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Maurice Kamto veut quitter le gouvernement



Le ministre délégué auprès du ministre de la justice postule pour être juge à la Cij.
Jean Francis Belibi


C’est avec une forte émotion dans la voix que Ephraïm Ngwafor Ndeh, nouvellement désigné, avec trois autres Camerounais, comme membres de la Cour permanente d’arbitrage (Cpa) commente son entrée dans ce qu’il appelle lui-même " le must pour tout enseignant et pratiquant du droit. C’est le sommet de la carrière judiciaire ". Son émotion est d’autant plus grande qu’il se trouve au milieu de trois autres personnes dont la seule évocation du nom dans les milieux du droit ne peut laisser personne indifférent " Je suis un privilégié pour avoir été choisi au milieu de sommités pareilles ". L’ancien recteur de l’Université de Yaoundé 2 à Soa et ancien ministre chargé de missions à la présidence de la République, aujourd’hui âgé de 57 ans, et qui s’est reconverti dans une carrière d’avocat ne manque pas dire sa " fierté d’avoir été désigné en tant que Camerounais ".

D’où la gratitude qu’il tient à rendre " aux autorités camerounaises qui ont soutenu sa candidature ". Une consécration qui, selon lui, est " le résultat de l’action de ceux qui ont défendu le dossier camerounais à Bakassi sur le différend frontalier entre notre pays et le Nigeria ". D’où son vœu " de voir le nom du Cameroun rayonner plus haut encore au niveau des instances judiciaires internationales ".
Le prince de Mankon dans la province du Nord Ouest sait par ailleurs ce qui l’attend désormais dans sa nouvelle tâche, quand il indique les missions de la Cour permanente d’arbitrage qui a son siège à La Haye, capitale des Pays Bas. La Cpa qui a été créée en 1899 lors de la première conférence de la Paix de La Haye est, comme il le dit, appelée " à régler les conflits internationaux de façon pacifique. Avant, il n’y a avait que les affaires entre les Etats. Aujourd’hui, le travail inclut les organismes internationaux, le secteur privé… ".
La Cpa, où le Cameroun est membre depuis 1961, est impliquée dans l’administration d’arbitrages commerciaux depuis 1976, date d’entrée en vigueur du règlement d’arbitrage de la Conférence des Nations Unies pour le développement et le Commerce International (Cnudci).

Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Ephraïm Ngwafor a été désigné en même temps que quatre autres éminentes personnalités : Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême du Cameroun, Paul Bamela Engo, ministre plénipotentiaire hors échelle, ancien représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies et Joseph Marie Bipoun Woum, ancien ministre de la Culture, et agrégé des facultés de droit.
La désignation de ces quatre personnalités pourrait néanmoins être l’arbre qui cache la forêt dans ces instances internationales où l’on a souvent indiqué que le Cameroun était sous-représenté. Il est en effet question du retard qu’accusent les autorités camerounaises dans la promotion d’une autre candidature. Celle du professeur Maurice Kamto à l’élection comme juge à la Cour internationale de justice (Cij) de La Haye.

Une élection programmée dans moins de trois mois. L’inquiétude est relayée, d’après nos sources au ministère des Relations extérieures (Minrex) à Yaoundé, dans une correspondance de l’ambassade du Cameroun à La Haye aux Pays Bas au ministre des Relations extérieures (Minrex). Dans la missive à sa hiérarchie, le chargé d’affaires du Cameroun au royaume des Pays Bas (jusqu’à la désignation la semaine dernière de Odette Melono comme ambassadeur) indique en effet qu’ " il serait important… de solliciter le soutien des Etats membres des Nations Unies durant le mois de juillet 2008, soit avant les vacances, pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns et les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à un ou à l’autre des deux ou trois autres candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicité à temps par notre pays ".

Une élection pour laquelle le candidat camerounais devrait, selon la correspondance venue de La Haye, effectuer " le plus tôt possible, une visite de présentation auprès des juges de la Cij ". Avant d’indiquer que " lors de l’élection des juges de la Cij, l’avis des membres en fonction de la Cour, peut se révéler décisif, non seulement pour orienter le vote de leurs Etats d’origine, mais bien au-delà ". La note envoyée au Minrex indique d’ailleurs à cet effet que les concurrents du Pr Maurice Kamto, eux, s’activent vivement déjà au niveau de La Haye.
Alors que la mission diplomatique du Cameroun dans ce pays attend encore que l’on lui communique " la période à laquelle le ministre Kamto pourrait venir à La Haye pour cette démarche aussi bien de principe que stratégique ". Du pain sur la planche pour le nouvel ambassadeur du Cameroun à La Haye qui risque fort de précipiter sa prise de service.

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C’est avec une forte émotion dans la voix que Ephraïm Ngwafor Ndeh, nouvellement désigné, avec trois autres Camerounais, comme membres de la Cour permanente d’arbitrage (Cpa) commente son entrée dans ce qu’il appelle lui-même " le must pour tout enseignant et pratiquant du droit. C’est le sommet de la carrière judiciaire ". Son émotion est d’autant plus grande qu’il se trouve au milieu de trois autres personnes dont la seule évocation du nom dans les milieux du droit ne peut laisser personne indifférent " Je suis un privilégié pour avoir été choisi au milieu de sommités pareilles ". L’ancien recteur de l’Université de Yaoundé 2 à Soa et ancien ministre chargé de missions à la présidence de la République, aujourd’hui âgé de 57 ans, et qui s’est reconverti dans une carrière d’avocat ne manque pas dire sa " fierté d’avoir été désigné en tant que Camerounais ".

D’où la gratitude qu’il tient à rendre " aux autorités camerounaises qui ont soutenu sa candidature ". Une consécration qui, selon lui, est " le résultat de l’action de ceux qui ont défendu le dossier camerounais à Bakassi sur le différend frontalier entre notre pays et le Nigeria ". D’où son vœu " de voir le nom du Cameroun rayonner plus haut encore au niveau des instances judiciaires internationales ".
Le prince de Mankon dans la province du Nord Ouest sait par ailleurs ce qui l’attend désormais dans sa nouvelle tâche, quand il indique les missions de la Cour permanente d’arbitrage qui a son siège à La Haye, capitale des Pays Bas. La Cpa qui a été créée en 1899 lors de la première conférence de la Paix de La Haye est, comme il le dit, appelée " à régler les conflits internationaux de façon pacifique. Avant, il n’y a avait que les affaires entre les Etats. Aujourd’hui, le travail inclut les organismes internationaux, le secteur privé… ".
La Cpa, où le Cameroun est membre depuis 1961, est impliquée dans l’administration d’arbitrages commerciaux depuis 1976, date d’entrée en vigueur du règlement d’arbitrage de la Conférence des Nations Unies pour le développement et le Commerce International (Cnudci).

Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Ephraïm Ngwafor a été désigné en même temps que quatre autres éminentes personnalités : Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême du Cameroun, Paul Bamela Engo, ministre plénipotentiaire hors échelle, ancien représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies et Joseph Marie Bipoun Woum, ancien ministre de la Culture, et agrégé des facultés de droit.
La désignation de ces quatre personnalités pourrait néanmoins être l’arbre qui cache la forêt dans ces instances internationales où l’on a souvent indiqué que le Cameroun était sous-représenté. Il est en effet question du retard qu’accusent les autorités camerounaises dans la promotion d’une autre candidature. Celle du professeur Maurice Kamto à l’élection comme juge à la Cour internationale de justice (Cij) de La Haye.

Une élection programmée dans moins de trois mois. L’inquiétude est relayée, d’après nos sources au ministère des Relations extérieures (Minrex) à Yaoundé, dans une correspondance de l’ambassade du Cameroun à La Haye aux Pays Bas au ministre des Relations extérieures (Minrex). Dans la missive à sa hiérarchie, le chargé d’affaires du Cameroun au royaume des Pays Bas (jusqu’à la désignation la semaine dernière de Odette Melono comme ambassadeur) indique en effet qu’ " il serait important… de solliciter le soutien des Etats membres des Nations Unies durant le mois de juillet 2008, soit avant les vacances, pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns et les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à un ou à l’autre des deux ou trois autres candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicité à temps par notre pays ".

Une élection pour laquelle le candidat camerounais devrait, selon la correspondance venue de La Haye, effectuer " le plus tôt possible, une visite de présentation auprès des juges de la Cij ". Avant d’indiquer que " lors de l’élection des juges de la Cij, l’avis des membres en fonction de la Cour, peut se révéler décisif, non seulement pour orienter le vote de leurs Etats d’origine, mais bien au-delà ". La note envoyée au Minrex indique d’ailleurs à cet effet que les concurrents du Pr Maurice Kamto, eux, s’activent vivement déjà au niveau de La Haye.
Alors que la mission diplomatique du Cameroun dans ce pays attend encore que l’on lui communique " la période à laquelle le ministre Kamto pourrait venir à La Haye pour cette démarche aussi bien de principe que stratégique ". Du pain sur la planche pour le nouvel ambassadeur du Cameroun à La Haye qui risque fort de précipiter sa prise de service.

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C’est avec une forte émotion dans la voix que Ephraïm Ngwafor Ndeh, nouvellement désigné, avec trois autres Camerounais, comme membres de la Cour permanente d’arbitrage (Cpa) commente son entrée dans ce qu’il appelle lui-même " le must pour tout enseignant et pratiquant du droit. C’est le sommet de la carrière judiciaire ". Son émotion est d’autant plus grande qu’il se trouve au milieu de trois autres personnes dont la seule évocation du nom dans les milieux du droit ne peut laisser personne indifférent " Je suis un privilégié pour avoir été choisi au milieu de sommités pareilles ". L’ancien recteur de l’Université de Yaoundé 2 à Soa et ancien ministre chargé de missions à la présidence de la République, aujourd’hui âgé de 57 ans, et qui s’est reconverti dans une carrière d’avocat ne manque pas dire sa " fierté d’avoir été désigné en tant que Camerounais ".

D’où la gratitude qu’il tient à rendre " aux autorités camerounaises qui ont soutenu sa candidature ". Une consécration qui, selon lui, est " le résultat de l’action de ceux qui ont défendu le dossier camerounais à Bakassi sur le différend frontalier entre notre pays et le Nigeria ". D’où son vœu " de voir le nom du Cameroun rayonner plus haut encore au niveau des instances judiciaires internationales ".
Le prince de Mankon dans la province du Nord Ouest sait par ailleurs ce qui l’attend désormais dans sa nouvelle tâche, quand il indique les missions de la Cour permanente d’arbitrage qui a son siège à La Haye, capitale des Pays Bas. La Cpa qui a été créée en 1899 lors de la première conférence de la Paix de La Haye est, comme il le dit, appelée " à régler les conflits internationaux de façon pacifique. Avant, il n’y a avait que les affaires entre les Etats. Aujourd’hui, le travail inclut les organismes internationaux, le secteur privé… ".
La Cpa, où le Cameroun est membre depuis 1961, est impliquée dans l’administration d’arbitrages commerciaux depuis 1976, date d’entrée en vigueur du règlement d’arbitrage de la Conférence des Nations Unies pour le développement et le Commerce International (Cnudci).

Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Ephraïm Ngwafor a été désigné en même temps que quatre autres éminentes personnalités : Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême du Cameroun, Paul Bamela Engo, ministre plénipotentiaire hors échelle, ancien représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies et Joseph Marie Bipoun Woum, ancien ministre de la Culture, et agrégé des facultés de droit.
La désignation de ces quatre personnalités pourrait néanmoins être l’arbre qui cache la forêt dans ces instances internationales où l’on a souvent indiqué que le Cameroun était sous-représenté. Il est en effet question du retard qu’accusent les autorités camerounaises dans la promotion d’une autre candidature. Celle du professeur Maurice Kamto à l’élection comme juge à la Cour internationale de justice (Cij) de La Haye.

Une élection programmée dans moins de trois mois. L’inquiétude est relayée, d’après nos sources au ministère des Relations extérieures (Minrex) à Yaoundé, dans une correspondance de l’ambassade du Cameroun à La Haye aux Pays Bas au ministre des Relations extérieures (Minrex). Dans la missive à sa hiérarchie, le chargé d’affaires du Cameroun au royaume des Pays Bas (jusqu’à la désignation la semaine dernière de Odette Melono comme ambassadeur) indique en effet qu’ " il serait important… de solliciter le soutien des Etats membres des Nations Unies durant le mois de juillet 2008, soit avant les vacances, pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns et les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à un ou à l’autre des deux ou trois autres candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicité à temps par notre pays ".

Une élection pour laquelle le candidat camerounais devrait, selon la correspondance venue de La Haye, effectuer " le plus tôt possible, une visite de présentation auprès des juges de la Cij ". Avant d’indiquer que " lors de l’élection des juges de la Cij, l’avis des membres en fonction de la Cour, peut se révéler décisif, non seulement pour orienter le vote de leurs Etats d’origine, mais bien au-delà ". La note envoyée au Minrex indique d’ailleurs à cet effet que les concurrents du Pr Maurice Kamto, eux, s’activent vivement déjà au niveau de La Haye.
Alors que la mission diplomatique du Cameroun dans ce pays attend encore que l’on lui communique " la période à laquelle le ministre Kamto pourrait venir à La Haye pour cette démarche aussi bien de principe que stratégique ". Du pain sur la planche pour le nouvel ambassadeur du Cameroun à La Haye qui risque fort de précipiter sa prise de service.

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C’est avec une forte émotion dans la voix que Ephraïm Ngwafor Ndeh, nouvellement désigné, avec trois autres Camerounais, comme membres de la Cour permanente d’arbitrage (Cpa) commente son entrée dans ce qu’il appelle lui-même " le must pour tout enseignant et pratiquant du droit. C’est le sommet de la carrière judiciaire ". Son émotion est d’autant plus grande qu’il se trouve au milieu de trois autres personnes dont la seule évocation du nom dans les milieux du droit ne peut laisser personne indifférent " Je suis un privilégié pour avoir été choisi au milieu de sommités pareilles ". L’ancien recteur de l’Université de Yaoundé 2 à Soa et ancien ministre chargé de missions à la présidence de la République, aujourd’hui âgé de 57 ans, et qui s’est reconverti dans une carrière d’avocat ne manque pas dire sa " fierté d’avoir été désigné en tant que Camerounais ".

D’où la gratitude qu’il tient à rendre " aux autorités camerounaises qui ont soutenu sa candidature ". Une consécration qui, selon lui, est " le résultat de l’action de ceux qui ont défendu le dossier camerounais à Bakassi sur le différend frontalier entre notre pays et le Nigeria ". D’où son vœu " de voir le nom du Cameroun rayonner plus haut encore au niveau des instances judiciaires internationales ".
Le prince de Mankon dans la province du Nord Ouest sait par ailleurs ce qui l’attend désormais dans sa nouvelle tâche, quand il indique les missions de la Cour permanente d’arbitrage qui a son siège à La Haye, capitale des Pays Bas. La Cpa qui a été créée en 1899 lors de la première conférence de la Paix de La Haye est, comme il le dit, appelée " à régler les conflits internationaux de façon pacifique. Avant, il n’y a avait que les affaires entre les Etats. Aujourd’hui, le travail inclut les organismes internationaux, le secteur privé… ".
La Cpa, où le Cameroun est membre depuis 1961, est impliquée dans l’administration d’arbitrages commerciaux depuis 1976, date d’entrée en vigueur du règlement d’arbitrage de la Conférence des Nations Unies pour le développement et le Commerce International (Cnudci).

Comme nous l’indiquions dans notre édition d’hier, Ephraïm Ngwafor a été désigné en même temps que quatre autres éminentes personnalités : Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême du Cameroun, Paul Bamela Engo, ministre plénipotentiaire hors échelle, ancien représentant permanent du Cameroun auprès des Nations Unies et Joseph Marie Bipoun Woum, ancien ministre de la Culture, et agrégé des facultés de droit.
La désignation de ces quatre personnalités pourrait néanmoins être l’arbre qui cache la forêt dans ces instances internationales où l’on a souvent indiqué que le Cameroun était sous-représenté. Il est en effet question du retard qu’accusent les autorités camerounaises dans la promotion d’une autre candidature. Celle du professeur Maurice Kamto à l’élection comme juge à la Cour internationale de justice (Cij) de La Haye.

Une élection programmée dans moins de trois mois. L’inquiétude est relayée, d’après nos sources au ministère des Relations extérieures (Minrex) à Yaoundé, dans une correspondance de l’ambassade du Cameroun à La Haye aux Pays Bas au ministre des Relations extérieures (Minrex). Dans la missive à sa hiérarchie, le chargé d’affaires du Cameroun au royaume des Pays Bas (jusqu’à la désignation la semaine dernière de Odette Melono comme ambassadeur) indique en effet qu’ " il serait important… de solliciter le soutien des Etats membres des Nations Unies durant le mois de juillet 2008, soit avant les vacances, pour prévenir l’hypothèse désagréable, que les uns et les autres aient déjà donné à la rentrée en septembre, leur appui à un ou à l’autre des deux ou trois autres candidats africains en lice, faute de n’avoir pas été sollicité à temps par notre pays ".

Une élection pour laquelle le candidat camerounais devrait, selon la correspondance venue de La Haye, effectuer " le plus tôt possible, une visite de présentation auprès des juges de la Cij ". Avant d’indiquer que " lors de l’élection des juges de la Cij, l’avis des membres en fonction de la Cour, peut se révéler décisif, non seulement pour orienter le vote de leurs Etats d’origine, mais bien au-delà ". La note envoyée au Minrex indique d’ailleurs à cet effet que les concurrents du Pr Maurice Kamto, eux, s’activent vivement déjà au niveau de La Haye.
Alors que la mission diplomatique du Cameroun dans ce pays attend encore que l’on lui communique " la période à laquelle le ministre Kamto pourrait venir à La Haye pour cette démarche aussi bien de principe que stratégique ". Du pain sur la planche pour le nouvel ambassadeur du Cameroun à La Haye qui risque fort de précipiter sa prise de service.

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Lapiro de Mbanga : “ Il y a un seul comité national de lutte contre la piraterie ”

Le Comité national de lutte contre la piraterie semble endormi. Une Ong, dirigée par l’artiste Papillon semble lui ravir la vedette. Le Messager est allé à la rencontre d’un des leaders de ce comité pour essayer de comprendre… –

Le 11 mars dernier à l’Hôtel Méridien de Douala, Papillon convoquait, sous l’étiquette du Comité musical de lutte contre la piraterie, une conférence de presse pour lutter contre la piraterie à l’échelle nationale. Est-ce à dire que la structure que vous coordonnez dans le même sens n’existe plus ?
Je coordonne en effet la Commission nationale de la lutte contre la piraterie. Par ailleurs, je suis le représentant de la Cmc au sein du Comité national de lutte contre la piraterie. Ce Comité est un comité ad hoc qui est sous la tutelle du ministre de la Culture. La loi Oyono de 2000 sur le droit d’auteur dit clairement en son article 2 que tout artiste ou un groupe d’artistes ou ayant droits, peuvent se plaindre si leurs intérêts sont menacés ou en passe de l’être. Dans le cas d’espèce, il n’y a qu’une seule structure règlementaire au niveau de l’Etat camerounais et reconnue officiellement, qui lutte contre la piraterie. Et cette structure c’est le Comité national de lutte contre la piraterie qui est sous la tutelle du ministre de la Culture. Toute autre structure parallèle n’est pas en train de jouer son rôle.

Comment expliquez que le Comité musical de lutte contre la piraterie de Papillon a lui aussi le soutien du ministère de la Culture ?
L’Etat camerounais peut-il avoir une armée et que chaque Camerounais aille à côté créer son armée propre ? Si Papillon ou tout autre artiste veut s’organiser pour apporter sa pierre à la construction de l’édifice, il doit normalement passer soit par le ministère de tutelle avec le Comité national de lutte contre la piraterie, soit par les organes décentralisés de la Cmc. Dès lors, M. Papillon ne peut se prévaloir d’être celui qui représente dorénavant la lutte contre la piraterie au Cameroun. Si demain, Papillon a des problèmes avec les gens qui font dans la piraterie, s’il y a bagarre entre les deux parties, qui va répondre ?

La nature ayant horreur du vide, avez-vous le sentiment que Papillon tente de profiter de la période trouble que connaît la Cmc actuellement ?
La Cameroon music cooporation n’est pas la Socadra. La Cmc est une société civile du droit d’auteur. Elle n’est donc pas gérée par le ministère de la Culture. Les textes sont clairs. C’est la Cmc qui gère le droit d’auteur de la corporation musicale, tant qu’elle en a l’agrément. Et ce sont les ayant droit qui choisissent leur Pca. Ce n’est ni une affaire du ministre ni du chef de l’Etat. Les sociétés de gestion collective sont indépendantes, même si une politique gouvernementale doit veiller au respect des droits des artistes. Je pense que l’arrivée du nouveau ministre à la tête du département de la Culture ne doit pas être l’occasion de faire table rase du passé. Au contraire, ce ministre doit poursuivre l’œuvre entreprise par le ministre d’Etat tout en améliorant ce qui peut l’être. La chasse aux sorcières n’aide pas le développement de ce secteur qui a besoin de stabilité si l’on veut aller dans le sens de ce que le chef de l’Etat a déclaré à France 24, à propos de la Culture. Pour l’instant, il me semble que Mme Ama Tutu a apporté une touche féminine au ministère. C’est vrai qu’elle a été très sollicitée depuis qu’elle est en place. Nous attendons le retour au calme pour savoir si elle a une politique culturelle, une philosophie qui sous-tend son action.
Pour me résumer, Papillon en tant qu’artiste, a le droit de défendre ses intérêts. Mais s’il pense profiter du contexte pour se mettre en exergue, il va vite déchanter. 

Par Entratien avec Jean-Célestin EDJANGUE

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