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Obsèques houleuses pour Justine Bandolo


Le frère aîné et la sœur cadette de feu Henri Bandolo se sont publiquement heurtés lors des obsèques de leur mère ce week-end.

Deux frères à couteaux tirés

Madame Justine Bandolo, épouse Zibi repose pour l’éternité depuis le samedi 13 décembre 2008 à Nkol Nkoumou, petite localité située à 10 km du quartier Nkol Bisson, dans l’arrondissement de Yaoundé 7è, département du Mfoundi. Cette Grande dame du sérail politique camerounais qui a été faite à titre posthume, Grand cordon du mérite camerounais a été conduite à sa dernière demeure après des obsèques particulièrement mouvementées. Et pour cause ? Deux de ses enfants, à savoir madame le ministre Suzanne Bomback et son frère aîné, l’homme d’affaires Onana Guy ont laissé éclater publiquement leurs divergences, au point de s’affronter.
Tout a commencé lors du décès de dame Justine Bandolo en octobre 2008. Au cours de sa vie, Justine Bandolo a eu quatre enfants dont Suzanne Bomback, actuelle ministre de la Promotion de la femme et de la famille et sa sœur aînée Gertrude, et depuis près de 25 ans expatriée en France. Après avoir eu ces enfants, Justine Bandolo convolera en justes noces avec le nommé Zibi Cyriaque, fils de la grande famille Etoudi de Yaoundé. Celui-ci était de près de 15 ans son cadet. Depuis près de 10 ans, le couple vit séparé, sans avoir divorcé officiellement.
Quand meurt donc Justine Bandolo, l’aîné de ses enfants Onana Guy décide, selon les principes de la coutume béti, de prendre contact avec les Etoudi pour leur annoncer le deuil de leur femme, et qu’ils doivent prendre les dispositions pour les obsèques. Au cours d’une réunion familiale qui se tient à Etoudi, Zibi Cyriaque et les siens décident de prendre leurs responsabilités. Il est résolu qu’ils demanderont pardon à titre posthume à leur épouse décédée, pour l’avoir abandonnée.
Deux cercueils à la morgue
Mis au courant des résolutions de la concertation familiale avec les Etoudi, Suzanne Bomback se montre hostile. Pour elle, il n’est pas question que les Etoudi se mêlent de quelque manière que ce soit aux obsèques de sa mère. Ainsi naît la première divergence. La réunion de conciliation qui est convoquée aboutit à une engueulade publique entre madame le ministre et son frère aîné Onana Guy. Des propos les plus virulents sont échangés. Après quoi chacun ira de son côté. Deux programmes des obsèques sont confectionnés. Il y a celui mis à jour par le fils aîné Onana Guy, avec le consentement de Zibi Cyriaque et de sa famille Etoudi. Une messe est prévue à l’église d’Etoudi après la levée de corps, et l’enterrement au village Nomayos où est d’ailleurs enterré leur frère Henri Bandolo. Le deuxième programme est celui arrêté et imprimé en France par les soins de Suzanne Bomback et largement diffusé dans les médias et chez les membres du gouvernement. Il prévoit après la levée de corps, une messe à la paroisse Saint Pierre de Kong, non loin du quartier dit lycée bilingue d’Essos. L’enterrement quant à lui doit avoir lieu au village Nkol Nkoumou, où Justine Bandolo qui est de mère Mvog Ada de Yaoundé aurait des liens familiaux chez ses grands parents paternels de la tribu Osa. C’est d’ailleurs dans ce village que Suzanne Bomback est en train de se faire bâtir une grande résidence, lieu où auront d’ailleurs les obsèques. Entre temps, frustré par l’attitude de madame le ministre, Zibi Cyriaque va saisir le juge de référé du tribunal de première Instance de Yaoundé Ekounou pour qu’il puise arbitrer le litige qui est né du programme des obsèques. Le juge va trancher en faveur de Suzanne Bomback.
Le jeudi 11 décembre 2008, jour de la levée de corps à l’hôpital général de Yaoundé, il y a du monde. L’ambiance au sein de la famille est tendue. Ceci parce qu’il y a deux cercueils prévus pour le corps de Justine Bandolo. Les concertations se multiplient. On entend même quelques éclats de voix dans les alentours de la morgue. Finalement, il est décidé de mettre la dépouille dans le cercueil du fils aîné Onana Guy. Mais la veillée aura lieu au domicile de Suzanne Bomback au quartier Kong. Onana Guy pas très d’accord décide de ne pas prendre part à la dite veillée.

La médiation de Mbarga Mboa

Samedi 13 décembre 2008. C’est le jour des derniers adieux. Dès 10h, le petit village Nkol Nkoumou commence à étouffer de monde. Il y a des hautes personnalités de la République telles que René Emmanuel Sadi, Yang Philémon, Jules Doret Ndongo, André Mama Fouda, Augustin Edzoa qui sont là. On aperçoit même l’ancien ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis, Gérôme Mendouga qui suscite la curiosité de toute l’assistance. L’adrénaline remonte d’un cran dans la foule lorsque Onana Guy arrive sur le lieu du deuil. Il constate que le cercueil dans lequel est couché sa mère n’est pas celui qu’il a fourni à la morgue deux jours avant. Justine Bandolo est plutôt couché dans le cercueil acheté par sa sœur cadette Suzanne Bomback. Nouvelles engueulades. Publiquement, Onana Guy laisse éclater sa colère. Le ministre Mbarga Mboa qui fait partie de la délégation des Mvog Ada à ce deuil fait appeler les deux parties pour une conciliation. Il leur propose de régler au vite ce différend. Surtout que dans la tradition béti, avoir deux cercueils à un deuil est forcément un mauvais signe. Mais les deux camps restent intransigeants. Mbarga Mboa sans cesse fait le tour et parlemente. Mais les éclats de voix sont de plus en plus retentissants. Après moult tergiversations, l’ancien ministre des Sports, appuyé par Rose Zang Nguélé et le délégué Gilbert Tsimi Evouna réussi à ramener Onana Guy à des meilleurs sentiments. Au point de le convaincre de prendre part à “ l‘Essok ”, la concertation funèbre des peuples bétis qui succède à la cérémonie du “ Nsili Awu ”, qui est en fait une série de questionnement sur les causes du décès. Au sortir de la concertation, il est question de ne plus parler des problèmes qui divisent la famille. Mais toutefois il y aura un dernier couac à la fin de la messe lorsque l’impresario annonce que Onana Guy prendra la parole avant Suzanne Bomback qui aura le privilège de clôturer la cérémonie. La tension remonte. Nouvelles engueulades publiques. Mbarga Mboa une fois de plus organise un autre conciliabule. Celui-ci aboutit au changement du programme. Onana Guy doit parler à la fin.
Suzanne Bomback dans son propos accusera de négligence les médecins de l’hôpital central de Yaoundé qui ont soigné sa mère. Onana Guy par la suite va s’insurger contre cette attitude de sa sœur. Il est presque 18h lorsque le préfet du Mfoundi procède à la décoration à titre posthume de la défunte. Et quand la cérémonie funèbre prend fin, alors que la nuit vient de tomber, la tension entre les deux camps était toujours loin de s’être estompée. Au contraire… Et la présence de la centaine de policiers et gendarmes n’était pas pour contribuer à ce climat d’apaisement.  

Par Jean François CHANNON

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Obsèques houleuses pour Justine Bandolo


Le frère aîné et la sœur cadette de feu Henri Bandolo se sont publiquement heurtés lors des obsèques de leur mère ce week-end.

Deux frères à couteaux tirés

Madame Justine Bandolo, épouse Zibi repose pour l’éternité depuis le samedi 13 décembre 2008 à Nkol Nkoumou, petite localité située à 10 km du quartier Nkol Bisson, dans l’arrondissement de Yaoundé 7è, département du Mfoundi. Cette Grande dame du sérail politique camerounais qui a été faite à titre posthume, Grand cordon du mérite camerounais a été conduite à sa dernière demeure après des obsèques particulièrement mouvementées. Et pour cause ? Deux de ses enfants, à savoir madame le ministre Suzanne Bomback et son frère aîné, l’homme d’affaires Onana Guy ont laissé éclater publiquement leurs divergences, au point de s’affronter.
Tout a commencé lors du décès de dame Justine Bandolo en octobre 2008. Au cours de sa vie, Justine Bandolo a eu quatre enfants dont Suzanne Bomback, actuelle ministre de la Promotion de la femme et de la famille et sa sœur aînée Gertrude, et depuis près de 25 ans expatriée en France. Après avoir eu ces enfants, Justine Bandolo convolera en justes noces avec le nommé Zibi Cyriaque, fils de la grande famille Etoudi de Yaoundé. Celui-ci était de près de 15 ans son cadet. Depuis près de 10 ans, le couple vit séparé, sans avoir divorcé officiellement.
Quand meurt donc Justine Bandolo, l’aîné de ses enfants Onana Guy décide, selon les principes de la coutume béti, de prendre contact avec les Etoudi pour leur annoncer le deuil de leur femme, et qu’ils doivent prendre les dispositions pour les obsèques. Au cours d’une réunion familiale qui se tient à Etoudi, Zibi Cyriaque et les siens décident de prendre leurs responsabilités. Il est résolu qu’ils demanderont pardon à titre posthume à leur épouse décédée, pour l’avoir abandonnée.
Deux cercueils à la morgue
Mis au courant des résolutions de la concertation familiale avec les Etoudi, Suzanne Bomback se montre hostile. Pour elle, il n’est pas question que les Etoudi se mêlent de quelque manière que ce soit aux obsèques de sa mère. Ainsi naît la première divergence. La réunion de conciliation qui est convoquée aboutit à une engueulade publique entre madame le ministre et son frère aîné Onana Guy. Des propos les plus virulents sont échangés. Après quoi chacun ira de son côté. Deux programmes des obsèques sont confectionnés. Il y a celui mis à jour par le fils aîné Onana Guy, avec le consentement de Zibi Cyriaque et de sa famille Etoudi. Une messe est prévue à l’église d’Etoudi après la levée de corps, et l’enterrement au village Nomayos où est d’ailleurs enterré leur frère Henri Bandolo. Le deuxième programme est celui arrêté et imprimé en France par les soins de Suzanne Bomback et largement diffusé dans les médias et chez les membres du gouvernement. Il prévoit après la levée de corps, une messe à la paroisse Saint Pierre de Kong, non loin du quartier dit lycée bilingue d’Essos. L’enterrement quant à lui doit avoir lieu au village Nkol Nkoumou, où Justine Bandolo qui est de mère Mvog Ada de Yaoundé aurait des liens familiaux chez ses grands parents paternels de la tribu Osa. C’est d’ailleurs dans ce village que Suzanne Bomback est en train de se faire bâtir une grande résidence, lieu où auront d’ailleurs les obsèques. Entre temps, frustré par l’attitude de madame le ministre, Zibi Cyriaque va saisir le juge de référé du tribunal de première Instance de Yaoundé Ekounou pour qu’il puise arbitrer le litige qui est né du programme des obsèques. Le juge va trancher en faveur de Suzanne Bomback.
Le jeudi 11 décembre 2008, jour de la levée de corps à l’hôpital général de Yaoundé, il y a du monde. L’ambiance au sein de la famille est tendue. Ceci parce qu’il y a deux cercueils prévus pour le corps de Justine Bandolo. Les concertations se multiplient. On entend même quelques éclats de voix dans les alentours de la morgue. Finalement, il est décidé de mettre la dépouille dans le cercueil du fils aîné Onana Guy. Mais la veillée aura lieu au domicile de Suzanne Bomback au quartier Kong. Onana Guy pas très d’accord décide de ne pas prendre part à la dite veillée.

La médiation de Mbarga Mboa

Samedi 13 décembre 2008. C’est le jour des derniers adieux. Dès 10h, le petit village Nkol Nkoumou commence à étouffer de monde. Il y a des hautes personnalités de la République telles que René Emmanuel Sadi, Yang Philémon, Jules Doret Ndongo, André Mama Fouda, Augustin Edzoa qui sont là. On aperçoit même l’ancien ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis, Gérôme Mendouga qui suscite la curiosité de toute l’assistance. L’adrénaline remonte d’un cran dans la foule lorsque Onana Guy arrive sur le lieu du deuil. Il constate que le cercueil dans lequel est couché sa mère n’est pas celui qu’il a fourni à la morgue deux jours avant. Justine Bandolo est plutôt couché dans le cercueil acheté par sa sœur cadette Suzanne Bomback. Nouvelles engueulades. Publiquement, Onana Guy laisse éclater sa colère. Le ministre Mbarga Mboa qui fait partie de la délégation des Mvog Ada à ce deuil fait appeler les deux parties pour une conciliation. Il leur propose de régler au vite ce différend. Surtout que dans la tradition béti, avoir deux cercueils à un deuil est forcément un mauvais signe. Mais les deux camps restent intransigeants. Mbarga Mboa sans cesse fait le tour et parlemente. Mais les éclats de voix sont de plus en plus retentissants. Après moult tergiversations, l’ancien ministre des Sports, appuyé par Rose Zang Nguélé et le délégué Gilbert Tsimi Evouna réussi à ramener Onana Guy à des meilleurs sentiments. Au point de le convaincre de prendre part à “ l‘Essok ”, la concertation funèbre des peuples bétis qui succède à la cérémonie du “ Nsili Awu ”, qui est en fait une série de questionnement sur les causes du décès. Au sortir de la concertation, il est question de ne plus parler des problèmes qui divisent la famille. Mais toutefois il y aura un dernier couac à la fin de la messe lorsque l’impresario annonce que Onana Guy prendra la parole avant Suzanne Bomback qui aura le privilège de clôturer la cérémonie. La tension remonte. Nouvelles engueulades publiques. Mbarga Mboa une fois de plus organise un autre conciliabule. Celui-ci aboutit au changement du programme. Onana Guy doit parler à la fin.
Suzanne Bomback dans son propos accusera de négligence les médecins de l’hôpital central de Yaoundé qui ont soigné sa mère. Onana Guy par la suite va s’insurger contre cette attitude de sa sœur. Il est presque 18h lorsque le préfet du Mfoundi procède à la décoration à titre posthume de la défunte. Et quand la cérémonie funèbre prend fin, alors que la nuit vient de tomber, la tension entre les deux camps était toujours loin de s’être estompée. Au contraire… Et la présence de la centaine de policiers et gendarmes n’était pas pour contribuer à ce climat d’apaisement.  

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Le frère aîné et la sœur cadette de feu Henri Bandolo se sont publiquement heurtés lors des obsèques de leur mère ce week-end.

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Madame Justine Bandolo, épouse Zibi repose pour l’éternité depuis le samedi 13 décembre 2008 à Nkol Nkoumou, petite localité située à 10 km du quartier Nkol Bisson, dans l’arrondissement de Yaoundé 7è, département du Mfoundi. Cette Grande dame du sérail politique camerounais qui a été faite à titre posthume, Grand cordon du mérite camerounais a été conduite à sa dernière demeure après des obsèques particulièrement mouvementées. Et pour cause ? Deux de ses enfants, à savoir madame le ministre Suzanne Bomback et son frère aîné, l’homme d’affaires Onana Guy ont laissé éclater publiquement leurs divergences, au point de s’affronter.
Tout a commencé lors du décès de dame Justine Bandolo en octobre 2008. Au cours de sa vie, Justine Bandolo a eu quatre enfants dont Suzanne Bomback, actuelle ministre de la Promotion de la femme et de la famille et sa sœur aînée Gertrude, et depuis près de 25 ans expatriée en France. Après avoir eu ces enfants, Justine Bandolo convolera en justes noces avec le nommé Zibi Cyriaque, fils de la grande famille Etoudi de Yaoundé. Celui-ci était de près de 15 ans son cadet. Depuis près de 10 ans, le couple vit séparé, sans avoir divorcé officiellement.
Quand meurt donc Justine Bandolo, l’aîné de ses enfants Onana Guy décide, selon les principes de la coutume béti, de prendre contact avec les Etoudi pour leur annoncer le deuil de leur femme, et qu’ils doivent prendre les dispositions pour les obsèques. Au cours d’une réunion familiale qui se tient à Etoudi, Zibi Cyriaque et les siens décident de prendre leurs responsabilités. Il est résolu qu’ils demanderont pardon à titre posthume à leur épouse décédée, pour l’avoir abandonnée.
Deux cercueils à la morgue
Mis au courant des résolutions de la concertation familiale avec les Etoudi, Suzanne Bomback se montre hostile. Pour elle, il n’est pas question que les Etoudi se mêlent de quelque manière que ce soit aux obsèques de sa mère. Ainsi naît la première divergence. La réunion de conciliation qui est convoquée aboutit à une engueulade publique entre madame le ministre et son frère aîné Onana Guy. Des propos les plus virulents sont échangés. Après quoi chacun ira de son côté. Deux programmes des obsèques sont confectionnés. Il y a celui mis à jour par le fils aîné Onana Guy, avec le consentement de Zibi Cyriaque et de sa famille Etoudi. Une messe est prévue à l’église d’Etoudi après la levée de corps, et l’enterrement au village Nomayos où est d’ailleurs enterré leur frère Henri Bandolo. Le deuxième programme est celui arrêté et imprimé en France par les soins de Suzanne Bomback et largement diffusé dans les médias et chez les membres du gouvernement. Il prévoit après la levée de corps, une messe à la paroisse Saint Pierre de Kong, non loin du quartier dit lycée bilingue d’Essos. L’enterrement quant à lui doit avoir lieu au village Nkol Nkoumou, où Justine Bandolo qui est de mère Mvog Ada de Yaoundé aurait des liens familiaux chez ses grands parents paternels de la tribu Osa. C’est d’ailleurs dans ce village que Suzanne Bomback est en train de se faire bâtir une grande résidence, lieu où auront d’ailleurs les obsèques. Entre temps, frustré par l’attitude de madame le ministre, Zibi Cyriaque va saisir le juge de référé du tribunal de première Instance de Yaoundé Ekounou pour qu’il puise arbitrer le litige qui est né du programme des obsèques. Le juge va trancher en faveur de Suzanne Bomback.
Le jeudi 11 décembre 2008, jour de la levée de corps à l’hôpital général de Yaoundé, il y a du monde. L’ambiance au sein de la famille est tendue. Ceci parce qu’il y a deux cercueils prévus pour le corps de Justine Bandolo. Les concertations se multiplient. On entend même quelques éclats de voix dans les alentours de la morgue. Finalement, il est décidé de mettre la dépouille dans le cercueil du fils aîné Onana Guy. Mais la veillée aura lieu au domicile de Suzanne Bomback au quartier Kong. Onana Guy pas très d’accord décide de ne pas prendre part à la dite veillée.

La médiation de Mbarga Mboa

Samedi 13 décembre 2008. C’est le jour des derniers adieux. Dès 10h, le petit village Nkol Nkoumou commence à étouffer de monde. Il y a des hautes personnalités de la République telles que René Emmanuel Sadi, Yang Philémon, Jules Doret Ndongo, André Mama Fouda, Augustin Edzoa qui sont là. On aperçoit même l’ancien ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis, Gérôme Mendouga qui suscite la curiosité de toute l’assistance. L’adrénaline remonte d’un cran dans la foule lorsque Onana Guy arrive sur le lieu du deuil. Il constate que le cercueil dans lequel est couché sa mère n’est pas celui qu’il a fourni à la morgue deux jours avant. Justine Bandolo est plutôt couché dans le cercueil acheté par sa sœur cadette Suzanne Bomback. Nouvelles engueulades. Publiquement, Onana Guy laisse éclater sa colère. Le ministre Mbarga Mboa qui fait partie de la délégation des Mvog Ada à ce deuil fait appeler les deux parties pour une conciliation. Il leur propose de régler au vite ce différend. Surtout que dans la tradition béti, avoir deux cercueils à un deuil est forcément un mauvais signe. Mais les deux camps restent intransigeants. Mbarga Mboa sans cesse fait le tour et parlemente. Mais les éclats de voix sont de plus en plus retentissants. Après moult tergiversations, l’ancien ministre des Sports, appuyé par Rose Zang Nguélé et le délégué Gilbert Tsimi Evouna réussi à ramener Onana Guy à des meilleurs sentiments. Au point de le convaincre de prendre part à “ l‘Essok ”, la concertation funèbre des peuples bétis qui succède à la cérémonie du “ Nsili Awu ”, qui est en fait une série de questionnement sur les causes du décès. Au sortir de la concertation, il est question de ne plus parler des problèmes qui divisent la famille. Mais toutefois il y aura un dernier couac à la fin de la messe lorsque l’impresario annonce que Onana Guy prendra la parole avant Suzanne Bomback qui aura le privilège de clôturer la cérémonie. La tension remonte. Nouvelles engueulades publiques. Mbarga Mboa une fois de plus organise un autre conciliabule. Celui-ci aboutit au changement du programme. Onana Guy doit parler à la fin.
Suzanne Bomback dans son propos accusera de négligence les médecins de l’hôpital central de Yaoundé qui ont soigné sa mère. Onana Guy par la suite va s’insurger contre cette attitude de sa sœur. Il est presque 18h lorsque le préfet du Mfoundi procède à la décoration à titre posthume de la défunte. Et quand la cérémonie funèbre prend fin, alors que la nuit vient de tomber, la tension entre les deux camps était toujours loin de s’être estompée. Au contraire… Et la présence de la centaine de policiers et gendarmes n’était pas pour contribuer à ce climat d’apaisement.  

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Le frère aîné et la sœur cadette de feu Henri Bandolo se sont publiquement heurtés lors des obsèques de leur mère ce week-end.

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Madame Justine Bandolo, épouse Zibi repose pour l’éternité depuis le samedi 13 décembre 2008 à Nkol Nkoumou, petite localité située à 10 km du quartier Nkol Bisson, dans l’arrondissement de Yaoundé 7è, département du Mfoundi. Cette Grande dame du sérail politique camerounais qui a été faite à titre posthume, Grand cordon du mérite camerounais a été conduite à sa dernière demeure après des obsèques particulièrement mouvementées. Et pour cause ? Deux de ses enfants, à savoir madame le ministre Suzanne Bomback et son frère aîné, l’homme d’affaires Onana Guy ont laissé éclater publiquement leurs divergences, au point de s’affronter.
Tout a commencé lors du décès de dame Justine Bandolo en octobre 2008. Au cours de sa vie, Justine Bandolo a eu quatre enfants dont Suzanne Bomback, actuelle ministre de la Promotion de la femme et de la famille et sa sœur aînée Gertrude, et depuis près de 25 ans expatriée en France. Après avoir eu ces enfants, Justine Bandolo convolera en justes noces avec le nommé Zibi Cyriaque, fils de la grande famille Etoudi de Yaoundé. Celui-ci était de près de 15 ans son cadet. Depuis près de 10 ans, le couple vit séparé, sans avoir divorcé officiellement.
Quand meurt donc Justine Bandolo, l’aîné de ses enfants Onana Guy décide, selon les principes de la coutume béti, de prendre contact avec les Etoudi pour leur annoncer le deuil de leur femme, et qu’ils doivent prendre les dispositions pour les obsèques. Au cours d’une réunion familiale qui se tient à Etoudi, Zibi Cyriaque et les siens décident de prendre leurs responsabilités. Il est résolu qu’ils demanderont pardon à titre posthume à leur épouse décédée, pour l’avoir abandonnée.
Deux cercueils à la morgue
Mis au courant des résolutions de la concertation familiale avec les Etoudi, Suzanne Bomback se montre hostile. Pour elle, il n’est pas question que les Etoudi se mêlent de quelque manière que ce soit aux obsèques de sa mère. Ainsi naît la première divergence. La réunion de conciliation qui est convoquée aboutit à une engueulade publique entre madame le ministre et son frère aîné Onana Guy. Des propos les plus virulents sont échangés. Après quoi chacun ira de son côté. Deux programmes des obsèques sont confectionnés. Il y a celui mis à jour par le fils aîné Onana Guy, avec le consentement de Zibi Cyriaque et de sa famille Etoudi. Une messe est prévue à l’église d’Etoudi après la levée de corps, et l’enterrement au village Nomayos où est d’ailleurs enterré leur frère Henri Bandolo. Le deuxième programme est celui arrêté et imprimé en France par les soins de Suzanne Bomback et largement diffusé dans les médias et chez les membres du gouvernement. Il prévoit après la levée de corps, une messe à la paroisse Saint Pierre de Kong, non loin du quartier dit lycée bilingue d’Essos. L’enterrement quant à lui doit avoir lieu au village Nkol Nkoumou, où Justine Bandolo qui est de mère Mvog Ada de Yaoundé aurait des liens familiaux chez ses grands parents paternels de la tribu Osa. C’est d’ailleurs dans ce village que Suzanne Bomback est en train de se faire bâtir une grande résidence, lieu où auront d’ailleurs les obsèques. Entre temps, frustré par l’attitude de madame le ministre, Zibi Cyriaque va saisir le juge de référé du tribunal de première Instance de Yaoundé Ekounou pour qu’il puise arbitrer le litige qui est né du programme des obsèques. Le juge va trancher en faveur de Suzanne Bomback.
Le jeudi 11 décembre 2008, jour de la levée de corps à l’hôpital général de Yaoundé, il y a du monde. L’ambiance au sein de la famille est tendue. Ceci parce qu’il y a deux cercueils prévus pour le corps de Justine Bandolo. Les concertations se multiplient. On entend même quelques éclats de voix dans les alentours de la morgue. Finalement, il est décidé de mettre la dépouille dans le cercueil du fils aîné Onana Guy. Mais la veillée aura lieu au domicile de Suzanne Bomback au quartier Kong. Onana Guy pas très d’accord décide de ne pas prendre part à la dite veillée.

La médiation de Mbarga Mboa

Samedi 13 décembre 2008. C’est le jour des derniers adieux. Dès 10h, le petit village Nkol Nkoumou commence à étouffer de monde. Il y a des hautes personnalités de la République telles que René Emmanuel Sadi, Yang Philémon, Jules Doret Ndongo, André Mama Fouda, Augustin Edzoa qui sont là. On aperçoit même l’ancien ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis, Gérôme Mendouga qui suscite la curiosité de toute l’assistance. L’adrénaline remonte d’un cran dans la foule lorsque Onana Guy arrive sur le lieu du deuil. Il constate que le cercueil dans lequel est couché sa mère n’est pas celui qu’il a fourni à la morgue deux jours avant. Justine Bandolo est plutôt couché dans le cercueil acheté par sa sœur cadette Suzanne Bomback. Nouvelles engueulades. Publiquement, Onana Guy laisse éclater sa colère. Le ministre Mbarga Mboa qui fait partie de la délégation des Mvog Ada à ce deuil fait appeler les deux parties pour une conciliation. Il leur propose de régler au vite ce différend. Surtout que dans la tradition béti, avoir deux cercueils à un deuil est forcément un mauvais signe. Mais les deux camps restent intransigeants. Mbarga Mboa sans cesse fait le tour et parlemente. Mais les éclats de voix sont de plus en plus retentissants. Après moult tergiversations, l’ancien ministre des Sports, appuyé par Rose Zang Nguélé et le délégué Gilbert Tsimi Evouna réussi à ramener Onana Guy à des meilleurs sentiments. Au point de le convaincre de prendre part à “ l‘Essok ”, la concertation funèbre des peuples bétis qui succède à la cérémonie du “ Nsili Awu ”, qui est en fait une série de questionnement sur les causes du décès. Au sortir de la concertation, il est question de ne plus parler des problèmes qui divisent la famille. Mais toutefois il y aura un dernier couac à la fin de la messe lorsque l’impresario annonce que Onana Guy prendra la parole avant Suzanne Bomback qui aura le privilège de clôturer la cérémonie. La tension remonte. Nouvelles engueulades publiques. Mbarga Mboa une fois de plus organise un autre conciliabule. Celui-ci aboutit au changement du programme. Onana Guy doit parler à la fin.
Suzanne Bomback dans son propos accusera de négligence les médecins de l’hôpital central de Yaoundé qui ont soigné sa mère. Onana Guy par la suite va s’insurger contre cette attitude de sa sœur. Il est presque 18h lorsque le préfet du Mfoundi procède à la décoration à titre posthume de la défunte. Et quand la cérémonie funèbre prend fin, alors que la nuit vient de tomber, la tension entre les deux camps était toujours loin de s’être estompée. Au contraire… Et la présence de la centaine de policiers et gendarmes n’était pas pour contribuer à ce climat d’apaisement.  

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Et si la « Chinafrique » m’était contée

Deux journalistes et un photographe ont sillonné l’Afrique et la Chine pour comprendre ce coup de foudre.
Junior Binyam – Enquête :




C’est d’abord un livre de journalistes. Ecrit simplement et dont la lecture entraînante vous porte d’un trait du prologue à la conclusion en passant par les 12 chapitres. Les 35 clichés glissés dans le livre sont bien plus que des éléments iconographiques. "C’est pour montrer que les Chinois sont les nouveaux colons", réagit un ami à la vue de la couverture du livre montrant Jacob Wood, homme d’affaire chinois vivant au Nigeria au téléphone devant un chantier de 544 pavillons dans la banlieue de Lagos et dont la construction a été confiée à une de ses entreprises.

Le Chinois est recouvert par un parapluie qui tient servilement de la main droite un policier nigérian au garde-à-vous avec dans la main gauche une kalachnikov. "La Chinafrique, Pékin à la conquête du continent noir" est une véritable ballade des dunes de sables de Tlemcen en Algérie, Agadez et Arlit au Niger aux forêts du Congo et d’Angola en passant par les chaussées défoncés de Lagos et Douala et leurs coins chauds où les prostitués chinoises s’imposent désormais, les immeubles ministériels d’Abuja et Yaoundé, les marchés de Dakar, Niamey et Addis-Abeba. Le tout compulsé en 350 pages alliant enquête et reportage.

Serge Michel, correspondant en Afrique de l’Ouest pour Le Monde, Michel Beuret, chef du service étranger du magazine Suisse L’Hebdo et Paolo Woods, photographe free-lance, ont visité onze pays d’Afrique et les villes d’intérieur de l’Empire du milieu et ses campagnes où sévit une misère indicible et d’où partent quantités de ces milliers d’ouvriers et commerçants chinois qui déferlent sur le continent noir en quantité importante depuis une dizaine d’années pour métamorphoser le visage d’une partie de la planète aux richesses incommensurables en matière première mais qui reste paradoxalement la plus pauvre du globe. Avec quantités d’anecdotes, alliant enquête et reportage, les trois légionnaires de la plume et du film ont sondé les raisons de ce boom chinois en Afrique qui se nourrit de légendes et d’à priori mais dont l’impact est indéniable. Tous les projets pharaoniques portés par l’envolée des prix du baril de pétrole en Algérie, en Angola ou au Congo sont attribués à des entreprises chinoises dont le rapport qualité-prix se passe de commentaires. Aux discours et incantations des occidentaux, les entreprises chinoises opposent la force de travail.

Mépris
Entre 2002 et 2006, les échanges entre l’Afrique et la Chine sont passés, selon le China Daily, de 12,39 milliards de dollars à 55 milliards de dollars (environ 25.000 milliards de francs Cfa). "Les Chinois sont incomparables ! s’est exclamé le vieux général. Au moins ils travaillent ! Ils vivent avec nous dans la boue. Il y en a qui cultivent, comme moi. Je leur ai confié une terre fatiguée, vous devriez voir ce qu’ils en ont fait", suggère Lansana Conté, président de la Guinée qui démontre là qu’il n’a pas perdu toute sa lucidité. Ceci explique en partie pourquoi "La Chine aurait pris la place de la France comme second plus gros partenaire commercial de l’Afrique".

Mais cette capacité d’adaptation prêtée aux Chinois a ses limites, même s’ils ont vite compris que les dirigeants africains sont friands de "petits cadeaux". Ces dessous de table sans lesquels il est bien difficile d’obtenir un marché en Afrique. Les Chinois continuent à regarder avec méfiance les Africains au point où les mariages mixtes sont plus que marginaux et sont suffisants pour une mise au ban d’un ouvrier qui, généralement, arrive sur le continent muni d’un baluchon avec des rêves de fortune plein la tête et l’assurance de gagner 4 ou 5 fois plus que ce qu’il gagnait en Chine afin de garantir un mieux-être à sa femme et son unique enfant restés au pays. Les salaires en dollars sont très souvent payés sur des comptes domiciliés en Chine continentale. Effort maximum pour salaire minimum.

Aux yeux des locaux, incapables de suivre la cadence dans les chantiers et rudoyés pour cela par les patrons chinois, les "chintoks" sont de véritables forcenés. Mais passé le temps de la séduction, la Chine avec ses nouveaux riches made in Africa "commence à ressembler aux autres acteurs, avec ses cohortes de gardes de sécurité, ses chantiers qui s’enlisent, ses scandales de corruption, et quoi qu’elle en dise, son mépris, parfois pour la population locale", concluent les auteurs.

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