Non classé

La voisine des Biya perd une manche

Au tribunal :


La justice ne suspend pas un arrêté du délégué du gouvernement après la destruction d’un immeuble à côté de la villa présidentielle.
J.B. Ketchateng


La chambre administrative de la Cour suprême a rendu en janvier dernier une ordonnance en référé au sujet de l’affaire qui oppose Mary Abeck Akwa à l’Etat du Cameroun. Mais c’est seulement la semaine dernière que l’expédition de la décision a été disponible au cabinet des avocats de la plaignante, avoue un de leurs préposés. Mais cela ne change rien au fond de l’affaire. Puisque au sujet du recours aux fins de suspension des effets d’un arrêté du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé qui suspendait le permis de bâtir accordé à Mme Abeck Akwa.
Le refus de la Cour suprême est fondé sur l’incompétence de la juridiction. Le juge des référés explique, dans l’un des attendus de l’ordonnance, qu’il outrepasserait ses pouvoirs en l’espèce en annulant effectivement la décision de suspension du délégué du gouvernement. Bien plus, estime le juge, le recours introduit au fond par la plaignante pour le litige qui l’oppose à la ville de Yaoundé n’est pas suspensif. Une succession de sanctions qui confinent Mme Abeck à attendre l’épilogue de cette affaire qui a commencé, au moins dans sa partie publique, en mai dernier.
En effet, c’est en prenant argument de la présence d’un espace inondable que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de la capitale, Gilbert Tsimi Evouna, avait fait détruire, jeudi 10 mai, les premiers murs d’un futur immeuble à étages que la plaignante construisait. Le maire du grand Yaoundé rappelait en plus que quelques mois auparavant, dans les mêmes circonstances, Mme Abeck Akwa avait déjà vu ses premiers travaux réduits en miettes, faute d`avoir respecté les règles d`urbanisme.

A la communauté urbaine, l’on estimait que les travaux sont effectués sur une sorte de remblai. "L’immeuble est édifié à la limite du marécage et une bonne partie de la construction s’étend sur cet espace. Ils ont donc creusé pour pouvoir avoir une cour et construire. Sur les lieux, ce n`est pas facile de le constater", explique encore le délégué du gouvernement. Un creusement, d’une dizaine de mètres de profondeur, bien visible comme une entaille qui entame le flanc de la colline, et que les mandataires de Mary Abeck ne contestaient d’ailleurs pas.
Il s’agissait, selon eux, d’une fondation utile à l`édifice qui devrait comporter plusieurs étages. D’ailleurs, cinq commissions de la communauté urbaine sont descendues sur les lieux pour finalement déclarer le terrain constructible. Si c’était un marécage, estimaient encore les constructeurs, " comment aurait-on pu creuser en profondeur, en saison des pluies, sans être inondé et bloqué? " Sur la base d`un titre foncier délivré par le service provincial des domaines en janvier 2006, le délégué du gouvernement avait par ailleurs accordé un permis de bâtir à Mme Abeck qui poursuit en justice la communauté urbaine de Yaoundé.
Ce permis, signé le 17 février 2007 seulement, a été annulé par un arrêté de la même autorité, le jour même de la destruction du chantier. Ouvrant ainsi la voie à diverses procédures dont celle qui vient de connaître un épilogue. Mary Abeck Akwa qui réclame 1,6 milliard de dommages intérêts à l’Etat.

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La chambre administrative de la Cour suprême a rendu en janvier dernier une ordonnance en référé au sujet de l’affaire qui oppose Mary Abeck Akwa à l’Etat du Cameroun. Mais c’est seulement la semaine dernière que l’expédition de la décision a été disponible au cabinet des avocats de la plaignante, avoue un de leurs préposés. Mais cela ne change rien au fond de l’affaire. Puisque au sujet du recours aux fins de suspension des effets d’un arrêté du délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé qui suspendait le permis de bâtir accordé à Mme Abeck Akwa.
Le refus de la Cour suprême est fondé sur l’incompétence de la juridiction. Le juge des référés explique, dans l’un des attendus de l’ordonnance, qu’il outrepasserait ses pouvoirs en l’espèce en annulant effectivement la décision de suspension du délégué du gouvernement. Bien plus, estime le juge, le recours introduit au fond par la plaignante pour le litige qui l’oppose à la ville de Yaoundé n’est pas suspensif. Une succession de sanctions qui confinent Mme Abeck à attendre l’épilogue de cette affaire qui a commencé, au moins dans sa partie publique, en mai dernier.
En effet, c’est en prenant argument de la présence d’un espace inondable que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de la capitale, Gilbert Tsimi Evouna, avait fait détruire, jeudi 10 mai, les premiers murs d’un futur immeuble à étages que la plaignante construisait. Le maire du grand Yaoundé rappelait en plus que quelques mois auparavant, dans les mêmes circonstances, Mme Abeck Akwa avait déjà vu ses premiers travaux réduits en miettes, faute d`avoir respecté les règles d`urbanisme.

A la communauté urbaine, l’on estimait que les travaux sont effectués sur une sorte de remblai. "L’immeuble est édifié à la limite du marécage et une bonne partie de la construction s’étend sur cet espace. Ils ont donc creusé pour pouvoir avoir une cour et construire. Sur les lieux, ce n`est pas facile de le constater", explique encore le délégué du gouvernement. Un creusement, d’une dizaine de mètres de profondeur, bien visible comme une entaille qui entame le flanc de la colline, et que les mandataires de Mary Abeck ne contestaient d’ailleurs pas.
Il s’agissait, selon eux, d’une fondation utile à l`édifice qui devrait comporter plusieurs étages. D’ailleurs, cinq commissions de la communauté urbaine sont descendues sur les lieux pour finalement déclarer le terrain constructible. Si c’était un marécage, estimaient encore les constructeurs, " comment aurait-on pu creuser en profondeur, en saison des pluies, sans être inondé et bloqué? " Sur la base d`un titre foncier délivré par le service provincial des domaines en janvier 2006, le délégué du gouvernement avait par ailleurs accordé un permis de bâtir à Mme Abeck qui poursuit en justice la communauté urbaine de Yaoundé.
Ce permis, signé le 17 février 2007 seulement, a été annulé par un arrêté de la même autorité, le jour même de la destruction du chantier. Ouvrant ainsi la voie à diverses procédures dont celle qui vient de connaître un épilogue. Mary Abeck Akwa qui réclame 1,6 milliard de dommages intérêts à l’Etat.

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Le refus de la Cour suprême est fondé sur l’incompétence de la juridiction. Le juge des référés explique, dans l’un des attendus de l’ordonnance, qu’il outrepasserait ses pouvoirs en l’espèce en annulant effectivement la décision de suspension du délégué du gouvernement. Bien plus, estime le juge, le recours introduit au fond par la plaignante pour le litige qui l’oppose à la ville de Yaoundé n’est pas suspensif. Une succession de sanctions qui confinent Mme Abeck à attendre l’épilogue de cette affaire qui a commencé, au moins dans sa partie publique, en mai dernier.
En effet, c’est en prenant argument de la présence d’un espace inondable que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de la capitale, Gilbert Tsimi Evouna, avait fait détruire, jeudi 10 mai, les premiers murs d’un futur immeuble à étages que la plaignante construisait. Le maire du grand Yaoundé rappelait en plus que quelques mois auparavant, dans les mêmes circonstances, Mme Abeck Akwa avait déjà vu ses premiers travaux réduits en miettes, faute d`avoir respecté les règles d`urbanisme.

A la communauté urbaine, l’on estimait que les travaux sont effectués sur une sorte de remblai. "L’immeuble est édifié à la limite du marécage et une bonne partie de la construction s’étend sur cet espace. Ils ont donc creusé pour pouvoir avoir une cour et construire. Sur les lieux, ce n`est pas facile de le constater", explique encore le délégué du gouvernement. Un creusement, d’une dizaine de mètres de profondeur, bien visible comme une entaille qui entame le flanc de la colline, et que les mandataires de Mary Abeck ne contestaient d’ailleurs pas.
Il s’agissait, selon eux, d’une fondation utile à l`édifice qui devrait comporter plusieurs étages. D’ailleurs, cinq commissions de la communauté urbaine sont descendues sur les lieux pour finalement déclarer le terrain constructible. Si c’était un marécage, estimaient encore les constructeurs, " comment aurait-on pu creuser en profondeur, en saison des pluies, sans être inondé et bloqué? " Sur la base d`un titre foncier délivré par le service provincial des domaines en janvier 2006, le délégué du gouvernement avait par ailleurs accordé un permis de bâtir à Mme Abeck qui poursuit en justice la communauté urbaine de Yaoundé.
Ce permis, signé le 17 février 2007 seulement, a été annulé par un arrêté de la même autorité, le jour même de la destruction du chantier. Ouvrant ainsi la voie à diverses procédures dont celle qui vient de connaître un épilogue. Mary Abeck Akwa qui réclame 1,6 milliard de dommages intérêts à l’Etat.

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Le refus de la Cour suprême est fondé sur l’incompétence de la juridiction. Le juge des référés explique, dans l’un des attendus de l’ordonnance, qu’il outrepasserait ses pouvoirs en l’espèce en annulant effectivement la décision de suspension du délégué du gouvernement. Bien plus, estime le juge, le recours introduit au fond par la plaignante pour le litige qui l’oppose à la ville de Yaoundé n’est pas suspensif. Une succession de sanctions qui confinent Mme Abeck à attendre l’épilogue de cette affaire qui a commencé, au moins dans sa partie publique, en mai dernier.
En effet, c’est en prenant argument de la présence d’un espace inondable que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de la capitale, Gilbert Tsimi Evouna, avait fait détruire, jeudi 10 mai, les premiers murs d’un futur immeuble à étages que la plaignante construisait. Le maire du grand Yaoundé rappelait en plus que quelques mois auparavant, dans les mêmes circonstances, Mme Abeck Akwa avait déjà vu ses premiers travaux réduits en miettes, faute d`avoir respecté les règles d`urbanisme.

A la communauté urbaine, l’on estimait que les travaux sont effectués sur une sorte de remblai. "L’immeuble est édifié à la limite du marécage et une bonne partie de la construction s’étend sur cet espace. Ils ont donc creusé pour pouvoir avoir une cour et construire. Sur les lieux, ce n`est pas facile de le constater", explique encore le délégué du gouvernement. Un creusement, d’une dizaine de mètres de profondeur, bien visible comme une entaille qui entame le flanc de la colline, et que les mandataires de Mary Abeck ne contestaient d’ailleurs pas.
Il s’agissait, selon eux, d’une fondation utile à l`édifice qui devrait comporter plusieurs étages. D’ailleurs, cinq commissions de la communauté urbaine sont descendues sur les lieux pour finalement déclarer le terrain constructible. Si c’était un marécage, estimaient encore les constructeurs, " comment aurait-on pu creuser en profondeur, en saison des pluies, sans être inondé et bloqué? " Sur la base d`un titre foncier délivré par le service provincial des domaines en janvier 2006, le délégué du gouvernement avait par ailleurs accordé un permis de bâtir à Mme Abeck qui poursuit en justice la communauté urbaine de Yaoundé.
Ce permis, signé le 17 février 2007 seulement, a été annulé par un arrêté de la même autorité, le jour même de la destruction du chantier. Ouvrant ainsi la voie à diverses procédures dont celle qui vient de connaître un épilogue. Mary Abeck Akwa qui réclame 1,6 milliard de dommages intérêts à l’Etat.

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Journée internationale de la langue maternelle : Douala demande des actions concrètes

Après les manifestations qui se sont déroulées au collège Libermann et à la Fondation Afric Avenir. – A la Fondation Afric Avenir, institution à vocation culturelle qui promeut la recherche et la vulgarisation des langues nationales du Cameroun, situé à Bonabéri, la journée internationale de la langue maternelle s’est célébrée hier sous le thème : “ Les langues nationales et l’unité nationale ”. Il fallait débourser mille francs pour assister à une diversité d’activités, parmi lesquelles, une exposition d’un projet de publication d’un livre de contes écrit en trois langues, le français, l’éwondo et le douala, un spectacle de contes, des séances de causeries sur le thème, un spectacle de musique, le tout en langues nationales. Des langues que l’on devrait apprendre sur l’ensemble du territoire, comme le dira Désiré Noubissié Tchigankong, pour préserver l’identité culturelle et les traditions ancestrales, faciliter l’intégration et l’unité nationale. Des objectifs entièrement poursuivis par la cérémonie similaire qui s’est déroulée sur une aire de jeu au collège Liberman, où presque les mêmes activités ont eu lieu, en présence de Rachel Senkong, la chef de la division administrative et financière de la province du Littoral, représentant le gouverneur.
Plusieurs établissements scolaires, à l’instar du lycée polyvalent de Bonabéri, le collège Déo Gratias, les lycées d’Akwa et de Japoma, le collège Saint esprit, le collège Liberman ont honoré le rendez-vous. Tout au long de la cérémonie qui a démarré aux environs de 15 heures, les élèves ont étalé leur maîtrise des langues maternelles. Notamment le douala, l’éwondo, le wolof, le bamoun, le bulu, le fèfè, le fufuldé et bien d’autres. Ils ont adressé le mot de bienvenue à leurs invités, déclamé des poèmes, récité et chanté. Le concours du meilleur locuteur en langue maternelle aura lui aussi beaucoup captivé l’attention de la nombreuse assistance. L’épreuve, qui a appelé les candidats à traduire le français en langues maternelles, s’est révélée intéressante, d’une part, parce qu’elle a dévoilé l’aisance avec laquelle certains candidats se sont exprimés en leur langue maternelle, d’autre part, parce qu’elle a dévoilé les lacunes des autres candidats.

Popelca
Au-delà de ces épreuves, Ewanè Etamè, chercheur en langues nationales, spécialisé en mka, a remis sur la table les problèmes qui entravent l’exploitation et la préservation des langues nationales. Notamment la non croyance en la langue maternelle ; l’insuffisance de l’enseignement de la langue maternelle ; la difficulté à écrire les langues maternelles qui sont des langues à ton, posant des problèmes lors de l’écriture à base de l’alphabet latin. Pourtant, insiste-t-il, l’urgence est de trouver les solutions pour lire et écrire en langues maternelles et sauver le patrimoine culturel. La première solution consistant à croire en la langue maternelle pour pouvoir l’enseigner et la parler au sein des familles. La seconde étant de les introduire dans les programmes scolaires. Ce second volet, qui incombe au ministère des Enseignements secondaires, se limitant jusqu’ici à la phase d’un projet futur. Comme que l’ont rappelé la représentante du gouverneur et le délégué provincial des Enseignements secondaires pour le Littoral, que “ le ministère nous assure que notre patrimoine sera sauvé ”. Mais, il faudra au préalable sauver les 289 langues que compte le Cameroun. Ce qui n’est pas chose aisée, quand on sait que toutes les initiatives nationales mises sur pied, ont lamentablement échoué, comme le regret Rachel Senkong. A l’exemple du programme opérationnel de l’enseignement des langues au Cameroun (Popelca), initié par le professeur Maurice Tadadjeu.

Louis Blaise Ongolo
LNE

Louis Blaise Ongolo

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