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La Beac dénonce le Fmi

Pour la Banque centrale, les institutions de Brettons Wood doivent appliquer les mêmes thérapies aux pays européens que celles appliquées dans les pays du Sud

La 1ère réunion annuelle de concertation de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) avec la profession bancaire et financière jeudi 30 octobre dernier à Douala a aussi été l’occasion pour les responsables de la Beac d’évoquer l’impact de la crise financière internationale sur le secteur bancaire de la Cemac. Pour Rigobert-Roger Andely, vice gouverneur de la Beac, aucun impact négatif ne se profile à l’horizon. Pour lui, la Cemac bénéficie de quelques atouts : la rigueur budgétaire, le niveau acceptable d’endettement des Etats, le niveau élevé de l’épargne public, l’importance des réserves de changes, entre autres.
A une question d’un journaliste sur l’impératif d’un nouvel ordre financier mondial, conséquence de la crise financière qui menace les économies mondiales, Rigobert-Roger Andely vice gouverneur de la Beac n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les politiques des institutions de Brettons Wood. M Andely soutient qu’il est inadmissible que le Fmi applique une politique du deux poids deux mesures. Il dit par exemple ne pas comprendre que le Fmi en soit aujourd’hui à recommander l’interventionnisme des Etats européens et des Etats-Unis dans leurs économies alors même que cette institution financière prône un désengagement radical de l’Etat dans le système productif quand il s’agit des pays du Sud. « Il doit avoir une symétrie des politiques… », insiste le vice gouverneur de la Beac. Mieux, ce responsable de la Banque des Etats de l’Afrique centrale soutient que le Fonds monétaire international tout comme la Banque mondiale doivent tenir compte des réalités socio économiques des Etats dans lesquels elles sont appelées à intervenir.

Suggestions au Nord,
directives au Sud

L’appel du vice gouverneur de la Beac trouve toute sa pertinence au regard des suggestions – contrairement aux directives – du Fmi aux Etats européens et aux Etats-Unis au plus fort de la crise financière internationale. Les multiples plans de sortie de crise suggérés par le Fonds monétaire international sont aux antipodes des directives jadis imposées aux économies sinistrées des pays africains. Ici, l’on a demandé à l’Etat de se désengager du secteur productif, l’on a prescrit des restrictions budgétaires avec tout son corollaire sur le plan social (licenciement, gel des recrutements, baisse des salaires…). En Europe et aux Etats-Unis, le Fmi est resté muet lorsque les gouvernements ont décidé d’injecter de l’argent frais dans le secteur bancaire, ou encore lorsque ces mêmes gouvernements ont décidé de la nationalisation pure et simple de certains établissements financiers. Le Fmi s’est montré particulièrement préoccupé par le sort des populations des pays en proie à ce marasme financier.
Jeudi dernier, dévoilant les trois priorités pour faire face à la crise actuelle, le Fonds monétaire international a demandé aux gouvernements européens de protéger les familles à bas revenus qui souffriront beaucoup plus que les autres de la récession économique. L’autre priorité concernait la définition « d’une stratégie plus ferme pour garantir les dépenses publiques » en Europe. En son temps, le Cameroun, par exemple, n’avait pas reçu de tels conseils. Cette attitude conciliante du Fmi à l’égard des pays du nord remet sur la sellette l’éternel le problématique de l’efficacité des politiques économiques du Fmi et de la Banque mondiale. Et c’est peut être à raison que le président vénézuélien Hugo Chavez a récemment accusé le gouvernement américain et le Fonds monétaire international (Fmi) d’avoir créé l’actuelle crise financière internationale. C’était au cours d’une conférence économique internationale sous le thème : « Réponse du Sud à la crise économique mondiale ». 

Par Léopold CHENDJOU

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La Beac dénonce le Fmi

Pour la Banque centrale, les institutions de Brettons Wood doivent appliquer les mêmes thérapies aux pays européens que celles appliquées dans les pays du Sud

La 1ère réunion annuelle de concertation de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) avec la profession bancaire et financière jeudi 30 octobre dernier à Douala a aussi été l’occasion pour les responsables de la Beac d’évoquer l’impact de la crise financière internationale sur le secteur bancaire de la Cemac. Pour Rigobert-Roger Andely, vice gouverneur de la Beac, aucun impact négatif ne se profile à l’horizon. Pour lui, la Cemac bénéficie de quelques atouts : la rigueur budgétaire, le niveau acceptable d’endettement des Etats, le niveau élevé de l’épargne public, l’importance des réserves de changes, entre autres.
A une question d’un journaliste sur l’impératif d’un nouvel ordre financier mondial, conséquence de la crise financière qui menace les économies mondiales, Rigobert-Roger Andely vice gouverneur de la Beac n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les politiques des institutions de Brettons Wood. M Andely soutient qu’il est inadmissible que le Fmi applique une politique du deux poids deux mesures. Il dit par exemple ne pas comprendre que le Fmi en soit aujourd’hui à recommander l’interventionnisme des Etats européens et des Etats-Unis dans leurs économies alors même que cette institution financière prône un désengagement radical de l’Etat dans le système productif quand il s’agit des pays du Sud. « Il doit avoir une symétrie des politiques… », insiste le vice gouverneur de la Beac. Mieux, ce responsable de la Banque des Etats de l’Afrique centrale soutient que le Fonds monétaire international tout comme la Banque mondiale doivent tenir compte des réalités socio économiques des Etats dans lesquels elles sont appelées à intervenir.

Suggestions au Nord,
directives au Sud

L’appel du vice gouverneur de la Beac trouve toute sa pertinence au regard des suggestions – contrairement aux directives – du Fmi aux Etats européens et aux Etats-Unis au plus fort de la crise financière internationale. Les multiples plans de sortie de crise suggérés par le Fonds monétaire international sont aux antipodes des directives jadis imposées aux économies sinistrées des pays africains. Ici, l’on a demandé à l’Etat de se désengager du secteur productif, l’on a prescrit des restrictions budgétaires avec tout son corollaire sur le plan social (licenciement, gel des recrutements, baisse des salaires…). En Europe et aux Etats-Unis, le Fmi est resté muet lorsque les gouvernements ont décidé d’injecter de l’argent frais dans le secteur bancaire, ou encore lorsque ces mêmes gouvernements ont décidé de la nationalisation pure et simple de certains établissements financiers. Le Fmi s’est montré particulièrement préoccupé par le sort des populations des pays en proie à ce marasme financier.
Jeudi dernier, dévoilant les trois priorités pour faire face à la crise actuelle, le Fonds monétaire international a demandé aux gouvernements européens de protéger les familles à bas revenus qui souffriront beaucoup plus que les autres de la récession économique. L’autre priorité concernait la définition « d’une stratégie plus ferme pour garantir les dépenses publiques » en Europe. En son temps, le Cameroun, par exemple, n’avait pas reçu de tels conseils. Cette attitude conciliante du Fmi à l’égard des pays du nord remet sur la sellette l’éternel le problématique de l’efficacité des politiques économiques du Fmi et de la Banque mondiale. Et c’est peut être à raison que le président vénézuélien Hugo Chavez a récemment accusé le gouvernement américain et le Fonds monétaire international (Fmi) d’avoir créé l’actuelle crise financière internationale. C’était au cours d’une conférence économique internationale sous le thème : « Réponse du Sud à la crise économique mondiale ». 

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A une question d’un journaliste sur l’impératif d’un nouvel ordre financier mondial, conséquence de la crise financière qui menace les économies mondiales, Rigobert-Roger Andely vice gouverneur de la Beac n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les politiques des institutions de Brettons Wood. M Andely soutient qu’il est inadmissible que le Fmi applique une politique du deux poids deux mesures. Il dit par exemple ne pas comprendre que le Fmi en soit aujourd’hui à recommander l’interventionnisme des Etats européens et des Etats-Unis dans leurs économies alors même que cette institution financière prône un désengagement radical de l’Etat dans le système productif quand il s’agit des pays du Sud. « Il doit avoir une symétrie des politiques… », insiste le vice gouverneur de la Beac. Mieux, ce responsable de la Banque des Etats de l’Afrique centrale soutient que le Fonds monétaire international tout comme la Banque mondiale doivent tenir compte des réalités socio économiques des Etats dans lesquels elles sont appelées à intervenir.

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Jeudi dernier, dévoilant les trois priorités pour faire face à la crise actuelle, le Fonds monétaire international a demandé aux gouvernements européens de protéger les familles à bas revenus qui souffriront beaucoup plus que les autres de la récession économique. L’autre priorité concernait la définition « d’une stratégie plus ferme pour garantir les dépenses publiques » en Europe. En son temps, le Cameroun, par exemple, n’avait pas reçu de tels conseils. Cette attitude conciliante du Fmi à l’égard des pays du nord remet sur la sellette l’éternel le problématique de l’efficacité des politiques économiques du Fmi et de la Banque mondiale. Et c’est peut être à raison que le président vénézuélien Hugo Chavez a récemment accusé le gouvernement américain et le Fonds monétaire international (Fmi) d’avoir créé l’actuelle crise financière internationale. C’était au cours d’une conférence économique internationale sous le thème : « Réponse du Sud à la crise économique mondiale ». 

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A une question d’un journaliste sur l’impératif d’un nouvel ordre financier mondial, conséquence de la crise financière qui menace les économies mondiales, Rigobert-Roger Andely vice gouverneur de la Beac n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les politiques des institutions de Brettons Wood. M Andely soutient qu’il est inadmissible que le Fmi applique une politique du deux poids deux mesures. Il dit par exemple ne pas comprendre que le Fmi en soit aujourd’hui à recommander l’interventionnisme des Etats européens et des Etats-Unis dans leurs économies alors même que cette institution financière prône un désengagement radical de l’Etat dans le système productif quand il s’agit des pays du Sud. « Il doit avoir une symétrie des politiques… », insiste le vice gouverneur de la Beac. Mieux, ce responsable de la Banque des Etats de l’Afrique centrale soutient que le Fonds monétaire international tout comme la Banque mondiale doivent tenir compte des réalités socio économiques des Etats dans lesquels elles sont appelées à intervenir.

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L’appel du vice gouverneur de la Beac trouve toute sa pertinence au regard des suggestions – contrairement aux directives – du Fmi aux Etats européens et aux Etats-Unis au plus fort de la crise financière internationale. Les multiples plans de sortie de crise suggérés par le Fonds monétaire international sont aux antipodes des directives jadis imposées aux économies sinistrées des pays africains. Ici, l’on a demandé à l’Etat de se désengager du secteur productif, l’on a prescrit des restrictions budgétaires avec tout son corollaire sur le plan social (licenciement, gel des recrutements, baisse des salaires…). En Europe et aux Etats-Unis, le Fmi est resté muet lorsque les gouvernements ont décidé d’injecter de l’argent frais dans le secteur bancaire, ou encore lorsque ces mêmes gouvernements ont décidé de la nationalisation pure et simple de certains établissements financiers. Le Fmi s’est montré particulièrement préoccupé par le sort des populations des pays en proie à ce marasme financier.
Jeudi dernier, dévoilant les trois priorités pour faire face à la crise actuelle, le Fonds monétaire international a demandé aux gouvernements européens de protéger les familles à bas revenus qui souffriront beaucoup plus que les autres de la récession économique. L’autre priorité concernait la définition « d’une stratégie plus ferme pour garantir les dépenses publiques » en Europe. En son temps, le Cameroun, par exemple, n’avait pas reçu de tels conseils. Cette attitude conciliante du Fmi à l’égard des pays du nord remet sur la sellette l’éternel le problématique de l’efficacité des politiques économiques du Fmi et de la Banque mondiale. Et c’est peut être à raison que le président vénézuélien Hugo Chavez a récemment accusé le gouvernement américain et le Fonds monétaire international (Fmi) d’avoir créé l’actuelle crise financière internationale. C’était au cours d’une conférence économique internationale sous le thème : « Réponse du Sud à la crise économique mondiale ». 

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Concert : Tété quitte précocement la scène

Le chanteur a interrompu sa prestation mercredi dernier à Douala à cause d’une allergie faciale.
Monique Ngo Mayag (stagiaire) –




La finale de la Champions League européenne n’a visiblement pas altéré le désir des fans de Tété de le découvrir en vrai, sur la scène du Centre culturel français (Ccf) Blaise Cendras de Douala. Il était environ 20 heures lorsque l’artiste est apparu sur scène dans une tenue décontractée. Arborant t-shirt, culotte et casquette, Tété a salué l’assemblée avant d’enchaîner avec des titres triés de son répertoire musical. Sous fond de mélodies acoustiques de sa guitare, Tété a enchanté son public au fil d’une variété musicale composée de blues, de jazz et des rythmes français entre autres.
Tiré d’une riche discographie de cinq albums, " love, love, love ", " Caroline " sont autant de titres qu’il a interprétés. Ses interprétations en langue anglaise et française, son sens de humour pour "apprivoiser" ses spectateurs, ont fini par séduire le public du Ccf qui ne s’est plus lassé de l’acclamer. Mais ce qui a plombé l’ambiance bon enfant qui régnait alors est l’annonce de l’interruption du concert. En effet, tout au long de sa prestation scénique, le chanteur avait des démangeaisons au niveau du visage et ne cessait de se gratter. Apparemment, la situation s’est empirée et l’artiste a exigé un arrêt définitif du spectacle.

Le public a d’abord pensé à une stratégie de rappel et dans l’espoir d’un éventuel retour, il s’est mis à battre les mains à tout rompre avant de se résigner au fait que le rideau était bel et bien tombé. Au sortir du spectacle, une fan a déploré le goût d’inassouvi que laisse ce concert qui aura duré moins d’une heure pour un tarif d’entrée de 5.000 francs Cfa pour les non adhérents du Ccf. "L’allergie de Tété s’est éclipsée", nous a confié un responsable du Ccf, au lendemain du spectacle. C’est donc au meilleur de sa forme que Tété se produira ce soir au Centre culturel de Yaoundé.
Né le 25 Juillet 1975, d’un père sénégalais et d’une mère antillaise, Tété réside actuellement à Paris. Avant de côtoyer la notoriété, Tété écume les lieux de rassemblement des habitants de France. Après plusieurs années d’errance, sa voix, son timbre vocal et ses compositions inspirées des grands chanteurs de Jazz et de célèbres chanteurs français notamment Serge Gainsbourg, finissent par attirer l’attention des chasseurs de talent. Ainsi commence la rencontre avec le succès.

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