, on est toujours sans nouvelles d’une dizaine d’étudiants naufragés, M. Djomo a cependant déclaré que seuls quatre étudiants et trois membres d’équipage étaient portés disparus depuis. Ce qui traduit tout au moins la confusion qui peut régner dans les secours.
Morts
– Mbarga Boris, 5ème année médecine
– Chedjou Manou, 4ème année médecine
– Young Nancy, 4ème année médecine
– Tachago Elvis, Ingénieur télécommunications
– Tefouet Sandrine, 2ème année médecine
– Dassi Inès, 1ère année Polytechnique (Option mécanique)
– Gouodong Alida, 1ère année pharmacie
Portés disparus
– Fotso Christian, 1ère année Polytechnique (Option télécommunications)
– Mvondo Estelle, 4ème année médecine
– Nouta Nadine, 4ème année médecine
– Kamga Marius, 5ème année Polytechnique (Option Informatique)

