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Dschang : Un mari abandonné chassé du tribunal



Il voulait récupérer la dot de son ex-femme, mais s’est vu débouter par les juges.
François Temkeng Chekou


Tous les défenseurs des droits de la femme applaudiraient des deux mains cette sentence que vient de rendre le tribunal de première instance de la ville de Dschang. En effet, Jean Nguefack du groupement Fongo-Tongo, presque âgé de 70 ans, puisque né en 1939, a éprouvé l’envie il y a 10 ans, malgré ses trois femmes, de prendre une nouvelle épouse. La jeune Charlotte Tifack a eu la malchance d’être la malheureuse élue. Malheureuse, car ses cinq ans de mariage passés avec le septuagénaire ont été un véritable enfer. Les problèmes ont été tel que plusieurs conseils de famille ont dû siéger et au cours desquels le vieux signait des engagements de ne plus torturer la petite. Engagements qu’il ne respectait cependant pas, ce qui a amené la jeune femme à retourner chez ses parents, deux tout petits enfants sous les bras, a-t-on appris au cours des débats.

En fait de parents, c’est chez son grand frère que la jeune orpheline s’est réfugiée, elle et sa progéniture. Là-bas, ils vont tomber gravement malades. C’est ce grand frère, Paul Temfack qui va s’occuper entièrement d’eux, grâce à ses revenus de planteur. On se serait attendu à ce que Jean Nguefack volât au secours de son beau-frère et de sa famille. Il va plutôt le faire arrêter et le faire enfermer pendant trois jours dans une cellule infecte de la brigade du poste de gendarmerie du village voisin Balevonli. Il exige de lui le remboursement de ce qu’il aurait versé comme dot à savoir la somme de 360.000francs. Sous la pression, il sera obligé de vendre son champ pour avancer 190.000francs.

Insensible
L’ex mari créancier s’attendait à percevoir le reste de son argent au cours de ce mois de septembre 2008. Lorsqu’il s’est présenté, M. Temfack n’a pas été capable d’honorer tout de suite ses engagements. Il avait dépensé tous ses avoirs pour préparer la rentrée scolaire de ses neveux, enfants de son créancier. Malgré les supplications de lui accorder un nouveau délai, ce dernier est resté insensible et l’a traîné au tribunal.
Mal lui en a pris, car devant la barre, les juges ont rejeté son accusation d’abus de confiance. S’agissant d’abus, ils ont estimé que c’est le plaignant qui était condamnable. Non seulement, il avait usé et abusé de la pauvre jeune fille pendant cinq ans, et l’a rejetée comme une orange après succion, mais ne s’était jamais soucié du sort des enfants qu’il lui avait faits.

Au lieu de remercier son beau-frère Temfack, qui s’était chargé de les nourrir, les habiller et les scolariser, il voulait encore lui extorquer de l’argent ou alors l’envoyer en prison. Les premiers 160.000frs qu’il avait réussi à avoir de lui par la complicité des gendarmes avaient suffi. C’est presque comme une leçon de morale qu’il a reçue à la place de cet argent. Il a pratiquement été chassé du tribunal, son affaire ayant été tranchée en moins d’une heure et sans avoir connu aucun renvoi. Même la reconnaissance de dette signée sous pression en cellule, que le plaignant a brandie comme pièce à conviction, a été rejetée comme un chiffon.

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Il voulait récupérer la dot de son ex-femme, mais s’est vu débouter par les juges.
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Tous les défenseurs des droits de la femme applaudiraient des deux mains cette sentence que vient de rendre le tribunal de première instance de la ville de Dschang. En effet, Jean Nguefack du groupement Fongo-Tongo, presque âgé de 70 ans, puisque né en 1939, a éprouvé l’envie il y a 10 ans, malgré ses trois femmes, de prendre une nouvelle épouse. La jeune Charlotte Tifack a eu la malchance d’être la malheureuse élue. Malheureuse, car ses cinq ans de mariage passés avec le septuagénaire ont été un véritable enfer. Les problèmes ont été tel que plusieurs conseils de famille ont dû siéger et au cours desquels le vieux signait des engagements de ne plus torturer la petite. Engagements qu’il ne respectait cependant pas, ce qui a amené la jeune femme à retourner chez ses parents, deux tout petits enfants sous les bras, a-t-on appris au cours des débats.

En fait de parents, c’est chez son grand frère que la jeune orpheline s’est réfugiée, elle et sa progéniture. Là-bas, ils vont tomber gravement malades. C’est ce grand frère, Paul Temfack qui va s’occuper entièrement d’eux, grâce à ses revenus de planteur. On se serait attendu à ce que Jean Nguefack volât au secours de son beau-frère et de sa famille. Il va plutôt le faire arrêter et le faire enfermer pendant trois jours dans une cellule infecte de la brigade du poste de gendarmerie du village voisin Balevonli. Il exige de lui le remboursement de ce qu’il aurait versé comme dot à savoir la somme de 360.000francs. Sous la pression, il sera obligé de vendre son champ pour avancer 190.000francs.

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L’ex mari créancier s’attendait à percevoir le reste de son argent au cours de ce mois de septembre 2008. Lorsqu’il s’est présenté, M. Temfack n’a pas été capable d’honorer tout de suite ses engagements. Il avait dépensé tous ses avoirs pour préparer la rentrée scolaire de ses neveux, enfants de son créancier. Malgré les supplications de lui accorder un nouveau délai, ce dernier est resté insensible et l’a traîné au tribunal.
Mal lui en a pris, car devant la barre, les juges ont rejeté son accusation d’abus de confiance. S’agissant d’abus, ils ont estimé que c’est le plaignant qui était condamnable. Non seulement, il avait usé et abusé de la pauvre jeune fille pendant cinq ans, et l’a rejetée comme une orange après succion, mais ne s’était jamais soucié du sort des enfants qu’il lui avait faits.

Au lieu de remercier son beau-frère Temfack, qui s’était chargé de les nourrir, les habiller et les scolariser, il voulait encore lui extorquer de l’argent ou alors l’envoyer en prison. Les premiers 160.000frs qu’il avait réussi à avoir de lui par la complicité des gendarmes avaient suffi. C’est presque comme une leçon de morale qu’il a reçue à la place de cet argent. Il a pratiquement été chassé du tribunal, son affaire ayant été tranchée en moins d’une heure et sans avoir connu aucun renvoi. Même la reconnaissance de dette signée sous pression en cellule, que le plaignant a brandie comme pièce à conviction, a été rejetée comme un chiffon.

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En fait de parents, c’est chez son grand frère que la jeune orpheline s’est réfugiée, elle et sa progéniture. Là-bas, ils vont tomber gravement malades. C’est ce grand frère, Paul Temfack qui va s’occuper entièrement d’eux, grâce à ses revenus de planteur. On se serait attendu à ce que Jean Nguefack volât au secours de son beau-frère et de sa famille. Il va plutôt le faire arrêter et le faire enfermer pendant trois jours dans une cellule infecte de la brigade du poste de gendarmerie du village voisin Balevonli. Il exige de lui le remboursement de ce qu’il aurait versé comme dot à savoir la somme de 360.000francs. Sous la pression, il sera obligé de vendre son champ pour avancer 190.000francs.

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Mal lui en a pris, car devant la barre, les juges ont rejeté son accusation d’abus de confiance. S’agissant d’abus, ils ont estimé que c’est le plaignant qui était condamnable. Non seulement, il avait usé et abusé de la pauvre jeune fille pendant cinq ans, et l’a rejetée comme une orange après succion, mais ne s’était jamais soucié du sort des enfants qu’il lui avait faits.

Au lieu de remercier son beau-frère Temfack, qui s’était chargé de les nourrir, les habiller et les scolariser, il voulait encore lui extorquer de l’argent ou alors l’envoyer en prison. Les premiers 160.000frs qu’il avait réussi à avoir de lui par la complicité des gendarmes avaient suffi. C’est presque comme une leçon de morale qu’il a reçue à la place de cet argent. Il a pratiquement été chassé du tribunal, son affaire ayant été tranchée en moins d’une heure et sans avoir connu aucun renvoi. Même la reconnaissance de dette signée sous pression en cellule, que le plaignant a brandie comme pièce à conviction, a été rejetée comme un chiffon.

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En fait de parents, c’est chez son grand frère que la jeune orpheline s’est réfugiée, elle et sa progéniture. Là-bas, ils vont tomber gravement malades. C’est ce grand frère, Paul Temfack qui va s’occuper entièrement d’eux, grâce à ses revenus de planteur. On se serait attendu à ce que Jean Nguefack volât au secours de son beau-frère et de sa famille. Il va plutôt le faire arrêter et le faire enfermer pendant trois jours dans une cellule infecte de la brigade du poste de gendarmerie du village voisin Balevonli. Il exige de lui le remboursement de ce qu’il aurait versé comme dot à savoir la somme de 360.000francs. Sous la pression, il sera obligé de vendre son champ pour avancer 190.000francs.

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L’ex mari créancier s’attendait à percevoir le reste de son argent au cours de ce mois de septembre 2008. Lorsqu’il s’est présenté, M. Temfack n’a pas été capable d’honorer tout de suite ses engagements. Il avait dépensé tous ses avoirs pour préparer la rentrée scolaire de ses neveux, enfants de son créancier. Malgré les supplications de lui accorder un nouveau délai, ce dernier est resté insensible et l’a traîné au tribunal.
Mal lui en a pris, car devant la barre, les juges ont rejeté son accusation d’abus de confiance. S’agissant d’abus, ils ont estimé que c’est le plaignant qui était condamnable. Non seulement, il avait usé et abusé de la pauvre jeune fille pendant cinq ans, et l’a rejetée comme une orange après succion, mais ne s’était jamais soucié du sort des enfants qu’il lui avait faits.

Au lieu de remercier son beau-frère Temfack, qui s’était chargé de les nourrir, les habiller et les scolariser, il voulait encore lui extorquer de l’argent ou alors l’envoyer en prison. Les premiers 160.000frs qu’il avait réussi à avoir de lui par la complicité des gendarmes avaient suffi. C’est presque comme une leçon de morale qu’il a reçue à la place de cet argent. Il a pratiquement été chassé du tribunal, son affaire ayant été tranchée en moins d’une heure et sans avoir connu aucun renvoi. Même la reconnaissance de dette signée sous pression en cellule, que le plaignant a brandie comme pièce à conviction, a été rejetée comme un chiffon.

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Sud Ouest : Un conflit interethnique fait 8000 déplacés

Des affrontements intertribaux font deux morts à Akwaya dans la Manyu. Les élites locales accusent le gouvernement d’inaction.
Jean Francis Belibi –




" Des populations de ma contrée font face à des agressions de personnes venant d’un pays voisin " avait-il déclaré au soir du 10 avril 2008. C’est la raison qu’évoquait Ayah Paul Abine le député Rdpc de la circonscription de la Manyu pour expliquer son absence à la séance plénière d’adoption de la révision constitutionnelle qui avait lieu ce jour et à laquelle il était opposé. Joint hier alors qu’il se trouvait à Buéa dans le chef lieu de la province du Sud Ouest, Ayah Paul Abine confirme la persistance de ces tensions qui opposent selon lui la communauté Olidi dont il est originaire aux Yive, toutes deux vivants dans l’arrondissement d’Akwaya. Pour comprendre le nœud du problème, notre interlocuteur explique " Il y a une petite tribu qui vient du Nigeria et qui a été accueillie chez nous depuis de nombreuses décennies ".

La tribu en question n’est autre que celle des Yive. Et les problèmes, quelques peu récurrents entre les deux groupes ethniques, ont pris de l’ampleur "Après les élections législatives et municipales de juillet 2007 qui avaient un Yive élu à la tête de la mairie. C’est depuis le 31 décembre dernier que les affrontements sont devenus violents ". Une décision mal accueillie par l’autre groupe ethnique qui les poussera vers la sortie à savoir la frontière nigériane. Des revendications qui se mêlent aux interminables problèmes fonciers qui opposent très souvent les populations de cette partie du pays. Selon Ayah Paul, l’attaque menée par les Yive le 31 décembre 2007 " s’est soldé par un échec, car ils sont repoussés par les populations locales ". C’est donc à la suite de ce premier échec que les " assaillants iront chercher du renfort au Nigeria voisin " pour attaquer la quinzaine de villages de la contrée. Une situation qui de l’avis de notre interlocuteur a entraîné le " déplacement d’environ 8 000 personnes qui vivent aujourd’hui dans des conditions inacceptables ".

Autorités
Sur l’autre bilan de ces émeutes qui affirme-t-il ont repris le 3 avril dernier, le député Ayah Paul Abine affirme que deux personnes ont trouvé la mort au cours de l’une des descentes des " assaillants ". Il s’agit selon lui " d’un vieillard qui ne pouvait plus se déplacer et d’une femme enceinte ". Des " assaillants " qui selon l’élu de la localité utilisent des armes de guerre et pratiquent la tactique de la terre brûlée, avec des techniques qu’il assimile à " la guérilla ".
Le député Rdpc tient tout de même à dénoncer l’attitude des autorités administratives " Elles ne font rien du tout. C’est comme si tout le monde s’en fout… ". Tous juste admet-il que des gendarmes ont été envoyées dans la localité, " mais n’ont rien pu faire ". Au moment où il indique craindre que cette énième crise ne prenne des proportions plus importantes encore.
On se rappelle qu’à son départ de Yaoundé le 10 avril 2008, Ayah Paul affirmait notamment qu’il lui avait été demandé d’aller s’occuper des problèmes de sa localité d’origine, au moment où l’Assemblée nationale s’apprêtait à votre le projet de loi portant modification de la constitution. Face au laxisme observé de la part des pouvoirs publics dans une région où les conflits interethniques sont le lot quotidien des populations, on ne peut que se demander si Ayah Paul et les siens ne sont-ils pas en train de payer le prix de son refus des changements.

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