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Enquête : Le flou persiste sur l’origine des braqueurs



La ville est quadrillée par des forces de l’ordre tandis que les banques attaquées pansent leurs plaies.
Jacques Eric Andjick, à Limbe


Les " assaillants " étaient à peu près cinquante, estiment des personnes rencontrées, ce 29 septembre au quartier administratif Down Beach à Limbé. Lieu qui abrite les agences de la Scb crédit agricole, la Sgbc et Amity Bank, qui ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Quelques jours après ce spectaculaire braquage, l’identité des agresseurs demeure toujours inconnue. Des agents de sécurité travaillant le jour, rapportent que Kinge Toko, un agent de sécurité de Amity Bank, qui se serait caché sous les ordures et autres vêtements souillés au bord de la mer, pendant les deux heures de braquage, a affirmé avoir entendu les assaïllants parler français et dans une langue vernaculaire qu’il n’a pas pu déchiffrer. Selon l’agent de sécurité cité par plusieurs vigiles des société basées au quartier administratif Down Beach, les agresseurs auraient dit en français : "tirez sur tout ce qui bouge ".

Mais cette hypothèse ne saurait déterminer l’origine francophone des "assaillants ". Puisque " dimanche, j’ai vu à l’intérieur de Amity Bank, un sac vide de 50 kg de farine sur lequel il était marqué Port Harcourt Flour milk company Ltd, Nigeria ", affirme un témoin qui ne décline pas son identité.
Seraient-ce des Nigérians parlant le français qui se seraient attaqués à trois banques camerounaises en emportant tout les fonds de Amity Bank ? Toujours est-il que ces derniers maîtrisaient bien le terrain. " Dès qu’il ont débarqué sur les berges de Limbe, ils ont pris soin de bloquer à l’aide des cailloux, le pont qui sépare le camp militaire de Man of Warbe du quartier administratif Down Beach, où se trouvent les banques ", explique un employé de Mars Snack Restaurant, voisin de la Sgbc. Et toujours selon cet employé, c’est pourquoi entre 1h et 3h dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les militaires n’ont pas riposté. " Puisqu’ils sont arrivés en retard, à pied et non en voiture ", conclut l’employé du snack voisin de la Sgbc.

Avant-hier lundi 29 septembre, Amity Bank où les braqueurs ont éventré le coffre fort avant de le vider de son contenu, est resté fermé. A l’entrée principale de cet établissement bancaire, il est écrit sur la porte en bois " fermé pour besoin d’enquêtes ". Et justement, plusieurs responsables de cette banque ont été auditionnés sur place, par des gendarmes de la ville. Ces derniers, sur instruction des commandants de la gendarmerie locale, ont d’ailleurs confisqué pendant près de 2h, l’appareil photo numérique, la pièce d’identité et la carte de presse du reporter de Mutations.
Concernant les auditions, celle du chef d’agence d’Amity Bank à Limbe a été particulièrement longue. En début de soirée, il était toujours en train de répondre aux questions des enquêteurs. Tandis que le commandant de la compagnie de gendarmerie du Fako était en réunion " de crise ", à la préfecture avec le préfet et des responsables des banques attaquées.

A la Sgbc qui est aussi restée fermée, ce lundi 29 septembre, l’heure était plutôt aux travaux de réfection des dégâts causés par l’attaque. Car même si les braqueurs n’ont pas emporté le butin, ils ont tout de même fortement endommagé la façade principale et l’intérieur de la banque. " Ils n’ont pas pu trouver la combinaison pour ouvrir le coffre et emporter l’argent. C’est pourquoi ils sont sortis bredouilles de la Sgbc ", révèle un gendarme. A la Scb Crédit agricole, selon des agents de sécurité " la porte et la fênetre en vitrre du distributeur automatique, ont sauté sous l’effet d’une grenade ". Mais l’explosion n’a pas affecté le distributeur automatique. Puisque les clients retiraient comme à l’accoutumée leur argent. Tout comme les employés de la Scb Crédit agricole ont bel et bien travaillé.
Mais après le spectaculaire braquage, les clients des agences Amity Bank et Sgbc, qui se sont rendus en masse dans leurs locaux pour savoir le sort reservé à leur argent n’en sont pas sortis plus éclairés au regard de la présence des enquêtes. Mais pour parer à un éventuel retour des assaillants qui sont rentrés sains et saufs, la ville de Limbe est quadrillée par des forces de l’ordre.

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La ville est quadrillée par des forces de l’ordre tandis que les banques attaquées pansent leurs plaies.
Jacques Eric Andjick, à Limbe


Les " assaillants " étaient à peu près cinquante, estiment des personnes rencontrées, ce 29 septembre au quartier administratif Down Beach à Limbé. Lieu qui abrite les agences de la Scb crédit agricole, la Sgbc et Amity Bank, qui ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Quelques jours après ce spectaculaire braquage, l’identité des agresseurs demeure toujours inconnue. Des agents de sécurité travaillant le jour, rapportent que Kinge Toko, un agent de sécurité de Amity Bank, qui se serait caché sous les ordures et autres vêtements souillés au bord de la mer, pendant les deux heures de braquage, a affirmé avoir entendu les assaïllants parler français et dans une langue vernaculaire qu’il n’a pas pu déchiffrer. Selon l’agent de sécurité cité par plusieurs vigiles des société basées au quartier administratif Down Beach, les agresseurs auraient dit en français : "tirez sur tout ce qui bouge ".

Mais cette hypothèse ne saurait déterminer l’origine francophone des "assaillants ". Puisque " dimanche, j’ai vu à l’intérieur de Amity Bank, un sac vide de 50 kg de farine sur lequel il était marqué Port Harcourt Flour milk company Ltd, Nigeria ", affirme un témoin qui ne décline pas son identité.
Seraient-ce des Nigérians parlant le français qui se seraient attaqués à trois banques camerounaises en emportant tout les fonds de Amity Bank ? Toujours est-il que ces derniers maîtrisaient bien le terrain. " Dès qu’il ont débarqué sur les berges de Limbe, ils ont pris soin de bloquer à l’aide des cailloux, le pont qui sépare le camp militaire de Man of Warbe du quartier administratif Down Beach, où se trouvent les banques ", explique un employé de Mars Snack Restaurant, voisin de la Sgbc. Et toujours selon cet employé, c’est pourquoi entre 1h et 3h dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les militaires n’ont pas riposté. " Puisqu’ils sont arrivés en retard, à pied et non en voiture ", conclut l’employé du snack voisin de la Sgbc.

Avant-hier lundi 29 septembre, Amity Bank où les braqueurs ont éventré le coffre fort avant de le vider de son contenu, est resté fermé. A l’entrée principale de cet établissement bancaire, il est écrit sur la porte en bois " fermé pour besoin d’enquêtes ". Et justement, plusieurs responsables de cette banque ont été auditionnés sur place, par des gendarmes de la ville. Ces derniers, sur instruction des commandants de la gendarmerie locale, ont d’ailleurs confisqué pendant près de 2h, l’appareil photo numérique, la pièce d’identité et la carte de presse du reporter de Mutations.
Concernant les auditions, celle du chef d’agence d’Amity Bank à Limbe a été particulièrement longue. En début de soirée, il était toujours en train de répondre aux questions des enquêteurs. Tandis que le commandant de la compagnie de gendarmerie du Fako était en réunion " de crise ", à la préfecture avec le préfet et des responsables des banques attaquées.

A la Sgbc qui est aussi restée fermée, ce lundi 29 septembre, l’heure était plutôt aux travaux de réfection des dégâts causés par l’attaque. Car même si les braqueurs n’ont pas emporté le butin, ils ont tout de même fortement endommagé la façade principale et l’intérieur de la banque. " Ils n’ont pas pu trouver la combinaison pour ouvrir le coffre et emporter l’argent. C’est pourquoi ils sont sortis bredouilles de la Sgbc ", révèle un gendarme. A la Scb Crédit agricole, selon des agents de sécurité " la porte et la fênetre en vitrre du distributeur automatique, ont sauté sous l’effet d’une grenade ". Mais l’explosion n’a pas affecté le distributeur automatique. Puisque les clients retiraient comme à l’accoutumée leur argent. Tout comme les employés de la Scb Crédit agricole ont bel et bien travaillé.
Mais après le spectaculaire braquage, les clients des agences Amity Bank et Sgbc, qui se sont rendus en masse dans leurs locaux pour savoir le sort reservé à leur argent n’en sont pas sortis plus éclairés au regard de la présence des enquêtes. Mais pour parer à un éventuel retour des assaillants qui sont rentrés sains et saufs, la ville de Limbe est quadrillée par des forces de l’ordre.

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La ville est quadrillée par des forces de l’ordre tandis que les banques attaquées pansent leurs plaies.
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Les " assaillants " étaient à peu près cinquante, estiment des personnes rencontrées, ce 29 septembre au quartier administratif Down Beach à Limbé. Lieu qui abrite les agences de la Scb crédit agricole, la Sgbc et Amity Bank, qui ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Quelques jours après ce spectaculaire braquage, l’identité des agresseurs demeure toujours inconnue. Des agents de sécurité travaillant le jour, rapportent que Kinge Toko, un agent de sécurité de Amity Bank, qui se serait caché sous les ordures et autres vêtements souillés au bord de la mer, pendant les deux heures de braquage, a affirmé avoir entendu les assaïllants parler français et dans une langue vernaculaire qu’il n’a pas pu déchiffrer. Selon l’agent de sécurité cité par plusieurs vigiles des société basées au quartier administratif Down Beach, les agresseurs auraient dit en français : "tirez sur tout ce qui bouge ".

Mais cette hypothèse ne saurait déterminer l’origine francophone des "assaillants ". Puisque " dimanche, j’ai vu à l’intérieur de Amity Bank, un sac vide de 50 kg de farine sur lequel il était marqué Port Harcourt Flour milk company Ltd, Nigeria ", affirme un témoin qui ne décline pas son identité.
Seraient-ce des Nigérians parlant le français qui se seraient attaqués à trois banques camerounaises en emportant tout les fonds de Amity Bank ? Toujours est-il que ces derniers maîtrisaient bien le terrain. " Dès qu’il ont débarqué sur les berges de Limbe, ils ont pris soin de bloquer à l’aide des cailloux, le pont qui sépare le camp militaire de Man of Warbe du quartier administratif Down Beach, où se trouvent les banques ", explique un employé de Mars Snack Restaurant, voisin de la Sgbc. Et toujours selon cet employé, c’est pourquoi entre 1h et 3h dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les militaires n’ont pas riposté. " Puisqu’ils sont arrivés en retard, à pied et non en voiture ", conclut l’employé du snack voisin de la Sgbc.

Avant-hier lundi 29 septembre, Amity Bank où les braqueurs ont éventré le coffre fort avant de le vider de son contenu, est resté fermé. A l’entrée principale de cet établissement bancaire, il est écrit sur la porte en bois " fermé pour besoin d’enquêtes ". Et justement, plusieurs responsables de cette banque ont été auditionnés sur place, par des gendarmes de la ville. Ces derniers, sur instruction des commandants de la gendarmerie locale, ont d’ailleurs confisqué pendant près de 2h, l’appareil photo numérique, la pièce d’identité et la carte de presse du reporter de Mutations.
Concernant les auditions, celle du chef d’agence d’Amity Bank à Limbe a été particulièrement longue. En début de soirée, il était toujours en train de répondre aux questions des enquêteurs. Tandis que le commandant de la compagnie de gendarmerie du Fako était en réunion " de crise ", à la préfecture avec le préfet et des responsables des banques attaquées.

A la Sgbc qui est aussi restée fermée, ce lundi 29 septembre, l’heure était plutôt aux travaux de réfection des dégâts causés par l’attaque. Car même si les braqueurs n’ont pas emporté le butin, ils ont tout de même fortement endommagé la façade principale et l’intérieur de la banque. " Ils n’ont pas pu trouver la combinaison pour ouvrir le coffre et emporter l’argent. C’est pourquoi ils sont sortis bredouilles de la Sgbc ", révèle un gendarme. A la Scb Crédit agricole, selon des agents de sécurité " la porte et la fênetre en vitrre du distributeur automatique, ont sauté sous l’effet d’une grenade ". Mais l’explosion n’a pas affecté le distributeur automatique. Puisque les clients retiraient comme à l’accoutumée leur argent. Tout comme les employés de la Scb Crédit agricole ont bel et bien travaillé.
Mais après le spectaculaire braquage, les clients des agences Amity Bank et Sgbc, qui se sont rendus en masse dans leurs locaux pour savoir le sort reservé à leur argent n’en sont pas sortis plus éclairés au regard de la présence des enquêtes. Mais pour parer à un éventuel retour des assaillants qui sont rentrés sains et saufs, la ville de Limbe est quadrillée par des forces de l’ordre.

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Les " assaillants " étaient à peu près cinquante, estiment des personnes rencontrées, ce 29 septembre au quartier administratif Down Beach à Limbé. Lieu qui abrite les agences de la Scb crédit agricole, la Sgbc et Amity Bank, qui ont été attaquées dans la nuit de samedi à dimanche dernier. Quelques jours après ce spectaculaire braquage, l’identité des agresseurs demeure toujours inconnue. Des agents de sécurité travaillant le jour, rapportent que Kinge Toko, un agent de sécurité de Amity Bank, qui se serait caché sous les ordures et autres vêtements souillés au bord de la mer, pendant les deux heures de braquage, a affirmé avoir entendu les assaïllants parler français et dans une langue vernaculaire qu’il n’a pas pu déchiffrer. Selon l’agent de sécurité cité par plusieurs vigiles des société basées au quartier administratif Down Beach, les agresseurs auraient dit en français : "tirez sur tout ce qui bouge ".

Mais cette hypothèse ne saurait déterminer l’origine francophone des "assaillants ". Puisque " dimanche, j’ai vu à l’intérieur de Amity Bank, un sac vide de 50 kg de farine sur lequel il était marqué Port Harcourt Flour milk company Ltd, Nigeria ", affirme un témoin qui ne décline pas son identité.
Seraient-ce des Nigérians parlant le français qui se seraient attaqués à trois banques camerounaises en emportant tout les fonds de Amity Bank ? Toujours est-il que ces derniers maîtrisaient bien le terrain. " Dès qu’il ont débarqué sur les berges de Limbe, ils ont pris soin de bloquer à l’aide des cailloux, le pont qui sépare le camp militaire de Man of Warbe du quartier administratif Down Beach, où se trouvent les banques ", explique un employé de Mars Snack Restaurant, voisin de la Sgbc. Et toujours selon cet employé, c’est pourquoi entre 1h et 3h dans la nuit de samedi à dimanche dernier, les militaires n’ont pas riposté. " Puisqu’ils sont arrivés en retard, à pied et non en voiture ", conclut l’employé du snack voisin de la Sgbc.

Avant-hier lundi 29 septembre, Amity Bank où les braqueurs ont éventré le coffre fort avant de le vider de son contenu, est resté fermé. A l’entrée principale de cet établissement bancaire, il est écrit sur la porte en bois " fermé pour besoin d’enquêtes ". Et justement, plusieurs responsables de cette banque ont été auditionnés sur place, par des gendarmes de la ville. Ces derniers, sur instruction des commandants de la gendarmerie locale, ont d’ailleurs confisqué pendant près de 2h, l’appareil photo numérique, la pièce d’identité et la carte de presse du reporter de Mutations.
Concernant les auditions, celle du chef d’agence d’Amity Bank à Limbe a été particulièrement longue. En début de soirée, il était toujours en train de répondre aux questions des enquêteurs. Tandis que le commandant de la compagnie de gendarmerie du Fako était en réunion " de crise ", à la préfecture avec le préfet et des responsables des banques attaquées.

A la Sgbc qui est aussi restée fermée, ce lundi 29 septembre, l’heure était plutôt aux travaux de réfection des dégâts causés par l’attaque. Car même si les braqueurs n’ont pas emporté le butin, ils ont tout de même fortement endommagé la façade principale et l’intérieur de la banque. " Ils n’ont pas pu trouver la combinaison pour ouvrir le coffre et emporter l’argent. C’est pourquoi ils sont sortis bredouilles de la Sgbc ", révèle un gendarme. A la Scb Crédit agricole, selon des agents de sécurité " la porte et la fênetre en vitrre du distributeur automatique, ont sauté sous l’effet d’une grenade ". Mais l’explosion n’a pas affecté le distributeur automatique. Puisque les clients retiraient comme à l’accoutumée leur argent. Tout comme les employés de la Scb Crédit agricole ont bel et bien travaillé.
Mais après le spectaculaire braquage, les clients des agences Amity Bank et Sgbc, qui se sont rendus en masse dans leurs locaux pour savoir le sort reservé à leur argent n’en sont pas sortis plus éclairés au regard de la présence des enquêtes. Mais pour parer à un éventuel retour des assaillants qui sont rentrés sains et saufs, la ville de Limbe est quadrillée par des forces de l’ordre.

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Georges Eyango « Je confirme que Booba sera en spectacle à Douala le 30 Avril »

2008 est en passe de battre tous les records en matière de spectacles.
Interview:Georges Eyango
Par idy le 23/04/2008 –


2008 est en passe de battre tous les records en matière de spectacles : le roi de la dancehall Sean Paul a mis le feu le 21 Mars aux berges du wouri, la rappeuse Diam’s dont le spectacle du 19 janvier avait été annulé pour « cause de maladie », revient à Yaoundé le samedi 26 avril, Booba le plus ricain des rappeurs français, 3 fois doubles disques d’or quant à lui se produira le mercredi 30 avril du coté de la maison de parti de bonanjo. En 4 mois on a eu (ou on aura) droit à 3 spectacles de haut niveau. S’il est bien vrai que le spectacle de Sean Paul a été soutenu par MTN et celui de Diam’s par Orange, celui de Booba a le mérite d’être organisé par un jeune camerounais vivant en France, sans sponsor s’il vous plait. 

A 31 ans, Georges Eyango Essebou, promoteur d’Eyes Concept Productions décide de donner une nouvelle impulsion à sa carrière. Né au Cameroun, il ira nourrir les rangs de la diaspora camerounaise en France au début des années 80. Nanti d’une maitrise en gestion des entreprises, il entre dans le monde professionnel par le service clientèle d’une multinationale, ou il fait ses classes avant d’être promu au service marketing de la même compagnie. Il s’attaque enfin à ce qui le passionne vraiment : l’organisation des soirées. Les plus grands Djs de la place parisienne (poska, lord issa) pour ne citer qu’eux, s’arrachent ses offres. Il reste dans l’organisation, mais jette son dévolu sur les concerts spectacles. Quelques années de préparation et plusieurs aller – retour au Cameroun après, le voici sous contrat… Booba.

Dimanche 20 avril, il est 16h20, nous sommes à exactement 10 jours du spectacle de Booba, le carrefour Bastos habituellement mouvementé est calme. De passage à Yaoundé  pour « vérifier si Media plus a mis les affiches dans la ville », Georges me reçoit pour l’interview. « Je dois reprendre le car ce soir pour Douala, et demain je repars sur Paris chercher Booba. Si ça ne te gène pas en travaillant, je peux répondre à tes questions. Je suis désolé » me dit Georges Eyango. Au cyber de Pizza Roma assis devant son laptop, accompagné de Duprey Koual, l’un des presentateurs du spectacle (avec Tony Nobody), il répond à mes questions.

kamerhiphop.com : Bonjour Georges Eyango, tu es  le promoteur d’Eyes Concept productions, structure qui fait venir Booba au Cameroun. Alors question  simple, tu confirmes que Booba sera bel et bien en spectacle à Douala le 30 Avril ?
Georges Eyango :
Bonjour. Je confirme que Booba sera en spectacle à Douala le mercredi 30 Avril à partir de 16 heures à la maison de parti de Bonanjo, Le contrat est signé depuis un bon bout de temps. Là je remonte sur paris le chercher.                                                                                                                                            
Tu confirmes également que tout est fin prêt, c’est-à-dire la sono, la salle, la sécurité… 
Tous ses aspects ont été vus. Je peux également confirmer  que tout est prêt. C’est vrai qu’il reste quelques détails à régler mais d’ici le 30 avril tout sera fin prêt.

Le spectacle se passera à La maison du parti de Bonanjo qui à mon avis n’est pas très grande comme salle et ne peut contenir le monde que vous attendez.  Alors comment allez-vous procéder ?
La maison du parti est très grande. Si on retire la scène, c’est quasiment un terrain de football. Sinon, le premier arrivé est le premier servi. Au Cameroun en général et à douala en particulier nous avons un souci d’espace réservé à ce genre de manifestations, nous sommes obligés de faire avec.  Le stade Mbappé Leppé étant en réfection, donc il ne reste que la maison du parti qui est quand même un espace accessible.

Pourquoi n’avoir choisi que la ville de Douala ? Et Yaoundé ?
Je dirais que le choix est purement d’ordre économique. Pour des raisons de coup très élevé, nous avons décidé nous limiter qu’à douala. Nous avons appris tard la date des jeux universitaires (qui se tiennent du 20 au 26 avril à douala, ndrl). Nous nous sommes dit qu’elle devait aller jusqu’au 30 et clôturer  avec un artiste de premier ordre, étant donné que tous les jeunes se trouveraient de ce coté. C’était une bonne occasion de clôturer en beauté les jeux.

Booba et sa délégation arrivent au pays le dimanche 27 avril et ils repartent le 02 Mai, ils passeront 6 jours. Financièrement ça doit être lourd…
Booba arrive avec une délégation de 6 personnes. Comme tu dis, financièrement c’est lourd mais nous avons laissé ce temps en espérant qu’un sponsor ou un annonceur pourrait se manifester. Je ne prive pas le public de Yaoundé, c’est juste un souci de trésorerie, sinon mes événements c’est Douala et Yaoundé.

Le 29 il sera au pavillon laquintinie pour une action humanitaire, qu’est ce qui se cache derrière cette visite ?
Tu sais Booba m’a dit qu’il ne voulait pas venir en coup de vent, c’est-à-dire venir faire le show et repartir. Connaissant l’attachement qu’il a pour sa mère, il a tenu à ce qu’on fasse ce geste. C’est un élan de solidarité à l’endroit de ces mamans. Une palette d’eau minérale ne coute rien mais c’est le geste qui compte.

En parcourant le chronogramme de l’événement, je n’ai pas vu une rencontre entre Booba et les rappeurs du bled, pourquoi ?
La rencontre entre Booba et les hip hoppeurs du bled est prévue. Le chronogramme que vous avez a été juste condensé. Sinon, il est prévu une rencontre sous forme de diner ou de déjeuner au cours de la quelle, Booba apportera de son expérience à ses collègues du mboa, il a quand même été 3 fois doubles disques  d’or en France. Le lieu de la rencontre n’est pas encore défini. J’ai également discuté de cela avec Joyce de la RTM, je lui ai demandé de nous faire une préposition, donc nous attendons…

Tu es né au Cameroun, grandi en France, tu as un boulot stable. Alors qu’est ce qui t’a amené dans l’événementiel, dans le showbiz ?
Par passion, j’ai commencé par organiser des soirées. Les plus grands DJ de la place parisienne Poska, Lord Issa pour ne citer qu’eux s’arrachaient mes offres. C’est un métier difficile mais ça reste un métier comme les autres. Il est bien vrai que organiser une soirée est plus simple alors qu’organiser un spectacle est très compliqué. Sinon, j’ai mis mon savoir et mes relations en application.

Après Booba, comptez-vous ramener d’autres stars mondiales du Hip Hop au bled ?
Pleins d’artistes sont sur la liste, je ne citerai pas encore tant que le contrat ne sera pas signé. Par respect pour les artistes et pour mon bizness, je préfère ne rien dire. Sinon, les artistes qui sont sur notre liste ont été choisis par un sondage fait sur un échantillon du public de douala et Yaoundé. Sinon tout le monde connait les artistes qui marchent en ce moment et tout le monde connait Booba.

Tu es appuyé par, Mlle Amanda Njawé, communicatrice et férus du showbiz et une sympathique équipe de dix professionnels avérés. Un spectacle pareil, c’est beaucoup de millions, alors qui se cachent derrière Eyes Concept productions ?
Derrière Eyes Concept Productions se cache un jeune camerounais, Georges Eyango Essebou c’est mon nom. Je suis âgé de 31 ans, j’ai quitté le Cameroun à l’âge de 6 ans. Malgré toutes ses années passées en Europe, j’aime toujours mon pays le  Cameroun, il est toujours en moi. Comme le dit l’adage « rendre au Cameroun ce qu’il t’a donné ». La moyenne d’âge au Cameroun étant de  19 ans, les jeunes ont besoin de divertissement et mon projet est d’ordre humanitaire d’où le slogan de ce spectacle « des Mots pour des Maux ».

La plus part des jeunes africains ne rêvent que de l’Europe et toi tu fais le contraire c’est-à-dire un retour à la source, Pourquoi ?
Qu’on arrête de mentir aux jeunes. J’entends toujours les gens dirent « le pays est dur », je dis qu’il n y a pas un endroit sur cette terre ou les choses sont faciles. En tant que noir, il y a certains boulots qu’on peut faire en Europe, d’autres pas. Le conseil que je pourrais donner à mes jeunes frères, c’est de faire les études. Car, qui dit bonne position dit bon niveau scolaire. L’occident c’est bien mais chez nous c’est encore mieux. J’en connais beaucoup qui bossent au pays et qui sont épanouis avec des salaires conséquents. Une bonne génération est au bord de la retraite, donc il faut des gens pour gérer le pays… 

Un contact pour ceux qui voudraient réserver leur place ?
Ils peuvent appeler aux 79 47 56 70 ou  99 7331 71 ou écrire à
eyesconcept@yahoo.fr

Ton mot de fin ?
Très beau site, je vous encourage à continuer car vous êtes sur le bon chemin. J’invite les jeunes de Douala, de Yaoundé et ses environs à venir massivement au concert car Booba promet des bonnes choses, bref pleins de bonnes surprises. Je termine par cette devise : Peace – Love – Unity.

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