Equinoxe : les scellés enfin levés !
Quatre jours après la levée de suspension, il a fallu s’armer d’impatience pour vivre cette délivrance. Le suspens a été entretenu toute la journée d’hier.
Il est 15h30 lorsque Michèle Ebongue, déléguée provinciale de la Communication pour le Littoral et des éléments du commissariat central n°1 arrivent à l’immeuble siège d’Equinoxe au carrefour Bonakouamouang à Douala. Ils y sont accueillis par Théophile Mbiamou, le directeur de la radio et Séverin Tchounkeu, le promoteur de la télévision. A leurs côtés, une frange du personnel qui ronge ses freins depuis les premières heures de la matinée. Le public est aussi au rendez-vous avec des pancartes pour saluer cette réouverture. Cap sur les troisième et quatrième étages où sont respectivement installés les studios de la télévision et de la radio. Les officiers de police judicaire effectuent la levée des scellées.
On découvre alors des appareils couverts de poussière et de moisissure. Les intempéries ont eu raison des installations électriques. Les courants sortis de leurs attaches traînaient à même le sol. Ce qui contraint Théophile Mbiamou à mobiliser immédiatement son personnel technique. «Belmondo et les autres, vous attendez là ; on remet les installations électriques et on vérifie le matériel », lance-t-il. Preuve qu’il n’entend pas perdre du temps pour occuper sa fréquence, la 93.5 Fm. « Nous avons hâtes de remettre nos machines en marche et reconquérir notre audimat », soutient M. Tchounkeu. Le démarrage des émissions ne se fera probablement pas cette semaine. Il y a en amont un gros travail de réglage à faire : confection des programmes, mise en train du personnel restant, ajustements divers, etc.
Plus de peur que de mal
Avant la levée des scellés, un sentiment de désenchantement s’était déjà emparé du public et du personnel. « La promptitude avec laquelle ils étaient venus sceller contraste avec la lenteur qui caractérise leur retour pour lever les scellés », s’indigne un employé qui déchantait déjà de voir les autorités rouvrir les portes d’Equinoxe ce lundi.
Au siège du quotidien la Nouvelle Expression, Séverin Tchounkeu, le directeur de publication, installé dans son bureau, était beaucoup plus serein. Il attendait le signal des autorités. «Si sur le plan administratif rien n’est fait, nous aviserons», affirme-t-il. A la délégation provinciale de la Communication où nous nous sommes rendus à 14h30, on nous a assuré qu’il n’y avait aucun dilatoire possible. « Le retard enregistré est dû au fait que lorsque la notification a été faite à qui de droit, les autorités compétentes étaient en réunion de sécurité », confie notre source.
Par Mathieu Nathanaël NJOG

